## textf - Section 1

## Source details

**Canonical URL:** [textf - Section 1](https://www.imf.org/-/media/files/publications/fiscal-monitor/2021/update/january/french/textf.pdf)

## Other formats

- [Markdown version](/-/media/files/publications/fiscal-monitor/2021/update/january/french/textf.pdf.md)
- [Structured JSON version](/-/media/files/publications/fiscal-monitor/2021/update/january/french/textf.pdf.json)

---

### Panorama et constat général
- Les mesures de soutien budgétaire ont atteint près de 14 000 milliards de dollars à l’échelle mondiale : elles se composaient de 7 800 milliards de dollars de dépenses supplémentaires ou de pertes de recettes et de 6 000 milliards de dollars d’injections de capitaux, de prêts et de garanties, soit un surcroît de 2 200 milliards de dollars par rapport à l’édition d’octobre 2020 du Moniteur des finances publiques.
- Selon des estimations, la dette publique mondiale atteint 98 % du PIB fin 2020, contre 84 % pour la même date sur la base des projections de l’édition d’octobre 2019 du Moniteur des finances publiques.
- Les déficits globaux moyens en 2020 s’établiront à 13,3 percent of GDP pour les pays avancés, 10,3 percent of GDP pour les pays émergents et à revenu intermédiaire et 5,7 percent of GDP pour les pays en développement à faible revenu.
- L’ampleur et la nature du soutien ont varié en fonction de l’impact des chocs, de l’accès à des emprunts à bas coût et de la situation budgétaire antérieure à la crise.

### Principaux constats chiffrés (sélection issus du tableau 1)
- World: overall fiscal balance 2018 = -3.1, 2019 = -3.8, 2020 = -11.8, 2021 = -8.5; Gross debt 2018 = 82.3, 2019 = 83.5, 2020 = 97.6, 2021 = 99.5.
- Group of Twenty (G20): overall fiscal balance 2018 = -3.7, 2019 = -4.5, 2020 = -13.0, 2021 = -9.4; Gross debt 2018 = 89.7, 2019 = 91.3, 2020 = 106.8, 2021 = 109.0.
- Advanced Economies: overall fiscal balance 2018 = -2.7, 2019 = -3.3, 2020 = -13.3, 2021 = -8.8; Gross debt 2018 = 103.6, 2019 = 104.8, 2020 = 122.7, 2021 = 124.9.
- Advanced G20: overall fiscal balance 2018 = -3.3, 2019 = -4.0, 2020 = -14.3, 2021 = -9.6; Gross debt 2018 = 111.2, 2019 = 112.7, 2020 = 132.1, 2021 = 134.7.
- United States: overall fiscal balance 2018 = -5.8, 2019 = -6.4, 2020 = -17.5, 2021 = -11.8; Gross debt 2018 = 106.6, 2019 = 108.2, 2020 = 128.7, 2021 = 132.5.
- Euro Area: overall fiscal balance 2018 = -0.5, 2019 = -0.6, 2020 = -8.4, 2021 = -5.9; Gross debt 2018 = 85.8, 2019 = 84.0, 2020 = 98.1, 2021 = 99.0.
- Japan: overall fiscal balance 2018 = -2.6, 2019 = -3.4, 2020 = -13.8, 2021 = -8.6; Gross debt 2018 = 232.6, 2019 = 234.6, 2020 = 258.7, 2021 = 258.7.
- Emerging Market and Middle Income Economies: overall fiscal balance 2018 = -3.8, 2019 = -4.8, 2020 = -10.3, 2021 = -8.6; Gross debt 2018 = 52.3, 2019 = 54.3, 2020 = 63.3, 2021 = 65.3.
- Low-Income Developing Countries: overall fiscal balance 2018 = -3.4, 2019 = -4.0, 2020 = -5.7, 2021 = -5.0; Gross debt 2018 = 42.8, 2019 = 43.3, 2020 = 48.5, 2021 = 48.5.
- Memorandum World Output: 2018 = 3.5, 2019 = 2.8, 2020 = -3.5, 2021 = 5.5; Difference from October 2020 WEO Projections: 2020 = 0.9, 2021 = 0.3.

