## Section 1 — Conjoncture générale et positionnement des risques

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### État général et effets des interventions publiques
- Les interventions exceptionnelles des banques centrales et des gouvernements ont réduit les risques d’effondrement systémique et amélioré les perspectives de reprise économique.
- Le soutien public massif a transféré des risques du secteur privé au secteur public, augmentant la charge sur la viabilité des finances publiques.
- Vigilance maintenue en raison de vulnérabilités persistantes et d’un dysfonctionnement important de certains marchés financiers.

### Réduction mais persistance des risques systémiques
- Les risques systémiques mondiaux sont réduits par rapport aux niveaux extrêmes signalés dans l’édition d’avril 2009 du Global Financial Stability Report (GFSR).
- Les marchés de la dette bancaire et interbancaires ont redémarré, appuyés par l’intervention publique (rétrécissement des écarts LIBOR-OIS et des écarts de contrats sur risque de défaut).
- Conditions financières globales toujours tendues : croissance du crédit bancaire au secteur privé en ralentissement dans les économies matures; marchés de titrisation au point mort sauf soutien public; emprunteurs de qualité moindre ont un accès très limité aux marchés de capitaux.

### Trois risques principaux identifiés (rappel de l’édition d’avril 2009)
- i) Les faiblesses du secteur bancaire des pays avancés pourraient freiner la croissance du crédit et la reprise économique.
- ii) Les pays émergents restent vulnérables à un ralentissement ou à un arrêt des entrées de capitaux.
- iii) Les rendements des titres de dette souveraine pourraient augmenter fortement et évincer les emprunteurs privés si la charge pour les bilans du secteur public n’est pas gérée de façon crédible.
- Progrès enregistrés, mais les préoccupations subsistent.

### Assainissement des bilans bancaires : constat et mesures nécessaires
- Constat :
  - Le risque d’une crise bancaire généralisée est moins marqué; les éventuelles dépréciations sur titres devraient être moins importantes grâce au redressement des valorisations.
  - Les capitalisations bancaires restent préoccupantes et des pertes de crédit supplémentaires sont probables.
  - Aux États-Unis : renforcement de la confiance lié à des résultats supérieurs aux prévisions, réussite des tests de résistance, détermination des autorités à accompagner les 19 plus gros établissements, et mobilisation de capitaux bancaires.
  - En Europe : amélioration des résultats nets et des fonds propres, mais hausse attendue des taux de pertes; tests de résistance coordonnés entrepris par le Comité européen des contrôleurs bancaires.
- Mesures recommandées :
  - Mettre en œuvre et, si besoin, adopter de nouvelles mesures pour couvrir les actifs dépréciés.
  - Exiger des plans d’action pour relever les ratios de fonds propres des banques viables; injections temporaires de fonds publics assorties de conditions si les plans ne sont pas réalisables à court terme.
  - Restructuration, cession ou liquidation partielles éventuelles; intervention rapide pour les banques non viables.
  - Aider les banques à prendre effectivement en main les actifs dépréciés pour permettre le financement de l’économie réelle.

### Marchés obligataires d’entreprise et crédit bancaire
- Redémarrage du marché des obligations d’entreprise, essentiel notamment pour les économies dépendant du financement non bancaire (p. ex. États-Unis).
- Écarts des titres d’entreprise et des titres adossés sur des actifs considérablement resserrés; émissions en hausse.
- Les émissions à haut rendement augmentent mais restent limitées aux signatures de qualité supérieure; écarts historiquement élevés persistent.
- Malgré des mesures non orthodoxes pour relancer le crédit final, les prêts bancaires restent limités et leur croissance est en perte de vitesse; inversion persistante du levier financier.
- Les marchés de titrisation restent quasi inactifs sauf pour les instruments bénéficiant d’un soutien direct de l’État ou des banques centrales.

