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### Leçons générales
- Pays mis en évidence pour préserver la santé et le bonheur des citoyens : Danemark, Costa Rica, Nouvelle-Zélande.
- Facteurs communs : prestations de services efficaces à l’échelle locale, confiance sociale, prise en compte du bien‑être au plus haut niveau politique.
- Définition analytique citée : le bonheur est défini comme « plénitude » plutôt que plaisir ou euphorie (Jeffrey Sachs).

### Danemark : tout est question de confiance
- Comportements collectifs observés pendant la pandémie illustrant solidarité et adhésion aux mesures sanitaires (exemple individuel : 32 tests de dépistage subis par Cordelia Chesnutt).
- Facteurs de confiance sociale :
  - Système de protection sociale solide : indemnisation généreuse des chômeurs, accès gratuit aux soins de santé et à l’enseignement supérieur, forte subvention de la garde d’enfants.
  - Absence de corruption et tradition de recherche du consensus politique (depuis le début des années 90, aucun parti n’a obtenu la majorité seul).
  - Institutions efficaces soutenant la confiance envers les pouvoirs publics.
- Initiatives locales intégrant le bien‑être : exemple de Dragør (enquête locale, priorités : infrastructures de loisirs, piscine couverte, meilleures installations sportives, programmation pour les plus âgés, améliorations des espaces publics).
- Éléments de défi :
  - Difficultés d’intégration des immigrés et des réfugiés sur le marché du travail.
  - Tensions perçues dans le système de protection sociale ayant alimenté le débat sur l’immigration.
- Données liées à la gestion de la COVID‑19 :
  - Plus de 75 % des citoyens admissibles à la vaccination à la fin du mois d’octobre avaient reçu un schéma vaccinal complet.
  - Au moment du pic pandémique, plus de 60 % des adultes étaient testés chaque semaine.
  - Plus de 90 % des Danois font confiance à leurs autorités sanitaires nationales.
- Analyse : relation étroite entre le fonctionnement des institutions politiques et la confiance sociale (Michael Bang Petersen).

### Costa Rica : la pura vida
- Notion culturelle : « pura vida » = style de vie décontracté lié à la santé, l’emploi, le temps passé avec amis et famille.
- Classement et performance :
  - D’après l’édition 2021 du Rapport mondial sur le bonheur, le Costa Rica est le 16e endroit sur terre où l’on est le plus heureux.
  - Parmi les pays émergents, il est le seul (hormis la République tchèque) à figurer dans les vingt premières places.
- Accès aux services et indicateurs sociaux :
  - 100 % de la population a accès à l’électricité et à l’eau potable.
  - Couverture sanitaire universelle.
  - L’école est gratuite; les retraites sont garanties par l’État.
- Histoire sanitaire et modèle de soins :
  - Dépenses de santé en pourcentage du PIB : 7,3 % (Costa Rica) vs 10 % (moyenne mondiale) en 2017.
  - Espérance de vie : 75 ans en 1990 et 80 ans (date non précisée pour la valeur 80).
  - Taux de mortalité infantile : environ 74 ‰ en 1970 et 17 ‰ en 1989.
  - Modèle de soins primaires (EBAIS) mis en œuvre dans les années 90 : équipes composées de médecins, d’infirmiers et d’agents de santé locaux visitant chaque ménage annuellement; intégration des données avec dossiers médicaux électroniques pour cibler les ressources.
- Analyses et principes politiques :
  - Approche préventive et centrée sur l’accès aux soins primaires comme stratégie coût‑efficace (Mariano Rojas).
  - Vision de long terme et pacte social avec continuité des politiques quel que soit le gouvernement (María del Rocío Sáenz Madrigal; Cristina Eguizábal).
  - Transition écologique liée à l’emploi et au bien‑être (réorientation après déforestation dans les années 70).