### Divergences par groupes de pays et facteurs explicatifs
- Pays avancés
  - Soutien budgétaire massif en 2020 de 11 800 milliards de dollars.
  - Le déficit primaire moyen corrigé des variations cycliques a grimpé à 9,6 percent of potential GDP.
  - Augmentation sensible des dépenses totales, notamment des dépenses sociales; recettes en baisse plus brutale que le PIB.
  - Ratio moyen dette brute/PIB s’est élevé à 123 percent en 2020.
  - Trois quarts des pays avancés devraient réduire leur déficit budgétaire en 2021 en raison de la fin progressive des mesures temporaires et des stabilisateurs automatiques.
  - Exemples de mesures:
    - États-Unis: soutien représentant 14,8 percent of GDP aux ménages, entreprises et administrations d’États fédérés et locales en mars et avril; nouveau plan fédéral de relance de 4,3 percent of GDP adopté en décembre.
    - Canada: nouvelle relance de 70-100 milliards de dollars (3-4 percent of GDP) au cours des trois prochaines années.
    - Japon et Corée: plans pour augmenter les dépenses en investissements verts et transformation numérique.
- Pays émergents et à revenu intermédiaire
  - Près de 90 percent des pays de ce groupe ont assoupli leur politique budgétaire en 2020.
  - Le déficit budgétaire global s’est creusé de 5,5 points de pourcentage pour atteindre 10,3 percent of GDP.
  - Ratio moyen de dette publique estimé à 63,3 percent of GDP en 2020.
  - Baisse des rendements obligataires moyens à long terme d’environ 0.5 point de pourcentage dans ce groupe, à moins de 4 percent.
  - Sources de vulnérabilité: risques de refinancement, libellé en devise, échéances rapprochées, risque d’un durcissement procyclique en cas de retournement de l’appétit des investisseurs.
  - Scénario de référence: si la crise perd de son intensité, le déficit global moyen devrait diminuer modérément en 2021 pour atteindre 8,6 percent of GDP.
  - Exemples: Chine prévoit de soutenir davantage les ménages; Russie anticipe une réduction des déficits hors pétrole et vise le respect des règles budgétaires en 2022; Afrique du Sud prévoit de redéfinir priorités de dépenses au profit d’aides sociales, allocations chômage et soins de santé.

### Perspectives, risques et orientations politiques
- Perspectives 2021
  - La plupart des pays devraient enregistrer un déficit budgétaire plus faible en 2021 en raison de la hausse des recettes et du recul automatique des dépenses liées à la reprise et à la fin des mesures temporaires.
  - En l’absence d’un surcroît de soutien budgétaire au-delà de celui figurant dans les prévisions budgétaires pour 2021, la contraction budgétaire prévue pourrait freiner la reprise.
- Risques
  - Pour les pays émergents et en développement, l’endettement élevé, les risques de change, les craintes d’abaissements de notation et les réactions négatives des marchés justifient des politiques budgétaires plus restrictives en 2021.
  - Besoins de financement élevés, sensibilité au financement en devise étrangère et échéances rapprochées peuvent amplifier les vulnérabilités.
- Orientations politiques soulignées
  - Une coopération internationale est indispensable pour l’accès aux traitements et aux vaccins.
  - Un soutien budgétaire doit être accessible aux ménages et entreprises vulnérables, le cas échéant, en attendant que la reprise soit bien engagée.
  - La politique budgétaire devrait favoriser une reprise durable et faciliter la transformation en une économie verte, numérique et inclusive tout en gérant les risques budgétaires et de financement.
  - Des cadres budgétaires crédibles à moyen terme sont nécessaires, surtout dans les pays très endettés où les conditions de financement sont tendues ou en danger.

