Le Conseil d’administration du FMI achève les deuxième et troisième revues de l’accord FEC conclu avec Djibouti et approuve un décaissement
de 4,52 millions de dollars EU et une prolongation de l’accord

Communiqué de presse n° 11/3
Le 10 janvier 2011

Le Conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) a achevé aujourd’hui les deuxième et troisième revues des résultats économiques enregistrés par Djibouti dans le cadre du programme triennal appuyé par la facilité élargie de crédit (FEC)1. L’aboutissement des revues ouvre la voie à un décaissement immédiat de 2,952 millions de DTS (soit environ 4,52 millions de dollars EU), et porte le total des décaissements réalisés au titre du programme à 8,292 millions de DTS (12,70 millions de dollars EU).

Le Conseil d’administration a par ailleurs approuvé la demande présentée par les autorités pour prolonger l’accord FEC de 9 mois à l’appui de leur programme économique jusqu’au 16 juin 2012 et redéfinir les échéances des décaissements restants. L’accord conclu au titre de la FEC avait été initialement approuvé le 17 septembre 2008 pour un montant total de 20 millions de dollars EU (voir Communiqué de presse 08/211).

Le Conseil d’administration a également approuvé la demande de dérogation pour non observation du critère de réalisation sur le crédit net à l’État à fin juin et fin décembre 2009 présentée par les autorités, en s’appuyant sur les mesures correctives mises en œuvre, principalement centrées sur une meilleure maîtrise des dépenses et un renforcement de la gestion des finances publiques.

À l’issue des délibérations du Conseil d’administration, M. Murilo Portugal, Directeur général adjoint et Président par intérim, a fait la déclaration suivante :

«La reprise du programme appuyé par la facilité élargie de crédit, suite au dérapage budgétaire de 2009, contribuera à promouvoir une croissance généralisée et à faire reculer la pauvreté. Sa réussite dépendra de la mise en œuvre des mesures d’assainissement budgétaire, et notamment de la maîtrise des dépenses courantes, tout en protégeant les dépenses sociales, et d’un renforcement accru de la mobilisation des recettes et de l’administration fiscale. Un travail soutenu s’impose pour améliorer la gestion des finances publiques et les processus budgétaires, éviter les dépenses extrabudgétaires et supprimer les arriérés intérieurs. La détermination des autorités à assurer la viabilité des finances publiques et une gestion prudente de la dette est primordiale.

Face aux défis de la rapide expansion du secteur financier, les autorités ont entrepris de moderniser la supervision bancaire et le dispositif réglementaire. Des mesures ont également été prises pour renforcer les capacités et la structure de gouvernance de la banque centrale et d’importants progrès ont été accomplis pour consolider le dispositif de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.

Les autorités s’emploient par ailleurs à obtenir des concours extérieurs concessionnels et à améliorer le climat des affaires et la compétitivité de l’économie grâce à des réformes structurelles propres à réduire les coûts».


1 La FEC remplace la FRPC comme principal instrument de soutien à moyen terme en faveur des pays à faible revenu. Elle présente des niveaux d’accès plus élevés, des conditions de financement plus concessionnelles, une plus grande souplesse dans la conception des programmes, ainsi qu’une conditionnalité simplifiée et mieux ciblée. Les financements au titre de la FEC sont assortis d’un taux d’intérêt nul, d’un différé d’amortissement de 5½ ans et d’une échéance de 10 ans.



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