## PLEINS FEUX

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### Le problème : scolarisation ≠ apprentissage
- Des centaines de millions d’enfants dans les pays en développement atteignent l’âge adulte sans avoir acquis les compétences de base nécessaires au quotidien.
- Le taux de scolarisation n’est pas un bon indicateur pour mesurer ce qu’a appris un enfant.
- La crise de l’apprentissage amplifie les inégalités, touchant particulièrement les élèves les plus défavorisés.

### Preuves et chiffres clés
- Quelque 260 millions d’enfants dans le monde ne sont pas inscrits à l’école primaire ou secondaire.
- Dans les régions rurales d’Inde, près de 75 % des élèves en 3e année de primaire ne savent pas résoudre une soustraction à deux chiffres (exemple donné : 46 – 17).
- Arrivés en 5e année de primaire, 50 % des élèves en Inde n’en sont toujours pas capables.
- Au vu des tendances actuelles :
  - il faudra attendre 75 ans avant que les adolescents au Brésil n’obtiennent en mathématiques les mêmes scores que leurs homologues des pays riches.
  - il faudra plus de 260 ans pour qu’ils fassent de même en lecture.
  - il faudrait 180 ans aux Tunisiens âgés de 15 ans pour atteindre la note moyenne en mathématiques des pays riches.
- Sur les 121 pays étudiés, la moitié ne possédait pas les données requises pour rendre compte des aptitudes en lecture et en calcul des élèves en fin de premier cycle du secondaire.
- Pourcentage d’enseignants absents de l’école et de la classe le jour d’une visite surprise (pays d’Afrique participants) : graphiques indiquant des valeurs sur une échelle 0–60 pour « l’école » et « la classe » (pays cités : Ouganda 2013, Mozambique 2014, Tanzanie 2010, Kenya 2012, Tanzanie 2014, Togo 2013, Sénégal 2011, Nigéria 2013). Note : la catégorie « absents de la classe » combine les absences de l’école et les absences de la classe pour les enseignants se trouvant dans l’enceinte de l’établissement.

### Facteurs expliquant la faible acquisition des compétences
- Le texte mentionne « Quatre facteurs en jeu : » sans développement détaillé dans le contenu disponible.
- Causes explicites citées :
  - Malnutrition.
  - Frais de scolarité élevés.
  - Obstacles attribuables aux inégalités entre femmes et hommes.
  - Absentéisme des enseignants.
  - Préparation inadéquate des enseignants et manque de moyens.
  - Un système politique dans lequel l’apprentissage n’est pas une priorité.

### Pourquoi l’éducation correctement fournie importe
- À l’échelle individuelle : bénéfices pour l’emploi, les revenus et la santé.
- Pour les sociétés : croissance durable, réduction de la pauvreté, encouragement de l’innovation, renforcement des institutions et promotion de la cohésion sociale.

### Solutions et priorités proposées (d’après le Rapport sur le développement dans le monde de 2018 de la Banque mondiale, tel que résumé)
- Trois axes stratégiques pour appréhender et résoudre la crise de l’apprentissage :
  - Évaluer les acquis pour identifier les lacunes d’apprentissage.
  - Agir à la lumière des études concernant les bonnes interventions pédagogiques.
  - Privilégier au niveau national l’apprentissage, la collecte de données et les réformes.
- Synthèse : les pays ont considérablement progressé sur le plan de la scolarisation ; il est temps de mettre l’accent sur l’amélioration de l’apprentissage. Une main-d’œuvre instruite est essentielle à la prospérité future de tout pays.

*Texte et graphiques basés sur le Rapport sur le développement dans le monde de 2018 de la Banque mondiale. Rédigé par MARIE BOURSIQUOT. Finances & Développement, Mars 2018.*

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