## L’IMPACT ÉCONOMIQUE DES ÉPIDÉMIES — Section 1

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### Contexte et risques globaux
- Les maladies infectieuses (anciennes et nouvelles) restent une menace mondiale, pouvant provoquer des flambées, des épidémies et des pandémies.
- Mécanismes d’impact économique :
  - Coûts pour les systèmes de santé publics et privés liés au traitement médical et à la maîtrise de la maladie.
  - Surcharge des systèmes de santé réduisant la capacité à assurer les soins courants.
  - Absentéisme et baisse de productivité des malades et de leurs soignants.
  - Isolement social et fermetures d’écoles, d’entreprises, d’établissements commerciaux, de transports et de services publics.
  - Baisse des échanges commerciaux, du tourisme et des voyages vers les régions affectées.
  - Découragement de l’investissement direct étranger par certaines épidémies prolongées (ex. VIH, paludisme).
- Estimations et exemples chiffrés :
  - Coût annuel prévisionnel d’une pandémie de grippe estimé à 500 milliards de dollars (0,6 percent du revenu mondial) — incluant manque à gagner et coût intrinsèque lié à la hausse de la mortalité.
  - Le Libéria a enregistré une baisse de croissance du PIB de 8 points de pourcentage entre 2013 et 2014 lors de la flambée d’Ébola en Afrique de l’Ouest, malgré une diminution du taux global de mortalité du pays au cours de la même période.

### Répartition sectorielle et effets distributifs
- Les conséquences ne sont pas uniformes :
  - Bénéficiaires potentiels : laboratoires pharmaceutiques produisant vaccins, antibiotiques et traitements ; éleveurs si origine animale ; assureurs maladie et vie (selon la nature et le timing des coûts).
  - Groupes particulièrement vulnérables : populations pauvres ayant un accès limité aux soins et des économies insuffisantes pour faire face à un choc financier.
- Les décideurs économiques gèrent ce risque comme d’autres risques non purement économiques (conflits, catastrophes naturelles) et peuvent utiliser des politiques pour réduire la probabilité et améliorer la riposte.

### Facteurs aggravants et menaces émergentes
- Facteurs augmentant le potentiel épidémique :
  - Mondialisation favorisant diffusion rapide à l’intérieur et au-delà des pays.
  - Changement climatique élargissant l’habitat de vecteurs (ex. Aedes aegypti vecteur de la dengue, du chikungunya, du virus Zika et de la fièvre jaune).
  - Urbanisation et expansion des bidonvilles augmentant la densité et l’insalubrité, problèmes d’accès à l’eau potable.
- Menaces particulières :
  - Grand nombre d’agents pathogènes potentiels, y compris pathogènes inconnus.
  - Pathogènes résistants aux antimicrobiens et superbactéries réfractaires à tous les antibiotiques.
- Référence aux initiatives internationales :
  - L’OMS a publié en décembre 2015 une liste prioritaire de maladies à potentiel épidémique à traiter en R&D ; actualisée ensuite, dernière mise à jour mentionnée en février 2018.

### Gestion du risque : prévention, détection et atténuation
- Mesures préventives et structurelles :
  - Investissement dans l’assainissement, l’approvisionnement en eau salubre et le développement d’infrastructures urbaines pour réduire les contacts homme–agent pathogène.
  - Renforcement des systèmes de santé et promotion d’une bonne nutrition pour améliorer la résistance aux infections.
  - Prioriser la sauvegarde des dépenses dans ces domaines même en contextes budgétaires contraints.
- Surveillance et détection précoces :
  - Investissement dans une surveillance fiable des maladies chez l’humain et l’animal.
  - Incitations au signalement de foyers suspects pour contrer les incitations à dissimuler (ex. SRAS et signalement tardif).
  - Utilité des systèmes informels (ProMED, HealthMap), des médias, des réseaux sociaux pour détecter précocement l’évolution de l’incidence.
  - Collaboration via GHSA et Alliance pour l’évaluation extérieure conjointe pour améliorer la planification nationale des ripostes.
- Mesures de riposte opérationnelles :
  - Quarantaines possibles pour maladies extrêmement virulentes et contagieuses (avec considérations sur les droits humains).
  - Rationnement des traitements biomédicaux lorsque l’approvisionnement est limité, avec décisions a priori sur priorisation (premiers intervenants, services essentiels vs groupes vulnérables selon maladie).
  - Priorisation de professionnels de santé, militaires et personnel de sécurité publique pour la distribution de traitements afin de préserver ressources économiques fondamentales.

