## Résumé — GFSR (édition d’avril 2011) — mise à jour (juin 2011)

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### Contexte général et évolution des risques
- Depuis la publication de l’édition d’avril 2011 du Rapport sur la stabilité financière dans le monde (GFSR), les risques financiers se sont accentués pour trois raisons principales :  
  - Les risques baissiers liés au scénario de base de reprise à plusieurs vitesses se sont aggravés.  
  - Les doutes sur la viabilité de la dette et sur l’appui aux programmes d’ajustement des pays périphériques de la zone euro provoquent des tensions de marché et un risque accru de contagion.  
  - La persistance de taux d’intérêt faibles encourage une prise de risque accrue et une « quête du rendement », favorisant l’accumulation de déséquilibres, notamment dans certaines économies émergentes.  
- Malgré des progrès, le système financier n’a pas encore suffisamment gagné en solidité ; une fenêtre d’opportunité existe pour corriger les vulnérabilités avant qu’elle ne se referme.

### Marchés et perspectives macrofinancières
- Scénario de base : reprise à plusieurs vitesses, mais les surprises économiques récentes incitent les investisseurs à revoir à la baisse rythme et intensité de la reprise.  
- Aux États-Unis : craintes d’un ralentissement de la croissance en partie liées à une faiblesse immobilière, baisse des rendements du Trésor et pressions sur les actifs risqués.  
- Comportement des investisseurs : rotation des actions vers les obligations, repli des marchés boursiers mondiaux depuis le pic de fin avril; chute et forte volatilité des cours des matières premières; recul des positions longues nettes sur les marchés à terme.

### Risques souverains et contagion en Europe, et détérioration des perspectives dans d’autres économies avancées
- Les marchés doutent de la viabilité de la dette des pays périphériques de la zone euro et de la capacité à mobiliser l’appui nécessaire aux programmes d’ajustement.  
- Les spreads CDS ont culminé de nouveau en Grèce sur fond d’incertitude politique concernant l’ajustement et le financement.  
- Risque de transmission : propagation possible du choc souverain vers le secteur bancaire via engagements transfrontaliers et perte d’appétit pour le risque.  
- Rétrogradations souveraines : elles se sont étendues au-delà de la Grèce, de l’Irlande et du Portugal à d’autres pays de la zone euro; perspectives détériorées aussi aux États-Unis (impasse politique sur l’assainissement budgétaire, risque lié au plafond de la dette contraignant début août sans mesure) et au Japon (agences ayant rétrogradé les perspectives des titres souverains).

### « Quête du rendement », levier et marchés émergents
- Taux d’intérêt courts particulièrement bas réduisent le coût global de l’endettement des entreprises, rendant le recours au levier plus attractif et améliorant les ratios de service de la dette même à des niveaux d’endettement plus élevés.  
- Redressement des prix du crédit à effet de levier et chute des rendements poussent les investisseurs vers des montages produisant des rémunérations à deux chiffres; le multiplicateur de levier des opérations récentes se rapproche des niveaux d’avant la crise.  
- Flux vers les marchés émergents : augmentation des entrées, notamment en obligations d’entreprises émergentes ; au 1er trimestre 2011 les émissions extérieures atteignaient près de 65 milliards de dollars EU, le niveau le plus élevé de ces trois dernières années.  
- Risque : afflux de capitaux trop importants et trop rapides vers les marchés émergents, mauvaise évaluation du crédit ou inversion soudaine des flux en cas d’érosion de l’appétit pour le risque.  
- Immobilier émergent : pas de surévaluation généralisée, mais préoccupations récentes dans l’immobilier en Asie (ralentissement modéré des prix sauf peut-être dans la RAS de Hong Kong) et en Chine en particulier, où le durcissement des politiques et la hausse des taux directeurs pour juguler l’inflation pourraient fortement peser sur les prix immobiliers.

### Santé du secteur bancaire et besoins de renforcement
- Trois défis persistants pour les banques :  
  - Difficultés de financement : rendements des obligations bancaires en hausse; dépendance continue à la BCE pour les banques des pays périphériques.  
  - Insuffisante purge des risques de bilan : incertitudes sur la qualité des actifs hérités et fortes expositions à l’immobilier.  
  - Nécessité d’accélérer la recapitalisation pour faire face aux dévalorisations et aux chocs de liquidité.  
- Les prochains tests de résistance de l’Autorité bancaire européenne sont une occasion importante pour actualiser l’évaluation des risques et corriger les faiblesses. Là où des déficits de fonds propres apparaissent probables, il faudra annoncer et mettre en œuvre des plans rapides de comblement, combinés à la résolution des banques non viables.

### Politiques recommandées et priorités
- Actions immédiates recommandées :  
  - Corriger les vulnérabilités financières persistantes avant que la fenêtre d’opportunité ne se ferme, en tenant compte de la résurgence des risques baissiers.  
  - Renforcer la solidité du système financier pour qu’il puisse résister à des chocs massifs et soutenir la reprise.  
  - Poursuivre et accélérer les réformes financières et la réparation des systèmes bancaires, notamment en Europe.  
- Mesures spécifiques pour les économies émergentes :  
  - Prévenir la surchauffe et l’accumulation de déséquilibres financiers dans le contexte d’une forte croissance du crédit et de pressions inflationnistes.  
  - Durcir les politiques macroéconomiques et recourir aux outils macroprudentiels, et dans certains cas à des contrôles de capitaux limités, pour gérer les flux de capitaux et leurs retombées — sans substituer ces mesures aux politiques macroéconomiques appropriées.  
- Priorités identifiées :  
  - Accroître la solidité du système financier pour permettre de purger les séquelles de la crise dans les économies avancées.  
  - Faire aboutir rapidement le travail de réformes financières.

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_Source: https://www.imf.org/-/media/files/publications/fmu/0611f.pdf_
