## RAPPORT SUR LA STABILITE FINANCIERE DANS LE MONDE — Résumé

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### Contexte macrofinancier mondial
- L’économie mondiale fait face à une inflation obstinément élevée, situation inédite depuis des décennies.
- Après la crise financière mondiale, les taux d’intérêt sont restés extrêmement bas pendant des années, favorisant une faible volatilité et l’accumulation de vulnérabilités financières.
- Les autorités monétaires des pays avancés accélèrent la normalisation de leurs politiques; les autorités des pays émergents ont également resserré leur politique, avec des différences régionales notables.
- Les conditions financières mondiales se sont considérablement resserrées en 2022, entraînant des sorties de capitaux dans de nombreux pays émergents et préémergents aux fondamentaux moins solides.
- En septembre, les investisseurs se sont repliés vers un positionnement moins risqué; indicateurs de risque systémique tels que la hausse des coûts de financement en dollars et l’écart de crédit des contreparties ont augmenté.

### Détérioration des perspectives et écarts par rapport à avril 2022
- Les perspectives économiques mondiales se sont considérablement détériorées depuis la publication d’avril 2022 du Rapport sur la stabilité financière dans le monde.
- Des risques se sont matérialisés : pressions inflationnistes plus élevées que prévu, ralentissement plus marqué en Chine suite aux confinements, et nouvelles répercussions de l’invasion de l’Ukraine par la Russie.
- Les conditions financières se sont resserrées dans la plupart des régions depuis avril 2022; en Chine, elles se sont quelque peu assouplies grâce à un soutien des autorités pour le secteur immobilier.

### Risques pour la stabilité financière et distribution des résultats
- Les risques pour la stabilité financière mondiale ont augmenté; la balance des risques est nettement orientée à la baisse.
- La fourchette des résultats défavorables de la croissance du PIB basée sur la distribution de probabilité de la croissance future du PIB se situe dans le 20e centile le plus bas de ces quarante dernières années.
- Les vulnérabilités financières sont nombreuses dans les secteurs des institutions financières souveraines et non bancaires; la liquidité du marché s’est détériorée dans certaines classes d’actifs clés.
- Les taux d’intérêt et les prix des actifs à risque ont été extrêmement volatils depuis avril 2022.

### Performances des marchés et événements récents
- Juin 2022 : chute des actifs risqués par crainte d’accélération des hausses de taux directeurs; actifs des pays émergents ont subi d’importantes pertes; écarts sur obligations souveraines à haut rendement des pays émergents presque au niveau de mars 2020.
- Volatilité extrême sur les marchés des cryptoactifs, effondrement de segments risqués et liquidation de certains fonds de cryptoactifs.
- Reprise intermédiaire des actifs à risque en milieu d’année, puis nouvelles pertes après réaffirmation des banques centrales sur la lutte contre l’inflation.
- Désaccord accru entre investisseurs sur l’évolution probable de l’inflation, notamment dans la zone euro.

### Liquidité et fonctionnement des marchés
- Indicateurs de liquidité du marché se sont détériorés dans toutes les classes d’actifs, y compris sur des marchés généralement très liquides et produits standardisés négociés en bourse.
- Écart acheteur-vendeur pour les bons du Trésor américain s’est considérablement creusé; profondeur du marché réduite; primes de liquidité en hausse.
- Conditions de liquidité moins résilientes amplifient les chocs et représentent un risque pour les marchés financiers.

### Tensions régionales et interventions de politique
- Europe : signes de tension, chute des prix d’actifs par crainte de récession et de pénurie de gaz; écart de rendement Etats d’Europe du Sud vs Allemagne s’est resserré après annonce de l’instrument de protection de la transmission par la BCE.
- Royaume-Uni : annonce de réductions d’impôts financées par emprunt a provoqué forte inquiétude des investisseurs; livre sterling brusquement dépréciée; chute des prix des gilts; la Banque d’Angleterre a annoncé le 28 septembre des achats temporaires et ciblés d’obligations d’État britanniques à long terme.