### Recherche, innovation et coopération internationale
- Défaillance du marché pour les vaccins contre pathogènes à faible probabilité individuelle mais forte gravité collective :
  - Coûts élevés de R&D et rendements différés dissuadent les laboratoires privés d’investir.
- Réponses coopératives et mécanismes de financement :
  - Coalition pour les innovations en matière de préparation aux épidémies (CEPI) : soutien gouvernemental de l’Allemagne, l’Australie, la Belgique, le Canada, l’Éthiopie, l’Inde, le Japon et la Norvège, la Commission européenne et bailleurs non gouvernementaux.
    - Objectifs de la CEPI : promouvoir des candidats vaccins contre agents pathogènes spécifiques à faible probabilité mais forte gravité ; permettre des essais cliniques rapides et l’intensification du développement en cas de flambées ; financer l’élaboration de plateformes institutionnelles et techniques pour accélérer la R&D pour des agents sans vaccin existant.
  - Autres modèles de financement similaires pourraient accompagner la R&D d’un vaccin universel contre la grippe.
- Accès garanti et partage des bénéfices :
  - Nouveaux vaccins inutiles sans accès effectif aux populations à risque ; un accès garanti encouragerait la participation des pays en développement à la R&D.
  - Exemple diplomatique : en 2007, l’Indonésie a refusé de transmettre à l’OMS des échantillons du virus de la grippe H5N1 pour protester contre le fait que les laboratoires des pays riches utilisent souvent gratuitement des échantillons fournis par des pays en développement pour produire des vaccins sans partage des bénéfices.
- Stocks centralisés et partage international :
  - Collaboration internationale pour constituer des stocks centralisés de vaccins et médicaments déployables là où le besoin est le plus fort, avantage comparatif face à des stocks nationaux isolés.
  - Argument du bien public mondial : la prévention des pandémies justifie la coopération et le partage des coûts, d’autant que les pays riches peuvent subir des pertes économiques disproportionnées en raison de leur dépendance au commerce extérieur.

### Instruments financiers et préparation économique
- Assurance et répartition des risques :
  - L’assurance peut répartir la charge économique d’une flambée sévère sur secteurs et régions, à l’instar des mécanismes utilisés pour catastrophes naturelles.
- Importance de plans et décisions anticipées :
  - Décisions préalables sur la priorisation des groupes pour l’accès aux traitements biomédicaux et sur les stratégies de confinement peuvent atténuer les conséquences sanitaires et économiques.

### Conclusion — Perspectives et message politique
- Impossibilité de prévoir le prochain pathogène, le lieu d’apparition ou la gravité des conséquences.
- Certitude : tant que les humains cohabiteront avec des pathogènes infectieux, maladies et épidémies continueront à survenir et à imposer des coûts élevés.
- Message final : des mesures volontaristes sont possibles et nécessaires pour gérer le risque épidémique et atténuer son impact économique.

### Tableau — Maladies imposant des travaux urgents de R&D, 2018
- Fièvre hémorragique de Congo-Crimée
  - Description : Fièvre hémorragique causée par un virus transmis par les tiques et le bétail. Son taux de létalité peut aller jusqu’à 40 %. La transmission interhumaine est possible.
  - Traitements biomédicaux : Aucun vaccin disponible, le traitement au Ribavirin (antiviral) présente un certain nombre d’avantages.
- Maladie à virus Ébola
  - Description : Fièvre hémorragique causée par un virus transmis par les animaux sauvages. Son taux de létalité peut aller jusqu’à 90 %. La transmission interhumaine est possible.
  - Traitements biomédicaux : Vaccin expérimental disponible.
- Maladie du virus Marburg
  - Description : Fièvre hémorragique causée par un virus transmis par les chauves-souris frugivores. Son taux de létalité peut aller jusqu’à 88 %. La transmission interhumaine est possible.
  - Traitements biomédicaux : Aucun vaccin disponible.
- Fièvre de Lassa
  - Description : Fièvre hémorragique causée par un virus transmis au contact avec l’urine ou les excréments de rongeurs. Son taux de létalité est de 15 % dans les cas graves. La transmission interhumaine est possible.
  - Traitements biomédicaux : Aucun vaccin disponible. Mise au point d’un vaccin financée par la CEPI.
- Coronavirus du syndrome respiratoire du Moyen-Orient
  - Description : Maladie respiratoire causée par un coronavirus transmis par les chameaux et l’homme. Son taux de létalité est de 35 %.
  - Traitements biomédicaux : Aucun vaccin disponible. Mise au point d’un vaccin financée par la CEPI.
- Syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS)
  - Description : Maladie respiratoire causée par un coronavirus transmis d’humain à humain et par les animaux (peut-être les chauves-souris). Son taux de létalité est de 10 %.
  - Traitements biomédicaux : Mise au point d’un vaccin financée par la CEPI.
- Virus Nipah et hénipavirus
  - Description : Maladie causée par un virus transmis par les chauves-souris frugivores, les porcs et l’homme. Elle peut se manifester sous forme de syndrome respiratoire aigu ou d’encéphalite. Son taux de létalité peut atteindre 100 %.
  - Traitements biomédicaux : Mise au point d’un vaccin financée par la CEPI.
- Fièvre de la vallée du Rift
  - Description : Maladie causée par un virus transmis au contact avec le sang ou les organes d’animaux infectés, ou par les moustiques. Son taux de létalité peut aller jusqu’à 50 % chez les patients présentant une fièvre hémorragique. Aucune transmission interhumaine n’a été signalée.
  - Traitements biomédicaux : Vaccin expérimental non breveté disponible.
- Zika
  - Description : Maladie causée par un flavivirus transmis par les moustiques. Elle peut entraîner une microcéphalie chez les nourrissons nés de mères infectées et un syndrome de Guillain-Barré. La transmission interhumaine est possible.
  - Traitements biomédicaux : Aucun vaccin disponible.
- Maladie X (aucun pathogène qui transmettrait cette maladie à l’humain n’est connu)
  - Description : s.o.
  - Traitements biomédicaux : La CEPI finance actuellement l’élaboration de plateformes institutionnelles et techniques qui permettent de réaliser rapidement des travaux de R&D en riposte à une flambée d’agents pathogènes pour lesquels aucun vaccin n’existe.

