## RÉSUMÉ

## Source details

**Canonical URL:** [RÉSUMÉ](https://www.imf.org/-/media/files/publications/gfsr/2019/october/french/execsum.pdf)

## Other formats

- [Markdown version](/-/media/files/publications/gfsr/2019/october/french/execsum.pdf.md)
- [Structured JSON version](/-/media/files/publications/gfsr/2019/october/french/execsum.pdf.json)

---

### Principaux facteurs de vulnérabilité du système financier mondial
- Hausse de l’endettement des entreprises.
- Augmentation des portefeuilles d’actifs plus risqués et moins liquides détenus par les investisseurs institutionnels.
- Recours accru à l’emprunt extérieur par les pays émergents et les pays préémergents.

### Contexte macrofinancier et dynamisme des marchés
- Les tensions commerciales et des perspectives économiques mondiales plus faibles ont ébranlé les marchés financiers.
- Réorientation vers une politique monétaire plus conciliante au niveau mondial, accompagnée d’une forte baisse des rendements.
- Le montant des obligations à rendement négatif a augmenté jusqu’à atteindre 15 000 milliards de dollars.
- Les investisseurs s’attendent désormais à ce que les taux d’intérêt restent très bas pendant une période plus longue que prévue en début d’année.

### Vulnérabilité des entreprises
- La vulnérabilité des entreprises est déjà élevée dans plusieurs pays d’importance systémique en raison de l’augmentation de la charge de la dette et de l’affaiblissement de la capacité d’en assurer le service.
- Scénario : dans un ralentissement économique notable "deux fois moins grave que la crise financière mondiale", la dette à risque des entreprises pourrait atteindre 19 000 milliards de dollars, soit près de 40 % de la dette totale des entreprises dans les grands pays et au-delà des niveaux de crise.
- Recommandations liées :
  - Maintenir un contrôle rigoureux de l’évaluation du risque de crédit bancaire et des pratiques en matière de prêts.
  - Accroître la divulgation d’informations et la transparence sur les marchés financiers non bancaires.
  - Envisager des outils prudentiels ciblés pour les entreprises très endettées, en plus des outils prudentiels pour le secteur bancaire.
  - Réduire les incitations fiscales favorisant le financement par l’emprunt par rapport au financement par émission d’actions.

### Institutions financières non bancaires et quête de rendement
- Les taux très bas incitent à détenir des actifs plus risqués et moins liquides pour atteindre les rendements ciblés.
- Aujourd’hui, la vulnérabilité des institutions financières non bancaires est élevée dans 80 % des pays où le secteur financier revêt une importance systémique (en termes de PIB).
- Ce pourcentage est comparable à celui enregistré au plus fort de la crise financière mondiale.
- La vulnérabilité reste élevée dans le secteur de l’assurance.
- Risques potentiels : similitudes dans les portefeuilles des fonds d’investissement amplifiant un effondrement du marché; investissements non liquides des fonds de pension limitant leur rôle stabilisateur; investissements internationaux des sociétés d’assurance-vie facilitant la contagion d’un marché à l’autre.
- Recommandations liées :
  - Renforcer la surveillance des entités financières non bancaires.
  - Mettre en place des incitations appropriées (par exemple, réduire l’offre de produits à rendement garanti).
  - Adopter des normes minimales de solvabilité et de liquidité.
  - Améliorer la communication d’informations.

### Flux de capitaux et dette extérieure des pays émergents
- Les flux de capitaux vers les pays émergents ont été stimulés par la faiblesse des taux d’intérêt dans les pays avancés.
- Dans les pays émergents, la dette extérieure médiane est passée de 100 % des exportations en 2008 à 160 %.
- Dans certains pays, ce ratio dépasse 300 %.
- Un brutal durcissement des conditions financières mondiales pourrait accroître les risques liés au refinancement et à la viabilité de la dette, notamment pour des entreprises publiques surendettées qui pourraient perdre l’accès aux marchés sans aide souveraine.
- Recommandations liées :
  - Les pays émergents et les pays préémergents devraient atténuer les risques liés à la viabilité de la dette en mettant en place des pratiques prudentes et des cadres solides de gestion de la dette.

### Résilience du secteur bancaire et vulnérabilités persistantes
- La réglementation post-crise a amélioré la résilience globale du secteur bancaire, mais il subsiste des poches d’institutions plus faibles.
- Rendements négatifs, aplatissement des courbes de rendement et perspectives de croissance plus moroses ont réduit les attentes en matière de rentabilité des banques; la capitalisation boursière de certaines banques est tombée à un bas niveau.
- Les banques sont exposées, via leurs activités de prêt, à des secteurs très vulnérables et à des pertes potentielles.
- Exemple : en Chine, les autorités ont dû intervenir dans trois banques régionales.
- La fragilité du financement en dollars parmi les banques non américaines demeure un facteur de vulnérabilité dans de nombreux pays et pourrait amplifier l’effet d’un durcissement des conditions de financement, créant un effet de contagion dans des pays empruntant en dollars auprès de banques non américaines.

### Facteurs ESG et implications pour la stabilité financière
- Les principes environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) prennent une importance croissante pour emprunteurs et investisseurs.
- Les facteurs ESG pourraient avoir une incidence notable sur les résultats des entreprises et entraîner des risques pour la stabilité financière, en particulier en raison des pertes liées au changement climatique.
- Rôle des autorités :
  - Élaborer des normes applicables aux investissements ESG.
  - Combler les déficits de données et encourager une meilleure déclaration des données.

### Politiques recommandées et coordination internationale
- Les aléas influant sur la croissance mondiale et la stabilité financière à moyen terme restent fermement orientés à la baisse.
- Les politiques macroéconomiques et macroprudentielles devraient être adaptées à la situation de chaque pays :
  - Pays avec activité robuste mais vulnérabilité élevée ou en hausse : durcir de toute urgence les politiques macroprudentielles, y compris les outils macroprudentiels généraux (par exemple, le volant anticyclique de fonds propres).
  - Pays avec politique macroéconomique assouplie mais vulnérabilité sectorielle préoccupante : adopter une approche plus ciblée pour lutter contre les poches de vulnérabilité.
  - Pays faisant face à un ralentissement prononcé : mettre l’accent sur des politiques plus accommodantes, compte tenu de la marge de manœuvre disponible.
- Mesures urgentes prioritaires :
  - S’attaquer à la hausse de l’endettement des entreprises via contrôle du risque de crédit, transparence et outils prudentiels ciblés.
  - Renforcer la surveillance et les cadres applicables aux investisseurs institutionnels exposés à des actifs plus risqués et moins liquides.
  - Mettre en place des pratiques prudentes et des cadres solides de gestion de la dette pour les emprunteurs extérieurs.
- Coordination internationale requise :
  - Mettre fin aux tensions commerciales.
  - Achever et mettre pleinement en œuvre le programme mondial de réforme de la réglementation, en évitant un recul sur les normes.
  - Maintenir la coordination internationale pour assurer d’ici la fin de 2021 une transition en douceur du LIBOR vers de nouveaux taux de référence pour une série de contrats financiers partout dans le monde.

*Source : execsum*

---


_Source: https://www.imf.org/-/media/files/publications/gfsr/2019/october/french/execsum.pdf_