### Pays émergents et préémergents
- Les banques centrales des pays émergents et préémergents poursuivent le durcissement monétaire; différences régionales marquées.
- Détérioration significative des conditions sur les marchés obligataires en monnaie locale; augmentation des primes d’échéance, particulièrement en Europe centrale et orientale.
- Les pays émergents font face à des risques liés aux importants coûts d’emprunt extérieur, inflation élevée, volatilité des prix des matières premières, incertitudes mondiales et resserrement des politiques des pays avancés.
- Pays préémergents particulièrement vulnérables en raison du resserrement financier, de la détérioration des fondamentaux et de la forte exposition aux matières premières.
- Les charges d’intérêts sur la dette publique ont continué d’augmenter, exacerbant les pressions sur la liquidité; défauts de paiement peuvent survenir sans amélioration de l’accès au marché.
- Flux de portefeuille de non-résidents restent faibles malgré certains signes de stabilisation après de fortes sorties au premier semestre; émission d’obligations souveraines en devises fortes fortement détériorée.
- De nombreux émetteurs préémergents devront rechercher d’autres sources de financement et/ou procéder à des reports d’échéance et restructurations de la dette sans amélioration de l’accès au marché.

### Secteur des entreprises et immobilier
- Élargissement marqué des écarts de crédit dans tous les secteurs depuis avril 2022.
- Grandes entreprises : contraction des marges bénéficiaires en raison de la hausse des coûts; révisions à la baisse des prévisions de croissance des bénéfices mondiaux.
- Petites entreprises : hausse des faillites dans les principaux pays avancés en raison de la hausse des coûts d’emprunt et de la réduction des aides budgétaires.
- Entreprises dépendant des marchés financiers à effet de levier confrontées à des conditions de crédit et normes de prêt plus strictes; qualité de crédit de ces actifs mise à l’épreuve en cas de ralentissement.
- Risque de baisse significative des prix réels de l’immobilier en cas de durcissement vigoureux des politiques monétaires et de détérioration des perspectives économiques.

### Chine et secteur immobilier
- Ralentissement aggravé du secteur immobilier chinois; forte baisse des ventes de logements pendant les confinements a exacerbé les risques de liquidité pour les promoteurs.
- Difficultés de promoteurs pourraient se propager au secteur bancaire, affectant certaines petites banques vulnérables et quelques banques nationales d’importance systémique en raison de volants de capital plus faibles et d’un risque de concentration élevé vis-à-vis du secteur immobilier.

### Résilience du secteur bancaire et test de résistance du FMI
- Résilience renforcée par niveaux élevés de fonds propres et abondantes réserves de liquidités.
- Test de résistance du FMI : en cas de resserrement fort et brutal des conditions financières provoquant en 2023 une récession marquée avec inflation élevée, jusqu’à 29 % des banques des pays émergents (pourcentage mesuré en volume d’actifs) ne satisferaient pas aux exigences d’adéquation des fonds propres, tandis que la plupart des banques des pays avancés seraient résilientes.
- Il faudrait plus de 200 milliards de dollars pour reconstituer les réserves et combler le déficit en fonds propres.

### Financement climatique et financement durable
- Pays émergents et pays en développement auront besoin d’importantes ressources pour financer l’action climatique et réduire émissions et s’adapter aux effets physiques du changement climatique.
- Le financement durable a connu une croissance rapide, mais les pays émergents et en développement restent sous-dotés.
- Obstacles à l’augmentation déterminante du financement privé pour le climat : manque de politiques prenant en compte les enjeux climatiques (telles qu’une tarification efficace du carbone) et lacunes de l’architecture d’information sur le climat.

### Institutions financières non bancaires (OPCVM)
- Les organismes de placement collectif en valeurs mobilières (OPCVM) jouent un rôle croissant sur les marchés financiers.
- Asymétrie des liquidités entre actifs et passifs des OPCVM crée des inquiétudes sur la stabilité financière.
- OPCVM détenant des actifs illiquides tout en offrant des remboursements quotidiens peuvent amplifier les risques de retraits massifs et de cessions précipitées d’actifs; ces vulnérabilités peuvent avoir des répercussions internationales et resserrer les conditions financières nationales.

