Déclaration de Christine Lagarde, Directrice générale du FMI, sur la réunion à Mexico des ministres des finances et des gouverneurs des banques centrales des pays du G–20

Communiqué de presse n° 12/413 (F)
Le 5 novembre 2012

Mme. Christine Lagarde, Directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), a fait aujourd’hui la déclaration ci-après à l’issue de la réunion des ministres des finances et des gouverneurs des banques centrales des pays du G–20, qui s’est tenue à Mexico :

«Je tiens à remercier le Ministre des Finances José Antonio Meade et le Gouverneur Agustín Carstens d’avoir accueilli cette réunion ministérielle du G–20 et à souligner l’excellent travail accompli par les autorités mexicaines à la présidence du Groupe des Vingt. Sous l’impulsion efficace de la présidence mexicaine, le G–20 a réalisé des progrès considérables vers la stabilisation de la reprise économique mondiale. En particulier, les autorités mexicaines ont joué un rôle déterminant dans la création d’un pare-feu mondial de 461 milliards de dollars grâce auquel le FMI sera mieux à même d’aider ses 188 pays membres à rétablir des conditions économiques et financières plus saines dans le monde entier. Sous la présidence du Mexique, le G-20 s’est déclaré favorable à ce que de nouvelles améliorations soient apportées à la surveillance financière et macroéconomique exercée par le FMI, ce qui renforcera la capacité de l’institution de détecter les facteurs de vulnérabilité et de les contrer dans une économie mondiale de plus en plus interconnectée.

«Cela dit, la conjoncture économique mondiale demeure difficile et la reprise fragile risque de faire long feu si les mesures nécessaires ne sont pas mises en œuvre. Il sera important que les États-Unis trouvent rapidement une solution face au «précipice budgétaire». Il n’y a pas de temps à perdre, et il convient de mettre fin à la grande incertitude qui règne à Washington quant à l’action des autorités. Le Japon est confronté à des difficultés comparables et doit lui aussi définir sans tarder un plan d’action. L’Europe, quant à elle, demeure une source de difficultés à l’échelle mondiale et doit donner suite aux engagements qui ont été pris par les pouvoirs publics pour assurer une plus grande stabilité dans la zone euro. Il ressort des discussions qui ont eu lieu ces deux derniers jours à Mexico que les parties prenantes ont toutes conscience de la nécessité d’agir au plus vite; cela m’incite à croire que les chances de réussite sont aujourd’hui plus grandes sur le plan des actions à mener.

«Le FMI reste déterminé à jouer le rôle qui lui incombe, en recherchant activement des solutions pour faire en sorte que les politiques économiques menées aux niveaux national et multilatéral favorisent une croissance plus forte, créent davantage d’emplois et réduisent la pauvreté dans le monde. Nous avons aussi réalisé des progrès sensibles, comme nous l’avons noté lors de notre récente Assemblée annuelle à Tokyo, en ce qui concerne le soutien aux pays les plus pauvres du monde grâce aux financements de notre Fonds fiduciaire pour la réduction de la pauvreté et pour la croissance, qui recueille des ressources pour financer les prêts concessionnels. Nous continuerons aussi d’œuvrer de concert avec les pays du G–20 au cours des mois à venir pour mener à bien d’importantes réformes de gouvernance qui aideront à préserver la légitimité du FMI, en particulier dans le contexte de l’évolution du rôle mondial des pays émergents et en développement. À cet égard, nous saluons l’accord du G–20 sur les principes d’une nouvelle formule de calcul des quotes-parts ainsi que la réaffirmation de sa détermination de mener à bien la prochaine révision générale des quotes-parts d’ici à janvier 2014.

«En somme, la réunion ministérielle du G–20 à Mexico marque une étape importante dans les efforts qui sont déployés par l’ensemble des pouvoirs publics pour redonner de la vigueur à la croissance économique mondiale. C’est un processus complexe pour lequel, chacun en est conscient, le rythme de l’action est important. À cet égard, nous nous réjouissons à la perspective de voir le G–20 poursuivre son action sous la présidence de la Russie.»



DÉPARTEMENT DE LA COMMUNICATION DU FMI

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