## farming-food-and-climate-change-batini

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### Coûts cachés et impacts actuels des systèmes alimentaires
- Les systèmes agroalimentaires modernes ont transformé l’agriculture traditionnelle en procédés industrialisés recourant aux produits chimiques, aux modifications génétiques et à la déforestation.
- Le secteur agroalimentaire crée aujourd’hui « un quart » des émissions de gaz à effet de serre d’origine humaine — et devrait en émettre « la moitié d’ici 2050 ».
- L’élevage représente près de « 15 % » des gaz à effet de serre dans le monde chaque année, équivalant aux émissions produites par l’ensemble des voitures, camions, avions et navires du monde, ou, en termes de pays, aux émissions produites par la Chine.
- L’agriculture à des fins non alimentaires et la déforestation représentent « 8 % » supplémentaires d’émissions (selon le Rapport spécial de 2019 du GIEC et la Commission EAT-Lancet).
- Ressources exploitées par l’agriculture : près de la moitié des terres libres de glaces et non désertiques et les trois quarts de l’eau douce mondiales.
- Dégradation des sols : les modes de culture actuels dégradent les sols « plus de cent fois plus vite » que la formation de nouveaux sols.
- Sécurité alimentaire et santé : plus de « 820 millions » de personnes ont souffert de la faim en 2018; en 2018, « 650 millions » de personnes étaient classées « obèses » et près de « 2 milliards » « en surpoids ».

### Objectif de 1,5 °C pour le secteur alimentaire — changements nécessaires côté offre et sols
- Trois changements d’offre identifiés comme indispensables :
  - Réduire la production et la consommation mondiales de viandes rouges et de produits laitiers d’« environ 50 % », en remplaçant protéines animales par protéines végétales. Mesure urgente attendue des principaux producteurs (ex. : États‑Unis, Brésil, Union européenne pour le bœuf; États‑Unis, Inde, Chine pour les produits laitiers).
  - Abandonner la monoculture et adopter pratiques respectueuses de la biodiversité (agriculture biologique et mixte, gestion durable des sols, restauration des écosystèmes). Exemple chiffré : restauration des sols par méthodes régénératrices peut piéger « jusqu’à 60 tonnes » de carbone dans le sol et la végétation par demi‑hectare. Selon Rattan Lal, « une simple hausse de 2 % de la teneur en carbone des sols de la planète pourrait compenser 100 % des émissions de gaz à effet de serre ».
  - Améliorer l’utilisation des sols, notamment en plantant des forêts et en limitant la déforestation. Le Pacte mondial pour la nature vise la protection officielle de « 30 % » des surfaces de la terre et la désignation de « 20 % » supplémentaires en surfaces de stabilisation climatique d’ici 2030 pour aider à contenir la hausse de la température à moins de 1,5 °C.
- Potentialités marines :
  - La pisciculture d’algues et de crustacés sur une superficie équivalente à « 5 % » des eaux territoriales des États‑Unis peut produire l’équivalent de protéines de « 2 300 milliards » de hamburgers et séquestrer une quantité de carbone égale à celle produite par « 20 millions » de voitures.
  - Exploiter « moins de 10 % » des océans pourrait absorber tout le carbone produit en une année sur la terre et créer suffisamment de biocarburants pour alimenter le monde entier (estimations citées).

### Demande alimentaire — transition vers des régimes majoritairement végétaux
- Recommandation de consommation : le citoyen mondial moyen devrait consommer « 50 % » de moins de viande et de produits laitiers, suivant la règle proposée : « aucun produit animal au petit‑déjeuner et au déjeuner ».
- Avantages pour la santé : une alimentation principalement à base de plantes réduit le risque de cancer, de maladie cardiovasculaire, de diabète de type 2 et d’obésité.

