Déclaration au terme de la mission du FMI aux Comores

Communiqué de presse n° 13/89
Le 22 mars 2013

Une équipe du Fonds monétaire international (FMI) a séjourné à Moroni du 13 au 22 mars 2013 pour mener des discussions sur la cinquième revue de l’accord au titre de la Facilité élargie de crédit (FEC)1 avec l’Union des Comores. La mission a rencontré Son Excellence Monsieur Ikililou Dhoinine, Président de l’Union, et a eu des entretiens avec le Vice-président et Ministre des Finances, M. Soilihi, le Gouverneur de la Banque centrale des Comores, M. Chanfiou, le Secrétaire Permanent de la Cellule des Réformes Économiques et Financières, M. Oubeidi, et d’autres fonctionnaires et responsables de la Banque centrale, ainsi qu’avec des représentants du secteur privé et des bailleurs de fonds.

L’accord en vigueur au titre de la FEC a été approuvé en septembre 2009 (voir communiqué de presse no. 09/315) et la quatrième revue a été achevée en décembre 2012. Le Conseil d’administration du FMI avait alors convenu que les Comores avaient atteint le point d’achèvement dans le cadre de l’Initiative renforcée en faveur des pays pauvres très endettés (PPTE) (voir communiqué de presse no. 12/492).

Au terme de la mission, M. Harry Trines, chef de mission du FMI pour l’Union des Comores, a fait aujourd’hui à Moroni la déclaration ci-après.

« Les membres de la mission se sont entendus avec les autorités sur les politiques à mener pour achever la cinquième revue de l’accord FEC. L’examen de cette revue par le Conseil d’administration du FMI est prévu provisoirement pour le mois de mai, après approbation par la Direction du FMI. L’achèvement de cette revue permettra aux Comores de recevoir un décaissement de 2,3 millions de DTS (environ 3,45 millions de dollars EU) du FMI.

« Les résultats obtenus dans le cadre du programme ont été satisfaisants. Toutes les cibles quantitatives pour fin décembre 2012 ont été atteintes, de même que quatre des cinq repères structurels du programme. Le gouvernement a continué d’œuvrer résolument à la mise en œuvre des réformes économiques et structurelles définies dans le programme conclu avec le FMI et soutenu par les partenaires des Comores.

« Les indicateurs économiques se sont améliorés en 2012. La croissance du produit intérieur brut s’est accentuée pour s’établir à environ 3 %, notamment sous l’effet d’une augmentation des investissements et de la normalisation des dépenses salariales dans le secteur public. Les réserves ont atteint l’équivalent de sept mois d’importations et l’excédent budgétaire primaire intérieur a plus que doublé, grâce surtout à un fort accroissement des recettes dans le cadre du Programme de citoyenneté économique.

« L’allégement de dette de grande ampleur dont les Comores ont bénéficié dans le cadre des initiatives en faveur des pays pauvres très endetté (PPTE) et d’allégement de la dette multilatérale (IADM) a abaissé les obligations futures du pays au titre du service de la dette, ce qui lui a permis de réorienter les dépenses vers les secteurs sociaux prioritaires tels que la santé, l’éducation, l’énergie et les infrastructures. Cependant, la mise en place des conditions nécessaires à une croissance durable et rapide et à la réduction de la pauvreté dans le pays continuera de se heurter à d’importants défis dans la période à venir.

« La mission a examiné avec les autorités les perspectives économiques pour l’année à venir, les révisions à apporter au budget de 2013 pour réorienter les dépenses vers les secteurs prioritaires, et les réformes structurelles qui s’imposent pour atteindre les objectifs à moyen terme du gouvernement. Les discussions ont porté en particulier sur la mise en œuvre des cadres organiques pour l’administration publique, la poursuite de l’amélioration de la supervision bancaire, la privatisation de Comores Télécom et la réforme de la société publique d’électricité (MAMWE) et de la Société comorienne des hydrocarbures, avec l’aide de la Banque africaine de développement, de l’Union européenne et de la Banque mondiale. Il est primordial d’assurer un approvisionnement viable en électricité et en énergie pour soutenir la croissance économique et améliorer le climat des affaires. Il importera aussi que la politique d’emprunt reste prudente.

« La mission se félicite de la détermination inchangée des autorités à mettre en œuvre le programme de réformes. Elle tient en outre à remercier les autorités de l’excellente coopération et de la chaleureuse hospitalité dont elles l’ont fait bénéficier pendant son séjour aux Comores. »

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1 La facilité élargie de crédit (FEC), qui a remplacé la facilité pour la réduction de la pauvreté et pour la croissance (FRPC) comme principal outil dont dispose le FMI pour apporter un soutien financier à moyen terme aux pays à faible revenu, est caractérisée par des plafonds d’accès plus élevés, des conditions de financement plus concessionnelles, une plus grande souplesse dans la conception des programmes qu’elle appuie, et une conditionnalité à la fois plus simple et mieux ciblée. Le taux d’intérêt des financements accordés au titre de la FEC est de 0 %, avec un différé d’amortissement de cinq ans et demi et une échéance maximale de dix ans. Le FMI revoit tous les deux ans les taux d’intérêt de toutes les facilités concessionnelles.



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