### Dynamique et vulnérabilités des marchés émergents
- Amélioration : redressement des cours des matières premières, reprise des flux de portefeuille, redressement des prix des actifs; valeurs boursières des pays émergents ont gagné de 30 à 60 % depuis fin-février.
- Les écarts des titres souverains de l’EMBI Global ont été réduits de plus de moitié depuis le pic d’octobre précédent.
- Persistances :
  - Flux bancaires transfrontaliers vers les pays émergents restent faibles; inversion du levier financier international provoque un repli de la mondialisation financière.
  - Les pays émergents d’Europe et la Communauté des États indépendants sont particulièrement sensibles aux contractions des financements internationaux et ont moins bénéficié du redressement des marchés.
  - Entreprises des pays émergents vulnérables en raison de besoins importants de refinancement et d’un accès restreint à d’autres sources de financement.

### Préoccupations croissantes sur la dette souveraine
- Courbes de taux souverain fortement raides : taux courts ancrés par l’assouplissement monétaire, taux longs en hausse en partie du fait des meilleures perspectives de reprise et de la réduction des risques de déflation.
- Doutes sur la capacité des marchés à absorber l’offre de nouveaux titres d’État contribuent à l’augmentation des rendements.
- Les niveaux d’endettement public devant s’accroître sensiblement dans de nombreuses économies de marché établies, expliquant le maintien des écarts des contrats sur risque de défaut souverain nettement au-dessus des niveaux d’avant la crise.

### Risques futurs et scénarios extrêmes
- Inversion du levier financier : sans réponse efficace aux problèmes bancaires, le processus d’assainissement pourrait être plus brutal, freinant la reprise.
- Un décalage entre la remontée des prix des actifs et la réalité de la reprise économique pourrait provoquer une correction profonde des prix des actifs et ramener des risques extrêmes.
- Les marchés des titres souverains pourraient être déstabilisés si l’endettement public est jugé insoutenable.
- Les problèmes locaux dans certains marchés émergents pourraient avoir des répercussions plus vastes s’ils ne sont pas traités résolument.

### Recommandations de politique et stratégies de sortie
- Maintenir le cap des politiques engagées jusqu’à ce que les avancées récentes soient consolidées.
- Poursuivre les tests de résistance bancaires coordonnés et assurer qu’ils soient accompagnés d’actions crédibles pour corriger les carences de fonds propres.
- Pour les banques viables mais sous-capitalisées : plans d’action contraignants; injections temporaires de fonds publics sous conditions; suivies, si nécessaire, de restructuration ou de cessions partielles.
- Pour les banques non viables : intervention rapide et transparente.
- Relancer et renforcer les assises du marché de la titrisation comme voie d’acheminement du crédit.
- Stratégies de sortie soigneusement coordonnées au plan international :
  - Objectifs guidant les sorties : stabilité des prix, système financier solide fondé sur des principes de marché, viabilité des finances publiques.
  - Coordonner politiques monétaire, financière et budgétaire dans chaque pays.
  - Doter les banques centrales d’un arsenal d’instruments pour retirer les liquidités au moment opportun sans perturber les marchés.
  - Envisager le transfert des postes quasi-budgétaires hors des bilans des banques centrales pour préserver leur indépendance financière.
  - Choisir, selon la situation de marché et le rétablissement de la confiance, entre dénouement naturel des opérations ou retrait ordonné des mesures de liquidité et de financement.
  - Résister aux pressions politiques visant à hâter ou retarder indûment l’abandon des politiques de crise.
- Importance d’une mise en œuvre résolue et transparente des politiques pour rétablir la confiance et préserver les acquis.

### Section 2 — Principes d'intervention

### Principes clés
- Il sera essentiel d’agir au moment opportun et selon des modalités appropriées, en faisant de préférence appel, autant que faire se peut, à des mécanismes de marché pour que l’issue soit conforme aux objectifs de stabilité des prix, de solidité du système financier et de viabilité budgétaire.