### Rôle des politiques publiques et instruments recommandés
- Réorienter les subventions agricoles :
  - En 2018, le total des subventions à l’agriculture dans les pays membres de l’OCDE a atteint « 233 milliards de dollars ».
  - Proposer de réorienter ces subventions vers une agriculture durable produisant des protéines végétales et vers l’innovation en protéines de substitution et technologies agricoles intelligentes.
- Aides temporaires pour la transition : prêts directs, mécanismes de garanties, assurances des récoltes, mesures pour améliorer l’accès aux terres et aux marchés afin d’encourager l’agriculture biologique (pratiquée actuellement sur « 1,2 % » des terres agricoles dans le monde; projection : « 3,2 % » d’ici 2024 en l’état actuel des politiques).
- Remplacer subventions à la production par paiements écologiques dans les pays en développement, avec focus sur agricultrices, populations autochtones et initiatives collectives locales.
- Instruments réglementaires et incitatifs : législations foncières, incitations financières, mesures sur le marché du travail pour soutenir les propriétaires respectueux des écosystèmes; conditionner les subventions à l’adoption de pratiques respectueuses de l’environnement à la ferme.
- Propositions internationales : fonds d’indemnisation pour pays renonçant au commerce de denrées menaçant des écosystèmes critiques; fonds pour création et protection d’aires marines.
- Taxes sur aliments « non écologiques » et « malsains » (viandes, produits laitiers, aliments ultra‑transformés) pour internaliser coûts cachés :
  - Exemples d’impact estimé aux États‑Unis — prix moyen d’un Big Mac « avoisine 5,60 dollars » mais coût social estimé à « 12 dollars » si l’on additionne coûts cachés; un gallon de lait coûterait « 9 dollars » au lieu de « 3,5 dollars »; deux livres de côtes de porc passeraient de « 12 » à « 32 dollars ».
  - Proposer de compenser ces taxes par une baisse des taxes sur aliments durables pour préserver le pouvoir d’achat.
- Réduction du gaspillage alimentaire : meilleure gestion de la chaîne d’approvisionnement, plateformes de commerce électronique pour diffuser info sur l’offre excédentaire, diminution des portions vendues au détail, recours accru aux aliments surgelés, programmes de dons de nourriture non consommée, campagnes de sensibilisation.
- Ajustements financiers : modifications de la réglementation prudentielle pour intégrer les risques financiers liés au financement d’entreprises agroalimentaires non durables; investissement plus audacieux des fonds publics dans des actifs liés à une utilisation durable des sols et développement des marchés d’obligations vertes et durables.

### Technologies et pratiques climato‑intelligentes
- Technologies mentionnées : valorisation de la biomasse (déchets agricoles et alimentaires, fumier), production à base d’énergies renouvelables, pompage de l’eau par énergie solaire ou éolienne, irrigation goutte‑à‑goutte, technologies de lutte contre les gaz à effet de serre, machinisme agricole efficient.
- Nécessité de systèmes d’alerte précoce publics‑privés pour prévoir conditions météorologiques, rendements des cultures et phénomènes climatiques saisonniers, et d’un effort pour faire adhérer l’opinion publique aux innovations agricoles durables.

### Bienfaits indirects attendus en cas de transformation
- Selon le rapport de 2019 du GIEC : réformer pratiques d’agriculture, d’élevage et d’agroforesterie pourrait éliminer « jusqu’à un tiers » de toutes les émissions de gaz à effet de serre.
- Les changements des modes alimentaires pourraient entraîner une réduction des émissions « égale au total des émissions de carbone produites chaque année actuellement par les États‑Unis et l’Inde ».
- Élimination des déchets alimentaires pourrait diminuer les émissions mondiales de carbone de « 8 % à 10 % » supplémentaires.
- Réorientation vers aliments d’origine végétale mettrait fin à la déforestation et préserverait les écosystèmes essentiels.