### Recommandations de politique
- Banques centrales :
  - Agir avec détermination pour ramener l’inflation aux objectifs afin d’éviter l’enracinement des pressions inflationnistes et un désarrimage des anticipations.
  - Communiquer clairement sur les fonctions de réaction de leur politique monétaire, leur engagement à atteindre leurs objectifs et leurs efforts de normalisation pour préserver la crédibilité et éviter une volatilité injustifiée des marchés.
- Pays émergents (selon le cadre stratégique intégré du FMI) :
  - Envisager, le cas échéant, de combiner interventions de change ciblées avec mesures sur les flux de capitaux et/ou autres initiatives pour lisser les ajustements des taux de change, réduire les risques pour la stabilité financière et assurer une transmission appropriée de la politique monétaire.
- Emprunteurs souverains des pays en développement et préémergents :
  - Redoubler d’efforts pour maîtriser les risques associés aux fortes vulnérabilités de leur dette, dialoguer de manière anticipée avec leurs créanciers, et faire appel à la coopération multilatérale et au soutien international.
  - Adopter des mesures crédibles d’assainissement budgétaire à moyen terme pour contenir les coûts d’emprunt et de refinancement et atténuer les inquiétudes quant à la viabilité de la dette.
- Autorités macroprudentielles :
  - Contenir une nouvelle accumulation de vulnérabilités financières en ajustant, selon les besoins et les circonstances propres à chaque pays, certains outils macroprudentiels pour résorber les poches de grande vulnérabilité.
  - Trouver un équilibre entre contenir les vulnérabilités et éviter la procyclicité et un resserrement désordonné des conditions financières.
- Marchés et infrastructures :
  - Mettre en œuvre des politiques visant à atténuer les risques de liquidité sur les marchés, évaluer la solidité des infrastructures d’échanges commerciaux et favoriser la transparence des marchés.
  - Accroître la disponibilité des données sur les échanges commerciaux pour évaluer en temps voulu les risques de liquidité.
- Contreparties et acteurs non bancaires :
  - Surveiller attentivement l’activité intrajournalière et les expositions à effet de levier, améliorer les pratiques de gestion du risque de liquidité et renforcer la transparence et la disponibilité des données.
- Financement climatique :
  - Augmenter le recours aux nouveaux mécanismes de financement et à l’intervention des banques multilatérales de développement pour attirer l’investissement privé, tirer parti des investissements privés et renforcer la capacité d’absorption des risques.
  - Recourir davantage aux fonds propres et à d’autres ressources des banques multilatérales de développement pour financer l’action climatique.

### Rôles du FMI face au changement climatique (Section 2)
- Le FMI peut aider ses membres à relever les défis du changement climatique en procédant à des évaluations des risques pour la stabilité financière.
- Le FMI peut proposer des prêts par le biais de son nouveau fonds fiduciaire pour la résilience et la durabilité.
- Le FMI peut agir pour combler les lacunes en matière de production et de diffusion de données.

### Mesures et outils pour atténuer les vulnérabilités des OPCVM (Section 2)
- Les outils de gestion des liquidités fondés sur les prix, tels que le swing pricing (à la juste valeur liquidative du fonds), peuvent être efficaces pour éliminer les facteurs de fragilité des prix des actifs.
- Les autorités devraient fournir des orientations supplémentaires sur la mise en œuvre du swing pricing.
- D’autres mécanismes possibles :
  - Lier la fréquence des remboursements à la liquidité des portefeuilles des fonds.
- Les autorités devraient envisager :
  - Un contrôle plus strict des pratiques de gestion du risque de liquidité des fonds.
  - Des mesures supplémentaires favorisant la transparence des OPCVM pour mieux évaluer leurs vulnérabilités.
  - D’autres initiatives pour améliorer l'apport en liquidités.

