## 2. Faire redémarrer la croissance en Afrique subsaharienne

## Source details

**Canonical URL:** [2. Faire redémarrer la croissance en Afrique subsaharienne](https://www.imf.org/-/media/files/publications/reo/afr/2017/may/pdf/french/sreo0517f-chap2.pdf)

## Other formats

- [Markdown version](/-/media/files/publications/reo/afr/2017/may/pdf/french/sreo0517f-chap2.pdf.md)
- [Structured JSON version](/-/media/files/publications/reo/afr/2017/may/pdf/french/sreo0517f-chap2.pdf.json)

---

### Résumé des conclusions clés
- Les ruptures de croissance (à la hausse et à la baisse) sont fréquentes et concentrées en Afrique subsaharienne sur la période 1950–2016.
- Environ 25 % des ruptures à la hausse et à la baisse discernées concernent l’Afrique subsaharienne (part de l’échantillon : ~28 %).
- La région a connu 40 périodes de croissance entre 1950 et 2016 — ~30 % de l’ensemble des périodes de croissance de l’échantillon.
- 25 de ces 40 périodes sont encore en cours (représentent > un tiers de toutes les périodes de croissance en cours).
- Croissance par habitant lors des ruptures à la hausse : augmentation de 10 points en Afrique subsaharienne; la rupture atteint 7 % dans les autres pays émergents et en développement.
- Les périodes de croissance en Afrique subsaharienne sont plus fréquentes, mais plus courtes et plus volatiles qu’ailleurs.

### Points de retournement : définitions et observations
- Définition utilisée : ruptures structurelles dans la croissance économique, identifiées via une variante de la méthode de Bai et Perron (1998).
- Période de croissance complète : commence par une rupture à la hausse, suivi d’un taux de croissance moyen par habitant ≥ 2 %, et se termine par une rupture à la baisse (taux < 2 %).
- Période de croissance incomplète/en cours : commence par une rupture à la hausse et se poursuit jusqu’à la fin de l’échantillon (2016).

### Caractéristiques des épisodes de croissance en Afrique subsaharienne
- Fréquence et distribution temporelle :
  - Ruptures à la hausse surtout fréquentes entre 1985 et 1999.
  - Ruptures à la baisse majoritairement entre 1970 et 1984.
  - Sur 2000–16 : moins de ruptures à la baisse, croissance globalement moins instable, nombre similaire de ruptures à la hausse.
- Volatilité :
  - Profils « en accordéon » : fortes oscillations entre ruptures à la hausse et à la baisse.
  - Fluctuations importantes affectant l’investissement et conditions de vie.
- Durée des périodes de croissance :
  - Durée médiane des périodes complètes en Afrique subsaharienne : six ans (six ans pour pays riches en ressources naturelles; cinq ans pour pays pauvres en ressources naturelles).
  - Durée médiane dans les autres pays en développement : dix ans; dans les pays émergents : huit ans.
  - Une sur trois seulement des périodes de croissance continue dans la région dure ≥ dix ans; > une sur deux dans le reste des pays en développement; ~80 % dans les pays industrialisés.
- Répartition par type de pays :
  - > deux tiers des pays de la région ont bénéficié d’au moins dix ans de croissance ininterrompue.
  - Périodes de croissance en cours (au moment de l’échantillon) : 2 pays exportateurs de pétrole; 6 pays riches en ressources naturelles; 17 pays pauvres en ressources naturelles.
  - Exemples prévisions ≥ 5 % en 2017 : Côte d’Ivoire, Éthiopie, Kenya, Rwanda, Tanzanie.

