Le Conseil d’administration du FMI approuve une augmentation de l’aide financière accordée au Sénégal au titre de la FCE et un décaissement de 50 millions de dollars EU, et achève la troisième revue du programme au titre de l’ISPE

Communiqué de presse n° 09/223
Le 19 juin 2009

Le Conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) a approuvé une augmentation de 72,81 millions de DTS (environ 112 millions de dollars EU) de l’aide financière accordée au Sénégal au titre de la facilité de protection contre les chocs exogènes (FCE), pour la porter à 121,35 millions de DTS (environ 186 millions de dollars EU), et une prolongation de 12 à 18 mois de l’accord FCE pour compenser les effets de la crise économique mondiale sur la balance des paiements du pays. Le Sénégal peut ainsi tirer immédiatement auprès du FMI un montant de 32,36 millions de DTS (environ 50 millions de dollars EU), puis des montants équivalents après l’achèvement des deuxième et troisième revues de l’accord FCE.

Le Conseil d’administration a également achevé la première revue de l’accord FCE et la troisième revue du programme au titre de l’instrument de soutien à la politique économique (ISPE), et a accordé une dérogation pour le critère de performance quantitatif relatif au solde budgétaire de base à fin décembre 2008. L’accord FCE en faveur du Sénégal a été approuvé le 19 décembre 2008 (voir communiqué de presse no. 08/334, en anglais) pour compenser les effets de la hausse des prix des produits alimentaires et énergétiques sur la balance des paiements du pays. Le programme ISPE triennal en faveur du Sénégal a été approuvé le 2 novembre 2007 (voir communiqué de presse no. 07/246, en anglais) à l’appui de la réforme de l’économie sénégalaise. Il a pour objectif de consolider la stabilité macroéconomique, de rehausser le potentiel de croissance du pays et de faire reculer la pauvreté. Le programme met l’accent sur la poursuite d’une politique budgétaire saine et le renforcement de la gouvernance et de la transparence dans le domaine des finances publiques. Il inclut aussi des mesures visant à développer le secteur privé et à accroître la contribution du secteur financier à la croissance.

À l’issue du débat du Conseil d’administration sur le Sénégal, M. Murilo Portugal, Directeur général adjoint du FMI et président du Conseil, a fait la déclaration suivante :

«La crise économique mondiale a commencé à faire sentir ses effets sur l’économie sénégalaise. La croissance économique devrait rester faible en 2009, du fait de la baisse des envois de fonds des travailleurs expatriés, de la diminution des prix à l’exportation et d’une contraction de l’investissement direct étranger. L’inflation devrait reculer nettement, sous l’effet de la baisse des prix internationaux de l’alimentation et de l’énergie, et de l’absence de pression de la demande intérieure. Le secteur financier a surmonté la crise, et les mesures prises récemment pour renforcer le suivi de la stabilité financière sont opportunes.

Le programme économique du gouvernement qui est appuyé par l’ISPE et la FCE vise à aider le pays à faire face aux retombées de la crise économique mondiale. Il est possible d’assouplir temporairement la politique budgétaire. À moyen terme, il importera de ramener la politique budgétaire sur une trajectoire viable, qui permette de maintenir la stabilité macroéconomique et la viabilité de la dette, tout en préservant les dépenses dans les secteurs sociaux prioritaires et les infrastructures publiques.

Des mesures importantes ont été prises pour réduire les retards de paiement au secteur privé et moderniser la gestion des finances publiques, en vue d’améliorer la planification, l’exécution et le suivi du budget. Il est nécessaire de continuer sur cette lancée et de redoubler d’efforts pour éviter une réapparition des dérapages budgétaires antérieurs. Il est également essentiel de donner suite promptement à l’audit externe indépendant des dépenses extrabudgétaires et d’éviter toute réapparition de ces dépenses. Il est crucial d’opérer des réformes structurelles visant à développer le secteur financier et à améliorer le climat des affaires pour renforcer les résultats économiques et la confiance des investisseurs».

L'instrument de soutien à la politique économique (ISPE) est destiné aux pays à faible revenu qui n’ont pas nécessairement besoin de l’aide financière du FMI, mais sollicitent son étroite coopération pour la formulation et l’approbation de leur plan d’action. Les programmes soutenus par l’ISPE s’appuient sur une stratégie de réduction de la pauvreté formulée par le pays bénéficiaire et adoptée au terme d’un processus de consultation auquel participent la société civile et les partenaires au développement. Ces dispositions visent à garantir que les programmes appuyés par l’ISPE s’accordent avec un ensemble de politiques macroéconomiques, structurelles et sociales qui favorise la croissance et fait reculer la pauvreté. Les résultats obtenus par les membres dans le cadre d’un ISPE sont examinés deux fois par an, quel que soit le stade d’avancement du programme (voir note d'information au public no. 05/145, en anglais).

La facilité de protection contre les chocs exogènes (FCE) fournit un soutien à la politique économique et une aide financière aux pays à faible revenu qui subissent les effets de chocs externes mais temporaires. Elle s’adresse aux pays qui sont admissibles à la facilité pour la réduction de la pauvreté et pour la croissance (FRPC) — principal guichet par lequel le FMI apporte son aide financière aux pays à faible revenu —, mais qui n’appliquent pas de programme appuyé par cette dernière. Les conditions de financement sont équivalentes à celles d’un accord FRPC et plus avantageuses que celles des autres prêts d’urgence du FMI.



DÉPARTEMENT DE LA COMMUNICATION DU FMI

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