### Pays émergents et à revenu intermédiaire : évolutions budgétaires et trajectoire de la dette
- Indonésie: le budget 2021 prévoit une réduction modérée du déficit, liée à la suppression partielle des mesures budgétaires exceptionnelles, tout en privilégiant les dépenses de santé, la protection sociale et l’investissement public.
- Mexique: budget prudent « à politiques inchangées », ce qui expose le pays au risque d’une reprise plus fragile.
- Brésil: expiration du « budget de guerre » fin 2020 et retour au plafond de dépenses constitutionnel impliquent une réduction brutale des dépenses primaires.
- Projection de la dette publique moyenne pour ce groupe: continuera à augmenter en 2021 et se maintiendra sur une trajectoire haussière (essentiellement du fait de la Chine).
- Écart intérêt–croissance: l’écart moyen devrait rester favorable, mais les déficits primaires élevés continuent à peser sur la dette.
- Deux tiers des pays émergents et à revenu intermédiaire: la dette devrait s’accroître davantage en 2021.
- Chine: la dette des administrations publiques devrait s’établir à 69 % du PIB en 2021, soit plus que la moyenne des pays émergents.
- Afrique du Sud: le creusement de la dette lié à la pandémie ne devrait pas se stabiliser en 2021.
- Brésil (besoins de financement): malgré le retrait brutal de l’impulsion budgétaire en 2021, les besoins de financement sont importants et la dette publique brute représentera 92 % du PIB d’après les projections.
- Inde: la dette publique devrait rester élevée, à 83 % du PIB.
- Conclusion: un cadre budgétaire crédible à moyen terme, axé sur des objectifs budgétaires révisés et une augmentation des recettes, s’avère indispensable pour renforcer la confiance.

### Pays en développement à faible revenu : contraintes, impacts et chiffres clés
- Contraintes: possibilités d’action restreintes, difficultés de financement, programmes d’aide sociale moins étoffés.
- Conséquences: besoins de dépenses importants pour lutter contre la pandémie et atteindre les objectifs de développement durable ; risque d’effets durables tels qu’une augmentation de la pauvreté et de la malnutrition.
- Réorientation des dépenses: de nombreux pays ont réduit les dépenses en capital et redéfini leurs priorités (exemples cités : Guinée, Haïti, Malawi, Nigéria, Tadjikistan).
- Chiffres moyens (estimations):
  - Solde budgétaire global moyen: diminution de 1,7 point de pourcentage du PIB en 2020.
  - Dette publique moyenne: hausse de 5,2 points de pourcentage, à 48,5 % du PIB fin 2020.
- Dépenses et recettes: malgré des dons extérieurs et financements d’urgence concessionnels, les recettes moyennes ont lourdement chuté ; les dépenses ont augmenté en valeur réelle, notamment pour la santé et l’aide sociale.
- Projection 2021:
  - Déficit budgétaire moyen: passera de 5,7 % du PIB en 2020 à 5 % du PIB en 2021.
  - Recettes: augmenteront parallèlement à la reprise économique.
  - Dépenses liées à la pandémie: diminueront.
  - Dépenses en capital: devraient se redresser partiellement en 2021 dans la plupart des pays après leur recul temporaire en 2020 (Guinée, Haïti, Malawi, Nigéria, Tadjikistan).
- Pays où les déficits devraient se creuser: Kenya, Myanmar, Tchad — raisons: ratios recettes/PIB ne remontent que partiellement, tandis que les dépenses et le coût du service de la dette augmentent.
- Vulnérabilité à court terme: l’endettement moyen culminera en 2021 ; le ratio service de la dette/recettes fiscales dépassera 20 % au Ghana, au Kenya, au Myanmar, au Nigéria et en Zambie.
- Initiative de suspension du service de la dette (DSSI): 45 pays (soit plus de 60 % des pays remplissant les conditions requises) avaient officiellement demandé adhésion fin décembre 2020 ; suspension du service de la dette à hauteur de 5 milliards de dollars au total pour la période mai–décembre 2020, selon les pays du G20.
- Mesures prises: dons, prêts concessionnels, allégement de la dette ; rééquilibrage budgétaire (Éthiopie, Viet Nam) et restructuration de la dette (République du Congo, Tchad) contribuent à réduire la dette.
- Note sur risque élevé de surendettement: en 2020, 38 pays (sur 70) présentaient un « risque élevé » de surendettement ou étaient surendettés d’après les analyses de viabilité de la dette de la Banque mondiale et du FMI.