### L’économie face au climat — l’importance du régime alimentaire
- Bienfaits attendus d’une transformation des systèmes alimentaires :
  - Alimentation plus nutritive, plus variée, plus sûre, produite de façon plus éthique et plus abordable.
  - Espérance de vie et qualité de vie améliorées.
  - Économies réalisées dans les soins de santé pouvant stabiliser les finances publiques.
  - Productivité du travail en hausse, moins d’années de travail perdues pour maladie, invalidité ou décès prématuré.
  - Progrès dans l’éradication de la faim, des inégalités de revenus et de l’immobilisme social; atténuation des migrations de masse dues aux changements climatiques.
  - Santé du climat liée à la santé des terres et des mers; santé des populations liée à la santé des économies.
- Potentiel d’atténuation des émissions liées à la demande alimentaire :
  - Limiter ou éliminer la consommation de viande dans son régime alimentaire peut contribuer à réduire les émissions de carbone : un régime végétalien pour tous permettrait de réduire les émissions de près de 8 %.
  - (Potentiel d’atténuation des gaz à effet de serre du côté de la demande, en gigatonnes de dioxyde de carbone équivalent par an)
  - Source indiquée : Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (2019).
- Types de régimes alimentaires mentionnés (présentation du Graphique 2) :
  - Régime méditerranéen (modéré en viande mais riche en légumes)
  - Régime carnivore climatique (limité en viandes de ruminants et produits laitiers)
  - Régime pescétarien (constitué de poisson mais sans viande)
  - Régime léger et frugal (limité en aliments d’origine animale mais riche en calories)
  - Régime sain (limité en sucres, viandes et produits laitiers)
  - Régime flexitarien (limité en viandes et produits laitiers)
  - Régime végétarien (viande/fruits de mer une fois par mois)
  - Régime végétalien (aucun aliment d’origine animale)

*Source: https://www.imf.org/-/media/files/publications/fandd/article/2019/december/fr/farming-food-and-climate-change-batini.pdf*

### Section 1

### Farming-food-and-climate-change-batini — Section 1

### Coûts cachés et impacts actuels des systèmes alimentaires
- Les systèmes agroalimentaires modernes ont transformé l’agriculture traditionnelle en procédés industrialisés recourant aux produits chimiques, aux modifications génétiques et à la déforestation.  
- Le secteur agroalimentaire crée aujourd’hui « un quart » des émissions de gaz à effet de serre d’origine humaine — et devrait en émettre « la moitié d’ici 2050 ».  
- L’élevage représente près de « 15 % » des gaz à effet de serre dans le monde chaque année, équivalant aux émissions produites par l’ensemble des voitures, camions, avions et navires du monde, ou, en termes de pays, aux émissions produites par la Chine.  
- L’agriculture à des fins non alimentaires et la déforestation représentent « 8 % » supplémentaires d’émissions (selon le Rapport spécial de 2019 du GIEC et la Commission EAT-Lancet).  
- Ressources exploitées par l’agriculture : près de la moitié des terres libres de glaces et non désertiques et les trois quarts de l’eau douce mondiales.  
- Dégradation des sols : les modes de culture actuels dégradent les sols « plus de cent fois plus vite » que la formation de nouveaux sols.  
- Sécurité alimentaire et santé : plus de « 820 millions » de personnes ont souffert de la faim en 2018; en 2018, « 650 millions » de personnes étaient classées « obèses » et près de « 2 milliards » « en surpoids ».

### Objectif de 1,5 °C pour le secteur alimentaire — changements nécessaires côté offre et sols
- Trois changements d’offre identifiés comme indispensables :
  - Réduire la production et la consommation mondiales de viandes rouges et de produits laitiers d’« environ 50 % », en remplaçant protéines animales par protéines végétales. Mesure urgente attendue des principaux producteurs (ex. : États‑Unis, Brésil, Union européenne pour le bœuf; États‑Unis, Inde, Chine pour les produits laitiers).  
  - Abandonner la monoculture et adopter pratiques respectueuses de la biodiversité (agriculture biologique et mixte, gestion durable des sols, restauration des écosystèmes). Exemple chiffré : restauration des sols par méthodes régénératrices peut piéger « jusqu’à 60 tonnes » de carbone dans le sol et la végétation par demi‑hectare. Selon Rattan Lal, « une simple hausse de 2 % de la teneur en carbone des sols de la planète pourrait compenser 100 % des émissions de gaz à effet de serre ».  
  - Améliorer l’utilisation des sols, notamment en plantant des forêts et en limitant la déforestation. Le Pacte mondial pour la nature vise la protection officielle de « 30 % » des surfaces de la terre et la désignation de « 20 % » supplémentaires en surfaces de stabilisation climatique d’ici 2030 pour aider à contenir la hausse de la température à moins de 1,5 °C.  
- Potentialités marines : la pisciculture d’algues et de crustacés sur une superficie équivalente à « 5 % » des eaux territoriales des États‑Unis peut produire l’équivalent de protéines de « 2 300 milliards » de hamburgers et séquestrer une quantité de carbone égale à celle produite par « 20 millions » de voitures. Exploiter « moins de 10 % » des océans pourrait absorber tout le carbone produit en une année sur la terre et créer suffisamment de biocarburants pour alimenter le monde entier (estimations citées).

