Le Conseil d’administration approuve un décaissement de 144,1 millions de dollars ÉU en faveur du Cameroun au titre de la Facilité contre les chocs exogènes

Communiqué de presse n° 09/250
Le 2 juillet 2009

Le Conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) a approuvé aujourd’hui un décaissement de 92,85 millions de DTS (soit environ 144,1 millions de dollars ÉU) au titre de la composante d’accès rapide de la Facilité contre les chocs exogènes (FCE), afin d’aider le Cameroun à surmonter les retombées des chocs mondiaux sur sa balance des paiements. Cette décision permet de mettre immédiatement à disposition l’intégralité du montant.

Ce concours financier du FMI aidera le Cameroun à contenir la diminution de ses réserves internationales et à protéger ses dépenses prioritaires (investissements, santé et éducation).

La FCE a pour vocation de fournir des conseils de politique économique et une aide financière aux pays à faible revenu frappés par des chocs exogènes de nature temporaire. Elle est mise à la disposition des pays admis à bénéficier de la Facilité pour la réduction de la pauvreté et pour la croissance (FRPC) — le principal instrument d’assistance financière du FMI en faveur des pays à faible revenu — mais qui n’ont pas conclu d’accord avec le FMI au titre de cette facilité. Les conditions de financements équivalent à celles de la FRPC et présentent un degré de conditionnalité supérieur à celui des autres dispositifs de prêt d’urgence du FMI.

Au terme des délibérations du Conseil d’administration sur le Cameroun, John Lispsky, Directeur général adjoint et Président par intérim, a déclaré :

« Il convient de féliciter les autorités camerounaises de leurs récentes avancées sur le plan économique. Une gestion prudente des recettes pétrolières exceptionnelles dans le cadre du programme qu’elles viennent de mener à terme avec l’appui de la FRPC leur a permis d’accumuler des dépôts auprès de la BEAC et d’alimenter les réserves de change régionales. Cette épargne offre maintenant une marge de manœuvre salutaire qui peut servir à amortir l’impact de la crise mondiale.

« La crise mondiale pose toutefois aux autorités camerounaises de redoutables défis. Le niveau inférieur des cours du brut a pour effet de réduire les recettes d’exportation et les recettes budgétaires. Le net repli de la demande extérieure porte durement atteinte aux principales exportations. Le durcissement des conditions de financement extérieur retarde la marche d’importants projets d’investissement. En raison de ces chocs considérables la croissance devrait être plus lente et le solde budgétaire global ainsi que le solde extérieur devraient devenir déficitaires. Sans dispositifs de protection sociale appropriés les coûts sociaux du ralentissement pourraient être lourds.

« Dans cette conjoncture il convient de saluer les efforts consentis par les autorités pour parer aux effets de la crise avec le soutien du FMI dans le cadre de la composante d’accès rapide de la Facilité contre les chocs exogènes. Leur détermination à préserver la stabilité macroéconomique et à surmonter les obstacles structurels à la croissance contribueront à renforcer la capacité d’adaptation de l’économie nationale à l’avenir.

« La mise en œuvre des plans de dépenses prioritaires dans le cadre du budget de 2009 contribuera à prévenir une contraction du secteur public durant une année de croissance économique plus faible. Les autorités entendent par ailleurs redoubler d’efforts pour mobiliser davantage de recettes non pétrolières et renforcer la gestion et la transparence des dépenses publiques. Des mesures résolues s’imposent pour améliorer la gouvernance, rendre le climat des affaires plus convivial et renforcer le rôle du secteur financier dans le développement de l’économie. Il y a lieu de se réjouir de la détermination des autorités à relever ces défis au moyen d’un programme économique à moyen terme dans le cadre d’une nouvelle Stratégie de réduction de la pauvreté en cours d’élaboration. Dans une conjoncture de crise il sera certes d’autant plus difficile de surmonter les obstacles structurels à une croissance plus vive, mais cela permettra au pays d’être mieux à même de faire reculer la pauvreté de manière durable.

« Une vigilance de chaque instant sera de mise face aux risques qui pèsent sur le secteur financier, lequel pourrait pâtir des conséquences d’un ralentissement prolongé de l’économie. Un suivi rapproché de la situation, en coopération avec les instances régionales de supervision permettra d’assurer l’adoption de mesures correctives en cas de besoin », a ajouté Mr. Lipsky.



DÉPARTEMENT DE LA COMMUNICATION DU FMI

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