### Priorités et recommandations pour favoriser une reprise durable
- Conditions préalables à une reprise vigoureuse:
  - Maîtrise de la pandémie.
  - Poursuite de mesures publiques de soutien bien pensées et adaptées à la situation de chaque pays.
  - Coopération internationale pour la production et la distribution massive de traitements et vaccins.
- Besoins budgétaires persistants:
  - Déploiement des vaccins.
  - Maintien de dispositifs d’urgence là où les contaminations locales restent nombreuses (transferts aux personnes ayant perdu emploi ou revenu, soutien aux entreprises viables).
  - Soutien à la demande généralisé si nécessaire, notamment pour les populations les plus touchées (pauvres, femmes, travailleurs non déclarés).
- Ciblage et calibration des mesures:
  - Pérenniser mais adapter les mesures de soutien à l’évolution de la pandémie et de l’économie.
  - Réduire progressivement le périmètre et la générosité des dispositifs d’urgence là où l’activité se normalise.
  - Mieux cibler les mesures: privilégier les ménages les plus vulnérables et les entreprises viables ou stratégiques et d’importance systémique.
  - Aider les travailleurs à se préparer à la transformation structurelle (formation professionnelle, incitations à l’embauche).
- Mesures temporaires et plans pour scénarios défavorables:
  - Interrompre ou annuler la suppression des mesures de soutien si la pandémie s’aggrave.
  - Prolonger les mesures temporaires et ciblées si nécessaire.
  - Élaborer des plans de dépenses imprévues pour les situations défavorables.
  - Utiliser lois de finances rectificatives, création de fonds de secours COVID-19 avec transparence, financements bilatéraux et multilatéraux.
- Soutien international et gestion de la dette:
  - Prolongation de la DSSI, dons, financements concessionnels et d’urgence pour les pays ayant épuisé leurs marges de manœuvre.
  - Certains pays pourraient devoir solliciter une restructuration de leur dette bancaire et bilatérale.
  - Mettre en œuvre rapidement le cadre commun pour les pays ayant besoin de traitements de dette et s’efforcer d’élargir sa couverture.

### Réformes structurelles et priorités de politique à moyen terme
- Objectif: concilier soutien à la demande à court terme et viabilité budgétaire à moyen terme.
- Actions recommandées:
  - Élaborer des cadres budgétaires crédibles à moyen terme et des stratégies de rééquilibrage calibrées, surtout dans les pays très endettés.
  - Accompagner ces stratégies par des mesures propices à la croissance et inclusives.
  - Annoncer tôt des trains de mesures pour dégager une marge de manœuvre à court terme.
  - Réformes fiscales favorisant une croissance inclusive: élargissement des assiettes fiscales, plus grande progressivité de l’impôt sur le revenu des personnes physiques, imposition du capital plus neutre, meilleure architecture de la TVA, recours accru aux taxes sur le carbone, aux impôts sur le patrimoine et aux droits de succession, progrès dans la gestion numérique des recettes.
  - Favoriser une transformation verte, numérique et inclusive: investir dans l’atténuation et l’adaptation au changement climatique et dans le développement du numérique pour attirer des investissements privés.
  - Renforcer les systèmes de protection sociale: améliorer la couverture, l’efficacité et l’efficience (par exemple réduire l’éclatement des programmes et les doublons parmi les bénéficiaires).
  - Faciliter le redéploiement de la main-d’œuvre et du capital: aides à l’embauche ciblées et limitées dans le temps, programmes d’assurance contre la perte de salaire, dispositifs améliorés de formation et de recherche d’emploi.
  - Renforcer la transparence et les pratiques de gouvernance pour maximiser les retombées du soutien budgétaire.
- Surveillance et gestion des risques:
  - Surveiller et gérer les risques budgétaires, notamment les passifs conditionnels découlant des mesures d’urgence hors budget, qui pourraient, s’ils se matérialisaient, accroître encore la dette publique.

