La Conférence de Kinshasa appelle au renforcement de la gestion de la richesse en ressources naturelles pour promouvoir une croissance inclusive et une amélioration des niveaux de vie

Communiqué de presse n° 12/99
le 22 mars 2012

Une conférence sur la «Gestion des ressources naturelles en Afrique subsaharienne» organisée conjointement par le Gouvernement de la République démocratique du Congo et le Fonds monétaire international (FMI) à Kinshasa les 21 et 22 mars 2012, a souligné l’importance du renforcement de la gestion de la richesse en ressources naturelles afin de promouvoir une croissance économique plus vigoureuse, soutenue et inclusive sur le continent.

M. Matata Ponyo Mapon, Ministre des Finances de la République démocratique du Congo a déclaré à l’issue de la conférence : « La bonne gestion des ressources naturelles en Afrique est d’une importance capitale afin d’assurer que cette richesse bénéficie à tous les Africains. Le Gouvernement de la République démocratique du Congo est résolument engagé sur le chemin d’une meilleure gestion de ses ressources naturelles».

Pour sa part, Mme Antoinette Sayeh, Directrice du Département Afrique du FMI, a déclaré : «La conférence de Kinshasa a marqué une étape importante vers le renforcement de la capacité des pays d’Afrique subsaharienne à exploiter leur richesse en ressources naturelles au service d’une croissance économique soutenue et plus inclusive»

Les participants à la conférence, dont des responsables gouvernementaux de plus de 20 pays africains, universitaires de premier plan, représentants du secteur privé et d’organisations de la société civile (OSC), ont partagé leur expérience et leur capital de connaissances afin d’examiner les moyens de mobiliser les considérables recettes issues de la richesse en ressources naturelles pour un meilleur bien-être économique.

Ils ont convenu que la gestion des ressources naturelles posait de redoutables défis économiques, dont ceux liés à la volatilité des prix des matières premières et le manque de diversification économique et de créations d’emploi. Les participants ont souligné qu’il était important de profiter du niveau élevé que connaissent actuellement les cours des matières premières pour renforcer la gestion des finances publiques et, partant, accroître les investissements de façon efficiente et jeter les bases d’une croissance économique généralisée et soutenue.

Les participants ont noté que les industries extractives contribuent souvent de façon modeste aux recettes publiques. Ils ont convenu que le réexamen des politiques fiscales et le renforcement de l’administration des recettes sont d’importants objectifs pour les pays producteurs de ressources naturelles. Ils saluent par ailleurs l’importance grandissante accordée à l’assistance technique dans ce domaine, y compris celle fournie par le FMI.

Les participants ont convenu que la bonne gouvernance et la transparence sont vitales pour faire en sorte que toutes les parties prenantes – investisseurs, États et autres intervenants – estiment qu’ils obtiennent une part équitable. Une saine gestion des finances publiques est également nécessaire pour veiller à ce que les dépenses publiques soient efficientes et que l’investissement contribue au renforcement des infrastructures publiques essentielles et des services sociaux de base.

Il est prévu que le Conseil d’Administration du FMI approfondisse l’examen des questions liées aux ressources naturelles durant les mois à venir.



DÉPARTEMENT DE LA COMMUNICATION DU FMI

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