*Global Financial Stability Report (GFSR), Section 1; Fonds monétaire international, 0709f - Section 2*

### Section 1

### Section 1

### Conjoncture générale et positionnement des risques
- Les interventions exceptionnelles des banques centrales et des gouvernements ont réduit les risques d’effondrement systémique et amélioré les perspectives de reprise économique.
- Le soutien public massif a transféré des risques du secteur privé au secteur public, augmentant la charge sur la viabilité des finances publiques.
- Vigilance maintenue en raison de vulnérabilités persistantes et d’un dysfonctionnement important de certains marchés financiers.

### Réduction mais persistance des risques systémiques
- Les risques systémiques mondiaux sont réduits par rapport aux niveaux extrêmes signalés dans l’édition d’avril 2009 du Global Financial Stability Report (GFSR).
- Les marchés de la dette bancaire et interbancaires ont redémarré, appuyés par l’intervention publique (rétrécissement des écarts LIBOR-OIS et des écarts de contrats sur risque de défaut).
- Conditions financières globales toujours tendues : croissance du crédit bancaire au secteur privé en ralentissement dans les économies matures; marchés de titrisation au point mort sauf soutien public; emprunteurs de qualité moindre ont un accès très limité aux marchés de capitaux.

### Trois risques principaux identifiés (rappel de l’édition d’avril 2009)
- i) Les faiblesses du secteur bancaire des pays avancés pourraient freiner la croissance du crédit et la reprise économique.
- ii) Les pays émergents restent vulnérables à un ralentissement ou à un arrêt des entrées de capitaux.
- iii) Les rendements des titres de dette souveraine pourraient augmenter fortement et évincer les emprunteurs privés si la charge pour les bilans du secteur public n’est pas gérée de façon crédible.
- Progrès enregistrés, mais les préoccupations subsistent.

### Assainissement des bilans bancaires
- Le risque d’une crise bancaire généralisée est moins marqué; les éventuelles dépréciations sur titres devraient être moins importantes grâce au redressement des valorisations.
- Les capitalisations bancaires restent préoccupantes et des pertes de crédit supplémentaires sont probables.
- Constat régulier :
  - Aux États-Unis : renforcement de la confiance lié à des résultats supérieurs aux prévisions, réussite des tests de résistance, détermination des autorités à accompagner les 19 plus gros établissements, et mobilisation de capitaux bancaires.
  - En Europe : amélioration des résultats nets et des fonds propres, mais hausse attendue des taux de pertes; tests de résistance coordonnés entrepris par le Comité européen des contrôleurs bancaires.
- Mesures nécessaires :
  - Mettre en œuvre et, si besoin, adopter de nouvelles mesures pour couvrir les actifs dépréciés.
  - Exiger des plans d’action pour relever les ratios de fonds propres des banques viables; injections temporaires de fonds publics assorties de conditions si les plans ne sont pas réalisables à court terme.
  - Restructuration, cession ou liquidation partielles éventuelles; intervention rapide pour les banques non viables.
  - Aider les banques à prendre effectivement en main les actifs dépréciés pour permettre le financement de l’économie réelle.

### Marchés obligataires d’entreprise et crédit bancaire
- Redémarrage du marché des obligations d’entreprise, essentiel notamment pour les économies dépendant du financement non bancaire (p. ex. États-Unis).
- Écarts des titres d’entreprise et des titres adossés sur des actifs considérablement resserrés; émissions en hausse.
- Les émissions à haut rendement augmentent mais restent limitées aux signatures de qualité supérieure; écarts historiquement élevés persistants.
- Malgré des mesures non orthodoxes pour relancer le crédit final, les prêts bancaires restent limités et leur croissance est en perte de vitesse; inversion persistante du levier financier.
- Les marchés de titrisation restent quasi inactifs sauf pour les instruments bénéficiant d’un soutien direct de l’État ou des banques centrales.