*Fonds monétaire international | Octobre 2022*

### Section 1

### RAPPORT SUR LA STABILITE FINANCIERE DANS LE MONDE — Résumé

### Contexte macrofinancier mondial
- L’économie mondiale fait face à une inflation obstinément élevée, situation inédite depuis des décennies.
- Après la crise financière mondiale, les taux d’intérêt sont restés extrêmement bas pendant des années, favorisant une faible volatilité et l’accumulation de vulnérabilités financières.
- Les autorités monétaires des pays avancés accélèrent la normalisation de leurs politiques; les autorités des pays émergents ont également resserré leur politique, avec des différences régionales notables.
- Les conditions financières mondiales se sont considérablement resserrées en 2022, entraînant des sorties de capitaux dans de nombreux pays émergents et préémergents aux fondamentaux moins solides.
- En septembre, les investisseurs se sont repliés vers un positionnement moins risqué; indicateurs de risque systémique tels que la hausse des coûts de financement en dollars et l’écart de crédit des contreparties ont augmenté.

### Détérioration des perspectives et écarts par rapport à avril 2022
- Les perspectives économiques mondiales se sont considérablement détériorées depuis la publication d’avril 2022 du Rapport sur la stabilité financière dans le monde.
- Des risques se sont matérialisés : pressions inflationnistes plus élevées que prévu, ralentissement plus marqué en Chine suite aux confinements, et nouvelles répercussions de l’invasion de l’Ukraine par la Russie.
- Les conditions financières se sont resserrées dans la plupart des régions depuis avril 2022; en Chine, elles se sont quelque peu assouplies grâce à un soutien des autorités pour le secteur immobilier.

### Risques pour la stabilité financière et distribution des résultats
- Les risques pour la stabilité financière mondiale ont augmenté; la balance des risques est nettement orientée à la baisse.
- La fourchette des résultats défavorables de la croissance du PIB basée sur la distribution de probabilité de la croissance future du PIB se situe dans le 20e centile le plus bas de ces quarante dernières années.
- Les vulnérabilités financières sont nombreuses dans les secteurs des institutions financières souveraines et non bancaires; la liquidité du marché s’est détériorée dans certaines classes d’actifs clés.
- Les taux d’intérêt et les prix des actifs à risque ont été extrêmement volatils depuis avril 2022.

### Performances des marchés et événements récents
- Juin 2022 : chute des actifs risqués par crainte d’accélération des hausses de taux directeurs; actifs des pays émergents ont subi d’importantes pertes; écarts sur obligations souveraines à haut rendement des pays émergents presque au niveau de mars 2020.
- Volatilité extrême sur les marchés des cryptoactifs, effondrement de segments risqués et liquidation de certains fonds de cryptoactifs.
- Reprise intermédiaire des actifs à risque en milieu d’année, puis nouvelles pertes après réaffirmation des banques centrales sur la lutte contre l’inflation.
- Désaccord accru entre investisseurs sur l’évolution probable de l’inflation, notamment dans la zone euro.

### Liquidité et fonctionnement des marchés
- Indicateurs de liquidité du marché se sont détériorés dans toutes les classes d’actifs, y compris sur des marchés généralement très liquides et produits standardisés négociés en bourse.
- Écart acheteur-vendeur pour les bons du Trésor américain s’est considérablement creusé; profondeur du marché réduite; primes de liquidité en hausse.
- Conditions de liquidité moins résilientes amplifient les chocs et représentent un risque pour les marchés financiers.

### Tensions régionales et interventions de politique
- Europe : signes de tension, chute des prix d’actifs par crainte de récession et de pénurie de gaz; écart de rendement Etats d’Europe du Sud vs Allemagne s’est resserré après annonce de l’instrument de protection de la transmission par la BCE.
- Royaume-Uni : annonce de réductions d’impôts financées par emprunt a provoqué forte inquiétude des investisseurs; livre sterling brusquement dépréciée; chute des prix des gilts; la Banque d’Angleterre a annoncé le 28 septembre des achats temporaires et ciblés d’obligations d’État britanniques à long terme.

