## execsum

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### Contexte et scénarios
- L’inflation sous-jacente (hors énergie et alimentation) reste élevée et recule lentement dans nombre de pays avancés, ce qui pourrait amener les banques centrales à durcir la politique monétaire plus longtemps que ce que les marchés anticipent.
- Dans les pays émergents, la lutte contre l’inflation progresse et les avantages des premières hausses de taux commencent à se matérialiser, avec une variabilité régionale.
- Risque de désynchronisation de la politique monétaire mondiale dû à des perspectives d’inflation et de croissance de plus en plus divergentes.
- Optimisme pour un « atterrissage en douceur » ayant soutenu les valorisations d’actifs depuis avril 2023 :
  - Cours des actions, jusqu’à présent cette année : environ 10 % en Europe et 12 % aux États-Unis.
  - Écarts de taux des obligations d’entreprises proches de leur niveau le plus bas du cycle de hausse des taux.
  - Marché actions du Japon surperforme, lié à une politique monétaire accommodante et des bénéfices d’entreprises plus élevés.
  - Hausse sensible des cours des actions dans certains pays émergents : Chili, Hongrie, Inde, Mexique, Pologne.
- Avertissement : de mauvaises surprises d’inflation remettraient en question l’atterrissage en douceur et pourraient provoquer des réévaluations importantes d’actifs.
- L’indicateur de « croissance à risque » du FMI indique que les risques sur la croissance mondiale restent orientés à la baisse ; dans un scénario où l’atterrissage en douceur échoue, les aléas seraient encore plus fermement orientés à la baisse.

### Facteurs de vulnérabilité du secteur privé et immobilier
- Transmission des hausses de taux freinée par l’allongement des périodes de remboursement et l’utilisation d’épargne accumulée depuis la pandémie, mais ces facteurs peuvent être insuffisants pour prévenir une aggravation des difficultés de remboursement.
- Part des entreprises ayant un faible ratio trésorerie/charge d’intérêts a rebondi depuis deux ans, affectant notamment les petites et moyennes entreprises.
- Emprunteurs hypothécaires supportent des remboursements plus élevés, ralentissant l’activité dans le logement et faisant baisser les prix de l’immobilier résidentiel.
  - Prix réels mondiaux des logements en recul depuis fin 2022.
  - Dans les pays avancés : baisse de 8,4 % au premier trimestre 2023.
  - Dans les pays émergents : baisse de 2,4 % au premier trimestre 2023.
  - Certains pays avec forte proportion de prêts à taux variable et prix supérieurs à la moyenne prépandémie ont enregistré une baisse à deux chiffres des prix résidentiels.
- Immobilier commercial : dette liée au secteur en part du PIB :
  - En Europe : près de 12 %.
  - Aux États-Unis : 18 %.
- Tensions de refinancement dans l’immobilier commercial : durcissement des conditions de prêt bancaires, ralentissement des levées de fonds privés, émissions modestes de titres adossés à des créances immobilières commerciales.

### Chine : immobilier, finances locales et confiance
- Affaiblissement de la dynamique économique, fléchissement accru du secteur immobilier et tensions croissantes sur le financement des collectivités locales.
- Renminbi sous pression à la baisse et fortes baisses des cours des actions.
- Tensions désinflationnistes amplifiées, poussant la Banque populaire de Chine à réduire les taux directeurs (parmi les rares banques centrales à assouplir).
- Mesures d’assouplissement et relance annoncées n’ont pas encore restauré la confiance des entreprises, consommateurs et acheteurs immobiliers.
- Ventes immobilières en baisse pour promoteurs privés solides et promoteurs publics ; un grand promoteur privé a omis le paiement d’intérêts exigibles en août.
- Tensions propagées aux finances des collectivités locales et risque lié à la viabilité de la dette des dispositifs de financement des collectivités locales.
- Suspension des paiements/remboursements par un grand gestionnaire d’actifs sur des produits de gestion de patrimoine et fiduciaires, suscitant des craintes de perte de confiance.