### Facteurs associés aux accélérations et aux ralentissements
- Facteurs corrélés aux ruptures à la hausse :
  - Amélioration du cadre institutionnel et des indicateurs sociaux.
  - Réduction des inégalités.
  - Baisse de l’inflation; accroissement notable de l’investissement; plus grande ouverture aux échanges; hausse des entrées nettes d’IDE; augmentation du ratio crédit privé/PIB; accroissement des recettes publiques et amélioration des soldes budgétaires.
- Facteurs corrélés aux ruptures à la baisse :
  - Accroissement des dépenses publiques; hausse des ratios d’endettement; augmentation des flux d’aide; surévaluation des taux de change; association fréquente à des régimes de change plus flexibles.
- Rôle de l’environnement extérieur :
  - Ruptures à la hausse coïncident souvent avec amélioration des termes de l’échange.
  - Ruptures à la hausse liées à un assouplissement des conditions de financement mondial (ex. baisse moyenne d’environ 2,5 points du taux des fonds fédéraux américains début des années 2010).
  - Fluctuations des cours du pétrole non significatives pour la région dans son ensemble (effets opposés selon pays exportateurs/importateurs).

### Effets potentiels des politiques sur la durée des périodes de croissance
- Simulation-type : amélioration de 25 points de centile par rapport à la valeur médiane d’une variable de politique (autres variables constantes) allonge la durée de la période de croissance d’un à six ans.
- Principaux facteurs/politiques prolongeant la durée :
  - Cohérence des mesures macroéconomiques (représentée par le niveau de l’inflation).
  - Politique budgétaire saine : réduction du ratio dette publique/PIB (réduction du ratio dette/PIB prolonge d’un an pour une amélioration de 25 points de centile).
  - Politique commerciale plus ouverte (plus grande ouverture commerciale : augmente la durée attendue de six ans pour un gain de 25 points de centile).
  - Accroissement du ratio investissement/PIB (amélioration de 25 points de centile allonge ≈ 1,3 an).
  - Meilleures politiques macrostructurelles (diminution des distorsions de marché).
  - Institutions de meilleure qualité, diversification économique, adoption de nouvelles technologies.
- Résultats quantifiés d’une amélioration de 25 points de centile :
  - Accélération de la modification du rapport investissement/PIB : +1,3 an.
  - Réduction du ratio dette/PIB : +1 an.
  - Plus grande ouverture commerciale : +6 ans.
  - Baisse de l’inflation : +5,4 ans.
- Effet combiné environnement/institutions/exogènes : amélioration similaire augmente la durée de 4 à 8 ans.
- Résultats spécifiques AfSS :
  - Accroissement du ratio investissement/PIB et amélioration des termes de l’échange prolongent les périodes de croissance (effet observé uniquement pour AfSS).
  - Ouverture des échanges a un effet positif plus marqué dans la région.
  - Plus grande dispersion du prix relatif de l’investissement (distorsions) a un effet plus préjudiciable dans la région.

### Recommandations pour l’action publique
- Pour pays confrontés à un ralentissement marqué :
  - Priorité : préserver la stabilité macroéconomique pour inverser la tendance.
  - Mesures : politique monétaire cohérente pour maîtriser l’inflation; politique budgétaire saine (réductions de dépenses ciblées et mesures pour augmenter durablement les recettes) pour limiter l’accroissement de la dette publique; favoriser investissement, ouverture commerciale et contexte politique stable; renforcer mesures macrostructurelles.
- Pour pays en période de croissance :
  - Priorité : prolonger la période et éviter un atterrissage difficile.
  - Mesures : reconstituer marges de manœuvre pour contenir l’accroissement de la dette publique; assainissement graduel des finances publiques; renforcer cadres de politique monétaire focalisés sur la stabilité des prix; mobiliser recettes fiscales pour financer infrastructures sans surchauffe.
- Mesures structurelles complémentaires pour tous :
  - Stimuler éducation et capital humain.
  - Diversification économique (augmenter part des produits manufacturés dans les exportations).
  - Intégration commerciale régionale et internationale.
  - Renforcer mesures macrostructurelles pour réduire distorsions de marché et risques d’investissement.
  - Améliorer climat des affaires, consolider gouvernance.
  - Renforcer adoption de nouvelles technologies (importations de biens TIC), poursuivre réformes de libéralisation financière.