*Source: Mise à jour du Moniteur des finances publiques, janvier 2021 — Fonds monétaire international | Janvier 2021*

### Section 1

### textf - Section 1

### Panorama et constat général
- Les mesures de soutien budgétaire ont atteint près de 14 000 milliards de dollars à l’échelle mondiale : elles se composaient de 7 800 milliards de dollars de dépenses supplémentaires ou de pertes de recettes et de 6 000 milliards de dollars d’injections de capitaux, de prêts et de garanties, soit un surcroît de 2 200 milliards de dollars par rapport à l’édition d’octobre 2020 du Moniteur des finances publiques.
- Selon des estimations, la dette publique mondiale atteint 98 % du PIB fin 2020, contre 84 % pour la même date sur la base des projections de l’édition d’octobre 2019 du Moniteur des finances publiques.
- Les déficits globaux moyens en 2020 s’établiront à 13,3 percent of GDP pour les pays avancés, 10,3 percent of GDP pour les pays émergents et à revenu intermédiaire et 5,7 percent of GDP pour les pays en développement à faible revenu.
- L’ampleur et la nature du soutien ont varié en fonction de l’impact des chocs, de l’accès à des emprunts à bas coût et de la situation budgétaire antérieure à la crise.

### Principaux constats chiffrés (sélection issus du tableau 1)
- World: overall fiscal balance 2018 = -3.1, 2019 = -3.8, 2020 = -11.8, 2021 = -8.5; Gross debt 2018 = 82.3, 2019 = 83.5, 2020 = 97.6, 2021 = 99.5.
- Group of Twenty (G20): overall fiscal balance 2018 = -3.7, 2019 = -4.5, 2020 = -13.0, 2021 = -9.4; Gross debt 2018 = 89.7, 2019 = 91.3, 2020 = 106.8, 2021 = 109.0.
- Advanced Economies: overall fiscal balance 2018 = -2.7, 2019 = -3.3, 2020 = -13.3, 2021 = -8.8; Gross debt 2018 = 103.6, 2019 = 104.8, 2020 = 122.7, 2021 = 124.9.
- Advanced G20: overall fiscal balance 2018 = -3.3, 2019 = -4.0, 2020 = -14.3, 2021 = -9.6; Gross debt 2018 = 111.2, 2019 = 112.7, 2020 = 132.1, 2021 = 134.7.
- United States: overall fiscal balance 2018 = -5.8, 2019 = -6.4, 2020 = -17.5, 2021 = -11.8; Gross debt 2018 = 106.6, 2019 = 108.2, 2020 = 128.7, 2021 = 132.5.
- Euro Area: overall fiscal balance 2018 = -0.5, 2019 = -0.6, 2020 = -8.4, 2021 = -5.9; Gross debt 2018 = 85.8, 2019 = 84.0, 2020 = 98.1, 2021 = 99.0.
- Japan: overall fiscal balance 2018 = -2.6, 2019 = -3.4, 2020 = -13.8, 2021 = -8.6; Gross debt 2018 = 232.6, 2019 = 234.6, 2020 = 258.7, 2021 = 258.7.
- Emerging Market and Middle Income Economies: overall fiscal balance 2018 = -3.8, 2019 = -4.8, 2020 = -10.3, 2021 = -8.6; Gross debt 2018 = 52.3, 2019 = 54.3, 2020 = 63.3, 2021 = 65.3.
- Low-Income Developing Countries: overall fiscal balance 2018 = -3.4, 2019 = -4.0, 2020 = -5.7, 2021 = -5.0; Gross debt 2018 = 42.8, 2019 = 43.3, 2020 = 48.5, 2021 = 48.5.
- Memorandum World Output: 2018 = 3.5, 2019 = 2.8, 2020 = -3.5, 2021 = 5.5; Difference from October 2020 WEO Projections: 2020 = 0.9, 2021 = 0.3.