### Demande alimentaire — transition vers des régimes majoritairement végétaux
- Recommandation de consommation : le citoyen mondial moyen devrait consommer « 50 % » de moins de viande et de produits laitiers, suivant la règle proposée : « aucun produit animal au petit‑déjeuner et au déjeuner ».  
- Avantages pour la santé : une alimentation principalement à base de plantes réduit le risque de cancer, de maladie cardiovasculaire, de diabète de type 2 et d’obésité.

### Rôle des politiques publiques et instruments recommandés
- Réorienter les subventions agricoles :
  - En 2018, le total des subventions à l’agriculture dans les pays membres de l’OCDE a atteint « 233 milliards de dollars ».  
  - Proposer de réorienter ces subventions vers une agriculture durable produisant des protéines végétales et vers l’innovation en protéines de substitution et technologies agricoles intelligentes.  
- Aides temporaires pour la transition : prêts directs, mécanismes de garanties, assurances des récoltes, mesures pour améliorer l’accès aux terres et aux marchés afin d’encourager l’agriculture biologique (pratiquée actuellement sur « 1,2 % » des terres agricoles dans le monde; projection : « 3,2 % » d’ici 2024 en l’état actuel des politiques).  
- Remplacer subventions à la production par paiements écologiques dans les pays en développement, avec focus sur agricultrices, populations autochtones et initiatives collectives locales.  
- Instruments réglementaires et incitatifs : législations foncières, incitations financières, mesures sur le marché du travail pour soutenir les propriétaires respectueux des écosystèmes; conditionner les subventions à l’adoption de pratiques respectueuses de l’environnement à la ferme. Propositions internationales : fonds d’indemnisation pour pays renonçant au commerce de denrées menaçant des écosystèmes critiques; fonds pour création et protection d’aires marines.  
- Taxes sur aliments « non écologiques » et « malsains » (viandes, produits laitiers, aliments ultra‑transformés) pour internaliser coûts cachés : exemples d’impact estimé aux États‑Unis — prix moyen d’un Big Mac « avoisine 5,60 dollars » mais coût social estimé à « 12 dollars » si l’on additionne coûts cachés; un gallon de lait coûterait « 9 dollars » au lieu de « 3,5 dollars »; deux livres de côtes de porc passeraient de « 12 » à « 32 dollars ». Proposer de compenser ces taxes par une baisse des taxes sur aliments durables pour préserver le pouvoir d’achat.  
- Réduction du gaspillage alimentaire : meilleure gestion de la chaîne d’approvisionnement, plateformes de commerce électronique pour diffuser info sur l’offre excédentaire, diminution des portions vendues au détail, recours accru aux aliments surgelés, programmes de dons de nourriture non consommée, campagnes de sensibilisation.  
- Ajustements financiers : modifications de la réglementation prudentielle pour intégrer les risques financiers liés au financement d’entreprises agroalimentaires non durables; investissement plus audacieux des fonds publics dans des actifs liés à une utilisation durable des sols et développement des marchés d’obligations vertes et durables.