### Éléments empiriques clés (analyse de durée et résultats)
- Méthodologie :
  - Détection de ruptures : variante de Bai et Perron (1998) suivant Antoshin, Berg et Souto (2008); paramètres : h = 5 (nombre minimum d’années entre ruptures); p = 0,10.
  - Échantillon : 184 ruptures à la hausse et 185 ruptures à la baisse dans 146 pays sur 1950–2016.
  - Analyse de durée : modèles de survie de type proportional hazard; base Weibull; covariables retardées (lagged) pour éviter endogénéité.
- Extraits de coefficients (ratios de risque, AfSS) :
  - Taux d’intérêt américains — 1,021 (0,110)
  - Variation des cours du pétrole — 0,935*** (0,0187)
  - Amélioration des termes de l’échange — 0,959** (0,0161)
  - Variation du ratio investissement/PIB — 0,923* (0,0403)
  - Ratio dette publique totale/PIB — 1,007** (0,00343)
  - Ouverture commerciale — 0,98* (0,0117)
  - Inflation — 3,242** (1,770)
  - Régime de change de facto — 0,756 (0,210)
  - Polity 2, changement cumulatif — 0,815** (0,0652)
  - Croissance du PIB réel par habitant — 1,115*** (0,0321)
  - Prix de l’investissement / prix de la consommation — 1,015** (0,00582)
- Statistiques d’échantillon/estimation :
  - Observations — 326; Objets — 288; Échecs — 829; α — 3,956; Valeur p — 0,0.
- Implications empiriques :
  - Variations des cours du pétrole : effet protecteur significatif en AfSS (0,935***).
  - Inflation : ratio de risque élevé et significatif en AfSS (3,242**).
  - Amélioration des termes de l’échange : protectrice en AfSS (0,959**).
  - Polity 2 (amélioration institutionnelle) : effet protecteur notable en AfSS (0,815**).
  - Croissance antérieure élevée du PIB par habitant : associée à un accroissement du risque de fin de période de croissance (1,115*** en AfSS).

### Annexes méthodologiques et données
- Variables et sources principales (extraits) :
  - Croissance du PIB réel par habitant — PWT 9.0
  - Investissement/PIB — PWT 9.0
  - Ouverture commerciale — PWT 9.0
  - Solde budgétaire global, Recettes publiques, Investissement direct étranger, Dette publique totale — PEM / FAD
  - Cours du pétrole — PEM (moyenne simple Brent, WTI, Fateh)
  - Ouverture du compte de capital — Chinn-Ito (2014)
  - Taux des fonds fédéraux — Krippner (2016)
  - Polity 2 — Polity 4
  - Indices ICRG, Barro‑Lee, WDI, Comtrade, PWT 9.0, SPR, FMI (2008)
- Définition des périodes de croissance :
  - Périodes «complètes» : rupture à la hausse + croissance moyenne par habitant ≥ 2 % → terminaison par rupture à la baisse + croissance moyenne < 2 %.
  - Périodes «incomplètes» : commencent par rupture à la hausse et sont encore en cours à la fin de l’échantillon.
  - Totaux : 80 périodes complètes et 67 périodes incomplètes dans l’échantillon global.
- Paramètres de détection : h = 5 implique exclusion de la première et dernière période de cinq ans pour estimation; pour 66 ans de données et h = 5, total possible de 12 ruptures structurelles, dernière possible en 2011.

*Source : sreo0517f-chap2 - 2. Faire redémarrer la croissance en Afrique subsaharienne (extraits du PDF fourni).*

### 2. Faire redémarrer la croissance en Afrique subsaharienne

### 2. Faire redémarrer la croissance en Afrique subsaharienne

### Résumé des conclusions clés
- Les ruptures de croissance (à la hausse et à la baisse) sont fréquentes et concentrées en Afrique subsaharienne sur la période 1950–2016.
- Environ 25 % des ruptures à la hausse et à la baisse discernées concernent l’Afrique subsaharienne, ce qui correspond plus ou moins à la part de l’échantillon que les pays de cette région représentent (28 % environ).
- Les pays de la région ont connu 40 périodes de croissance entre 1950 et 2016 — soit environ 30 % de l’ensemble des périodes de croissance recensées dans l’échantillon.
- 25 de ces 40 périodes sont encore en cours, ce qui représente plus d’un tiers de toutes les périodes de croissance en cours dans l’échantillon.
- La croissance par habitant a augmenté de 10 points en Afrique subsaharienne pendant les ruptures à la hausse; la rupture atteint 7 % dans les autres pays émergents et en développement.
- Les périodes de croissance en Afrique subsaharienne sont plus fréquentes mais plus courtes et plus volatiles qu’ailleurs.

