## Chapitre 3

## Source details

**Canonical URL:** [Chapitre 3](https://www.imf.org/-/media/files/publications/gfsr/2023/october/french/ch3sum.pdf)

## Other formats

- [Markdown version](/-/media/files/publications/gfsr/2023/october/french/ch3sum.pdf.md)
- [Structured JSON version](/-/media/files/publications/gfsr/2023/october/french/ch3sum.pdf.json)

---

### Enjeu central
- La mobilisation du secteur privé est essentielle pour financer les investissements d’atténuation du changement climatique dans les pays émergents et les pays en développement (PEPD), en raison de leur faible marge de manœuvre budgétaire et de conditions de marché défavorables.
- D’ici 2030, les financements privés devront couvrir 80 % des 2 000 milliards de dollars que les PEPD auront à investir dans l’atténuation, et quelque 90 % si l’on exclut la Chine du calcul.

### Obstacles identifiés
- De nombreux PEPD ont une note de crédit trop basse pour appartenir à la catégorie des emprunteurs de qualité, ce qui rend difficile la mobilisation de financements privés et entraîne des coûts d’investissement élevés.
- L’intensité capitalistique élevée des énergies renouvelables accentue l’impact des coûts d’investissement sur la transition énergétique.
- Beaucoup de PEPD dépendent fortement du charbon pour la production d’électricité, freinant la sortie progressive de ce combustible.
- Les investissements dans les énergies fossiles, notamment dans les nouvelles capacités d’approvisionnement en combustibles fossiles et la production d’électricité à partir de ces dernières, se poursuivent à un rythme rapide dans ces pays.
- Les politiques climatiques internes des grandes banques et compagnies d’assurance ne sont pas alignées sur les objectifs de neutralité carbone.
- Les notes ESG ne sont pas conçues pour prendre en compte l’impact climatique, si bien que les produits axés sur la création d’un impact climatique positif demeurent rares.
- La tarification du carbone enverrait un signal-prix puissant mais est politiquement difficile à mettre en œuvre et doit être complétée par d’autres actions.

### Mesures structurelles et politiques nécessaires
- Réformes structurelles et politiques et engagements climatiques ambitieux dans les PEPD.
- Subventions bien conçues lorsque la marge de manœuvre budgétaire le permet.
- Approches de financement innovantes pour une sortie progressive du charbon.
- Amélioration de l’architecture d’informations climatiques : données, publication d’informations par les entreprises et méthodes d’alignement, dont les taxonomies, pour attirer les investisseurs privés.
- Élaboration de taxonomies de transition dans les PEPD pour identifier les activités susceptibles de rapprocher les incitations et les objectifs de la transition et réduire significativement les émissions au fil du temps, notamment dans les secteurs les plus intensifs en carbone.
- Conception d’informations à fournir et de labels pour les fonds d’investissement durable afin d’améliorer la transparence et l’intégrité des marchés et d’accroître la conformité avec les objectifs climatiques.
- Possibilité de concevoir des notes d’impact climatique, comme alternative aux notes ESG, afin que les résultats sur le plan du climat soient plus proches des attentes des investisseurs.

### Rôle du secteur public et du partage des risques
- Il est indispensable d’assurer le partage des risques entre les secteurs public et privé pour attirer des capitaux privés dans les PEPD.
- Renforcement de la capacité de financement et du modèle opérationnel des banques multilatérales de développement (BMD) pour attirer plus de capitaux privés.
- Le financement mixte, sous forme de garanties octroyées par des BMD et des donateurs, peut permettre aux prêteurs de réduire leurs risques et entraîner un élargissement de la base d’investisseurs.
- Dans les pays à faible revenu, une augmentation du soutien public international est cruciale en raison des difficultés majeures à attirer des financements climatiques privés.

### Rôle du FMI
- Le FMI peut aider à déverrouiller les capitaux publics au profit des investissements climatiques, en particulier dans les pays moins développés.
- Sa facilité pour la résilience et la durabilité peut servir de catalyseur pour attirer des capitaux privés en renforçant la capacité d’un pays en matière de financements climatiques, à l’aide de réformes et de financements de long terme.
- Le FMI peut rassembler États, BMD et acteurs du secteur privé pour appuyer le financement des indispensables investissements climatiques grâce à son pouvoir de mobilisation.
- Le FMI peut faciliter la constitution d’une réserve de projets adaptés à l’investissement en contribuant à améliorer la gestion des finances publiques et des investissements climatiques.
- Le FMI peut apporter son soutien au développement des capacités pour renforcer l’architecture d’information climatique.

*Source : Chapitre 3 (résumé), Global Financial Stability Report — October 2023, https://www.imf.org/en/Publications/GFSR/Issues/2023/10/10/global-financial-stability-report-october-2023*

---


_Source: https://www.imf.org/-/media/files/publications/gfsr/2023/october/french/ch3sum.pdf_