### Pays émergents et préémergents
- Les banques centrales des pays émergents et préémergents poursuivent le durcissement monétaire; différences régionales marquées.
- Détérioration significative des conditions sur les marchés obligataires en monnaie locale; augmentation des primes d’échéance, particulièrement en Europe centrale et orientale.
- Les pays émergents font face à des risques liés aux importants coûts d’emprunt extérieur, inflation élevée, volatilité des prix des matières premières, incertitudes mondiales et resserrement des politiques des pays avancés.
- Pays préémergents particulièrement vulnérables en raison du resserrement financier, de la détérioration des fondamentaux et de la forte exposition aux matières premières.
- Les charges d’intérêts sur la dette publique ont continué d’augmenter, exacerbant les pressions sur la liquidité; défauts de paiement peuvent survenir sans amélioration de l’accès au marché.
- Flux de portefeuille de non-résidents restent faibles malgré certains signes de stabilisation après de fortes sorties au premier semestre; émission d’obligations souveraines en devises fortes fortement détériorée.
- De nombreux émetteurs préémergents devront rechercher d’autres sources de financement et/ou procéder à des reports d’échéance et restructurations de la dette sans amélioration de l’accès au marché.

### Secteur des entreprises et immobilier
- Élargissement marqué des écarts de crédit dans tous les secteurs depuis avril 2022.
- Grandes entreprises : contraction des marges bénéficiaires en raison de la hausse des coûts; révisions à la baisse des prévisions de croissance des bénéfices mondiaux.
- Petites entreprises : hausse des faillites dans les principaux pays avancés en raison de la hausse des coûts d’emprunt et de la réduction des aides budgétaires.
- Entreprises dépendant des marchés financiers à effet de levier confrontées à des conditions de crédit et normes de prêt plus strictes; qualité de crédit de ces actifs mise à l’épreuve en cas de ralentissement.
- Risque de baisse significative des prix réels de l’immobilier en cas de durcissement vigoureux des politiques monétaires et de détérioration des perspectives économiques.

### Chine et secteur immobilier
- Ralentissement aggravé du secteur immobilier chinois; forte baisse des ventes de logements pendant les confinements a exacerbé les risques de liquidité pour les promoteurs.
- Difficultés de promoteurs pourraient se propager au secteur bancaire, affectant certaines petites banques vulnérables et quelques banques nationales d’importance systémique en raison de volants de capital plus faibles et d’un risque de concentration élevé vis-à-vis du secteur immobilier.

### Résilience du secteur bancaire et test de résistance du FMI
- Résilience renforcée par niveaux élevés de fonds propres et abondantes réserves de liquidités.
- Test de résistance du FMI : en cas de resserrement fort et brutal des conditions financières provoquant en 2023 une récession marquée avec inflation élevée, jusqu’à 29 % des banques des pays émergents (pourcentage mesuré en volume d’actifs) ne satisferaient pas aux exigences d’adéquation des fonds propres, tandis que la plupart des banques des pays avancés seraient résilientes.
- Il faudrait plus de 200 milliards de dollars pour reconstituer les réserves et combler le déficit en fonds propres.

### Financement climatique et financement durable
- Pays émergents et pays en développement auront besoin d’importantes ressources pour financer l’action climatique et réduire émissions et s’adapter aux effets physiques du changement climatique.
- Le financement durable a connu une croissance rapide, mais les pays émergents et en développement restent sous-dotés.
- Obstacles à l’augmentation déterminante du financement privé pour le climat : manque de politiques prenant en compte les enjeux climatiques (telles qu’une tarification efficace du carbone) et lacunes de l’architecture d’information sur le climat.

### Institutions financières non bancaires (OPCVM)
- Les organismes de placement collectif en valeurs mobilières (OPCVM) jouent un rôle croissant sur les marchés financiers.
- Asymétrie des liquidités entre actifs et passifs des OPCVM crée des inquiétudes sur la stabilité financière.
- OPCVM détenant des actifs illiquides tout en offrant des remboursements quotidiens peuvent amplifier les risques de retraits massifs et de cessions précipitées d’actifs; ces vulnérabilités peuvent avoir des répercussions internationales et resserrer les conditions financières nationales.