### Points de retournement : définitions et observations
- Définition utilisée : ruptures structurelles dans la croissance économique divisées en ruptures à la hausse et ruptures à la baisse, identifiées à l’aide d’une variante de la méthode de Bai et Perron (1998).
- Période de croissance complète : commence par une rupture à la hausse, suivie d’un taux de croissance moyen par habitant d’au moins 2 % et se termine par une rupture à la baisse (et un taux de croissance par habitant de moins de 2 %).
- Période de croissance incomplète/en cours : commence par une rupture à la hausse et se poursuit jusqu’à la fin de l’échantillon (2016).

### Caractéristiques des épisodes de croissance en Afrique subsaharienne
- Fréquence et distribution temporelle :
  - Les ruptures à la hausse ont été surtout fréquentes entre 1985 et 1999.
  - La plupart des ruptures à la baisse sont survenues entre 1970 et 1984.
  - Sur la période 2000–16, la région a connu moins de ruptures à la baisse et une croissance globalement moins instable qu’auparavant, tout en enregistrant à peu près le même nombre de ruptures à la hausse.
- Volatilité :
  - Profils de croissance « en accordéon » marqués par de fortes oscillations entre ruptures à la hausse et à la baisse.
  - Fluctuations importantes qui affectent l’investissement et entraînent de fortes variations des conditions de vie.
- Durée des périodes de croissance :
  - Durée médiane des périodes de croissance complètes en Afrique subsaharienne : six ans (six ans pour les pays riches en ressources naturelles et cinq ans pour les pays pauvres en ressources naturelles).
  - Durée médiane dans les autres pays en développement : dix ans; dans les pays émergents : huit ans.
  - Une sur trois seulement des périodes de croissance continue observées dans la région dure au moins dix ans, contre plus d’une sur deux dans le reste du monde en développement et environ 80 % des périodes dans les pays industrialisés.
- Répartition par type de pays :
  - Plus des deux tiers des pays de la région ont bénéficié d’au moins dix ans de croissance ininterrompue.
  - Sur les périodes de croissance en cours (au moment de l’échantillon), deux bénéficient à des pays exportateurs de pétrole, six à des pays riches en ressources naturelles et dix-sept à des pays pauvres en ressources naturelles.
  - Exemples de pays en période de croissance (prévisions ≥ 5 % en 2017) : Côte d’Ivoire, Éthiopie, Kenya, Rwanda, Tanzanie.

### Facteurs associés aux accélérations et aux ralentissements
- Facteurs corrélés aux ruptures à la hausse :
  - Amélioration du cadre institutionnel et des indicateurs sociaux.
  - Réduction des inégalités.
- Facteurs corrélés aux ruptures à la baisse :
  - Accroissement des dépenses publiques.
  - Hausse des ratios d’endettement.
  - Augmentation des flux d’aide.
  - Surévaluation des taux de change.
- Importance de l’environnement extérieur et de mesures macroéconomiques appropriées pour prolonger les périodes de croissance.

### Effets potentiels des politiques sur la durée des périodes de croissance
- Une amélioration de 25 points de centile par rapport à la valeur médiane de chaque variable de politique économique dans la distribution (les autres variables restant constantes) allonge la durée de la période de croissance d’un à six ans.
- Principaux facteurs/politiques qui prolongent la durée des périodes de croissance :
  - Cohérence des mesures macroéconomiques (représentée ici par le niveau de l’inflation).
  - Politique budgétaire saine reposant sur une réduction du ratio dette publique/PIB.
  - Politique commerciale plus ouverte.
  - Efforts visant à accroître le ratio investissement/PIB.
  - Meilleures politiques macrostructurelles traduites par une diminution des distorsions de marché.
  - Institutions de meilleure qualité, diversification économique et adoption de nouvelles technologies.

