## RAPPORT SUR LA STABILITÉ FINANCIÈRE DANS LE MONDE — Résumé

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### Aperçu général
- Les marchés financiers ont fait preuve de résilience depuis l’édition d'« avril 2026 » du Rapport sur la stabilité financière dans le monde, mais les risques pour la stabilité financière sont élevés.
- Les solides bénéfices des entreprises et la vigueur de la croissance économique ont soutenu les marchés.
- Les investissements élevés dans les sociétés en lien avec l’intelligence artificielle (IA) ont contribué à compenser le freinage qu’auraient pu exercer les tensions géopolitiques et l’incertitude autour de l’action des pouvoirs publics.
- Globalement, les conditions financières mondiales restent accommodantes.

### Trois risques majeurs susceptibles de provoquer un net durcissement des conditions financières
- Risque 1 — Correction liée à l’IA :
  - Une diminution ou une moindre pérennité des investissements et de la rentabilité dans l’écosystème de l’IA pourrait déclencher une correction des prix des actifs liés à ce secteur.
  - Cette correction pourrait être amplifiée par un recours accru à l’effet de levier, une concentration des expositions et la présence de montages financiers circulaires.
  - Les pays dont les marchés financiers sont sensibles aux évolutions de l’IA à l’échelle mondiale ou qui détiennent une quantité considérable d’actifs dans ce domaine sont susceptibles d’être plus exposés à des effets de richesse négatifs ou à de fortes corrections des marchés.
- Risque 2 — Résurgence de l’inflation ou inquiétudes budgétaires :
  - Une résurgence de l’inflation ou les inquiétudes budgétaires pourraient déclencher une très forte hausse des rendements des obligations souveraines et provoquer des turbulences généralisées sur les marchés.
  - Les niveaux de dette publique élevés et les risques de refinancement demeurent non résolus, ce qui accroît la probabilité d’une hausse désordonnée des rendements, malgré la stabilité de la liquidité sur les marchés obligataires et le dénouement récent de certaines positions à effet de levier.
- Risque 3 — Cybermenaces et modèles d’IA :
  - Les cybermenaces constituent un risque systémique grandissant en raison de la dématérialisation et de l’interconnexion accrues des services financiers.
  - Les modèles d’IA de pointe deviennent à la fois de puissants catalyseurs de cyberattaques et des dispositifs de protection essentiels.

### Vulnérabilités financières et résultats des évaluations
- Solidité des bilans :
  - La solidité fondamentale des bilans des banques et des ménages a contribué à la résilience des marchés financiers.
- Test de résistance mondial :
  - Un test de résistance réalisé à l’échelle mondiale confirme que les banques seraient globalement en mesure de supporter un scénario défavorable caractérisé par un choc sur les prix de l’énergie, une hausse de l’inflation et des rendements obligataires, et une correction sur les marchés sous l’effet de l’IA.
  - Cependant, ce scénario mettrait au jour l’existence d’une importante proportion de banques vulnérables.
- Ménages :
  - La charge de la dette des ménages a diminué dans l’ensemble des pays ces dernières années et leur patrimoine net a augmenté, réduisant leur propension à constituer une source de risque systémique.
  - Une correction des prix du logement ou des cours des actions pourrait néanmoins freiner la consommation et toucher de manière disproportionnée les ménages à faible revenu.
- Pays émergents et préémergents :
  - Dans certains cas, les marges de manœuvre se sont amenuisées.
  - Le recours accru de pays préémergents à des financements insuffisamment documentés et provenant de circuits non traditionnels pourrait nuire à la transparence de la dette et entraver l’accès aux marchés à l’avenir.

### Autres vulnérabilités en aggravation
- Compagnies d’assurance et fonds de pension :
  - Augmentation des avoirs en actifs illiquides, accentuant les risques d’asymétrie des liquidités et la probabilité de ventes d’actifs forcées en période de tensions.
- Fonds de crédit direct privé :
  - Endettement accru des emprunteurs et risques de liquidité conditionnels renforcent le risque d’une réduction nette de l’octroi de financements si les conditions financières se durcissent.
- Intermédiaires financiers non bancaires (IFNB) :
  - Le secteur des fonds spéculatifs, de plus en plus présent, favorise le bon fonctionnement des marchés en temps normal, mais son recours à l’effet de levier et ses positions concentrées pourraient amplifier les tensions, avec des retombées sur les courtiers principaux et les marchés financiers dans leur ensemble (chapitre 2).
- Actifs tokenisés :
  - Bien qu’ils représentent toujours un volume réduit et puissent générer des gains d’efficience, les actifs tokenisés peuvent créer de nouveaux vecteurs d’augmentation de l’effet de levier, des asymétries des liquidités et des échéances, et accroître les risques liés à la technologie et aux infrastructures (chapitre 3).

### Recommandations politiques
- Renforcer la résilience, la transparence et la préparation en l’absence de marge importante pour des politiques macroéconomiques de soutien.
- Mesures sectorielles et macroprudentielles :
  - Maîtriser les effets de levier dans les expositions liées à l’IA lorsqu’ils sont excessifs.
  - Préserver les réserves de fonds propres et de liquidités des banques.
  - Être attentif aux interconnexions des IFNB.
  - Renforcer la surveillance des investisseurs institutionnels et du crédit privé.
- Politiques budgétaires et de marché :
  - Placer la dette publique sur une trajectoire viable.
  - Renforcer l’infrastructure des marchés obligataires et les dispositifs de soutien à la liquidité.
  - Les autorités des pays émergents et préémergents devraient reconstituer les marges de manœuvre budgétaires et extérieures, maintenir un dosage de politiques économiques cohérent et améliorer la transparence sur les dispositifs de financement non conventionnels.
- Politique monétaire et communication :
  - Une communication claire sur la politique monétaire et la préservation de l’indépendance des banques centrales peuvent contribuer à ancrer les anticipations d’inflation et à atténuer le risque de forte hausse des rendements obligataires.
- Cyberrésilience :
  - Prioriser la continuité des services essentiels en renforçant les capacités en matière de cybersécurité, le signalement des incidents, la surveillance des risques liés aux tiers et les tests de résilience.

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