Le Conseil d’administration du FMI achève la quatrième revue de l’accord au titre de la FEC en faveur de la Côte d’Ivoire et approuve un décaissement de 75 millions de dollars

Communiqué de presse n° 13/494
Le 6 décembre 2013

Le Conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) a achevé aujourd'hui la quatrième revue du programme économique de la Côte d’Ivoire appuyé par la facilité élargie de crédit (FEC). L'achèvement de la revue permet le décaissement immédiat d'un montant équivalant à 48,78 millions de DTS (soit 75 millions de dollars) en faveur de la Côte d’Ivoire, ce qui porte le total des décaissements au titre de l'accord à un montant équivalant à 308,94 millions de DTS (soit 475,2 millions de dollars). En outre, le Conseil d’administration a achevé les consultations au titre de l’Article IV avec la Côte d’Ivoire. Un communiqué de presse y afférent sera publié en temps utile.

Le Conseil d’administration a approuvé l’accord triennal au titre de la FEC en faveur de la Côte d’Ivoire le 4 novembre 2011 pour un montant équivalant à 390,24 millions de DTS (120 % de la quote-part du pays au FMI, voir communiqué de presse 11/399).

À l'issue des délibérations du Conseil d'administration, M. Naoyuki Shinohara, Directeur général adjoint et Président par intérim du Conseil d’administration, a publié la déclaration suivante :

«Les résultats macroéconomiques enregistrés par la Côte d'Ivoire dans le cadre du programme appuyé par le FMI ont été solides. La croissance a rebondi, sous l’effet d’une augmentation des investissements publics et du regain de la confiance des entreprises et des ménages, et l’inflation est restée modérée. De considérables progrès ont été réalisés dans le domaine des réformes structurelles. Les perspectives à moyen terme sont certes positives, mais il sera nécessaire de poursuivre la mise en œuvre de réformes et de politiques saines afin d’entretenir une forte croissance et d’améliorer les niveaux de vie, objectifs primordiaux du Plan national de développement.

«La situation budgétaire s’est sensiblement améliorée depuis 2011. Pour 2013, le déficit budgétaire devrait être inférieur au niveau programmé, en raison d’un volume de dépenses d’équipement inférieur aux prévisions. Le projet de loi de finances de 2014 repose sur des hypothèses macroéconomiques prudentes et vise à réduire davantage le déficit budgétaire tout en permettant une augmentation des dépenses d’investissement. Il faudra cependant redoubler d’efforts pour accroître la marge de manœuvre budgétaire, notamment en élargissant l’assiette fiscale et en réduisant les exonérations. L’amélioration de la gestion des finances publiques doit également rester une priorité, et une stratégie d’endettement à moyen terme s’impose pour sauvegarder la viabilité extérieure.

«Globalement le secteur bancaire de la Côte d’Ivoire est solide, mais il a besoin d’être renforcé pour mieux accompagner le développement économique et l’inclusion financière. De manière plus précise, des mesures sont nécessaires pour améliorer le dispositif de supervision, faciliter la gestion des liquidités bancaires et promouvoir le crédit au secteur privé.

«Les autorités ont appliqué plusieurs mesures pour améliorer la gouvernance et le climat des affaires, mais d’autres initiatives s’imposent pour renforcer le cadre légal afin de mobiliser l’investissement extérieur et l’investissement intérieur privé.»



DÉPARTEMENT DE LA COMMUNICATION DU FMI

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