### Implications pour l’action des pouvoirs publics (recommandations)
- Pour les pays confrontés à un ralentissement marqué de la croissance :
  - Préserver la stabilité macroéconomique pour inverser la tendance et ouvrir une période de croissance durable.
  - Mettre en œuvre une politique monétaire cohérente pour maîtriser l’inflation.
  - Mener une politique budgétaire saine pour stabiliser l’accroissement de la dette publique.
  - Favoriser un environnement propice à l’investissement, une plus grande ouverture aux échanges et un contexte politique stable.
- Pour les pays qui continuent d’enregistrer une croissance rapide :
  - Surveiller les vulnérabilités potentielles.
  - Reconstituer les marges de manœuvre et freiner la hausse de la dette publique.
  - Mobiliser les recettes fiscales pour financer une proportion plus importante des projets d’infrastructure, tout en évitant la surchauffe.
- Recommandations valables pour tous les pays :
  - Débloquer davantage le potentiel de croissance par la diversification des activités économiques.
  - Adopter plus largement de nouvelles technologies.
  - Revigorer les réformes financières et renforcer les mesures macrostructurelles pour réduire les distorsions de marché et les risques associés aux investissements.
  - Améliorer le climat des affaires.

*Source : sreo0517f-chap2 - 2. Faire redémarrer la croissance en Afrique subsaharienne (extrait du PDF fourni).*

### 1. Avant

### 1. Avant

### Épisodes de croissance : profils avant, pendant et après
- En Afrique subsaharienne, le taux de croissance annuel médian passe de –4 % avant le début d’une période de croissance à 9 % pendant son déroulement, avant de retomber aux alentours de –4 % après son achèvement.
- En excluant les pays en conflit, les taux médians se maintiennent aux alentours de –4 % avant les périodes de croissance, grimpent à environ 8 % pendant leur déroulement et redeviennent négatifs à –6 % après leur achèvement.
- Les variations de la croissance après l’achèvement des périodes de croissance sont encore plus marquées pour les taux annuels moyens : en Afrique subsaharienne, ils tombent de près de 10 % pendant les périodes de croissance à –6 % après leur achèvement, contre –1 % dans les autres pays en développement et –2 % dans les pays émergents.

### Facteurs exogènes associés aux ruptures de croissance
- Les ruptures à la hausse coïncident généralement avec une amélioration des termes de l’échange; les ruptures à la baisse coïncident avec leur détérioration.
  - L’évolution des termes de l’échange a été particulièrement importante dans les pays exportateurs de produits de base. Exemples : détérioration après la crise financière mondiale coïncidant avec une rupture à la baisse au Nigéria en 2010 et en Guinée équatoriale et dans la République du Congo en 2011.
- Un renforcement de la croissance chez les partenaires commerciaux est nettement associé à des ruptures de croissance à la hausse (non présenté en graphique).
- Les ruptures à la hausse sont liées, en Afrique subsaharienne, à un assouplissement des conditions de financement au niveau mondial, illustré par la baisse moyenne d’environ 2,5 points du taux des fonds fédéraux américains observée au début des années 2010.
- Les fluctuations des cours du pétrole n’apparaissent pas comme une explication significative des ruptures de croissance pour la région dans son ensemble, vraisemblablement parce que la région comprend à la fois des pays exportateurs et des pays importateurs de pétrole, avec des effets opposés.

### Indicateurs macroéconomiques associés aux ruptures
- Ruptures à la hausse en Afrique subsaharienne coïncident avec :
  - Une baisse de l’inflation.
  - Un accroissement notable de l’investissement (ex. Zambie en 1999; Guinée équatoriale en 1994).
  - Une plus grande ouverture aux échanges.
  - De plus importantes entrées nettes d’investissement direct étranger (ex. République démocratique du Congo en 2009; Zambie en 1999; São Tomé-et-Príncipe en 1995).
  - Une augmentation du ratio crédit au secteur privé/PIB (variable non figurée dans le graphique).
  - Un accroissement des recettes publiques et une amélioration des soldes budgétaires.
- Ruptures à la baisse :
  - Coïncident avec un accroissement des ratios d’endettement.
  - Sont accompagnées d’une augmentation notable des flux d’aide vers la région.
  - Sont généralement associées à des régimes de change plus flexibles (les pays autorisant plus de flexibilité pour ajuster le taux de change face au ralentissement).
- Exemples de politiques ayant coïncidé avec ruptures à la hausse : efforts pour freiner l’inflation en Ouganda en 1993–94; dans la République démocratique du Congo après 2009.