### Recommandations de politique
- Banques centrales :
  - Agir avec détermination pour ramener l’inflation aux objectifs afin d’éviter l’enracinement des pressions inflationnistes et un désarrimage des anticipations.
  - Communiquer clairement sur les fonctions de réaction de leur politique monétaire, leur engagement à atteindre leurs objectifs et leurs efforts de normalisation pour préserver la crédibilité et éviter une volatilité injustifiée des marchés.
- Pays émergents (selon le cadre stratégique intégré du FMI) :
  - Envisager, le cas échéant, de combiner interventions de change ciblées avec mesures sur les flux de capitaux et/ou autres initiatives pour lisser les ajustements des taux de change, réduire les risques pour la stabilité financière et assurer une transmission appropriée de la politique monétaire.
- Emprunteurs souverains des pays en développement et préémergents :
  - Redoubler d’efforts pour maîtriser les risques associés aux fortes vulnérabilités de leur dette, dialoguer de manière anticipée avec leurs créanciers, et faire appel à la coopération multilatérale et au soutien international.
  - Adopter des mesures crédibles d’assainissement budgétaire à moyen terme pour contenir les coûts d’emprunt et de refinancement et atténuer les inquiétudes quant à la viabilité de la dette.
- Autorités macroprudentielles :
  - Contenir une nouvelle accumulation de vulnérabilités financières en ajustant, selon les besoins et les circonstances propres à chaque pays, certains outils macroprudentiels pour résorber les poches de grande vulnérabilité.
  - Trouver un équilibre entre contenir les vulnérabilités et éviter la procyclicité et un resserrement désordonné des conditions financières.
- Marchés et infrastructures :
  - Mettre en œuvre des politiques visant à atténuer les risques de liquidité sur les marchés, évaluer la solidité des infrastructures d’échanges commerciaux et favoriser la transparence des marchés.
  - Accroître la disponibilité des données sur les échanges commerciaux pour évaluer en temps voulu les risques de liquidité.
- Contreparties et acteurs non bancaires :
  - Surveiller attentivement l’activité intrajournalière et les expositions à effet de levier, améliorer les pratiques de gestion du risque de liquidité et renforcer la transparence et la disponibilité des données.
- Financement climatique :
  - Augmenter le recours aux nouveaux mécanismes de financement et à l’intervention des banques multilatérales de développement pour attirer l’investissement privé, tirer parti des investissements privés et renforcer la capacité d’absorption des risques.
  - Recourir davantage aux fonds propres et à d’autres ressources des banques multilatérales de développement pour financer l’action climatique.

*Fonds monétaire international | Octobre 2022*

### Section 2

### execsum - Section 2

### Rôles du FMI face au changement climatique
- Le FMI peut aider ses membres à relever les défis du changement climatique en procédant à des évaluations des risques pour la stabilité financière.
- Le FMI peut proposer des prêts par le biais de son nouveau fonds fiduciaire pour la résilience et la durabilité.
- Le FMI peut agir pour combler les lacunes en matière de production et de diffusion de données.

### Mesures et outils pour atténuer les vulnérabilités des organismes de placement collectif en valeurs mobilières (OPCVM)
- Les outils de gestion des liquidités fondés sur les prix, tels que le swing pricing (à la juste valeur liquidative du fonds), peuvent être efficaces pour éliminer les facteurs de fragilité des prix des actifs.
- Les autorités devraient fournir des orientations supplémentaires sur la mise en œuvre du swing pricing.
- D’autres mécanismes possibles :
  - Lier la fréquence des remboursements à la liquidité des portefeuilles des fonds.
- Les autorités devraient envisager :
  - Un contrôle plus strict des pratiques de gestion du risque de liquidité des fonds.
  - Des mesures supplémentaires favorisant la transparence des OPCVM pour mieux évaluer leurs vulnérabilités.
  - D’autres initiatives pour améliorer l'apport en liquidités.

### Référence éditoriale
- Rapport sur la stabilité financière dans le monde Résumé
- Fonds monétaire international | Octobre 2022 4

*Source: execsum - Section 2*

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