### Nouvelle‑Zélande : changer le discours sur le bien‑être
- Objectif du budget « bien‑être » 2019 (gouvernement travailliste dirigé par Jacinda Ardern) : relever des défis à long terme dans la santé mentale, la pauvreté des enfants, les violences domestiques, le soutien aux aspirations des peuples maori et pasifika, et la transformation économique.
  - Le budget fixait cinq priorités d’action : santé mentale, bien‑être des enfants, soutien aux aspirations des peuples maori et pasifika, construction d’une nation productive, transformation de l’économie.
  - Affectation de milliards aux services de santé mentale et à la lutte contre la pauvreté des enfants; investissements record pour combattre les violences familiales.
- Contexte socioéconomique et défis :
  - Population du pays : 5 millions d’habitants.
  - Bonnes performances sur beaucoup d’indicateurs de bien‑être parmi les pays de l’OCDE.
  - Contraintes : violences familiales et sexuelles parmi les pires, pauvreté des enfants élevée.
  - Données 2020 : jusqu’à 210,500 enfants vivant dans la pauvreté (18,4 %).
- Progrès conceptuels et limites opérationnelles :
  - Changement du discours public vers une prise en compte plus globale du bien‑être (Girol Karacaoglu).
  - Reconnaissance que la santé et l’économie sont liées ; le bien‑être soutient la productivité.
  - Besoin d’améliorer la mesure des résultats et d’autonomiser les collectivités locales : les collectivités doivent avoir plus de pouvoir et de moyens; le pouvoir central doit écouter et soutenir.
  - Nécessité d’instruments de mesure et d’une infrastructure décisionnelle pour rendre opérationnel le concept de bien‑être (Emily Mason).
- Analyse finale : transition vers une conception plus globale du bien‑être exige des ajustements de gouvernance, des outils de mesure et du temps pour produire des résultats observables (Dominick Stephens).

### Investissements budgétaires (Section 2)
- Budget 2019 : investissement prévu de "1,9 milliard de dollars néo‑zélandais" dans la santé mentale.
- Priorité explicite : le budget 2019 visait aussi à "privilégier tout particulièrement la lutte contre la pauvreté des enfants", une priorité de la Première ministre.
- Continuité : "Depuis 2019, le gouvernement n’a pas dérogé à ses objectifs quand il a établi les budgets suivants, malgré le défi immense représenté par la COVID-19", selon Karacaoglu.

### Santé mentale (Section 2)
- Mesures citées : introduction de "services d’accompagnement précoce dans les cabinets de médecine générale et les centres sociaux".
- Évaluation des acteurs : Shaun Robinson (New Zealand Mental Health Foundation) estime qu’il "reste encore fort à faire" pour obtenir les améliorations indispensables.
- Stratégie décennale : la "stratégie décennale en faveur de la santé mentale" présentée récemment prend en compte l’autonomie des habitants pour veiller à leur bien‑être et constitue "un pas dans la bonne direction".

### Bien‑être des enfants et de la jeunesse (Section 2)
- Effet de la pandémie : selon Maree Brown, la COVID‑19 "a placé la barre plus haut".
- Stratégie pour le bien‑être des enfants et de la jeunesse : lancée en "août 2019", elle a exposé la vision commune de ce que les jeunes Néo‑Zélandais veulent pour avoir un réel sentiment de bien‑être.
- Caractère de la stratégie : "déjà très axée sur des actions collectives à mener pour améliorer le bien‑être des enfants et des jeunes défavorisés"; avec la COVID, "il a fallu redoubler d’efforts".

### Approche locale et pouvoirs décisionnels (Section 2)
- Observations : les ripostes locales à la pandémie ont révélé "les points forts de chaque communauté", que les pouvoirs publics devraient s’en servir.
- Transition de gouvernance : moins d’initiatives "partant du centre" et plus de transfert de ressources et de "pouvoirs décisionnels" vers la collaboration avec les familles et les parties prenantes locales.
- Priorité donnée aux prestataires autochtones : accent mis sur l’octroi de moyens "aux Maoris et autres prestataires pour qu’ils imaginent les solutions répondant à leurs besoins".

### Évaluation et prochaines étapes (Section 2)
- Perception des résultats : certains considèrent que les résultats du "budget bien‑être" ne sont "pas encore visibles", tout en reconnaissant l’impact de la pandémie.
- Données et statistiques : reconnaissance de la nécessité de mieux exploiter les moyens statistiques disponibles : "Nous disposons de ces moyens statistiques, mais nous ne les exploitons pas complètement."
- Conclusion des responsables : "Il y a encore du travail, mais nous allons définitivement dans la bonne direction."

