Déclaration de Mme Christine Lagarde, Directrice générale du Fonds monétaire international, sur le renforcement de la surveillance du FMI

Communiqué de presse n° 12/262
18 juillet 2012

Mme Christine Lagarde, Directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), a fait aujourd’hui à Washington la déclaration suivante :

Le Conseil d’administration du FMI a approuvé aujourd’hui une nouvelle Décision sur la surveillance bilatérale et multilatérale et la préparation d’un rapport pilote sur le secteur extérieur. Ce sont là deux étapes importantes dans la redéfinition de la manière dont le FMI exerce sa fonction de surveillance — qui consiste à suivre et évaluer l’évolution des économies des pays membres et de la situation économique et financière mondiale. Dans le contexte économique mondial actuel, particulièrement difficile et extrêmement interconnecté, il est crucial d’avoir un système de surveillance efficace pour détecter les risques à un stade précoce et proposer des remèdes en temps utile. Les politiques de change des pays membres demeurent l’objet central de la surveillance, conformément aux Statuts du FMI, mais la nouvelle décision établit les bases d’un dialogue plus efficace entre le FMI et ses pays membres au sujet de leurs politiques économiques et financières internes.

Tout comme les autres efforts déployés pour mettre en œuvre le plan d’action que j’avais énoncé en octobre 2011 en vue du renforcement de la surveillance, les améliorations apportées sur ces deux fronts permettront au FMI d’être en meilleure posture pour faire face aux répercussions potentielles des politiques nationales sur la stabilité mondiale, de surveiller de manière plus exhaustive la stabilité des secteurs extérieurs des pays membres et de nouer avec ces derniers un dialogue constructif pour traiter les dossiers d’importance mondiale.

En premier lieu, la nouvelle Décision sur la surveillance bilatérale et multilatérale va :

  • garantir la cohérence des évaluations et avis du FMI concernant les économies nationales et la stabilité mondiale;
  • faire des consultations au titre de l’article IV un outil de surveillance tant bilatérale que multilatérale;
  • souligner que le FMI attache autant d’importance à la politique de change de chaque pays membre qu’à ses politiques internes;
  • garantir que soient dûment prises en compte les répercussions potentielles des politiques nationales des pays membres sur la stabilité mondiale;
  • clarifier les modalités de la surveillance multilatérale et définir le cadre d’éventuelles consultations multilatérales.

L’approbation de la Décision constitue un engagement très fort quant à la manière de renforcer la surveillance du FMI et aux responsabilités qui échoient et à l’institution et à ses pays membres dans ce processus. Je pense que ce soutien devrait donner plus de poids aux conseils que le FMI donne aux pays membres.

En second lieu, le rapport pilote sur le secteur extérieur établi par les services du FMI vise à rendre plus efficace la surveillance du secteur extérieur de la façon suivante :

  • Il présente une évaluation simultanée approfondie de l’évolution des positions extérieures globales des plus grands pays et propose des orientations stratégiques possibles.
  • Il utilise la nouvelle méthode expérimentale de l’évaluation du solde extérieur et un élément d’appréciation pour évaluer les positions extérieures, tout en reconnaissant les incertitudes inhérentes à cet exercice.
  • Il s’inscrit dans le droit fil des recommandations formulées à l’issue de l’examen triennal de la surveillance et dans l’esprit de la nouvelle Décision, car il conjugue en un seul rapport la surveillance bilatérale et multilatérale.
  • Il élargit le champ de la surveillance du secteur extérieur par le FMI qui, outre les taux de change, englobe désormais de façon plus systématique l’évolution du compte des transactions courantes, du compte de capital, des réserves de change, des entrées et sorties de capitaux, et des avoirs et engagements extérieurs.

Ce rapport est un ballon d’essai et le FMI s’emploiera à affiner la nouvelle méthodologie et les analyses au cours des mois qui viennent. Tous les avis et commentaires sur le rapport et la méthodologie seront bien entendu appréciés.

Les progrès sur ces deux fronts soulignent l’importance que le FMI attache aux éléments clés de la surveillance qu’il exerce : dialogue et persuasion, impartialité, franchise, prise en compte des spécificités de chaque pays et cohérence interne au sein d’un cadre multilatéral.



DÉPARTEMENT DE LA COMMUNICATION DU FMI

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