Le Conseil d’administration du FMI achève la deuxième revue de l’accord triennal en faveur de la Côte d’Ivoire au titre de la facilité élargie de crédit et approuve un décaissement de 53,5 millions de dollars EU

Communiqué de presse n° 10/284
Le 9 juillet 2010

Le Conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) a achevé aujourd’hui la deuxième revue des résultats économiques obtenus par la Côte d’Ivoire dans le cadre d’un accord triennal au titre de la facilité élargie de crédit (FEC). L’achèvement de la revue permet à la Côte d'Ivoire de solliciter un décaissement d'un montant équivalant à 35,772 millions de DTS (environ 53,5 millions de dollars EU), ce qui porte le total des décaissements au titre du programme à 230,892 millions de DTS (environ 345,4 millions de dollars EU).

L’accord FEC en faveur de la Côte d'Ivoire a été approuvé en mars 2009 (voir communiqué de presse no. 09/96) pour un montant de 373,98 millions de DTS. En achevant la revue, le Conseil d'administration a accordé aussi deux dérogations pour inobservation des critères de réalisation relatifs au solde budgétaire global et à la non-accumulation de nouveaux arriérés de paiements extérieurs.

Après le débat du Conseil d'administration sur la Côte d'Ivoire, Naoyuki Shinohara, Directeur général adjoint et Président par intérim, a prononcé la déclaration ci-après :

« Les résultats obtenus par la Côte d'Ivoire dans le cadre du programme appuyé par la FEC sont dans l'ensemble satisfaisants. L'activité économique s'est raffermie en 2009, mais elle devrait ralentir en 2010 à cause du contexte politique, de coupures d'électricité et de grèves.

« Les objectifs budgétaires pour 2009 ont été largement atteints, notamment un excédent budgétaire primaire. Le programme budgétaire pour 2010 est légèrement assoupli de manière à engager des dépenses imprévues pour maintenir l'approvisionnement en électricité, soutenir la raffinerie de pétrole en difficulté et couvrir le coût des retards dans les élections. Les autorités restent déterminées à rééquilibrer le budget à moyen terme.

« Il est essentiel de gérer rigoureusement les dépenses et de les réorienter vers la lutte contre la pauvreté. À cet effet, les autorités ont l'intention de s'attaquer aux salaires impayés et de veiller à ce que la masse salariale soit viable, de réduire les subventions à l'électricité et de renforcer la situation financière des caisses de retraite. L'amélioration de la transparence des finances publiques et la réduction des arriérés intérieurs se poursuivront. Une vaste réforme douanière et la rationalisation des exemptions sont essentielles en vue de renforcer l'administration des recettes.

« La normalisation des relations avec les créanciers extérieurs se poursuit, avec notamment le rééchelonnement avec le Club de Paris et l'échange d'obligations Brady.

« Il faut opérer des réformes structurelles pour accélérer la croissance et réduire la pauvreté. Il convient de s'attaquer aux problèmes du secteur de l'électricité, d'améliorer la productivité dans le secteur du café et du cacao, et d'assurer la viabilité financière des services publics et de la raffinerie de pétrole. Une stratégie de restructuration et de développement du secteur financier est en cours d'établissement : elle vise à améliorer l'intermédiation financière et à réduire la vulnérabilité du secteur. Il sera essentiel aussi d'améliorer le climat des affaires pour augmenter la confiance des investisseurs.

« Des progrès ont été accomplis en ce qui concerne les conditions de passage au point d'achèvement de l'initiative PPTE. Pour atteindre le point d'achèvement, il sera important d'obtenir de bons résultats dans le cadre du programme et de satisfaire les autres conditions de passage. »



DÉPARTEMENT DE LA COMMUNICATION DU FMI

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