### Institutions, indicateurs sociaux et mutations structurelles
- Les ruptures de croissance à la hausse coïncident avec des améliorations de l’environnement institutionnel :
  - Diminution des risques politiques et des conflits internes.
  - Meilleur respect de la loi et de l’ordre public.
  - Recul sensible des inégalités.
- Les ruptures à la hausse s’accompagnent d’améliorations structurelles :
  - Net accroissement du taux de croissance de la productivité totale des facteurs (PTF).
  - Progression plus rapide de l’adoption de technologies (ex. abonnements de téléphonie) pendant les ruptures à la hausse; inversement, ralentissement lors des ruptures à la baisse.

### Durée des périodes de croissance continue : déterminants
- Approche analytique :
  - Deux étapes : (1) vérifier la pertinence de chaque facteur/politique en neutralisant le niveau de revenu au début de l’épisode; (2) sélectionner un ensemble représentatif et réaliser une analyse multivariée.
- Facteurs exogènes et durée :
  - Le durcissement des conditions financières au niveau mondial accroît notablement le risque que les périodes de croissance prennent fin en Afrique subsaharienne (comme ailleurs).
  - Les fluctuations des cours du pétrole ne semblent pas avoir d’incidence notable sur la durée des périodes de croissance dans la région, possiblement en raison d’effets opposés entre pays exportateurs et importateurs.
- Indicateurs macroéconomiques et durée :
  - Des politiques budgétaires prudentes jouent un rôle protecteur : une amélioration du solde budgétaire accroît sensiblement les chances de poursuite de la croissance.
  - Un alourdissement de la dette peut précipiter la fin d’une période de croissance.
  - L’allégement de la dette dans le cadre de l’initiative PPTE a permis, dans la plupart des pays de la région, de dégager un espace budgétaire pour financer des dépenses productives tout en maintenant des soldes budgétaires plus sains, favorisant ainsi la durabilité de la croissance.
  - Exemple : Tanzanie — période de forte croissance entamée au début des années 90 accompagnée d’une amélioration des conditions de financement de la dette publique et d’un accroissement des dépenses publiques.

_Source : calculs des auteurs._

### 1. Taux d'intérêt

### 1. Taux d'intérêt

### Effets des chocs externes et des prix des produits de base
- Figures brutes présentées (extraits graphiques) : -0,015; -0,010; -0,005; 0,000; 0,005; 0,010 (variation en pourcentage des cours du pétrole).
- Les variables exogènes incluses dans le modèle complet : le taux d’intérêt américain, la modification des termes de l’échange et la variation du cours du pétrole.
- Observation principale : la modification des cours du pétrole et des termes de l’échange influence la probabilité de fin d’une période de croissance (taille des barres verticales reflète l’évolution de la probabilité mesurée en unités).

### Politiques macroéconomiques, dette et solde budgétaire
- Variables de politiques nationales incluses : l’ouverture commerciale, l’ouverture du compte de capital, l’inflation, le régime de change, le ratio dette/PIB et la modification du taux d’investissement.
- Indicateurs et valeurs extraites des graphiques :
  - Solde budgétaire global/PIB (initial) et Dette publique totale/PIB (effets mesurés en variation de la probabilité, unités graphiques visibles : -0,01; 0,00; 0,01; 0,02; 0,03; 0,04).
  - Désalignement du taux de change réel (valeurs graphiques : 0,000; 0,002; 0,004; 0,006; 0,008).
  - Désalignement extrême du taux de change réel (échelle graphique : 0,0; 0,1; 0,2; 0,3; 0,4; 0,5; 0,6; 0,7; 0,8; 0,9).
- Résultats principaux : une amélioration des politiques monétaires et budgétaires et une réduction du ratio dette/PIB prolongent généralement les périodes de croissance en Afrique subsaharienne.