### Banques, risques systémiques et finances non bancaires
- Banques principales prêteurs mondiales : augmentation du coût du crédit prévue car la hausse des taux réduit la capacité de remboursement des emprunteurs.
- Le système bancaire a ajouté des provisions et les réserves pour pertes sur prêts semblent suffisantes dans de nombreux pays, mais le risque de détérioration rapide du crédit demeure.
- Chapitre 2 utilise deux approches nouvelles d’évaluation des banques exposées à une hausse de l’inflation et des taux :
  - Version améliorée du test de résistance mondial du FMI.
  - Nouveau dispositif de suivi prospectif fondé sur des prévisions d’analyses des indicateurs des principaux risques (bilan des banques, valorisation et indicateurs de rentabilité).
  - Les deux approches révèlent un nombre notable de banques fragiles.
  - Le test de résistance mondial indique que de très nombreuses banques, y compris plusieurs établissements d’importance systémique en Chine, aux États‑Unis et en Europe, subiraient des pertes en capital dans un scénario défavorable de stagflation.
  - Indicateurs prévoient que certaines banques en Chine et aux États‑Unis continueront vraisemblablement à subir des tensions compte tenu de la baisse attendue des bénéfices et de la faiblesse des ratios cours/valeur comptable des banques chinoises.
- Intermédiaires financiers non bancaires :
  - Taux d’intérêt élevés réduisent la valeur actuelle des engagements et améliorent les ratios de financement pour assureurs et fonds de pensions ayant obligations à plus long terme.
  - Risques : exposition accrue à des actifs moins liquides et plus risqués (crédit privé) suite à longue période de taux bas.
  - Fonds d’investissement fournissant liquidités au jour le jour peuvent subir des pressions liées aux remboursements et à la baisse de la valeur de leurs actifs à revenu fixe.
  - Stratégies financées par emprunt reposant sur une désinflation rapide pourraient être contraintes à la liquidation de positions si l’inflation demeure élevée.

### Investissements climatiques dans les PEPD
- Estimation des besoins d’investissements dans l’atténuation du changement climatique pour les pays émergents et les pays en développement (PEPD) :
  - D’ici à 2030 : environ 2 000 milliards de dollars par an.
  - Le secteur privé est essentiel pour financer ces besoins, compte tenu de la faible marge de manœuvre budgétaire et des conditions de marché défavorables des PEPD.
  - D’ici à 2030, la part des financements privés doit augmenter pour couvrir environ 80 % des besoins d’investissement dans l’atténuation du changement climatique dans les PEPD.
  - Cette proportion devrait être encore plus importante si l’on exclut la Chine.
- Recommandations sectorielles : améliorer l’architecture d’information climatique (données, publication d’informations par les entreprises, méthodes d’alignement, taxonomies) et mettre en place des politiques du secteur financier visant à créer un impact climatique.

### Recommandations de politique générale
- Objectif : croissance durable reposant sur stabilité des prix et stabilité financière.
- Banques centrales :
  - Rester déterminées dans la lutte contre l’inflation tant qu’il n’existe pas de preuves concrètes d’un retour durable vers la cible d’inflation.
  - Adapter l’orientation de la politique monétaire au rythme de la reprise économique et aux processus désinflationnistes propres à chaque pays.
  - La communication est essentielle pour signaler la détermination des décideurs.
- Pays émergents :
  - Progres sur l’inflation notable, mais prudence requise : ne pas assouplir trop vigoureusement les taux directeurs.
  - Intégrer les stratégies via le cadre macrofinancier du FMI pour gérer les risques découlant de l’instabilité des flux de capitaux.
  - Dosage des politiques en fonction de la nature des chocs et des caractéristiques du pays ; ripostes intégrées à des plans de lutte contre déséquilibres macroéconomiques sous‑jacents.
- Emprunteurs souverains des pays émergents, préémergents et à faible revenu :
  - Renforcer la maîtrise des risques liés aux vulnérabilités de leur dette, dialoguer avec créanciers, recourir à la coopération multilatérale et au soutien international.
  - Utiliser, si nécessaire, le cadre commun du G20 réformé pour restructurations préventives et accélérer les instruments de restructuration préventive et ordonnée pour éviter défauts unilatéraux coûteux.
  - Envisager refinancement ou gestion du passif pour reconstituer des réserves lorsque réalisable.
- Chine — mesures prioritaires :
  - Mesures énergiques pour restaurer la confiance dans le secteur immobilier.
  - Faciliter l’achèvement des projets immobiliers pour stimuler la confiance des acheteurs.
  - Résolution et restructuration rapides des promoteurs en difficulté.
  - Nouvel assouplissement monétaire et réorientation du soutien budgétaire en faveur des ménages pour stimuler la croissance.
  - Stratégie globale pour résoudre la dette des dispositifs de financement des collectivités locales et ramener leur dette à un niveau viable.
  - Poursuivre le renforcement de la régulation des gestions d’actifs pour traiter les expositions risquées à l’immobilier et aux dispositifs de financement des collectivités locales, et l’asymétrie de liquidité entre actifs et passifs.
  - Pour les banques : assurer marge de manœuvre suffisante pour absorber pertes, abandon progressif des reports d’échéances qui retardent la comptabilisation des pertes, accélération des restructurations bancaires en difficulté.
- Normes internationales et supervision :
  - Urgence d’établir des normes internationales harmonisées et d’évaluer si certaines modalités ont fonctionné durant les récentes turbulences.
  - Renforcer la supervision si nécessaire ; garantir que tous les établissements respectent ratios de fonds propres et de liquidité.
  - Préparation des autorités à intervenir rapidement, accès aux facilités des banques centrales et renforcement des régimes de résolution bancaire.
- Surveillance macroprudentielle et provisions :
  - Réaliser des tests de résistance rigoureux pour estimer les effets de l’érosion de la capacité de remboursement et de la chute des prix résidentiels sur bilans des ménages et établissements financiers.
  - Surveiller les vulnérabilités de l’immobilier commercial, analyser évaluations par les banques et veiller à la suffisance des provisions.
  - Constituer des réserves pour se protéger contre pertes futures et continuer d’offrir du crédit en période de difficultés.
  - Possibilité d’augmenter volants de fonds propres contracycliques ou amortisseurs du risque systémique sectoriel si les circonstances le permettent, en subordonnant leur renforcement à l’absence de signes d’un resserrement du crédit dû à l’adéquation des fonds propres des banques.
- Politiques et mesures structurelles pour le financement climatique :
  - Créer environnement favorable aux investissements privés dans les PEPD.
  - Élaboration de taxonomies de transition pour aider les institutions à identifier activités réduisant les émissions sur le temps, notamment dans secteurs intensifs en carbone.
  - Renforcer transparence et intégrité des fonds d’investissement durable via informations et labels.
  - Rôle central du FMI pour mobiliser le financement climatique, en particulier dans les pays à faible revenu.

