Fiche Technique
Centres régionaux d'assistance technique du FMI
le 30 août 2012
Huit centres régionaux d'assistance technique — dans le Pacifique et les Caraïbes, en Afrique, au Moyen-Orient et en Amérique centrale — aident les pays à renforcer les moyens humains et institutionnels dont ils disposent pour concevoir et mettre en œuvre des politiques favorisant la croissance et le recul de la pauvreté. Des travaux préparatoires sont en cours pour ouvrir un nouveau centre régional en Afrique.
Une stratégie régionale
La stratégie régionale retenue par le FMI pour l’assistance technique et la formation permet de mieux adapter l’assistance aux besoins particuliers des régions, de la coordonner plus étroitement avec les autres prestataires d’aide et de renforcer les capacités à répondre rapidement aux besoins dès qu’ils se font jour.
Les centres régionaux d’assistance technique dans le Pacifique et les Caraïbes
Le Centre régional d’assistance technique et financière du Pacifique (PFTAC), créé à Suva (Fiji) en 1993, répond aujourd’hui aux besoins de 16 pays et territoires insulaires du Pacifique : États fédérés de Micronésie, Îles Cook, Îles Marshall, Îles Salomon, Fiji, Kiribati, Nauru, Niue, Palaos, Papouasie Nouvelle-Guinée, Samoa, Timor-Leste, Tokelau, Tonga, Tuvalu et Vanuatu. Le cycle actuel de programmes est financé par l’Australie, la Banque asiatique de développement, la Corée, le FMI, la Nouvelle-Zélande, l’Union européenne et le pays hôte, Fiji.
Le Centre régional d’assistance technique des Caraïbes (CARTAC) a été créé à Bridgetown (Barbade) en 2001. Il dessert 20 pays et territoires insulaires des Caraïbes (Anguilla, Antigua-et-Barbuda, Bahamas, Barbade, Belize, Bermudes, Dominique, Grenade, Guyana, Haïti, Îles Caïmans, Îles Turques et Caïques, Îles Vierges britanniques, Jamaïque, Montserrat, Saint-Kitts-et-Nevis, Sainte-Lucie, Saint-Vincent-et-les-Grenadines, Suriname et Trinité-et-Tobago). Le cycle de programmes actuel est financé par l’Australie, la Banque de développement des Caraïbes, le Canada, le FMI, le Royaume-Uni, l’Union européenne, le pays hôte, Barbade, ainsi que des pays bénéficiaires. Des pourparlers sont en cours avec plusieurs autres bailleurs de fonds.
Les centres régionaux d’assistance technique en Afrique
Les centres régionaux d’assistance technique en Afrique s’inscrivent dans l’initiative pour le renforcement des capacités en Afrique, créée par le FMI en mai 2002. En réponse à l’appel lancé par les dirigeants africains, notamment dans le cadre du Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD), cette initiative favorise le renforcement des capacités des pays africains à formuler et mettre en œuvre leurs stratégies de réduction de la pauvreté, ainsi qu’à mieux coordonner l’appui technique donné au renforcement des capacités dans le processus d’élaboration des Documents de stratégie pour la réduction de la pauvreté (DSRP).
Dans le cadre de l’initiative, quatre centres régionaux d’assistance technique (AFRITAC) ont été créés en Afrique. L’AFRITAC Est a été ouvert à Dar es-Salaam (Tanzanie), en 2002, et dessert aujourd’hui sept pays d’Afrique de l’Est (Érythrée, Éthiopie, Kenya, Malawi, Ouganda, Rwanda et Tanzanie). L’AFRITAC Ouest, ouvert à Bamako (Mali) en 2003 et transféré à Abidjan (Côte d’Ivoire) au milieu de l’année 2012, dessert dix pays d’Afrique de l’Ouest (Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée, Guinée-Bissau, Mali, Mauritanie, Niger, Sénégal et Togo). L’AFRITAC Centre a été ouvert à Libreville (Gabon) en 2007, pour répondre aux besoins des pays de la CEMAC, du Burundi et de la République démocratique du Congo. L’AFRITAC Sud a ouvert ses portes à Port-Louis (Maurice) en juin 2011 pour desservir 13 pays d’Afrique australe (Afrique du Sud, Angola, Botswana, Comores, Lesotho, Madagascar, Maurice, Mozambique, Namibie, Seychelles, Swaziland, Zambie et Zimbabwe). Des travaux préparatoires sont en cours pour ouvrir un nouvel AFRITAC en 2013 à l’intention des pays non francophones d’Afrique de l’Ouest (AFRITAC Ouest 2).
Les AFRITAC sont financés par les contributions du FMI, des pays hôtes et des états bénéficiaires, ainsi que d’un certain nombre de donateurs parmi lesquels l’Allemagne, l’Australie, la Banque africaine de développement, la Banque européenne d’investissement, le Brésil, le Canada, la Commission européenne, la France, l’Italie, le Koweït, le Luxembourg, les Pays-Bas, le Royaume-Uni et la Suisse.
Les activités des centres se déroulent en coopération étroite avec la Banque africaine de développement et les partenaires donateurs. Ces activités facilitent la conception, la mise en œuvre et le suivi coordonnés des programmes d’assistance technique en cours dans les pays membres.
Le Centre régional d’assistance technique du Moyen-Orient
Le Centre d’assistance technique du Moyen-Orient (METAC) a été créé à Beyrouth (Liban), en 2004, pour desservir dix pays/territoires du Moyen-Orient (Afghanistan, Cisjordanie et bande de Gaza, Égypte, Irak, Jordanie, Liban, Libye, Soudan, Syrie et Yémen). La mission du METAC consiste principalement à contribuer au renforcement de la capacité des pays de la région d’assurer une gestion macroéconomique et financière efficace, ainsi qu’à soutenir l’intégration de la région à l’économie mondiale. Le METAC s’emploie tout particulièrement à aider les pays de la région qui sortent d’un conflit à atteindre la stabilité économique et à se doter des institutions de base nécessaires à la conduite de la politique économique. Le METAC a été conçu dans le but de renforcer la coordination des activités des divers partenaires pour le développement et de favoriser la mise en œuvre efficace de programmes économiques au Moyen-Orient. Son cycle actuel de programmes est financé par des contributions de la Banque européenne d’investissement, de la Commission européenne, de la France, du FMI, du Koweït, d’Oman, du pays hôte, le Liban, et des pays bénéficiaires.
Le Centre régional d’assistance technique de l’Amérique centrale, Panama et la République dominicaine
Le Centre régional d’assistance technique de l’Amérique centrale, Panama et la République Dominicaine (CAPTAC-DR) a ouvert ses portes en mai 2009 au Guatemala, pour desservir le Costa Rica, le Guatemala, le Honduras, le Nicaragua, Panama, la République dominicaine, et le Salvador. Le centre fournit une assistance technique axée sur la supervision du secteur financier, l’administration des impôts et des douanes, les cadres de dépense à moyen terme et la gestion des finances publiques, les marchés monétaires et les statistiques macroéconomiques. Ses objectifs sont d’améliorer les institutions et de renforcer l’intégration régionale. Le centre est financé par l’Allemagne, la Banque d’Amérique centrale pour l’intégration économique, la Banque interaméricaine de développement, le Canada, la Commission Européenne, l’Espagne, le FMI, le Mexique, le pays hôte, le Guatemala, et les pays bénéficiaires.