### Technologies et pratiques climato‑intelligentes
- Technologies mentionnées : valorisation de la biomasse (déchets agricoles et alimentaires, fumier), production à base d’énergies renouvelables, pompage de l’eau par énergie solaire ou éolienne, irrigation goutte‑à‑goutte, technologies de lutte contre les gaz à effet de serre, machinisme agricole efficient.  
- Nécessité de systèmes d’alerte précoce publics‑privés pour prévoir conditions météorologiques, rendements des cultures et phénomènes climatiques saisonniers, et d’un effort pour faire adhérer l’opinion publique aux innovations agricoles durables.

### Bienfaits indirects attendus en cas de transformation
- Selon le rapport de 2019 du GIEC : réformer pratiques d’agriculture, d’élevage et d’agroforesterie pourrait éliminer « jusqu’à un tiers » de toutes les émissions de gaz à effet de serre.  
- Les changements des modes alimentaires pourraient entraîner une réduction des émissions « égale au total des émissions de carbone produites chaque année actuellement par les États‑Unis et l’Inde ».  
- Élimination des déchets alimentaires pourrait diminuer les émissions mondiales de carbone de « 8 % à 10 % » supplémentaires.  
- Réorientation vers aliments d’origine végétale mettrait fin à la déforestation et préserverait les écosystèmes essentiels.

*Source: https://www.imf.org/-/media/files/publications/fandd/article/2019/december/fr/farming-food-and-climate-change-batini.pdf*

### Section 2

### L’ÉCONOMIE FACE AU CLIMAT — L’importance du régime alimentaire

### Bienfaits attendus d’une transformation des systèmes alimentaires
- Pour les êtres humains et pour notre postérité, les bienfaits ne se limiteraient pas à sécuriser l’habitabilité et la richesse biologique de notre planète, mais seraient beaucoup plus grands : notre alimentation serait plus nutritive, plus variée, plus sûre, produite de façon plus éthique et plus abordable.  
- Nous pourrions vivre plus longtemps et en meilleure santé.  
- Les économies réalisées dans les soins de santé — l’un des premiers postes de dépenses des gouvernements et des ménages — pourraient stabiliser les finances publiques dans le monde entier.  
- La productivité du travail augmenterait, car moins d’années de travail seraient perdues pour maladie, invalidité ou décès prématuré.  
- Des progrès spectaculaires seraient réalisés dans l’éradication de la faim, des inégalités de revenus et de l’immobilisme social dans le monde, et éviteraient les migrations de masse dues aux changements climatiques.  
- La santé du climat est celle des terres et des mers, celle des êtres humains est celle des économies de nos pays. Si nous parvenons à mobiliser la volonté nécessaire avant qu’il ne soit trop tard, nous pourrons avoir une alimentation nutritive, des économies florissantes et une planète réellement habitable.

### Potentiel d’atténuation des émissions liées à la demande alimentaire
- Limiter ou éliminer la consommation de viande dans son régime alimentaire peut contribuer à réduire les émissions de carbone : un régime végétalien pour tous permettrait de réduire les émissions de près de 8 %.  
- (Potentiel d’atténuation des gaz à effet de serre du côté de la demande, en gigatonnes de dioxyde de carbone équivalent par an)  
- Source indiquée : Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (2019).

### Types de régimes alimentaires mentionnés (présentation du Graphique 2)
- Régime méditerranéen (modéré en viande mais riche en légumes)  
- Régime carnivore climatique (limité en viandes de ruminants et produits laitiers)  
- Régime pescétarien (constitué de poisson mais sans viande)  
- Régime léger et frugal (limité en aliments d’origine animale mais riche en calories)  
- Régime sain (limité en sucres, viandes et produits laitiers)  
- Régime flexitarien (limité en viandes et produits laitiers)  
- Régime végétarien (viande/fruits de mer une fois par mois)  
- Régime végétalien (aucun aliment d’origine animale)

*Nicoletta Batini, économiste en chef au bureau indépendant d’évaluation du FMI.*

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_Source: https://www.imf.org/-/media/files/publications/fandd/article/2019/december/fr/farming-food-and-climate-change-batini.pdf_
