## APRIL 2017—GLOBAL FINANCIAL SBILITY REPORT

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### CHAPITRE 2 : CROISSANCE FAIBLE, TAUX D’INTÉRÊT BAS ET INTERMÉDIATION FINANCIÈRE — RÉSUMÉ

- Contexte et constat
  - Les pays développés connaissent depuis la crise financière mondiale un épisode prolongé de taux d’intérêt bas et de croissance faible.
  - Sur le long terme, les taux d’intérêt réels sont en baisse constante depuis trente ans.
  - Malgré des signes récents de remontée des rendements à long terme, notamment aux États-Unis, l’expérience du Japon laisse penser qu’une sortie imminente et permanente de cette situation n’est pas certaine.
  - Des facteurs structurels à évolution lente — notamment le vieillissement de la population et le ralentissement de la croissance de la productivité — pourraient théoriquement engendrer un état durable de croissance plus faible et de taux d’intérêt réels et nominaux plus bas dans ces pays.

- Conséquences pour le secteur financier
  - Taux durablement bas constitueraient un défi considérable pour les établissements financiers.
  - À long terme, mutations profondes attendues des modèles économiques des banques, des compagnies d’assurance et des fonds de pension, ainsi que des produits proposés par le secteur financier.
  - Les courbes de taux s’aplatiraient vraisemblablement, réduisant les bénéfices des banques et posant des problèmes durables pour les compagnies d’assurance vie et les régimes de retraite à prestations définies.
  - Si les taux des dépôts bancaires ne peuvent descendre (largement) en dessous de zéro, les bénéfices bancaires seraient davantage comprimés.
  - Les établissements plus petits, moins diversifiés et financés essentiellement par les dépôts seraient les plus touchés, ce qui pousserait à une consolidation du secteur.
  - La quête de rendement nationale et internationale par les banques pourrait générer de nouvelles problématiques de stabilité financière dans les pays d’origine et d’accueil, hypothèse confortée par l’expérience des établissements japonais.

- Effets sur la demande de produits et comportements
  - La croissance faible et le vieillissement réduiraient sans doute la demande de crédit des ménages et des entreprises.
  - La demande de dépôts bancaires liquides et de services transactionnels de la part des ménages augmenterait.
  - L’activité locale des banques dans les pays avancés pourrait évoluer vers la prestation de services soumis à commission.

- Impact sur retraites, assurance et gestion d’actifs
  - Les régimes de retraite à prestations définies pris en charge par les employeurs tendraient à devenir moins attractifs que les régimes à cotisations définies, qui permettent davantage de transférabilité.
  - L’allongement de la durée de vie stimulerait probablement la demande d’assurances santé et dépendance.
  - La demande de produits d’épargne à long terme à rendement garanti pourrait faiblir.
  - La demande de fonds indiciels passifs des sociétés de gestion d’actifs pourrait s’accroître.

- Recommandations de politiques publiques et prudentielles
  - Les dispositifs prudentiels devraient offrir des incitations propres à assurer la stabilité à long terme, au lieu de céder à des demandes de déréglementation visant à atténuer des problèmes à court terme.
  - Pour les banques : encourager une consolidation sans heurts et la fermeture des institutions non-viables, limiter les prises de risques déraisonnables et veiller à ne pas aggraver le problème des banques «trop grosses pour échouer».
  - Pour les compagnies d’assurance vie : mise en place d’exigences de solvabilité encourageant les mesures nécessaires pour adapter leur modèle économique.
  - Pour la gestion d’actifs : renforcer la surveillance et la réglementation des activités au fur et à mesure de la montée en puissance de ce segment.

*6 avril 2017*

### CHAPITRE 3 : LES PAYS PERDENT-ILS LA MAÎTRISE DES CONDITIONS FINANCIÈRES NATIONALES? — RÉSUMÉ

- Objet et approche
  - Question centrale : quelle influence les pays conservent-ils sur les conditions financières nationales dans un système financier intégré mondial?
  - Les «conditions financières» désignent la facilité à obtenir un financement; les mesurer aide à évaluer les perspectives économiques et l’impact des politiques.
  - Le chapitre élabore des indices de conditions financières pour comparer de nombreux pays développés et émergents et examine l’évolution de l’importance des composantes mondiales sous-jacentes.

- Effets de l’intégration financière
  - Une plus grande intégration financière peut complexifier le contrôle des conditions financières nationales de plusieurs manières :
    - Les pouvoirs publics doivent davantage tenir compte des facteurs externes dans la poursuite des objectifs nationaux.
    - La mondialisation peut rendre plus difficile la maîtrise des conditions financières nationales et entraver la transmission de la politique monétaire.
  - La vitesse à laquelle les chocs extérieurs agissent sur les conditions financières intérieures peut rendre difficile une riposte rapide et efficace.

- Principales constatations empiriques
  - Une composante commune (les conditions financières mondiales) explique de 20 à 40 % de la variation des indices de conditions financières nationales.
  - L’importance de cette composante varie notablement d’un pays à l’autre.
  - L’importance de cette composante ne semble pas s’être sensiblement accrue ces vingt dernières années.
  - Les conditions financières mondiales jouent un grand rôle, mais les pays semblent, en moyenne, conserver la maîtrise de leurs propres conditions financières, notamment par le canal de la politique monétaire.
  - Les conditions financières mondiales tendent à expliquer une part croissante de la variation des indices de conditions financières des pays émergents.

- Implications et recommandations
  - Les pays émergents devraient se préparer particulièrement aux effets d’un resserrement financier mondial.
  - Les gouvernements peuvent encourager l’expansion des marchés financiers intérieurs pour mieux résister aux chocs financiers internationaux.
  - Le développement d’une base d’investisseurs locaux, et une plus grande profondeur et liquidité des marchés d’actifs (actions et obligations), peuvent contribuer à atténuer l’impact des chocs financiers extérieurs.

*6 avril 2017*

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