Déclaration de la Directrice générale du FMI, Christine Lagarde,à l’issue de sa visite au Mali

Communiqué de presse n° 14/07
Le 10 janvier 2014

Christine Lagarde, Directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), a fait la déclaration suivante aujourd’hui à Bamako à l’issue de sa visite au Mali :

« J’ai été très heureuse d’avoir eu l’occasion d’effectuer ma première visite au Mali en tant que Directrice générale du FMI. Je tiens à remercier le Président Ibrahim Boubacar Kéïta, le Premier Ministre Oumar Tatam Ly, et le Ministre des finances, Bouare Filly Sissoko, pour leur hospitalité.

« Ce fut un honneur pour moi de m’adresser au Conseil économique, social et culturel, où le Président Bittar et ses collègues nous ont accueillis avec beaucoup de chaleur. J'ai eu l'occasion d'écouter des femmes de tous horizons exposer leur vision pour le Mali tout comme les maraîchers de la coopérative urbaine de Samanko qui ont partagé avec moi leurs inquiétudes et leurs aspirations. J’ai eu en outre le plaisir de visiter l’école secondaire de Torokorobougou où j’ai été encouragée par le talent et la passion des jeunes élèves qui représentent l’avenir du pays. Je tiens à remercier très sincèrement tous mes interlocuteurs.

« Les autorités maliennes ont habilement géré l’économie dans des circonstances difficiles. La prudence dont le gouvernement a fait preuve au plan budgétaire a contribué à préserver dans l’ensemble la stabilité économique pendant la transition. En conséquence, l’économie se rétablit, et l’aide internationale ainsi que la confiance des chefs d’entreprise reviennent progressivement. Nous prévoyons que le PIB réel augmentera de 6,6 % en 2014, grâce au rebond de la production agricole, au redressement du secteur des services et à la relance des projets de construction.

« Dans le même temps, de formidables défis restent à relever. En complément de l’enjeu primordial de la réconciliation, le Mali doit accélérer sa croissance, tout en maintenant la stabilité macroéconomique. Afin de libérer le potentiel de croissance, des investissements importants seront nécessaires, aussi bien dans le secteur public que le secteur privé, ainsi qu’un agenda de réformes clairement centré sur une croissance partagée. Il faudra agir sur trois fronts. En premier lieu, la hausse des investissements publics dépendra de la capacité à mobiliser des recettes supplémentaires et une meilleure utilisation des ressources disponibles, par le biais d’une amélioration de la gouvernance et des réformes dans la gestion des finances publiques, en ce compris la réduction graduelle des subventions à l’énergie. Ensuite, l’amélioration de l’environnement des affaires et le développement du secteur financier sont nécessaires pour catalyser l’activité du secteur privé et l’investissement. Enfin, les fruits de la croissance devront être plus largement partagés aussi bien à travers les secteurs économiques qu’entre les deux sexes.

« J’ai été très impressionnée par tout ce que j’ai vu et entendu, en particulier la détermination de toutes les parties prenantes à jeter les fondements d’une croissance robuste et partagée, et à gagner le combat contre la pauvreté. Le FMI continuera de soutenir ces efforts, notamment à travers le prêt de 23 milliards de francs CFA ($46 millions) récemment approuvé par notre Conseil d’administration. Encore une fois, je tiens à réaffirmer ma profonde gratitude au gouvernement et aux populations du Mali pour m’avoir accueilli avec autant de chaleur dans leur beau pays.»



DÉPARTEMENT DE LA COMMUNICATION DU FMI

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