### Divergences par groupes de pays et facteurs explicatifs
- Pays avancés:
  - Soutien budgétaire massif en 2020 de 11 800 milliards de dollars.
  - Le déficit primaire moyen corrigé des variations cycliques a grimpé à 9,6 percent of potential GDP.
  - Augmentation sensible des dépenses totales, notamment des dépenses sociales; recettes en baisse plus brutale que le PIB.
  - Ratio moyen dette brute/PIB s’est élevé à 123 percent en 2020.
  - Trois quarts des pays avancés devraient réduire leur déficit budgétaire en 2021 en raison de la fin progressive des mesures temporaires et des stabilisateurs automatiques.
  - Exemples de mesures: États-Unis soutien représentant 14,8 percent of GDP aux ménages, entreprises et administrations d’États fédérés et locales en mars et avril; nouveau plan fédéral de relance de 4,3 percent of GDP adopté en décembre.
  - Canada: nouvelle relance de 70-100 milliards de dollars (3-4 percent of GDP) au cours des trois prochaines années.
  - Japon et Corée: plans pour augmenter les dépenses en investissements verts et transformation numérique.
- Pays émergents et à revenu intermédiaire:
  - Près de 90 percent des pays de ce groupe ont assoupli leur politique budgétaire en 2020.
  - Le déficit budgétaire global s’est creusé de 5,5 points de pourcentage pour atteindre 10,3 percent of GDP.
  - Ratio moyen de dette publique estimé à 63,3 percent of GDP en 2020.
  - Baisse des rendements obligataires moyens à long terme d’environ 0.5 point de pourcentage dans ce groupe, à moins de 4 percent.
  - Sources de vulnérabilité: risques de refinancement, libellé en devise, échéances rapprochées, risque d’un durcissement procyclique en cas de retournement de l’appétit des investisseurs.
  - Scénario de référence: si la crise perd de son intensité, le déficit global moyen devrait diminuer modérément en 2021 pour atteindre 8,6 percent of GDP.
  - Exemples: Chine prévoit de soutenir davantage les ménages; Russie anticipe une réduction des déficits hors pétrole et vise le respect des règles budgétaires en 2022; Afrique du Sud prévoit de redéfinir priorités de dépenses au profit d’aides sociales, allocations chômage et soins de santé.

### Perspectives, risques et orientations politiques
- Perspectives 2021:
  - La plupart des pays devraient enregistrer un déficit budgétaire plus faible en 2021 en raison de la hausse des recettes et du recul automatique des dépenses liées à la reprise et à la fin des mesures temporaires.
  - En l’absence d’un surcroît de soutien budgétaire au-delà de celui figurant dans les prévisions budgétaires pour 2021, la contraction budgétaire prévue pourrait freiner la reprise.
- Risques:
  - Pour les pays émergents et en développement, l’endettement élevé, les risques de change, les craintes d’abaissements de notation et les réactions négatives des marchés justifient des politiques budgétaires plus restrictives en 2021.
  - Besoins de financement élevés, sensibilité au financement en devise étrangère et échéances rapprochées peuvent amplifier les vulnérabilités.
- Orientations politiques soulignées:
  - Une coopération internationale est indispensable pour l’accès aux traitements et aux vaccins.
  - Un soutien budgétaire doit être accessible aux ménages et entreprises vulnérables, le cas échéant, en attendant que la reprise soit bien engagée.
  - La politique budgétaire devrait favoriser une reprise durable et faciliter la transformation en une économie verte, numérique et inclusive tout en gérant les risques budgétaires et de financement.
  - Des cadres budgétaires crédibles à moyen terme sont nécessaires, surtout dans les pays très endettés où les conditions de financement sont tendues ou en danger.

*Fonds monétaire international | Mise à jour du Moniteur des finances publiques, janvier 2021*