*Rédigé par ANALISA R. BALA, ADAM BEHSUDI et ANNA JAQUIERY.*

### Section 1

### Leçons de bien-vivre

### Enseignements généraux
- Le Danemark, le Costa Rica et la Nouvelle-Zélande se distinguent par leur capacité à préserver la santé et le bonheur de leurs citoyens.
- Facteurs communs identifiés : prestations de services efficaces à l’échelle locale, confiance sociale, prise en compte du bien-être au plus haut niveau politique.
- Citation analytique : le bonheur est défini comme « plénitude » plutôt que plaisir ou euphorie (Jeffrey Sachs).

### Danemark : tout est question de confiance
- Comportements collectifs observés pendant la pandémie : exemples individuels (32 tests de dépistage subis par Cordelia Chesnutt) illustrant la solidarité et l’adhésion aux mesures sanitaires.
- Facteurs de confiance sociale :
  - Système de protection sociale solide : indemnisation généreuse des chômeurs, accès gratuit aux soins de santé et à l’enseignement supérieur, forte subvention de la garde d’enfants.
  - Absence de corruption et tradition de recherche du consensus politique (depuis le début des années 90, aucun parti n’a obtenu la majorité seul).
  - Institutions efficaces soutenant la confiance envers les pouvoirs publics.
- Initiatives locales intégrant le bien-être : exemple de Dragør (enquête locale, priorités : infrastructures de loisirs, piscine couverte, meilleures installations sportives, programmation pour les plus âgés, améliorations des espaces publics).
- Éléments de défi :
  - Difficultés d’intégration des immigrés et des réfugiés sur le marché du travail.
  - Tensions perçues dans le système de protection sociale ayant alimenté le débat sur l’immigration.
- Données liées à la gestion de la COVID-19 :
  - Plus de 75 % des citoyens admissibles à la vaccination à la fin du mois d’octobre avaient reçu un schéma vaccinal complet.
  - Au moment du pic pandémique, plus de 60 % des adultes étaient testés chaque semaine.
  - Plus de 90 % des Danois font confiance à leurs autorités sanitaires nationales.
- Analyse : relation étroite entre le fonctionnement des institutions politiques et la confiance sociale (Michael Bang Petersen).

### Costa Rica : la pura vida
- Notions culturelles : « pura vida » = style de vie décontracté lié à la santé, l’emploi, le temps passé avec amis et famille.
- Classement et performance :
  - D’après l’édition 2021 du Rapport mondial sur le bonheur, le Costa Rica est le 16e endroit sur terre où l’on est le plus heureux.
  - Parmi les pays émergents, il est le seul (hormis la République tchèque) à figurer dans les vingt premières places.
- Accès aux services et indicateurs sociaux :
  - 100 % de la population a accès à l’électricité et à l’eau potable.
  - Couverture sanitaire universelle.
  - L’école est gratuite; les retraites sont garanties par l’État.
- Histoire sanitaire et modèle de soins :
  - Dépenses de santé en pourcentage du PIB : 7,3 % (Costa Rica) vs 10 % (moyenne mondiale) en 2017.
  - Espérance de vie : 75 ans en 1990 et 80 ans (date non précisée pour la valeur 80).
  - Taux de mortalité infantile : environ 74 ‰ en 1970 et 17 ‰ en 1989.
  - Modèle de soins primaires (EBAIS) mis en œuvre dans les années 90 : équipes composées de médecins, d’infirmiers et d’agents de santé locaux visitant chaque ménage annuellement; intégration des données avec dossiers médicaux électroniques pour cibler les ressources.
- Analyses et principes politiques :
  - Approche préventive et centrée sur l’accès aux soins primaires comme stratégie coût-efficace (Mariano Rojas).
  - Vision de long terme et pacte social avec continuité des politiques quel que soit le gouvernement (María del Rocío Sáenz Madrigal; Cristina Eguizábal).
  - Transition écologique liée à l’emploi et au bien-être (réorientation après déforestation dans les années 70).