### Dynamique et vulnérabilités des marchés émergents
- Amélioration : redressement des cours des matières premières, reprise des flux de portefeuille, redressement des prix des actifs; valeurs boursières des pays émergents ont gagné de 30 à 60 % depuis fin-février.
- Les écarts des titres souverains de l’EMBI Global ont été réduits de plus de moitié depuis le pic d’octobre précédent.
- Persistances :
  - Flux bancaires transfrontaliers vers les pays émergents restent faibles; inversion du levier financier international provoque un repli de la mondialisation financière.
  - Les pays émergents d’Europe et la Communauté des États indépendants sont particulièrement sensibles aux contractions des financements internationaux et ont moins bénéficié du redressement des marchés.
  - Entreprises des pays émergents vulnérables en raison de besoins importants de refinancement et d’un accès restreint à d’autres sources de financement.

### Préoccupations croissantes sur la dette souveraine
- Courbes de taux souverain fortement raides : taux courts ancrés par l’assouplissement monétaire, taux longs en hausse en partie du fait des meilleures perspectives de reprise et de la réduction des risques de déflation.
- Doutes sur la capacité des marchés à absorber l’offre de nouveaux titres d’État contribuent à l’augmentation des rendements.
- Les niveaux d’endettement public devant s’accroître sensiblement dans de nombreuses économies de marché établies, expliquant le maintien des écarts des contrats sur risque de défaut souverain nettement au-dessus des niveaux d’avant la crise.

### Risques futurs et scénarios extrêmes
- Inversion du levier financier : sans réponse efficace aux problèmes bancaires, le processus d’assainissement pourrait être plus brutal, freinant la reprise.
- Un décalage entre la remontée des prix des actifs et la réalité de la reprise économique pourrait provoquer une correction profonde des prix des actifs et ramener des risques extrêmes.
- Les marchés des titres souverains pourraient être déstabilisés si l’endettement public est jugé insoutenable.
- Les problèmes locaux dans certains marchés émergents pourraient avoir des répercussions plus vastes s’ils ne sont pas traités résolument.

### Recommandations de politique et stratégies à mener
- Maintenir le cap des politiques engagées jusqu’à ce que les avancées récentes soient consolidées.
- Poursuivre les tests de résistance bancaires coordonnés et assurer qu’ils soient accompagnés d’actions crédibles pour corriger les carences de fonds propres.
- Pour les banques viables mais sous-capitalisées : plans d’action contraignants; injections temporaires de fonds publics sous conditions; suivies, si nécessaire, de restructuration ou de cessions partielles.
- Pour les banques non viables : intervention rapide et transparente.
- Relancer et renforcer les assises du marché de la titrisation comme voie d’acheminement du crédit.
- Concevoir des stratégies de sortie soigneusement coordonnées au plan international :
  - Objectifs guidant les sorties : stabilité des prix, système financier solide fondé sur des principes de marché, viabilité des finances publiques.
  - Coordonner politiques monétaire, financière et budgétaire dans chaque pays.
  - Doter les banques centrales d’un arsenal d’instruments pour retirer les liquidités au moment opportun sans perturber les marchés.
  - Envisager le transfert des postes quasi-budgétaires hors des bilans des banques centrales pour préserver leur indépendance financière.
  - Choisir, selon la situation de marché et le rétablissement de la confiance, entre dénouement naturel des opérations ou retrait ordonné des mesures de liquidité et de financement.
  - Résister aux pressions politiques visant à hâter ou retarder indûment l’abandon des politiques de crise.
- Importance d’une mise en œuvre résolue et transparente des politiques pour rétablir la confiance et préserver les acquis.

*Global Financial Stability Report (GFSR), Section 1.*

### Section 2

### 0709f - Section 2

### Principes d'intervention

- Il sera essentiel d’agir au moment opportun et selon des modalités appropriées, en faisant de préférence appel, autant que faire se peut, à des mécanismes de marché pour que l’issue soit conforme aux objectifs de stabilité des prix, de solidité du système financier et de viabilité budgétaire.

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_Source: https://www.imf.org/-/media/files/publications/fmu/0709f.pdf_
