L’Union européenne s’engage à fournir 14,6 millions d’euros à l’appui du renforcement des capacités en Afrique australe et orientale

Communiqué de presse n°11/365
le 17 octobre 2011

Le Fonds monétaire international (FMI) et l’Union européenne (UE) ont élargi leur partenariat à l’appui des initiatives de renforcement des capacités mises en œuvre par le FMI en Afrique, en procédant aujourd’hui à l’échange de deux accords de contribution d’un montant total de 14,6 millions d’euros (environ 20 millions de dollars). Ces accords récemment signés permettront d’appuyer les activités des centres régionaux d’assistance technique du FMI pour l’Afrique orientale (AFRITAC Est) et pour l’Afrique australe et la région de l’Océan Indien (AFRITAC Sud).

Les centres régionaux d’assistance technique du FMI en Afrique (AFRITAC) sont largement considérés comme des modèles d’efficacité pour le renforcement des capacités. Ils accompagnent les pays bénéficiaires pour améliorer leur gouvernance financière et mettre en place des institutions efficaces. Les AFRITAC fournissent une assistance technique dans des domaines cruciaux pour le renforcement des finances publiques et la lutte contre la pauvreté, dont la gestion de la dette et des recettes, ou encore les réformes fiscales. Ils œuvrent en outre en faveur de l’intégration régionale et offrent un cadre de coordination pour les bailleurs de fonds.

«Nous sommes heureux de pouvoir développer davantage nos étroites relations de partenariat avec l’UE à l’appui de nos pays membres d’Afrique australe et orientale, et sommes profondément reconnaissants de sa généreuse assistance en faveur des deux centres régionaux», a déclaré M. Min Zhu, Directeur général adjoint du FMI, lors de la cérémonie qui a marqué l’échange des accords à Maurice, où l’AFRITAC Sud a officiellement ouvert ses portes aujourd’hui. «Nous avons entrepris d’étendre le réseau des AFRITAC en réponse à la demande de nos pays membres africains, le travail de renforcement des capacités que réalisent les centres étant fortement apprécié des pays bénéficiaires. Cette contribution de l’UE représente un modèle de réussite pour l’Afrique, comme cela a déjà été le cas de nos partenariats avec l’UE en faveur de nos centres du Moyen-Orient, de l’Amérique centrale, des Caraïbes et du Pacifique, a ajouté M. Zhu, les AFRITAC sont d’excellents vecteurs de promotion des objectifs d’intégration et d’harmonisation régionales, et nous sommes heureux de pouvoir travailler en étroite collaboration avec toutes les parties concernées pour promouvoir une meilleure intégration des pays entre eux et au sein de l’économie mondiale.»

Le financement de cette initiative provient du Programme indicatif régional pour l’Afrique orientale et australe et l’Océan Indien (ESA-IO) du 10e Fonds européen de développement (FED) de l’UE. Le programme a pour vocation d’appuyer le travail d’intégration des organisations régionales, de promouvoir la coopération régionale et d’accompagner l’intégration de la région à l’économie mondiale. Le projet aidera les pays dans la mise en œuvre de réformes destinées à améliorer l’administration fiscale et la gestion des finances publiques, à normaliser les procédures douanières, à accroître la solidité des dispositifs monétaires et des secteurs financiers, à améliorer la supervision bancaire et à renforcer la communication de données et, partant, à faciliter le développement du secteur privé pour doper l’investissement et la croissance et faire reculer la pauvreté. La Commission de l’Océan Indien, avec le concours du Comité de coordination interrégional, jouera un rôle de coordination pour veiller à ce que l’assistance technique et la formation fournies par les centres soient conformes au travail d’intégration régionale.

«Par son appui, l’UE vise à contribuer au processus d’intégration économique de la région de l’Afrique australe et orientale et de l’Océan Indien», a déclaré M. Alessandro Mariani, Ambassadeur de l’Union européenne à Maurice. «Ayant elle-même vécu les avantages de l’intégration régionale, l’UE est persuadée que celle-ci est un mécanisme fondamental pour promouvoir la croissance et réduire la pauvreté. Nous sommes heureux de lancer ce partenariat avec le FMI, car il contribuera à créer un environnement macroéconomique propice aux échanges commerciaux, à l’investissement et à l’harmonisation des politiques entre les pays de la région.»

Informations générales

Les demandes d’assistance technique adressées au FMI se sont multipliées du fait de la crise économique et financière mondiale, mais aussi parce que les pays cherchent à renforcer leurs institutions. Parallèlement, le FMI met en place tout un ensemble de mesures pour répondre plus efficacement aux besoins de ses pays membres face aux nouveaux enjeux économiques mondiaux. Face à cette demande croissante, et afin de mieux coordonner l’assistance, le FMI cherche à renforcer ses partenariats avec les bailleurs de fonds en tissant un ensemble de relations plus vastes, durables et stratégiques, d’où l’expansion de son réseau de centres régionaux d'assistance technique. Il a désormais quatre centres en Afrique, en plus de ceux situés dans le Pacifique, au Moyen-Orient, en Amérique centrale et dans les Caraïbes.

Les centres régionaux d’assistance technique en Afrique (AFRITAC) ont été établis dans le cadre de l’Initiative de renforcement des capacités en Afrique que le FMI a lancée en mai 2002. En réponse à l’appel lancé par les dirigeants africains, cette initiative favorise le renforcement des capacités des pays à formuler et mettre en œuvre leurs stratégies de réduction de la pauvreté, ainsi qu’à mieux coordonner l’assistance technique. Dans ce cadre, quatre centres ont été établis en Afrique. L’AFRITAC Est a ouvert ses portes à Dar es-Salaam (Tanzanie) en 2002, et dessert sept pays d’Afrique de l’Est. L’AFRITAC Ouest, ouvert à Bamako (Mali) en 2003, dessert dix pays francophones d’Afrique de l’Ouest. L’AFRITAC Centre a été établi à Libreville (Gabon) en 2007 et dessert neuf pays d’Afrique centrale. L’AFRITAC Sud est entré en service en juin 2011 à Maurice et dessert 13 pays d’Afrique australe et de l’Océan Indien. Les travaux préparatoires sont en cours pour ouvrir au Ghana un nouveau centre destiné aux pays non francophones d’Afrique de l’Ouest (AFRITAC Ouest 2), après quoi tous les pays d’Afrique subsaharienne bénéficieront de l’assistance des AFRITAC.

En complément de la perspective régionale des centres régionaux, des fonds fiduciaires spécialisés financent dans le monde entier une assistance technique dans des domaines bien précis. Le fonds pour la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme mis en place en mai 2009 (voir Communiqué de presse no 09/108) et ses activités ont été couronnées de succès. De nouveaux fonds spécialisés pour la gestion des richesses provenant des ressources naturelles (Communiqué de presse no 10/497) ainsi que pour la politique et l’administration fiscales (Communiqué de presse no 11/133) ont été lancés en mai 2011. Face à la crise récente, d’autres fonds spécialisés sont à l’étude, en particulier à l’appui des stratégies d’endettement viables et de la gestion des risques liés aux portefeuilles d’emprunts.



DÉPARTEMENT DE LA COMMUNICATION DU FMI

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