Le Conseil d’administration du FMI achève la deuxième revue de l’accord au titre de la FEC avec la Mauritanie et approuve un décaissement de 17,6 millions de dollars EU

Communiqué de presse n° 11/248
Le 22 juin 2011

Le Conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) a achevé la deuxième revue des résultats économiques obtenus par la Mauritanie dans le cadre d'un programme appuyé par la facilité élargie de crédit (FEC)1. Cette décision permet à la Mauritanie de tirer un montant additionnel de 11,04 millions de DTS (17,6 millions de dollars EU), ce qui porte le total des décaissements au titre de l'accord à l'équivalent de 33,12 millions de DTS (environ 52,9 millions de dollars EU).

Le Conseil d'administration a approuvé un accord triennal en faveur de la Mauritanie en mars 2010 pour un montant de 77,28 millions de DTS, équivalant à 120 % de la quote-part du pays au FMI (voir communiqué de presse 10/89).

À l’issue des délibérations du Conseil d’administration, Mme Nemat Shafik, Directeur général adjoint et Président par intérim, a présenté la déclaration suivante :

«Il convient de féliciter les autorités mauritaniennes pour la solide exécution du programme appuyé par la FEC. La mise en œuvre de politiques saines ainsi que l’augmentation de la demande extérieure et des prix à l’exportation ont contribué à rétablir la stabilité macroéconomique et à améliorer les perspectives à court terme. Le niveau de chômage élevé, la pauvreté généralisée et la vulnérabilité aux chocs exogènes restent toutefois de redoutables défis qu’il convient de relever avec détermination.

« Les autorités sont fermement résolues à assainir les finances publiques, tout en augmentant les dépenses à court terme — principalement sous la forme de subventions temporaires — afin d’amortir l’impact du renchérissement des produits énergétiques et alimentaires. Dans cette perspective, il importera de renforcer la mobilisation des recettes, de réduire les dépenses non prioritaires et de mener une stratégie d’endettement prudente. En outre, la discipline budgétaire et la cohésion sociale devraient être également préservées par la démarche des autorités visant à remplacer les subventions généralisées par des dispositifs de protection sociale bien ciblés et moins coûteux.

« L’orientation actuelle de la politique monétaire semble appropriée, mais les autorités se tiennent prêtes à réagir aux éventuelles tensions inflationnistes. Il convient de les féliciter pour avoir assoupli le régime de change durant l’année écoulée; cette flexibilité devrait être renforcée en continuant de limiter les interventions sur le marché des changes au lissage des excès de volatilité. La constitution de tampons additionnels à travers l’augmentation des réserves internationales nettes est nécessaire pour réduire davantage la vulnérabilité aux chocs exogènes.

« Il convient de saluer la stratégie de la réforme du secteur financier en cours, notamment l’amélioration de la supervision bancaire et des normes de comptabilité. Le respect des délais dans la mise en œuvre des dernières recommandations de l’évaluation des sauvegardes est une priorité absolue.

« Le document de stratégie pour la réduction de la pauvreté récemment finalisé décrit de façon pertinente les principaux défis auxquels fait face la Mauritanie. Dans ce sens, l’engagement renforcé des bailleurs de fonds sera important. Les réformes structurelles envisagées visant la restructuration des entreprises publiques, l’amélioration du marché du travail, et le renforcement de la transparence et du climat des affaires sont essentielles pour promouvoir durablement l’emploi et une croissance généralisée et inclusive. »





1 La facilité élargie de crédit (FEC), qui a remplacé la facilité pour la réduction de la pauvreté et pour la croissance (FRPC) comme principal outil dont dispose le FMI pour apporter un soutien financier à moyen terme aux pays à faible revenu, est caractérisée par des plafonds d’accès plus élevés, des conditions de financement plus concessionnelles, une plus grande souplesse dans la conception des programmes qu’elle appuie, et une conditionnalité à la fois plus simple et mieux ciblée. Le taux d’intérêt des financements accordés au titre de la FEC est de 0 %, avec un différé d’amortissement de cinq ans et demi et une échéance maximale de dix ans (http://www.imf.org/external/np/exr/facts/fre/ecff.htm). Le FMI revoit tous les deux ans les taux d’intérêt de toutes les facilités concessionnelles. Le Conseil d’administration arrête ses décisions selon la procédure du défaut d’opposition lorsqu’il convient qu’une proposition peut être examinée sans réunion formelle.



DÉPARTEMENT DE LA COMMUNICATION DU FMI

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