### Section 2 — Synthèse et auteurs
- Principale conclusion :
  - Une action concertée dès maintenant aux niveaux local, national et multinational peut considérablement contribuer à la sauvegarde de notre bien-être collectif à l’avenir.
- Auteurs et affiliations :
  - DAVID E. BLOOM est professeur « Clarence James Gamble » d’économie et de démographie.
  - DANIEL CADARETTE est assistant de recherche.
  - JP SEVILLA est associé de recherche.
  - Tous à l’École de Santé publique T.H. Chan de l’université Harvard.

*Source : bloom - Section 1 (PDF) — FINANCES & DÉVELOPPEMENT, Juin 2018*

### Section 1

### L’IMPACT ÉCONOMIQUE DES ÉPIDÉMIES — Section 1

### Contexte et risques globaux
- Les maladies infectieuses (anciennes et nouvelles) restent une menace mondiale, pouvant provoquer des flambées, des épidémies et des pandémies.
- Mécanismes d’impact économique :
  - Coûts pour les systèmes de santé publics et privés liés au traitement médical et à la maîtrise de la maladie.
  - Surcharge des systèmes de santé réduisant la capacité à assurer les soins courants.
  - Absentéisme et baisse de productivité des malades et de leurs soignants.
  - Isolement social et fermetures d’écoles, d’entreprises, d’établissements commerciaux, de transports et de services publics.
  - Baisse des échanges commerciaux, du tourisme et des voyages vers les régions affectées.
  - Découragement de l’investissement direct étranger par certaines épidémies prolongées (ex. VIH, paludisme).
- Estimations et exemples chiffrés :
  - Coût annuel prévisionnel d’une pandémie de grippe estimé à 500 milliards de dollars (0,6 percent du revenu mondial) — incluant manque à gagner et coût intrinsèque lié à la hausse de la mortalité.
  - Le Libéria a enregistré une baisse de croissance du PIB de 8 points de pourcentage entre 2013 et 2014 lors de la flambée d’Ébola en Afrique de l’Ouest, malgré une diminution du taux global de mortalité du pays au cours de la même période.

### Répartition sectorielle et effets distributifs
- Les conséquences ne sont pas uniformes :
  - Bénéficiaires potentiels : laboratoires pharmaceutiques produisant vaccins, antibiotiques et traitements ; éleveurs si origine animale ; assureurs maladie et vie (selon la nature et le timing des coûts).
  - Groupes particulièrement vulnérables : populations pauvres ayant un accès limité aux soins et des économies insuffisantes pour faire face à un choc financier.
- Les décideurs économiques gèrent ce risque comme d’autres risques non purement économiques (conflits, catastrophes naturelles) et peuvent utiliser des politiques pour réduire la probabilité et améliorer la riposte.

