## climate-activists-uganda-moldova-fiji-cop26-nakate-fr

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### Vanessa Nakate (Ouganda) — message principal et recommandations
- La pandémie a montré que « la nature est aux commandes » et la crise climatique s’accélère, avec des exemples : inondations au Nigéria, en Ouganda, en Chine et en Europe occidentale; incendies et canicules en Amérique du Nord et en Turquie.
- La crise frappe le plus durement les pays qui ont le moins contribué aux émissions : « Les 28 millions d’habitants de Madagascar produisent moins de carbone qu’une ville occidentale de la taille de Cincinnati, et pourtant ils sont confrontés à une sécheresse et une famine sans précédent ».
- Demandes et exigences :
  - Arrêter d’extraire et de brûler des combustibles fossiles pour respecter les seuils climatiques.
  - Cesser immédiatement que les subventions, le financement du développement et le financement privé financent des infrastructures liées aux combustibles fossiles.
  - Orchestrer d’« énormes investissements publics et privés » pour faire progresser les énergies renouvelables dans le monde entier.
  - Répondre à l’accroissement probable de la demande d’électricité en Afrique — « la demande d’électricité va vraisemblablement doubler d’ici à 2030 » — par une énergie propre.
  - Financer et utiliser toutes sortes de solutions, y compris non technologiques (exemples cités) : selon le projet Drawdown, « l’éducation des filles et la planification familiale se classent en cinquième position des solutions climatiques les plus efficaces pour maintenir le réchauffement des températures à moins de 1,5 °C ».
- Avertissement moral et concret : « Même l’Agence internationale de l’énergie le déclare aujourd’hui. La plupart des combustibles fossiles actuellement stockés dans les réserves devront rester inbrûlés si nous voulons avoir une chance de maintenir la hausse des températures à moins de 2 °C. Au cas où vous l’auriez oublié, un réchauffement de 2 °C serait une condamnation à mort pour des pays comme le mien. »
- Formulation forte : « Il est impardonnable de financer de nouveaux combustibles fossiles; nous avons besoin d’investir des sommes considérables dans des solutions mondiales. » et « Nous ne pouvons pas manger du charbon, boire du pétrole, ou respirer du gaz soi-disant “naturel”. »

### Vladislav Kaim (Moldova) — financement climatique et dette
- Contexte : Moldova est présenté comme « le pays européen le plus vulnérable sans doute aux changements climatiques ».
- Critique des engagements non tenus : l’objectif de « 100 milliards de dollars par an » depuis 2009 est un rappel des promesses non tenues et du manque de mobilisation.
- Priorités pour une solution de financement climatique à la COP26 :
  - Faire en sorte que les pays vulnérables soient les premiers à bénéficier de toute nouvelle émission de droits de tirage spéciaux (DTS) et qu’ils consacrent une part significative de ces recettes à l’action climatique.
  - Prévoir une restructuration complète et universelle de la dette des pays les plus touchés pour favoriser des solutions écologiques, via des dispositifs tels que des échanges de dette contre nature ou de dette contre climat.
  - Souligner que l’initiative de suspension du service de la dette du G20 est « un petit sparadrap sur un problème monumental ».
  - Obtenir des feuilles de route robustes des banques de développement multilatérales pour financer « une économie totalement verte et axée à 50 % sur les mesures d’adaptation aux changements climatiques d’ici à 2024 ».
- Appel à l’action politique : tenir compte des défis budgétaires immédiats provoqués par la COVID-19 et agir lors des réunions des ministres des Finances du G20, des assemblées annuelles du FMI et de la Banque mondiale qui précèdent la COP26.
- Conséquence d’un échec : laisser une nouvelle lourde charge impayée aux générations futures « qu’il incombera à ma génération d’acquitter. »

### Ernest Gibson (Fidji) — justice, participation locale et protection des jeunes
- Vision : la crise climatique n’est pas uniquement environnementale; c’est « un problème éthique, d’un problème de droits humains, d’un problème économique. Il s’agit de paix et de sécurité. »
- Besoin de transformation systémique : remettre en question le système capitaliste actuel et le transformer « fondamentalement » pour résoudre la crise.
- Rôle des populations locales :
  - Mettre fin à la vision des populations comme « des problèmes à résoudre » et les reconnaître comme « des vecteurs de changement ».
  - S’inspirer de la capacité des populations locales à « favoriser et entretenir une relation salutaire avec l’environnement ».
  - Adapter les indicateurs de succès pour garantir responsabilité envers les populations locales et les personnes en première ligne de la crise climatique.
- Protection et inclusion des jeunes :
  - Mettre en place des mécanismes qui protègent les jeunes et leur permettent de défier les « pouvoirs en place » sans crainte de représailles.
  - Souligner les nombreux « obstacles et défis » que rencontrent les jeunes lorsqu’ils veulent participer à l’élaboration de mesures et inciter au changement.

*Source : contenu du chapitre "climate-activists-uganda-moldova-fiji-cop26-nakate-fr" (PDF).*

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