Le Conseil d'administration du FMI approuve une aide de 62,2 millions de dollars en faveur de la Côte d'Ivoire au titre de l'assistance d'urgence après un conflit

Communiqué de presse n° 07/176
3 août 2007

Le Conseil d'administration du Fonds monétaire international (FMI) a approuvé aujourd'hui, en faveur de la Côte d'Ivoire, une aide d'un montant équivalent à 40,6 millions de DTS (environ 62,2 millions de dollars) au titre de l'assistance d'urgence après un conflit. Cette assistance appuie le programme des autorités pour 2007 et vise à aider la Côte d'Ivoire à jeter les bases d'une reprise durable dans un environnement plus sûr, à retrouver la stabilité politique et à réunifier le pays.

L'assistance d'urgence après un conflit est destinée à faciliter le renforcement des capacités administratives et institutionnelles qui sera nécessaire pour soutenir la reprise économique et un niveau d'assistance financière plus élevé. L'appui du FMI dans le cadre de l'assistance d'urgence après un conflit est un volet essentiel d'un effort international concerté visant à apporter une aide financière à la Côte d'Ivoire.

À l'issue de la discussion que le Conseil d'administration a consacrée à la Côte d'Ivoire, M. Murilo Portugal, Directeur général adjoint et Président par intérim, a déclaré:

«L'accord de Ouagadougou fournit une feuille de route bienvenue pour surmonter des années de conflit auxquelles la Côte d'Ivoire a payé un lourd tribut économique et social. La mise en œuvre rapide de cette feuille de route et la conduite de bonnes politiques économiques sont essentielles, maintenant, pour assurer à la Côte d'Ivoire une reprise économique qui aura des effets positifs dans toute la région.

Pour jeter les bases d'une reprise économique rapide dans la période post-conflictuelle, les autorités ont adopté un programme économique appuyé par le FMI dans le cadre de sa politique d'assistance d'urgence après un conflit. Ce programme offre un cadre initial rationnel et solide pour établir la stabilité macroéconomique et catalyser le soutien des bailleurs de fonds, tout en s'efforçant de relever les défis auxquels la Côte d'Ivoire est confrontée dans l'immédiat. Les mesures à court terme prévues dans le programme se concentrent sur le rétablissement de la sécurité, la réunification du pays et la remise en état des services sociaux et des infrastructures de base. Il faudra pour cela dégager une marge de manœuvre budgétaire suffisante en améliorant la mobilisation des recettes et en réduisant les dépenses dans les domaines non essentiels.

Les autorités devraient appliquer strictement les procédures budgétaires en vigueur et assurer une exécution plus transparente du budget. L'intention de publier régulièrement les résultats de l'exécution budgétaire et les rapports sur les flux physiques et financiers enregistrés dans les secteurs de l'énergie, du cacao et du café marque une étape importante.

Les réformes structurelles seront essentielles pour assurer une croissance plus rapide sur le moyen terme. Elles incluront des mesures visant à renforcer le contrôle financier et à améliorer les conditions du recouvrement des prêts par voie judiciaire. Dans le secteur énergétique, l'alignement des prix sur les cours mondiaux devrait entraîner une utilisation plus efficiente de ces ressources. Les autorités doivent aussi redoubler d'efforts dans la réforme des secteurs du cacao, du café et du coton. Les réformes structurelles visant à améliorer la productivité, et notamment la réduction durable des coûts liés à l'exercice d'une activité économique, amélioreront la compétitivité, soutiendront la croissance et aideront à diversifier l'économie.

Le programme des autorités pour 2007 met à juste titre l'accent sur les mesures propres à favoriser la reprise économique, la reconstruction des services de l'État et la gestion transparente des ressources publiques. Le budget pour 2007 prévoit une augmentation des dépenses consacrées aux services sociaux, aux infrastructures de base et aux programmes engagés pour répondre à la crise, ainsi qu'une réduction des crédits de défense et des dépenses présidentielles discrétionnaires. La mise en œuvre de ces politiques devrait aussi contribuer à la stabilité externe de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (UMEOA).

Les autorités sont encouragées à préparer leur document de stratégie pour la réduction de la pauvreté (DSRP). L'adoption d'un DSRP et l'établissement des antécédents positifs nécessaires — y compris dans le cadre de l'assistance d'urgence après un conflit — permettront à la Côte d'Ivoire de pouvoir demander à bénéficier d'une aide dans le cadre de la facilité pour la réduction de la pauvreté et pour la croissance (FRPC) et d'un allégement de la dette au titre de l'initiative en faveur des pays pauvres très endettés (PPTE)», a dit M. Portugal.



DÉPARTEMENT DE LA COMMUNICATION DU FMI

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