### Section 2

### Section 2

### Pays émergents et à revenu intermédiaire : évolutions budgétaires et trajectoire de la dette
- Indonésie : le budget 2021 prévoit une réduction modérée du déficit, liée à la suppression partielle des mesures budgétaires exceptionnelles, tout en privilégiant les dépenses de santé, la protection sociale et l’investissement public.
- Mexique : budget prudent « à politiques inchangées », ce qui expose le pays au risque d’une reprise plus fragile.
- Brésil : expiration du « budget de guerre » fin 2020 et retour au plafond de dépenses constitutionnel impliquent une réduction brutale des dépenses primaires.
- Projection de la dette publique moyenne pour ce groupe : continuera à augmenter en 2021 et se maintiendra sur une trajectoire haussière (essentiellement du fait de la Chine).
- Écart intérêt–croissance : l’écart moyen devrait rester favorable, mais les déficits primaires élevés continuent à peser sur la dette.
- Deux tiers des pays émergents et à revenu intermédiaire : la dette devrait s’accroître davantage en 2021.
- Chine : la dette des administrations publiques devrait s’établir à 69 % du PIB en 2021, soit plus que la moyenne des pays émergents.
- Afrique du Sud : le creusement de la dette lié à la pandémie ne devrait pas se stabiliser en 2021.
- Brésil (besoins de financement) : malgré le retrait brutal de l’impulsion budgétaire en 2021, les besoins de financement sont importants et la dette publique brute représentera 92 % du PIB d’après les projections.
- Inde : la dette publique devrait rester élevée, à 83 % du PIB.
- Conclusion : un cadre budgétaire crédible à moyen terme, axé sur des objectifs budgétaires révisés et une augmentation des recettes, s’avère indispensable pour renforcer la confiance.

### Pays en développement à faible revenu : contraintes, impacts et chiffres clés
- Contraintes : possibilités d’action restreintes, difficultés de financement, programmes d’aide sociale moins étoffés.
- Conséquences : besoins de dépenses importants pour lutter contre la pandémie et atteindre les objectifs de développement durable ; risque d’effets durables tels qu’une augmentation de la pauvreté et de la malnutrition.
- Réorientation des dépenses : de nombreux pays ont réduit les dépenses en capital et redéfini leurs priorités (exemples cités : Guinée, Haïti, Malawi, Nigéria, Tadjikistan).
- Chiffres moyens (estimations) :
  - Solde budgétaire global moyen : diminution de 1,7 point de pourcentage du PIB en 2020.
  - Dette publique moyenne : hausse de 5,2 points de pourcentage, à 48,5 % du PIB fin 2020.
- Dépenses et recettes : malgré des dons extérieurs et financements d’urgence concessionnels, les recettes moyennes ont lourdement chuté ; les dépenses ont augmenté en valeur réelle, notamment pour la santé et l’aide sociale.
- Projection 2021 :
  - Déficit budgétaire moyen : passera de 5,7 % du PIB en 2020 à 5 % du PIB en 2021.
  - Recettes : augmenteront parallèlement à la reprise économique.
  - Dépenses liées à la pandémie : diminueront.
  - Dépenses en capital : devraient se redresser partiellement en 2021 dans la plupart des pays après leur recul temporaire en 2020 (Guinée, Haïti, Malawi, Nigéria, Tadjikistan).
- Pays où les déficits devraient se creuser : Kenya, Myanmar, Tchad — raisons : ratios recettes/PIB ne remontent que partiellement, tandis que les dépenses et le coût du service de la dette augmentent.
- Vulnérabilité à court terme : l’endettement moyen culminera en 2021 ; le ratio service de la dette/recettes fiscales dépassera 20 % au Ghana, au Kenya, au Myanmar, au Nigéria et en Zambie.
- Initiative de suspension du service de la dette (DSSI) : 45 pays (soit plus de 60 % des pays remplissant les conditions requises) avaient officiellement demandé adhésion fin décembre 2020 ; suspension du service de la dette à hauteur de 5 milliards de dollars au total pour la période mai–décembre 2020, selon les pays du G20.
- Mesures prises : dons, prêts concessionnels, allégement de la dette ; rééquilibrage budgétaire (Éthiopie, Viet Nam) et restructuration de la dette (République du Congo, Tchad) contribuent à réduire la dette.
- Note sur risque élevé de surendettement : en 2020, 38 pays (sur 70) présentaient un « risque élevé » de surendettement ou étaient surendettés d’après les analyses de viabilité de la dette de la Banque mondiale et du FMI.