### Nouvelle-Zélande : changer le discours sur le bien-être
- Budget « bien-être » 2019 (gouvernement travailliste dirigé par Jacinda Ardern) : objectif de relever des défis à long terme dans la santé mentale, la pauvreté des enfants, les violences domestiques, le soutien aux aspirations des peuples maori et pasifika, et la transformation économique.
  - Le budget fixait cinq priorités d’action : santé mentale, bien-être des enfants, soutien aux aspirations des peuples maori et pasifika, construction d’une nation productive, transformation de l’économie.
  - Affectation de milliards aux services de santé mentale et à la lutte contre la pauvreté des enfants; investissements record pour combattre les violences familiales.
- Contexte socioéconomique et défis :
  - Population du pays : 5 millions d’habitants.
  - Bonnes performances sur beaucoup d’indicateurs de bien-être parmi les pays de l’OCDE.
  - Contraintes : violences familiales et sexuelles parmi les pires, pauvreté des enfants élevée.
  - Données 2020 : jusqu’à 210,500 enfants vivant dans la pauvreté (18,4 %).
- Progrès conceptuels et limites opérationnelles :
  - Changement du discours public vers une prise en compte plus globale du bien-être (Girol Karacaoglu).
  - Reconnaissance que la santé et l’économie sont liées ; le bien-être soutient la productivité.
  - Besoin d’améliorer la mesure des résultats et d’autonomiser les collectivités locales : les collectivités doivent avoir plus de pouvoir et de moyens; le pouvoir central doit écouter et soutenir.
  - Nécessité d’instruments de mesure et d’une infrastructure décisionnelle pour rendre opérationnel le concept de bien-être (Emily Mason).
- Analyse finale : transition vers une conception plus globale du bien-être exige des ajustements de gouvernance, des outils de mesure et du temps pour produire des résultats observables (Dominick Stephens).

*Source : bala - Section 1 (PDF chapitre/section)*

### Section 2

### bala - Section 2

### Investissements budgétaires
- Le budget 2019 prévoyait d’investir "1,9 milliard de dollars néo-zélandais" dans la santé mentale.
- Le budget 2019 visait aussi à "privilégier tout particulièrement la lutte contre la pauvreté des enfants", une priorité de la Première ministre.
- "Depuis 2019, le gouvernement n’a pas dérogé à ses objectifs quand il a établi les budgets suivants, malgré le défi immense représenté par la COVID-19", selon Karacaoglu.

### Santé mentale
- Les mesures citées comprennent l’introduction de "services d’accompagnement précoce dans les cabinets de médecine générale et les centres sociaux".
- Shaun Robinson (New Zealand Mental Health Foundation) estime qu’il "reste encore fort à faire" pour obtenir les améliorations indispensables dans le domaine de la santé mentale.
- La "stratégie décennale en faveur de la santé mentale" présentée récemment prend en compte l’autonomie des habitants pour veiller à leur bien‑être et constitue "un pas dans la bonne direction".

### Bien-être des enfants et de la jeunesse
- Maree Brown, directrice de l’Unité pour le bien‑être de l’enfant au ministère et cabinet de la Première ministre, indique que la COVID‑19 "a placé la barre plus haut".
- La "stratégie pour le bien‑être des enfants et de la jeunesse", lancée en "août 2019", a exposé la vision commune de ce que les jeunes Néo‑Zélandais veulent pour avoir un réel sentiment de bien‑être.
- La stratégie était "déjà très axée sur des actions collectives à mener pour améliorer le bien‑être des enfants et des jeunes défavorisés"; avec la COVID, "il a fallu redoubler d’efforts".

### Approche locale et pouvoirs décisionnels
- Les ripostes locales à la pandémie ont révélé "les points forts de chaque communauté", et les pouvoirs publics devraient s’en servir.
- Transition observée : moins d’initiatives "partant du centre" et plus de transfert de ressources et de "pouvoirs décisionnels" vers la collaboration avec les familles et les parties prenantes locales.
- Accent mis sur l’octroi de moyens "aux Maoris et autres prestataires pour qu’ils imaginent les solutions répondant à leurs besoins".

### Évaluation et prochaines étapes
- Certains considèrent que les résultats du "budget bien‑être" ne sont "pas encore visibles", tout en reconnaissant l’impact de la pandémie.
- Les autorités reconnaissent la nécessité de mieux exploiter les moyens statistiques disponibles : "Nous disposons de ces moyens statistiques, mais nous ne les exploitons pas complètement."
- Conclusion générale des responsables : "Il y a encore du travail, mais nous allons définitivement dans la bonne direction."

*Rédigé par ANALISA R. BALA, ADAM BEHSUDI et ANNA JAQUIERY.*

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_Source: https://www.imf.org/-/media/files/publications/fandd/article/2021/december/fr/bala.pdf_