### Facteurs aggravants et menaces émergentes
- Facteurs augmentant le potentiel épidémique :
  - Mondialisation favorisant diffusion rapide à l’intérieur et au-delà des pays.
  - Changement climatique élargissant l’habitat de vecteurs (ex. Aedes aegypti vecteur de la dengue, du chikungunya, du virus Zika et de la fièvre jaune).
  - Urbanisation et expansion des bidonvilles augmentant la densité et l’insalubrité, problèmes d’accès à l’eau potable.
- Menaces particulières :
  - Grand nombre d’agents pathogènes potentiels, y compris pathogènes inconnus.
  - Pathogènes résistants aux antimicrobiens et superbactéries réfractaires à tous les antibiotiques.
- Référence aux initiatives internationales :
  - L’OMS a publié en décembre 2015 une liste prioritaire de maladies à potentiel épidémique à traiter en R&D ; actualisée ensuite, dernière mise à jour mentionnée en février 2018.

### Gestion du risque : prévention, détection et atténuation
- Mesures préventives et structurelles :
  - Investissement dans l’assainissement, l’approvisionnement en eau salubre et le développement d’infrastructures urbaines pour réduire les contacts homme–agent pathogène.
  - Renforcement des systèmes de santé et promotion d’une bonne nutrition pour améliorer la résistance aux infections.
  - Prioriser la sauvegarde des dépenses dans ces domaines même en contextes budgétaires contraints.
- Surveillance et détection précoces :
  - Investissement dans une surveillance fiable des maladies chez l’humain et l’animal.
  - Incitations au signalement de foyers suspects pour contrer les incitations à dissimuler (ex. SRAS et signalement tardif).
  - Utilité des systèmes informels (ProMED, HealthMap), des médias, des réseaux sociaux pour détecter précocement l’évolution de l’incidence.
  - Collaboration via GHSA et Alliance pour l’évaluation extérieure conjointe pour améliorer la planification nationale des ripostes.
- Mesures de riposte opérationnelles :
  - Quarantaines possibles pour maladies extrêmement virulentes et contagieuses (avec considérations sur les droits humains).
  - Rationnement des traitements biomédicaux lorsque l’approvisionnement est limité, avec décisions a priori sur priorisation (premiers intervenants, services essentiels vs groupes vulnérables selon maladie).
  - Priorisation de professionnels de santé, militaires et personnel de sécurité publique pour la distribution de traitements afin de préserver ressources économiques fondamentales.

### Recherche, innovation et coopération internationale
- Défaillance du marché pour les vaccins contre pathogènes à faible probabilité individuelle mais forte gravité collective :
  - Coûts élevés de R&D et rendements différés dissuadent les laboratoires privés d’investir.
- Réponses coopératives et mécanismes de financement :
  - Coalition pour les innovations en matière de préparation aux épidémies (CEPI) : soutien gouvernemental de l’Allemagne, l’Australie, la Belgique, le Canada, l’Éthiopie, l’Inde, le Japon et la Norvège, la Commission européenne et bailleurs non gouvernementaux.
    - Objectifs de la CEPI : promouvoir des candidats vaccins contre agents pathogènes spécifiques à faible probabilité mais forte gravité ; permettre des essais cliniques rapides et l’intensification du développement en cas de flambées ; financer l’élaboration de plateformes institutionnelles et techniques pour accélérer la R&D pour des agents sans vaccin existant.
  - Autres modèles de financement similaires pourraient accompagner la R&D d’un vaccin universel contre la grippe.
- Accès garanti et partage des bénéfices :
  - Nouveaux vaccins inutiles sans accès effectif aux populations à risque ; un accès garanti encouragerait la participation des pays en développement à la R&D.
  - Exemple diplomatique : en 2007, l’Indonésie a refusé de transmettre à l’OMS des échantillons du virus de la grippe H5N1 pour protester contre le fait que les laboratoires des pays riches utilisent souvent gratuitement des échantillons fournis par des pays en développement pour produire des vaccins sans partage des bénéfices.
- Stocks centralisés et partage international :
  - Collaboration internationale pour constituer des stocks centralisés de vaccins et médicaments déployables là où le besoin est le plus fort, avantage comparatif face à des stocks nationaux isolés.
  - Argument du bien public mondial : la prévention des pandémies justifie la coopération et le partage des coûts, d’autant que les pays riches peuvent subir des pertes économiques disproportionnées en raison de leur dépendance au commerce extérieur.

### Instruments financiers et préparation économique
- Assurance et répartition des risques :
  - L’assurance peut répartir la charge économique d’une flambée sévère sur secteurs et régions, à l’instar des mécanismes utilisés pour catastrophes naturelles.
- Importance de plans et décisions anticipées :
  - Décisions préalables sur la priorisation des groupes pour l’accès aux traitements biomédicaux et sur les stratégies de confinement peuvent atténuer les conséquences sanitaires et économiques.

