Le Conseil d’administration du FMI conclut la troisième revue de l’accord FEC avec la Côte d’Ivoire et approuve un décaissement de 74 millions de dollars

Communiqué de presse n° 13/201
le 7 juin 2013

Le Conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) a conclu aujourd’hui la troisième revue des résultats économiques obtenus par la Côte d’Ivoire dans le cadre du programme appuyé par un accord au titre de la facilité élargie de crédit (FEC). La décision du Conseil d’administration, qui a été prise suivant la procédure d’adoption par défaut d’opposition1, ouvre la voie au décaissement immédiat d’un montant équivalent à 48,78 millions de DTS (environ 74.1 millions de dollars EU), ce qui porte le total des décaissements au titre de cet accord à l’équivalent de 260,16 millions de DTS (environ 395.4 millions de dollars EU).

Le Conseil d’administration a approuvé l’accord FEC triennal en faveur de la Côte d’Ivoire le 4 novembre 2011 pour un montant équivalent à 390,24 millions de DTS (120 % de la quote-part du pays au FMI, voir communiqué de presse 11/399).

L’économie de la Côte d’Ivoire s’est redressée de la récession consécutive à la crise de 2010-11 plus vite qu’initialement prévu ; elle a enregistré un taux de croissance de 9,8 % en 2012; le taux d’inflation annuel moyen est tombé à 1,3 % au cours de l’année et la situation des finances publiques s’est améliorée. La forte hausse des importations liées aux investissements a entraîné un déficit du compte extérieur courant, qui a été financé en partie par une augmentation des investissements directs étrangers (IDE). La Côte d’Ivoire n’a plus arriérés à l’égard de ses créanciers extérieurs.

La mise en œuvre du programme macroéconomique est dans l’ensemble conforme aux objectifs; tous les critères de performance sauf un étaient respectés à fin décembre 2012. L’application du programme de réformes structurelles avance de façon inégale; des mesures importantes ont été prises pour réduire les subventions au secteur de l’énergie, améliorer les incitations dans le secteur du cacao et renforcer le climat des affaires. Cependant, la préparation de la stratégie à moyen terme pour maîtriser la masse salariale et l’adoption de réformes dans certains autres secteurs ont subi des retards (c’est le cas en particulier de l’adoption d’un nouveau code de l’électricité, d’une stratégie pour apurer les arriérés intérieurs et d’un plan d’action pour restructurer les banques publiques).

Les perspectives macroéconomiques de la Côte d’Ivoire pour 2013 sont positives : la croissance vigoureuse de l’économie devrait être soutenue par l’augmentation des investissements publics et l’inflation devrait rester modérée, autour de 3 %. La situation des finances publiques continuera de s’améliorer, tandis que, selon les projections, la hausse des entrées d’IDE permettra de financer un creusement modéré du déficit extérieur courant.

Pour la Côte d’Ivoire, le principal défi à moyen terme sera d’entretenir la dynamique de la croissance. Le Plan national de développement pour 2012–15, qui remplace le précédent Document de stratégie pour la réduction de la pauvreté (2009-15), s’articule autour d’un programme global tenant compte des nouveaux défis auxquels la Côte d’Ivoire doit faire face après une décennie de crise sociopolitique. Il y a lieu de se féliciter que l’accent soit mis à la fois sur l’augmentation de l’investissement et sur la préservation de la viabilité des finances publiques et de la dette. Il est essentiel d’assurer une participation accrue du secteur privé pour atteindre l’objectif d’une croissance plus forte et durable. La mise en œuvre des mesures envisagées pour davantage améliorer le climat des affaires, régulariser les arriérés intérieurs et réformer le secteur financier favorisera l’expansion du secteur privé.

Pour que le Plan national de développement soit pleinement efficace, les services du FMI et de la Banque mondiale recommandent aux autorités ivoiriennes d’étoffer de façon plus concrète les stratégies sectorielles, de les intégrer dans un cadre de dépenses à moyen terme et de les lier aux résultats recherchés.


1 Le Conseil d’administration prend ses décisions selon la procédure d’adoption par défaut d’opposition lorsqu’il convient qu’une proposition peut être examinée sans discussion formelle.



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