Déclaration de Rodrigo de Rato, Directeur général du FMI, sur la décision d'approuver un nouveau cadre pour la surveillance

Communiqué de presse no 07/137 (F)
Le 21 juin 2007

Rodrigo de Rato, Directeur général du Fonds monétaire international (FMI), a fait la déclaration suivante aujourd'hui, à Washington :

«Je salue la décision que le Conseil d'administration du FMI a adoptée pour doter les pays membres du FMI d'un nouveau cadre légal pour la surveillance bilatérale, c'est-à-dire la manière dont nous suivons et évaluons l'économie de nos pays membres.

«Le changement que nous apportons est la première grande révision, depuis une trentaine d'années, du dispositif de surveillance et il constitue la première déclaration stratégique globale jamais formulée en la matière. La nouvelle décision fait état des pratiques exemplaires de notre travail de surveillance des politiques de change et des politiques économiques intérieures des pays membres. Elle réaffirme que la surveillance doit se centrer sur notre mission primordiale : promouvoir la stabilité extérieure des pays. Elle donne en outre des orientations claires aux pays membres dans la conduite de leur politique de change, et signale ce qui est acceptable pour la communauté internationale et ce qui ne l'est pas.

«Aux trois principes régissant la manipulation des taux de change à des fins particulières et les conditions dans lesquelles il est souhaitable d'intervenir sur le marché des changes, la décision en ajoute un quatrième : les pays membres doivent éviter les politiques de change qui sont cause d'instabilité externe. La décision ajoute en outre sept indicateurs d'évaluation.

«Jusqu'à présent, nos politiques de surveillance s'appuyaient sur un dispositif établi en 1977. Les pays membres ont estimé que le moment était opportun pour mettre à jour cette activité fondamentale. En effet, la décision de 1977 ne permettait pas de faire face aux événements qui ont le plus menacé la stabilité du système durant ces trente dernières années. Fruit de la période où elle fut prise, elle se centrait principalement sur les risques de manipulation des taux de change dans l'intérêt de la balance des paiements et sur la volatilité des taux de change à court terme. Or, depuis, les problèmes de change les plus courants ont trait au maintien, pour des raisons nationales, de parités sous-évaluées ou surévaluées et plus récemment, aux vulnérabilités du compte de capital.

«La décision a reçu un très large soutien de la part des pays avancés, des pays émergents et des pays en développement. L'ampleur de ce soutien est tout à fait significative et démontre que le renforcement de la surveillance mobilise l'ensemble des pays membres et que ceux-ci ont conscience d'avoir une responsabilité partagée dans ce processus. Cette décision est une bonne nouvelle pour le programme de réforme du FMI et pour la cause du multilatéralisme. Elle permettra d'assurer un traitement équitable des pays membres du FMI, préoccupation essentielle pour une institution fondée sur la coopération. Enfin, cette décision nous aidera à avancer sur les autres dossiers de notre réforme pour aider tous les pays membres à relever les défis de la mondialisation du XXIe siècle.»



DÉPARTEMENT DE LA COMMUNICATION DU FMI

Relations publiques    Relations avec les médias
Courriel : publicaffairs@imf.org Courriel : media@imf.org
Télécopie : 202-623-6220 Télécopie : 202-623-7100