Déclaration au terme d’une mission du FMI en République Centrafricaine

Communiqué de presse n° 11/418
Le 16 novembre 2011

Une mission du Fonds monétaire international (FMI) dirigée par M. Norbert Toé a séjourné en République Centrafricaine du 3 au 16 novembre 2011. Les objectifs de la mission étaient de conduire les consultations pour 2011 au titre de l’Article IV, 1 et d’évaluer les progrès réalisés dans la mise en œuvre des mesures correctives recommandées par une mission du FMI en juillet 2011.

La mission a rencontré le Président de l’Assemblée Nationale, M. Célestin Gaombalet, le Premier Ministre, M. Faustin Archange Touadéra, le Ministre d’État chargé des Finances et du Budget, Cl. Sylvain Ndoutingaï, le Ministre d’État chargé du Plan et de l’Economie, M. Sylvain Maliko, le Ministre du Commerce et de l’Industrie, Mme. Marlyn Mouliom Roosalem, le Directeur national de la Banque des États de l’Afrique Centrale (BEAC), M. Camille Kéléfio, d’autres membres du gouvernement et des hauts cadres de l’administration et de la BEAC, ainsi que des représentants des organisations de la société civile et des syndicats, du secteur privé et de la communauté des bailleurs de fonds.

Au terme de la visite, M. Toé a rendu publique la déclaration suivante :

«L’activité économique en 2011 a été en deçà des attentes, en raison de la période électorale prolongée et des préoccupations sécuritaires. La croissance du produit intérieur brut (PIB) réel est estimée à 3,1 contre 3,3 % en 2010, tirée par le secteur agricole, et la modeste reprise des exportations de bois et de diamants. A cause surtout de l’augmentation de la production alimentaire nationale, les pressions inflationnistes importées ont été contenues, et l’inflation moyenne a baissé à 1,3% en octobre 2011, contre 1,5 % en décembre 2010. Grâce à la reprise des exportations de produits forestiers et de diamants, le solde des transactions courantes extérieures devrait se stabiliser, malgré une réduction des appuis extérieurs. La situation des finances publiques demeure difficile, étant donné la faible mobilisation des recettes et le non décaissement des appuis budgétaires attendus. Cela a conduit à une réduction des dépenses d’investissements et à une accumulation d’arriérés de paiement intérieurs et extérieurs.

«Reconnaissant le besoin d’améliorer l’exécution budgétaire et d’accélérer les réformes structurelles, le gouvernement a déployé des efforts de clarification des dépenses de trésorerie et mis en place un certain nombre de mesures, en réponse aux recommandations de la mission de juillet 2011, notamment (i) le renforcement de la Commission de suivi de la liquidité; (ii) l’amélioration de la transparence budgétaire; et (iii) le renforcement de la Cellule de suivi des réformes économiques et financières. Etant donné les énormes besoins d’investissements et de dépenses sociales en vue d’une croissance soutenue et inclusive, la mission a discuté avec les autorités le potentiel d’accroissement des recettes intérieures, ainsi que des mesures supplémentaires pour renforcer la gestion des finances publiques, et améliorer la gouvernance. Les autorités entendent réviser la structure des prix des produits pétroliers et appliquer des ajustements automatiques mensuels des prix en vue de sauvegarder les recettes intérieures attendues.

«Les progrès dans la mise en œuvre de ces mesures supplémentaires constitueront la base pour le retour d’une équipe du FMI à Bangui au cours du premier trimestre 2012 afin de discuter le programme de réformes des autorités.»


1 Conformément aux dispositions de l’Article IV de ses Statuts, le FMI procède, en général tous les ans, à des consultations bilatérales avec ses membres. Une mission des services du FMI se rend dans le pays, recueille des informations économiques et financières et s’entretient avec les responsables nationaux de l’évolution des politiques économiques du pays. De retour au siège, les membres de la mission rédigent le rapport qui est soumis à l’examen du Conseil d’administration. A l’issue de cet examen, le Directeur général, en qualité de Président du Conseil d’administration, résume les opinions des administrateurs et ce résumé est communiqué aux autorités du pays, et par la suite publié sur le site www.imf.org.



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