Le FMI ouvre un quatrième centre régional d'assistance technique en Afrique

Communiqué de presse n° 11/364
le 17 octobre 2011

Le Fonds monétaire international (FMI) a officiellement ouvert aujourd'hui son quatrième centre régional d'assistance technique en Afrique (AFRITAC) à Maurice, qui offre des services de renforcement des capacités à 13 pays d’Afrique australe et de l'Océan Indien.

«C'est un grand jour pour le renforcement des capacités en Afrique» , a déclaré M. Min Zhu, Directeur général adjoint, aux donateurs, délégués et employés lors de la cérémonie d'ouverture à Maurice. M Zhu a ajouté que l'ouverture du centre, connu sous le nom de «AFRITAC Sud» était un jalon crucial de l’initiative de renforcement des capacités en Afrique du FMI, lancée en 2002. L’initiative cherche à renforcer les capacités des gouvernements et des institutions africains afin d’élaborer et mettre en œuvre de saines politiques macroéconomiques qui s'inscrivent dans leurs stratégies de réduction de la pauvreté.

«Le FMI a lancé cette initiative avec une vision : donner accès à tous les pays d'Afrique subsaharienne à un centre régional d'assistance technique du FMI. Cette vision répondait aux chefs d’États africains qui avaient réalisé que le continent avait besoin de centres d'excellence pour renforcer les capacités sur le terrain et relever les défis croissants. Aujourd'hui, nous avons mis en œuvre les quatre-cinquièmes de cette vison», a déclaré M. Zhu.

Le nouveau centre, situé à Port-Louis à Maurice, est devenu opérationnel le 1er juin 2011. Il dessert l'Angola, le Botswana, les Comores, le Lesotho, Madagascar, Maurice, le Mozambique, la Namibie, les Seychelles, l'Afrique du Sud, le Swaziland, la Zambie et le Zimbabwe. Il s'ajoute aux trois AFRITAC existants : AFRITAC Est, qui a ouvert ses portes à Dar es Salaam, en Tanzanie en 2002 ; AFRITAC Ouest qui a ouvert à Bamako au Mali en 2003 et AFRITAC Centre, qui a ouvert en 2007 à Libreville au Gabon. Les quatre centres couvrent 38 pays d'Afrique subsaharienne. Pour l'avenir, un cinquième et dernier AFRITAC est prévu à Accra au Ghana.

Comme ses homologues, AFRITAC Sud offrira une assistance au renforcement des capacités grâce à une équipe d'experts résidents internationaux complétée par des spécialistes à court terme qui fourniront une assistance dans les principaux domaines de compétence du FMI. Ces domaines incluent la supervision du secteur financier, la politique et les opérations monétaires, l'administration fiscale et douanière, la gestion des finances publiques et les statistiques macroéconomiques. Le centre est dirigé par un coordinateur et est guidé par un comité directeur dont les membres représentent les pays bénéficiaires, les donateurs et le FMI.

M. Zhu a reconnu que les pays bénéficiaires, y compris Maurice, le FMI et les donateurs, y compris l'Australie, le Brésil, le Canada, l'Union européenne, le Royaume-Uni, la Suisse, la Banque africaine de développement et la Banque européenne d'investissement avaient apporté leur contribution à AFRITAC Sud. Il a néanmoins relevé que le centre n'était pas financé en totalité et que d'importantes activités de formation avaient été suspendues dans l'attente d'un financement additionnel. «Je lance donc un appel aujourd'hui à nos partenaires pour le développement et aux donateurs afin qu'ils apportent au centre la totalité du financement de son budget pour qu'il puisse atteindre tous les objectifs fixés dans son programme», a-t-il déclaré.

M. Zhu a ajouté que l'assistance en matière de renforcement des capacités était essentielle pour permettre aux pays africains de développer de solides institutions, telles que celles qui avaient aidé nombre de pays africains à faire face à la crise financière internationale en 2008/09. « Contrairement aux crises précédentes, l'Afrique a bien surmonté la tempête et a rapidement rebondi. Rétrospectivement, nous estimons que les institutions solides, les politiques macroéconomiques saines mises en œuvre avant la crise ainsi que la mise en place de marges de manœuvre budgétaires ont toutes contribué à ce remarquable résultat, » a-t-il dit. «Les solides institutions sont l'épine dorsale de politiques rigoureuses propices à un développement durable».

Informations générales

Les demandes d’assistance technique adressées au FMI se sont multipliées du fait de la crise économique et financière mondiale, mais aussi parce que les pays cherchent à renforcer leurs institutions. Parallèlement, le FMI met en place tout un ensemble de mesures pour répondre plus efficacement aux besoins de ses pays membres face aux nouveaux enjeux économiques mondiaux. Face à cette demande croissante, et afin de mieux coordonner l’assistance, le FMI cherche à renforcer ses partenariats avec les bailleurs de fonds en tissant un ensemble de relations plus vastes, suivies et stratégiques, d’où l’expansion de son réseau de centres régionaux d'assistance technique. Il a désormais quatre centres en Afrique, et trois autres dans le Pacifique, le Moyen-Orient et dans la zone Amérique centrale et Caraïbes.

Les centres régionaux d’assistance technique en Afrique (AFRITAC) ont été établis dans le cadre de l’Initiative de renforcement des capacités en Afrique que le FMI a lancée en mai 2002. En réponse à l’appel lancé par les dirigeants africains, cette initiative favorise le renforcement des capacités des pays africains à formuler et mettre en œuvre leurs stratégies de réduction de la pauvreté, ainsi qu’à mieux coordonner l’assistance technique. Dans ce cadre, quatre centres ont été établis en Afrique. L’AFRITAC Est a été ouvert à Dar es-Salaam (Tanzanie), en 2002, et dessert sept pays d’Afrique de l’Est. L’AFRITAC Ouest, ouvert à Bamako (Mali) en 2003, dessert dix pays francophones d’Afrique de l’Ouest. L’AFRITAC Centre a été ouvert à Libreville (Gabon) en 2007 et dessert neuf pays d’Afrique centrale. L’AFRITAC Sud a ouvert ses portes en juin 2011 à Maurice et dessert 13 pays d’Afrique australe et de l’Océan Indien. Les travaux préparatoires sont en cours pour ouvrir au Ghana un nouveau centre destiné aux pays non francophones d’Afrique de l’Ouest (AFRITAC Ouest 2), après quoi tous les pays d’Afrique subsaharienne bénéficieront de l’assistance des AFRITAC.

En complément de la perspective régionale des centres régionaux, des fonds fiduciaires spécialisés financent dans le monde entier une assistance spécialisée dans des domaines précis. Le fonds pour la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme mis en place en mai 2009 (voir Communiqué de presse no 09/108) et ses activités ont été couronnées de succès. De nouveaux fonds spécialisés pour la gestion des richesses provenant des ressources naturelles (Communiqué de presse no 10/497), ainsi que pour la politique et l’administration fiscales (Communiqué de presse no 11/133), ont été lancés en mai 2011. Face à la crise récente, d’autres fonds spécialisés sont à l’étude, en particulier à l’appui des stratégies d’endettement viables et de la gestion des risques liés aux portefeuilles d’emprunts.



DÉPARTEMENT DE LA COMMUNICATION DU FMI

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