*Rapport sur la stabilité financière dans le monde — Résumé*

### Facilité pour la résilience et la durabilité (Section 2)
- La facilité pour la résilience et la durabilité peut catalyser les financements privés grâce à sa conditionnalité, en soutenant les réformes propres à attirer les capitaux privés.

### Graphiques (Section 2)
- Pour voir les graphiques, veuillez consulter la version en anglais du résumé et du rapport dans son intégralité à l’adresse suivante : http://IMF.org/GFSR-October2023

*https://www.imf.org/-/media/files/publications/gfsr/2023/october/french/execsum.pdf*

### Section 1

### execsum - Section 1

### Contexte et scénarios
- L’inflation sous-jacente (hors énergie et alimentation) reste élevée et recule lentement dans nombre de pays avancés, ce qui pourrait amener les banques centrales à durcir la politique monétaire plus longtemps que ce que les marchés anticipent.
- Dans les pays émergents, la lutte contre l’inflation progresse et les avantages des premières hausses de taux commencent à se matérialiser, avec une variabilité régionale.
- Risque de désynchronisation de la politique monétaire mondiale dû à des perspectives d’inflation et de croissance de plus en plus divergentes.
- Optimisme pour un « atterrissage en douceur » ayant soutenu les valorisations d’actifs depuis avril 2023 :
  - Cours des actions, jusqu’à présent cette année : environ 10 % en Europe et 12 % aux États-Unis.
  - Écarts de taux des obligations d’entreprises proches de leur niveau le plus bas du cycle de hausse des taux.
  - Marché actions du Japon surperforme, lié à une politique monétaire accommodante et des bénéfices d’entreprises plus élevés.
  - Hausse sensible des cours des actions dans certains pays émergents : Chili, Hongrie, Inde, Mexique, Pologne.
- Avertissement : de mauvaises surprises d’inflation remettraient en question l’atterrissage en douceur et pourraient provoquer des réévaluations importantes d’actifs.
- L’indicateur de « croissance à risque » du FMI indique que les risques sur la croissance mondiale restent orientés à la baisse ; dans un scénario où l’atterrissage en douceur échoue, les aléas seraient encore plus fermement orientés à la baisse.

### Facteurs de vulnérabilité du secteur privé et immobilier
- Transmission des hausses de taux freinée par l’allongement des périodes de remboursement et l’utilisation d’épargne accumulée depuis la pandémie, mais ces facteurs peuvent être insuffisants pour prévenir une aggravation des difficultés de remboursement.
- Part des entreprises ayant un faible ratio trésorerie/charge d’intérêts a rebondi depuis deux ans, affectant notamment les petites et moyennes entreprises.
- Emprunteurs hypothécaires supportent des remboursements plus élevés, ralentissant l’activité dans le logement et faisant baisser les prix de l’immobilier résidentiel.
  - Prix réels mondiaux des logements en recul depuis fin 2022.
  - Dans les pays avancés : baisse de 8,4 % au premier trimestre 2023.
  - Dans les pays émergents : baisse de 2,4 % au premier trimestre 2023.
  - Certains pays avec forte proportion de prêts à taux variable et prix supérieurs à la moyenne prépandémie ont enregistré une baisse à deux chiffres des prix résidentiels.
- Immobilier commercial : dette liée au secteur en part du PIB :
  - En Europe : près de 12 %.
  - Aux États-Unis : 18 %.
- Tensions de refinancement dans l’immobilier commercial : durcissement des conditions de prêt bancaires, ralentissement des levées de fonds privés, émissions modestes de titres adossés à des créances immobilières commerciales.

