La Directrice générale du FMI, Christine Lagarde, souligne le rôle des États-Unis au sein de l’économie mondiale

Communiqué de presse n° 12/118
Le 3 avril 2012

Christine Lagarde, Directrice générale du Fonds monétaire international, a déclaré aujourd’hui dans un discours prononcé à l’occasion de la réunion annuelle de l’Associate Press, à Washington, que l'économie mondiale a besoin d'une économie américaine forte et d'un leadership économique fort des États-Unis. Évoquant les liens étroits entre les États­Unis et l’économie mondiale, et en particulier l’Europe, elle a précisé que «si l'économie européenne faiblit, la reprise et l'emploi risquent d’en pâtir aux États-Unis. La santé de l'Europe, et la santé du monde, représentent donc un enjeu considérable pour l'Amérique».

«Nous vivons une époque éprouvante. L'économie mondiale peine à émerger de la crise la plus profonde et la plus douloureuse depuis la Grande dépression. En même temps, le monde devient chaque jour plus petit et plus interconnecté, ce qui veut dire que tout dérèglement économique dans un pays peut avoir des répercussions sur tous les peuples de la planète», a­t-elle déclaré.

L’économie mondiale donne des signes d’amélioration, mais la reprise reste très fragile, a­t­elle ajouté, invitant les responsables politiques à «utiliser la marge de manœuvre dont ils disposent pour mener à bien leur tâche». À cette fin, stimuler la croissance suppose de recourir à la politique monétaire pour soutenir l'activité, d'autant plus que l’on ne décèle aucun signe réel d'inflation dans les pays avancés.

Sur le plan budgétaire, elle a mis en garde contre «l'adoption précipitée et systématique de mesures d'austérité dans le monde entier» qui «irait à l'encontre du but recherché», et précisé que «les pays comme les États-Unis où les coûts d'emprunt sont peu élevés devraient se garder d'agir trop vite». Mais elle a également incité à la prudence face à la dette publique américaine, et appelé à une démarche plus énergique pour maîtriser la croissance des dépenses sociales et mobiliser davantage de recettes. Aux États-Unis, il est également nécessaire de faire plus pour alléger le poids de l’endettement des ménages, lequel freine la reprise.

Notant qu’il y a aujourd'hui dans le monde plus de 200 millions de personnes — dont près de 13 millions aux États-Unis — qui n'arrivent pas à trouver un travail, elle a affirmé «la création d’emplois doit donc être une priorité».

Appelant à une coopération mondiale plus vigoureuse, Mme Lagarde a rappelé l’importance de la mission du FMI : «l’idée qui sous-tend la création du FMI était simple, si les pays travaillent ensemble au bien commun et s'entraident en cas de nécessité, alors tout le monde prospèrera. Si cette idée était importante en 1944 [année de la création du FMI], elle l’est tout autant aujourd'hui».

Elle a souligné que pour continuer de s’acquitter de sa tâche, le FMI a besoin de plus de ressources financières. «Maintenant que les Européens ont pris l'initiative de mettre en place leur pare-feu, le moment est venu d'accroître notre force de frappe» a-t-elle ajouté, signalant que  le FMI est un bon investissement pour ses 187 pays membres, y compris les États-Unis, et qu’aucun pays n'avait jamais perdu d'argent en contribuant aux ressources du FMI.



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