Le FMI achève la sixième et dernière revue au titre de l'accord FRPC avec le Burundi et approuve le décaissement de 11,4 millions de dollars EU

Communiqué de presse no 08/07
le 16 janvier 2008

Le Conseil d'administration du Fonds monétaire international (FMI) a achevé aujourd'hui la sixième et dernière revue des résultats économiques obtenus par le Burundi dans le cadre de l'accord FRPC (Facilité pour la réduction de la pauvreté et pour la croissance) d'un montant de 69,30 millions de DTS (environ 110,3 millions de dollars EU) en vigueur. L'achèvement de la revue permettra le déblocage d'un montant équivalent à 7,15 millions de DTS (environ 11,4 millions de dollars EU), et le montant total de l'accord aura alors été décaissé.

En achevant cette revue, le Conseil a aussi accordé au Burundi une dérogation pour le non-respect d'un critère de réalisation quantitatif concernant l'accumulation temporaire d'arriérés de paiements extérieurs et d'un critère de réalisation structurel concernant la mise en place d'un fichier unique pour la gestion informatisée de la paye.

Approuvé initialement le 23 janvier 2004 pour un montant équivalent à 69,30 millions de DTS, soit environ 110,3 millions de dollars (voir Communiqué de presse No. 04/13), l'accord FRPC a été prorogé jusqu'au 30 septembre 2007, puis à nouveau jusqu'au 22 janvier 2008.

La FRPC est le guichet concessionnel du FMI pour les pays à faible revenu. Les programmes qu'elle appuie reposent sur des stratégies nationales de réduction de la pauvreté adoptées à l'issue d'un processus participatif auquel sont associés la société civile et les partenaires au développement, et présentées dans un document de stratégie pour la réduction de la pauvreté (DSRP). L'objectif est de faire en sorte que les programmes appuyés par la FRPC s'inscrivent dans un cadre de politique macroéconomique, structurelle et sociale de nature à stimuler la croissance et à faire reculer la pauvreté. Les prêts au titre de la FRPC sont assortis d'un taux d'intérêt annuel de 0,5 % et remboursables sur 10 ans, avec une période de grâce de 5 ½ ans pour le remboursement du principal.

Après l'examen des résultats économiques du Burundi par le Conseil d'administration, M. Murilo Portugal, Directeur général adjoint du FMI et président par intérim du Conseil, a déclaré:

«L'engagement des autorités à conduire une politique macroéconomique saine et les perspectives de renforcement de la croissance et de ralentissement de l'inflation en 2008 sont encourageantes. Depuis le milieu de 2007, les autorités burundaises ont pris des mesures pour s'attaquer aux questions de gouvernance, consolider les soldes budgétaires et améliorer les résultats obtenus sur le front économique et monétaire. La mise en œuvre de ces mesures devra se poursuivre à un rythme soutenu pour accroître l'investissement, maintenir une croissance économique plus forte et faire reculer sensiblement la pauvreté.

L'amélioration de la collecte des recettes, conjuguée à une gestion prudente de l'attente d'un dividende de la paix dans le secteur public, contribuera au renforcement de la situation budgétaire du Burundi. La meilleure gestion des finances publiques, qui passe par la mise en place de contrôles financiers efficaces, aidera à assurer l'intégrité des finances publiques.

Les progrès dans la gouvernance et l'efficacité de la banque centrale, notamment la mise en œuvre de mesures visant à affirmer son indépendance et sa responsabilisation, sont encourageants. Le renforcement progressif de ses opérations et la poursuite d'une approche proactive, conjugués au resserrement de la coopération entre le ministère des finances et la banque centrale, aideront à améliorer les prévisions de liquidité et donneront plus d'efficacité à la politique monétaire. Des travaux sont engagés pour soutenir le système bancaire en améliorant la supervision et en relevant les normes de fonds propres applicables aux banques.

Il importe d'accélérer les réformes structurelles, y compris la préparation du processus de privatisation des secteurs productifs de l'économie, et notamment du secteur du café. L'amélioration du climat de l'investissement sera essentielle pour attirer les investisseurs privés et stimuler la croissance économique.

Le Burundi est surendetté. Les progrès vers le point achèvement prévu dans par l'Initiative en faveur des pays pauvres très endettés (PPTE) ont été plus lents que prévu. Les autorités doivent redoubler d'efforts dans ce sens, améliorer les procédures de paiement du service de la dette et éviter de contracter des emprunts extérieurs assortis de conditions non concessionnelles», a ajouté M. Portugal.



DÉPARTEMENT DE LA COMMUNICATION DU FMI

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