Déclaration à l’issue d’une mission du FMI au Mali

Communiqué de presse n° 14/114
19 mars 2014

Une mission du Fonds monétaire international (FMI), dirigée par Christian Josz, s’est rendue à Bamako du 6 au 19 mars pour mener à bien les discussions relatives la première revue du programme économique du gouvernement appuyé par la Facilité élargie de crédit (FEC) du FMI approuvée en décembre 2013.

La mission a rencontré le Premier Ministre, M. Oumar Tatam Ly, le Ministre de l’économie et des finances, Mme Bouaré Fily Sissoko, le Ministre de l’énergie et de l’hydraulique, M. Frankaly Keita, le Ministre délégué au budget, M. Madani Touré, le Ministre délégué pour la décentralisation, M. Malick Alhousseini, le Ministre délégué chargé de la promotion des investissements et de l’initiative privée, M. Moustapha Ben Barka, le Directeur national de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), M. Konzo Traore de même que des représentants de l’Assemblée nationale, de la société civile, des syndicats, du secteur privé et les partenaires de développement du Mali.

À l’issue de la mission, M. Josz a fait la déclaration suivante:

«En 2013, le Mali est sorti de la crise politique et sécuritaire de 2012. Les secteurs de l’industrie manufacturière et des services ont rebondi de 6 et 9 % respectivement, grâce à l’amélioration de la situation de la sécurité, au succès des élections présidentielles et législatives de même qu’à la reprise du soutien des donateurs. Pour autant, le secteur primaire s’est contracté de 7 % sous l’effet de précipitations défavorables et d’une récolte moins bonne que la récolte record de 2012. C’est pourquoi, le produit intérieur brut (PIB) réel n’a progressé que de 1,7 % au lieu des 5,1 % anticipés il y a six mois. En 2014, sous réserve que la prochaine récolte soit normale, le PIB réel devrait augmenter de 6,5%. En 2013, l’inflation moyenne était légèrement négative (-0,6 %), mais en 2014, la récolte décevante de 2013 pourrait la faire grimper au-delà de 3 %.

«La performance du Mali dans le cadre du programme économique appuyé par la FEC est conforme aux attentes, à l’exception des recettes fiscales qui, en 2013, ont été inférieures de 5 % au montant programmé. La contreperformance des recettes fiscales s’explique en partie par la baisse des prix de l’or et par des faiblesses administratives au sein de l’administration fiscale. Le déficit de recettes a été compensé par une sous-exécution des dépenses, et grâce à cette politique prudente, les objectifs de soldes budgétaires pour 2013 ont été atteints. Les réformes de la gestion des finances publiques sont en bonne voie. La mission se réjouit des mesures correctrices pour renforcer la gestion de l’administration fiscale et le contrôle de l’octroi des exonérations d’impôts que le gouvernement a déjà prises, en vue de préserver son objectif qui consiste à accroître la pression fiscale de 0,5 % du PIB en 2014.

« La mission se réjouit également de l’intention du gouvernement de présenter prochainement à l’Assemblée nationale un projet de loi de finances rectificative pour 2014. Celle-ci remplacera la loi de finances de 2014 et formera la base du programme au titre de la FEC. Ce projet inclut des aides extérieures supplémentaires ainsi qu’un certain nombre de nouveaux postes de dépenses. La mission soutient ce projet qui vise un déficit global de 5 % du PIB, financé largement par le soutien des donateurs et par le marché financier régional pour le reste. La mission se réjouit également du renforcement de la composante de la réforme structurelle du programme au titre de la FEC, notamment s’agissant du recouvrement des recettes.

« Les discussions ont bien progressé et se poursuivront dans deux semaines à Washington lors des Réunions de printemps du FMI et de la Banque mondiale. L’objectif est que le Conseil d’administration du FMI se penche sur la revue en juin 2014.

« La mission souhaite remercier les autorités pour l’excellente organisation, la fourniture de nombreuses informations et les discussions franches et fructueuses.»



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