## Actualité des marchés

## Source details

**Canonical URL:** [Actualité des marchés](https://www.imf.org/-/media/files/publications/fmu/0708f.pdf)

## Other formats

- [Markdown version](/-/media/files/publications/fmu/0708f.pdf.md)
- [Structured JSON version](/-/media/files/publications/fmu/0708f.pdf.json)

---

### Évolution générale
- Les marchés financiers mondiaux restent fragiles et les indicateurs de risque systémique sont encore élevés.
- Les autorités ont procédé à des interventions exceptionnelles, mais l’appétit des investisseurs pour les placements à risque est faible.
- L’interaction entre les perspectives macroéconomiques et le fonctionnement des marchés suscite une préoccupation grandissante.

### Risques de crédit
- Les pertes induites par la crise des prêts hypothécaires à risque devraient rester élevées, mais pour l’essentiel elles sont aujourd’hui reconnues.
- La qualité du crédit des générations les plus récentes de prêts immobiliers continue à se dégrader.
- Aux États-Unis, les créances passées par pertes et profits sont en hausse pour toutes les grandes catégories de crédit.
- La faillite récente d’IndyMac a amplifié les craintes liées aux pertes futures de certaines grandes banques commerciales américaines.
- Il est nécessaire d’endiguer la chute de l’immobilier aux États-Unis pour stabiliser le marché; rien ne permet encore d’affirmer que le creux de la vague soit en vue.
- Les prix de l’immobilier sont en reflux dans plusieurs pays de l’OCDE (notamment en Irlande, en Espagne et au Royaume-Uni), avec risque de pertes sur prêts dans les secteurs des crédits hypothécaires, du bâtiment et de l’immobilier professionnel.

### Persistance de tensions dans le secteur bancaire
- Les créances hypothécaires et les titres se sont dépréciés globalement de plus de 400 milliards de dollars.
- Les banques des États-Unis, d’Europe et d’Asie ont dans l’ensemble réussi à mobiliser des capitaux, mais les pertes déclarées dépassent jusqu’à présent les capitaux levés.
- Les banques subissent une baisse de la qualité des crédits, une diminution des recettes tirées des frais bancaires, des coûts de financement élevés, et une exposition aux rehausseurs de crédit et aux assureurs de prêts hypothécaires.
- Les cours des actions bancaires ont fortement chuté et les indicateurs de risque de défaillance sont en hausse.
- Les taux interbancaires restent élevés et les coûts de financement à long terme ont augmenté, malgré de nouvelles facilités de refinancement d’urgence mises en place par certaines banques centrales.
- Les écarts de rendement des titres de dette des institutions financières continuent de s’accroître, reflétant l’incertitude sur l’ampleur des annulations futures de créances, l’absorption des entités hors bilan et la rentabilité.

### Resserrement du crédit et défis pour les autorités monétaires
- Les banques réduisent leurs opérations de levier et durcissent leurs conditions de prêt, entraînant un ralentissement de la croissance du crédit aux États-Unis et dans la zone euro.
- Au premier trimestre de 2008, la croissance des emprunts du secteur privé américain est tombée à 5,2%, niveau enregistré pour la dernière fois au lendemain de la récession de 2001.
- Si les banques continuent de réduire leur voilure, la croissance du crédit pourrait être encore plus faible.
- Les émissions d’obligations de premier rang continuent de bien résister; le marché des titres à rendement élevé et le marché du crédit structuré restent en fait fermés.
- L’intensification des risques d’inflation réduit la marge de manœuvre des autorités pour mener une politique monétaire favorable à la stabilité financière.

### Intensification des risques sur les marchés émergents
- Les pays émergents ont relativement bien résisté jusqu’à présent, mais la prolongation de la crise resserre les conditions de financement extérieur.
- Certains pays émergents font désormais l’objet d’une surveillance plus poussée, notamment en ce qui concerne les mesures prises pour contrer l’intensification des pressions inflationnistes.
- Les marchés d’actions des pays émergents affichent des performances légèrement inférieures à celles des marchés établis depuis les pointes de mai.
- Les désengagements des fonds d’investissement dans les pays émergents concernent surtout les marchés asiatiques où les risques d’inflation et de ralentissement de la croissance sont les plus prononcés.
- Les primes de risque afférentes aux pays émergents affichant un déséquilibre extérieur (défini comme un déficit courant égal à au moins 5% du PIB) remontent aux niveaux atteints à la mi-mars, et leurs marchés boursiers enregistrent de moins bons résultats que ceux des pays dont les déséquilibres extérieurs sont moins prononcés.

### Riposte des pouvoirs publics et réformes recommandées
- Les mesures prises par les banques centrales pour allonger les échéances et élargir la palette de garanties et de contreparties ont aidé à maîtriser les risques systémiques.
- Compte tenu de la réduction des opérations de levier et de la valorisation incertaine des actifs, les risques de crédit restent élevés; plusieurs institutions financières seront peut-être amenées à mobiliser de nouveaux capitaux.
- Le gouvernement des États-Unis a pris des mesures de court terme pour garantir l’accès aux liquidités des institutions financières spécialisées d’intérêt public, compte tenu de leur importance systémique.
- Le cadre réglementaire régissant ces institutions fera l’objet d’un réexamen une fois la situation stabilisée; un projet de loi vise la création d’une autorité de contrôle indépendante.
- La crise met en évidence l’importance de mener les réformes préconisées par le CMFI et le Forum de stabilité financière.
- Le FMI a défini des priorités dans ses sphères de compétence fondamentales: évaluation et suivi dans les domaines des capitaux et des liquidités, de la transparence et de la valorisation, et des cadres de gestion et de résolution des crises.

---


_Source: https://www.imf.org/-/media/files/publications/fmu/0708f.pdf_