### Chine : immobilier, finances locales et confiance
- Affaiblissement de la dynamique économique, fléchissement accru du secteur immobilier et tensions croissantes sur le financement des collectivités locales.
- Renminbi sous pression à la baisse et fortes baisses des cours des actions.
- Tensions désinflationnistes amplifiées, poussant la Banque populaire de Chine à réduire les taux directeurs (parmi les rares banques centrales à assouplir).
- Mesures d’assouplissement et relance annoncées n’ont pas encore restauré la confiance des entreprises, consommateurs et acheteurs immobiliers.
- Ventes immobilières en baisse pour promoteurs privés solides et promoteurs publics ; un grand promoteur privé a omis le paiement d’intérêts exigibles en août.
- Tensions propagées aux finances des collectivités locales et risque lié à la viabilité de la dette des dispositifs de financement des collectivités locales.
- Suspension des paiements/remboursements par un grand gestionnaire d’actifs sur des produits de gestion de patrimoine et fiduciaires, suscitant des craintes de perte de confiance.

### Banques, risques systémiques et finances non bancaires
- Banques principales prêteurs mondiales : augmentation du coût du crédit prévue car la hausse des taux réduit la capacité de remboursement des emprunteurs.
- Le système bancaire a ajouté des provisions et les réserves pour pertes sur prêts semblent suffisantes dans de nombreux pays, mais le risque de détérioration rapide du crédit demeure.
- Chapitre 2 utilise deux approches nouvelles d’évaluation des banques exposées à une hausse de l’inflation et des taux :
  - Version améliorée du test de résistance mondial du FMI.
  - Nouveau dispositif de suivi prospectif fondé sur des prévisions d’analyses des indicateurs des principaux risques (bilan des banques, valorisation et indicateurs de rentabilité).
  - Les deux approches révèlent un nombre notable de banques fragiles.
  - Le test de résistance mondial indique que de très nombreuses banques, y compris plusieurs établissements d’importance systémique en Chine, aux États‑Unis et en Europe, subiraient des pertes en capital dans un scénario défavorable de stagflation.
  - Indicateurs prévoient que certaines banques en Chine et aux États‑Unis continueront vraisemblablement à subir des tensions compte tenu de la baisse attendue des bénéfices et de la faiblesse des ratios cours/valeur comptable des banques chinoises.
- Intermédiaires financiers non bancaires :
  - Taux d’intérêt élevés réduisent la valeur actuelle des engagements et améliorent les ratios de financement pour assureurs et fonds de pensions ayant obligations à plus long terme.
  - Risques : exposition accrue à des actifs moins liquides et plus risqués (crédit privé) suite à longue période de taux bas.
  - Fonds d’investissement fournissant liquidités au jour le jour peuvent subir des pressions liées aux remboursements et à la baisse de la valeur de leurs actifs à revenu fixe.
  - Stratégies financées par emprunt reposant sur une désinflation rapide pourraient être contraintes à la liquidation de positions si l’inflation demeure élevée.

### Investissements climatiques dans les PEPD
- Estimation des besoins d’investissements dans l’atténuation du changement climatique pour les pays émergents et les pays en développement (PEPD) :
  - D’ici à 2030 : environ 2 000 milliards de dollars par an.
  - Le secteur privé est essentiel pour financer ces besoins, compte tenu de la faible marge de manœuvre budgétaire et des conditions de marché défavorables des PEPD.
  - D’ici à 2030, la part des financements privés doit augmenter pour couvrir environ 80 % des besoins d’investissement dans l’atténuation du changement climatique dans les PEPD.
  - Cette proportion devrait être encore plus importante si l’on exclut la Chine.
- Recommandations sectorielles : améliorer l’architecture d’information climatique (données, publication d’informations par les entreprises, méthodes d’alignement, taxonomies) et mettre en place des politiques du secteur financier visant à créer un impact climatique.