### Conclusion — Perspectives et message politique
- Impossibilité de prévoir le prochain pathogène, le lieu d’apparition ou la gravité des conséquences.
- Certitude : tant que les humains cohabiteront avec des pathogènes infectieux, maladies et épidémies continueront à survenir et à imposer des coûts élevés.
- Message final : des mesures volontaristes sont possibles et nécessaires pour gérer le risque épidémique et atténuer son impact économique.

### Tableau — Maladies imposant des travaux urgents de R&D, 2018
- Fièvre hémorragique de Congo-Crimée
  - Description : Fièvre hémorragique causée par un virus transmis par les tiques et le bétail. Son taux de létalité peut aller jusqu’à 40 %. La transmission interhumaine est possible.
  - Traitements biomédicaux : Aucun vaccin disponible, le traitement au Ribavirin (antiviral) présente un certain nombre d’avantages.
- Maladie à virus Ébola
  - Description : Fièvre hémorragique causée par un virus transmis par les animaux sauvages. Son taux de létalité peut aller jusqu’à 90 %. La transmission interhumaine est possible.
  - Traitements biomédicaux : Vaccin expérimental disponible.
- Maladie du virus Marburg
  - Description : Fièvre hémorragique causée par un virus transmis par les chauves-souris frugivores. Son taux de létalité peut aller jusqu’à 88 %. La transmission interhumaine est possible.
  - Traitements biomédicaux : Aucun vaccin disponible.
- Fièvre de Lassa
  - Description : Fièvre hémorragique causée par un virus transmis au contact avec l’urine ou les excréments de rongeurs. Son taux de létalité est de 15 % dans les cas graves. La transmission interhumaine est possible.
  - Traitements biomédicaux : Aucun vaccin disponible. Mise au point d’un vaccin financée par la CEPI.
- Coronavirus du syndrome respiratoire du Moyen-Orient
  - Description : Maladie respiratoire causée par un coronavirus transmis par les chameaux et l’homme. Son taux de létalité est de 35 %.
  - Traitements biomédicaux : Aucun vaccin disponible. Mise au point d’un vaccin financée par la CEPI.
- Syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS)
  - Description : Maladie respiratoire causée par un coronavirus transmis d’humain à humain et par les animaux (peut-être les chauves-souris). Son taux de létalité est de 10 %.
  - Traitements biomédicaux : Mise au point d’un vaccin financée par la CEPI.
- Virus Nipah et hénipavirus
  - Description : Maladie causée par un virus transmis par les chauves-souris frugivores, les porcs et l’homme. Elle peut se manifester sous forme de syndrome respiratoire aigu ou d’encéphalite. Son taux de létalité peut atteindre 100 %.
  - Traitements biomédicaux : Mise au point d’un vaccin financée par la CEPI.
- Fièvre de la vallée du Rift
  - Description : Maladie causée par un virus transmis au contact avec le sang ou les organes d’animaux infectés, ou par les moustiques. Son taux de létalité peut aller jusqu’à 50 % chez les patients présentant une fièvre hémorragique. Aucune transmission interhumaine n’a été signalée.
  - Traitements biomédicaux : Vaccin expérimental non breveté disponible.
- Zika
  - Description : Maladie causée par un flavivirus transmis par les moustiques. Elle peut entraîner une microcéphalie chez les nourrissons nés de mères infectées et un syndrome de Guillain-Barré. La transmission interhumaine est possible.
  - Traitements biomédicaux : Aucun vaccin disponible.
- Maladie X (aucun pathogène qui transmettrait cette maladie à l’humain n’est connu)
  - Description : s.o.
  - Traitements biomédicaux : La CEPI finance actuellement l’élaboration de plateformes institutionnelles et techniques qui permettent de réaliser rapidement des travaux de R&D en riposte à une flambée d’agents pathogènes pour lesquels aucun vaccin n’existe.

*Source : bloom - Section 1 (PDF) — FINANCES & DÉVELOPPEMENT, Juin 2018*

### Section 2

### bloom - Section 2

### Principale conclusion
- Une action concer-
  tée dès maintenant aux niveaux local, national et multinatio-
  nal peut considérablement contribuer à la sauvegarde de notre 
  bien-être collectif à l’avenir.

### Auteurs et affiliations
- DAVID E. BLOOM est professeur « Clarence James Gamble » d’économie 
  et de démographie, 
- DANIEL CADARETTE est assistant de recherche, 
- JP SEVILLA est associé de recherche, 
- Tous à l’École de Santé publique T.H. Chan de l’université Harvard.

*Source: bloom - Section 2*

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