Déclaration de la mission du FMI à l'issue de son séjour en République Centrafricaine

Communiqué de presse n° 08/224 (F)
Le 26 septembre 2008

Une mission du Fonds monétaire international (FMI) dirigée par Martin Petri a séjourné en République Centrafricaine du 11 au 25 septembre 2008 pour mener la troisième revue du programme des autorités centrafricaines appuyé par un accord au titre de la Facilité pour la réduction de la pauvreté et pour la croissance (FRPC). La mission a été reçue en audience par le Chef de l'État, Son Excellence Monsieur François Bozizé, le Premier ministre, M. Faustin Archange Touadéra, le Ministre d'État au plan, à l'économie et à la coopération internationale, M. Sylvain Maliko, le Ministre des finances et du budget, M. Emmanuel Bizot ainsi que d'autres ministres et hauts responsables de l'État, de la Direction nationale de la Banque des Etats de l'Afrique Centrale (BEAC), du secteur privé et de la société civile, ainsi que des représentants de la communauté des bailleurs de fonds.

La mission a fait la déclaration suivante à Bangui le 25 septembre 2008 :

« Au cours du premier semestre 2008, l'activité économique a résisté aux perturbations dans la fourniture d'électricité, à la hausse de l'inflation et au ralentissement des principales exportations. La croissance du PIB réel devrait atteindre 3 ½ % cette année. La situation du solde extérieur courant devrait se détériorer en raison de la flambée des cours du pétrole, mais la position globale de la balance des paiements devrait s'améliorer en raison de la vigueur des entrées de capitaux privés. Les résultats obtenus en matière de finances publiques sont encourageants; les recettes ont augmenté comme prévu et les dépenses ont été gérées avec prudence. Les réformes structurelles ont bien progressé - notamment en ce qui concerne la mise en œuvre de la formule de détermination automatique des prix des produits pétroliers qui mettra le budget à l'abri des fluctuations des cours mondiaux du pétrole et permettra d'allouer des ressources aux dépenses prioritaires.

Malgré les incertitudes liées à l'environnement économique et financier mondial, la croissance économique devrait rebondir sous l'effet d'une reprise plus générale de l'activité économique et d'une contraction de l'inflation. L'appui des partenaires aux projets de développement et l'investissement direct étranger devraient donner une impulsion décisive à l'économie.

Le programme pour 2008-09 vise à accélérer la croissance en la portant à 4 ½ % environ, tout en veillant à la stabilité du cadre macroéconomique et budgétaire. Partant des progrès réalisés en 2008, les priorités du budget 2009 sont les suivantes : poursuivre l'amélioration de la mobilisation des recettes, corriger les faiblesses financières clés des grandes entreprises publiques, en particulier dans le secteur de l'énergie, et apurer les arriérés de paiements intérieurs de manière prévisible. Les réformes structurelles de l'administration des recettes et de la gestion des finances publiques devraient épauler l'exécution budgétaire.

Les résultats obtenus dans le cadre de la mise en œuvre du programme appuyé par la FRPC ont été globalement satisfaisants et, sous réserve de l'approbation de la direction du FMI et de la poursuite de la mise en œuvre des politiques visées dans le programme, l'examen de la troisième revue du programme FRPC de la République Centrafricaine devrait être inscrit à l'ordre du jour du Conseil d'administration du FMI en novembre/décembre 2008.»



DÉPARTEMENT DE LA COMMUNICATION DU FMI

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