### Recommandations de politique générale
- Objectif : croissance durable reposant sur stabilité des prix et stabilité financière.
- Banques centrales :
  - Rester déterminées dans la lutte contre l’inflation tant qu’il n’existe pas de preuves concrètes d’un retour durable vers la cible d’inflation.
  - Adapter l’orientation de la politique monétaire au rythme de la reprise économique et aux processus désinflationnistes propres à chaque pays.
  - La communication est essentielle pour signaler la détermination des décideurs.
- Pays émergents :
  - Progres sur l’inflation notable, mais prudence requise : ne pas assouplir trop vigoureusement les taux directeurs.
  - Intégrer les stratégies via le cadre macrofinancier du FMI pour gérer les risques découlant de l’instabilité des flux de capitaux.
  - Dosage des politiques en fonction de la nature des chocs et des caractéristiques du pays ; ripostes intégrées à des plans de lutte contre déséquilibres macroéconomiques sous‑jacents.
- Emprunteurs souverains des pays émergents, préémergents et à faible revenu :
  - Renforcer la maîtrise des risques liés aux vulnérabilités de leur dette, dialoguer avec créanciers, recourir à la coopération multilatérale et au soutien international.
  - Utiliser, si nécessaire, le cadre commun du G20 réformé pour restructurations préventives et accélérer les instruments de restructuration préventive et ordonnée pour éviter défauts unilatéraux coûteux.
  - Envisager refinancement ou gestion du passif pour reconstituer des réserves lorsque réalisable.
- Chine — mesures prioritaires :
  - Mesures énergiques pour restaurer la confiance dans le secteur immobilier.
  - Faciliter l’achèvement des projets immobiliers pour stimuler la confiance des acheteurs.
  - Résolution et restructuration rapides des promoteurs en difficulté.
  - Nouvel assouplissement monétaire et réorientation du soutien budgétaire en faveur des ménages pour stimuler la croissance.
  - Stratégie globale pour résoudre la dette des dispositifs de financement des collectivités locales et ramener leur dette à un niveau viable.
  - Poursuivre le renforcement de la régulation des gestions d’actifs pour traiter les expositions risquées à l’immobilier et aux dispositifs de financement des collectivités locales, et l’asymétrie de liquidité entre actifs et passifs.
  - Pour les banques : assurer marge de manœuvre suffisante pour absorber pertes, abandon progressif des reports d’échéances qui retardent la comptabilisation des pertes, accélération des restructurations bancaires en difficulté.
- Normes internationales et supervision :
  - Urgence d’établir des normes internationales harmonisées et d’évaluer si certaines modalités ont fonctionné durant les récentes turbulences.
  - Renforcer la supervision si nécessaire ; garantir que tous les établissements respectent ratios de fonds propres et de liquidité.
  - Préparation des autorités à intervenir rapidement, accès aux facilités des banques centrales et renforcement des régimes de résolution bancaire.
- Surveillance macroprudentielle et provisions :
  - Réaliser des tests de résistance rigoureux pour estimer les effets de l’érosion de la capacité de remboursement et de la chute des prix résidentiels sur bilans des ménages et établissements financiers.
  - Surveiller les vulnérabilités de l’immobilier commercial, analyser évaluations par les banques et veiller à la suffisance des provisions.
  - Constituer des réserves pour se protéger contre pertes futures et continuer d’offrir du crédit en période de difficultés.
  - Possibilité d’augmenter volants de fonds propres contracycliques ou amortisseurs du risque systémique sectoriel si les circonstances le permettent, en subordonnant leur renforcement à l’absence de signes d’un resserrement du crédit dû à l’adéquation des fonds propres des banques.
- Politiques et mesures structurelles pour le financement climatique :
  - Créer environnement favorable aux investissements privés dans les PEPD.
  - Élaboration de taxonomies de transition pour aider les institutions à identifier activités réduisant les émissions sur le temps, notamment dans secteurs intensifs en carbone.
  - Renforcer transparence et intégrité des fonds d’investissement durable via informations et labels.
  - Rôle central du FMI pour mobiliser le financement climatique, en particulier dans les pays à faible revenu.

*Rapport sur la stabilité financière dans le monde — Résumé*

### Section 2

### execsum - Section 2

### Facilité pour la résilience et la durabilité
- La facilité pour la résilience et la durabilité peut catalyser les financements privés grâce à sa conditionnalité, en soutenant les réformes propres à attirer les capitaux privés.

### Graphiques
- Pour voir les graphiques, veuillez consulter la version en anglais du résumé et du rapport dans son intégralité à l’adresse suivante : http://IMF.org/GFSR-October2023

*https://www.imf.org/-/media/files/publications/gfsr/2023/october/french/execsum.pdf*

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