### Priorités et recommandations pour favoriser une reprise durable
- Conditions préalables à une reprise vigoureuse :
  - Maîtrise de la pandémie.
  - Poursuite de mesures publiques de soutien bien pensées et adaptées à la situation de chaque pays.
  - Coopération internationale pour la production et la distribution massive de traitements et vaccins.
- Besoins budgétaires persistants :
  - Déploiement des vaccins.
  - Maintien de dispositifs d’urgence là où les contaminations locales restent nombreuses (transferts aux personnes ayant perdu emploi ou revenu, soutien aux entreprises viables).
  - Soutien à la demande généralisé si nécessaire, notamment pour les populations les plus touchées (pauvres, femmes, travailleurs non déclarés).
- Ciblage et calibration des mesures :
  - Pérenniser mais adapter les mesures de soutien à l’évolution de la pandémie et de l’économie.
  - Réduire progressivement le périmètre et la générosité des dispositifs d’urgence là où l’activité se normalise.
  - Mieux cibler les mesures : privilégier les ménages les plus vulnérables et les entreprises viables ou stratégiques et d’importance systémique.
  - Aider les travailleurs à se préparer à la transformation structurelle (formation professionnelle, incitations à l’embauche).
- Mesures temporaires et plans pour scénarios défavorables :
  - Interrompre ou annuler la suppression des mesures de soutien si la pandémie s’aggrave.
  - Prolonger les mesures temporaires et ciblées si nécessaire.
  - Élaborer des plans de dépenses imprévues pour les situations défavorables.
  - Utiliser lois de finances rectificatives, création de fonds de secours COVID-19 avec transparence, financements bilatéraux et multilatéraux.
- Soutien international et gestion de la dette :
  - Prolongation de la DSSI, dons, financements concessionnels et d’urgence pour les pays ayant épuisé leurs marges de manœuvre.
  - Certains pays pourraient devoir solliciter une restructuration de leur dette bancaire et bilatérale.
  - Mettre en œuvre rapidement le cadre commun pour les pays ayant besoin de traitements de dette et s’efforcer d’élargir sa couverture.

### Réformes structurelles et priorités de politique à moyen terme
- Objectif : concilier soutien à la demande à court terme et viabilité budgétaire à moyen terme.
- Actions recommandées :
  - Élaborer des cadres budgétaires crédibles à moyen terme et des stratégies de rééquilibrage calibrées, surtout dans les pays très endettés.
  - Accompagner ces stratégies par des mesures propices à la croissance et inclusives.
  - Annoncer tôt des trains de mesures pour dégager une marge de manœuvre à court terme.
  - Réformes fiscales favorisant une croissance inclusive : élargissement des assiettes fiscales, plus grande progressivité de l’impôt sur le revenu des personnes physiques, imposition du capital plus neutre, meilleure architecture de la TVA, recours accru aux taxes sur le carbone, aux impôts sur le patrimoine et aux droits de succession, progrès dans la gestion numérique des recettes.
  - Favoriser une transformation verte, numérique et inclusive : investir dans l’atténuation et l’adaptation au changement climatique et dans le développement du numérique pour attirer des investissements privés.
  - Renforcer les systèmes de protection sociale : améliorer la couverture, l’efficacité et l’efficience (par exemple réduire l’éclatement des programmes et les doublons parmi les bénéficiaires).
  - Faciliter le redéploiement de la main-d’œuvre et du capital : aides à l’embauche ciblées et limitées dans le temps, programmes d’assurance contre la perte de salaire, dispositifs améliorés de formation et de recherche d’emploi.
  - Renforcer la transparence et les pratiques de gouvernance pour maximiser les retombées du soutien budgétaire.
- Surveillance et gestion des risques :
  - Surveiller et gérer les risques budgétaires, notamment les passifs conditionnels découlant des mesures d’urgence hors budget, qui pourraient, s’ils se matérialisaient, accroître encore la dette publique.

*Source: Mise à jour du Moniteur des finances publiques, janvier 2021 — Fonds monétaire international | Janvier 2021*

---


_Source: https://www.imf.org/-/media/files/publications/fiscal-monitor/2021/update/january/french/textf.pdf_
