Bureau du Représentant Résident en Guinée




Communiqué de presse
par Dennis Jones, Représentant Résident du FMI
Conakry (République de Guinée)
le 12 août 2003

English

Mesdames et Messers les Membres des medias. Je m'appelle M. Dennis JONES et je suis le représentant résident du Fonds monétaire international en Guinée depuis le 8 juillet 2003.

Le rôle principal du représentant résident est d'abord d'être un conseiller du gouvernement, en matière de politiques économiques.

Mais, aussi, le représentant résident doit connaître le pays et essayer d'expliquer le travail du FMI. Donc, je veux indiquer clairement que ma porte est ouverte à chaque membre de la presse, locale ou internationale, pour me permettre de faire ces deux choses.

J'espère que vous savez déjà qu'il y a des informations concernant la relation entre la Guinée et le FMI sur le site Web du FMI (www.imf.org).

Et récemment j'ai crée un site Web pour le bureau de la mission résidente en Guinée (www.imf.org/conakry), où j'espère pouvoir inclure des informations pertinents pour ce pays, par exemple, en ce qui concerne la bonne gouvernance.

Mais je dois expliquer que je ne peux y inclure que du matériel produit par le FMI ou concernant mes activités (ce que j'ai dit ou j'ai écrit).

En ce qui concerne la relation entre la Guinée et le FMI, nous continuons d'avoir un dialogue fructueux.

Comme vous le savez, il y avait une mission en Guinée, avril-mai 2003, du FMI au titre de l'article IV (quatre), conjointe avec une mission de la Banque mondiale (comme d'habitude en Guinée).

Nous avons discuté franchement de la situation économique avec les membres du gouvernement de l'équipe guinéenne économique et le gouverneur de la banque centrale.

La conclusion de la dite mission a été publiée, elle concerne le déficit fiscal et le financement bancaire, le taux de croissance de la masse monétaire, l'accroissement du taux d'inflation, et la pression au marché de change (qui est évident si on regarde l'écart entre le taux officiel et le taux parallèle).

Vraiment, la Guinée est un pays qui a un potentiel énorme, qui a connu parfois des succès, mais pas durables. Et, récemment, le pays a traversé une période très difficile. Une partie est le résultat des facteurs exogènes (la diminution du prix international des produits minier,les difficultés dans certains pays voisins, qui ont augmenté les dépenses de sécurité). Mais une partie représente l'absence d'une politique économique consistante et forte, un manque de contrôle dans certain domaines clés, et le progrès tardif de certaines mesures structurelles.

Nous continuons d'encourager les autorités guinéennes de suivre une politique fiscale soutenable, notamment d'augmenter les recettes non minières et d'accentuer le contrôle des dépenses. D'autre part, la politique monétaire doit être consistent avec l'achèvement d'un abaissement du taux d'inflation et un taux de change officiel réaliste.

Le conseil d'administration du FMI a discuté le dossier de la Guinée le 16 juillet, le dossier et les conclusions du conseil d'administration sont publiés sur le site Web du FMI.

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Permettez moi de noter certains remarques du directeur général du FMI, M. Kohler. Le DG croit qu'il y a beaucoup de progrès en Afrique. Il a dit : « Dans les pays épargnés par les guerres civiles, il est largement démontré que des politiques macroéconomiques prudentes stimulent la croissance. »  Le progrès n'est pas suffisant, bien sur. Le DG a aussi dit :  « Les pays africains sont confrontés à quatre défis principaux, que certains d'entre eux relèvent déjà avec succès :

• Premièrement, des progrès supplémentaires sont nécessaires pour consolider la gouvernance, bâtir des institutions publiques solides et combattre la corruption.

• Deuxièmement, il faudrait préserver et renforcer la résistance macroéconomique observée récemment en Afrique.

• Troisièmement, l'Afrique a besoin d'investissements privés et publics.

• Quatrièmement, il existe des possibilités inexploitées de promotion de la croissance par la coopération et les échanges régionaux. »

Mais il veut indiquer au monde que le FMI est au courant et continue de supporter l'amélioration de l'économie dans beaucoup de pays en Afrique. Il a dit : « Le FMI est déterminé à aider ses États membres africains à accélérer la croissance et faire reculer la pauvreté. »  Le texte est déjà publié dans plusieurs journaux de pays africains, par exemple, au Ghana, Bénin, Burkina et Guinée.