### Régime de change, ouverture commerciale et inflation
- Résultats notés :
  - Un régime de change plus flexible et des taux de change moins surévalués semblent allonger la durée des périodes de croissance (coefficients non significatifs pour la région dans certains cas).
  - Une plus grande ouverture commerciale allonge en général la durée des périodes de croissance — bien que de façon non significative — avec un exemple concret : au Botswana, l’ensemble des échanges commerciaux a représenté 95 % du PIB pendant la période de croissance la plus longue de l’échantillon.
  - Une hausse de l’inflation semble réduire la durée des périodes de croissance dans la région (coefficient estimé non significatif).

### Institutions, conflits et développement humain
- Variables humaines et institutionnelles incluses : le capital humain et les institutions mesurés via Polity 2, indicateur de la stabilité politique, conflits internes et guerres civiles.
- Indicateurs et valeurs graphiques :
  - Stabilité politique (Polity 2) : échelle graphique de -0,40 à 0,00 en variations de la probabilité (pas d’unités additionnelles numériques autres que celles montrées).
  - Conflits internes et guerres civiles : échelle graphique de -1,00 à 0,50 en évolution de la probabilité, en unités.
- Résultats clés :
  - Des institutions de qualité soutiennent les périodes de croissance dans la région, systématiquement plus qu’ailleurs.
  - Les conflits armés perturbent notablement l’activité économique et abrègent les périodes de croissance en Afrique subsaharienne (leur nombre a diminué ces vingt dernières années dans la région).
  - Le développement social et humain (éducation, santé, capital humain) a un impact profond sur la durée des périodes de croissance : des niveaux plus élevés de capital humain et une réduction de la mortalité infantile sont associés à des périodes de croissance plus longues.

### Mutations structurelles, diversification et technologies
- Variables de mutation structurelle incluses : part des exportations de produits manufacturés, concentration des produits, concentration des partenaires, libéralisation financière, importations d'ordinateurs et de biens TIC, prix relatif de l'investissement et des biens de consommation.
- Indicateurs et valeurs graphiques extraits :
  - Exportations de produits manufacturés (échelle graphique : -0,05; -0,04; -0,03; -0,02; -0,01; 0,00).
  - Concentration des exportations (échelle graphique : 0,0; 0,5; 1,0; 1,5).
  - Libéralisation financière (échelle graphique : -1,2; -1,0; -0,8; -0,6; -0,4; -0,2; 0,0; 0,2; 0,4; 0,6).
  - Prix relatif de l'investissement et de la consommation (échelle graphique : -0,004; -0,003; -0,002; -0,001; 0,000; 0,001; 0,002; 0,003).
  - Importations d'ordinateurs et de biens TIC (échelle graphique : -0,8; -0,6; -0,4; -0,2; 0,0; 0,2; 0,4; 0,6).
- Résultats principaux :
  - Diversification économique et part importante de produits manufacturés dans les exportations favorisent la résilience et la durée des épisodes de croissance.
  - Une plus grande libéralisation financière est associée à de plus longues périodes de croissance.
  - Le prix relatif de l’investissement par rapport aux biens de consommation (distorsions de marché) est associé à des périodes de croissance plus courtes en Afrique subsaharienne (coefficients non statistiquement significatifs).
  - L’importation de technologies étrangères (ordinateurs, biens TIC) prolonge les périodes de croissance ailleurs, mais pas de façon significative en Afrique subsaharienne (niveau d’importations encore faible et données limitées).

### Vue synthétique : effets combinés et simulations de 25 points de centile
- Variables incluses dans le modèle complet : taux d’intérêt américain; modification des termes de l’échange; variation du cours du pétrole; ouverture commerciale; ouverture du compte de capital; inflation; régime de change; ratio dette/PIB; modification du taux d’investissement; capital humain; institutions (Polity 2); indicateur de stabilité politique; indicateur des distorsions de marché; croissance moyenne pendant la période de croissance; variable indicatrice pour la période 2000–08.
- Principaux résultats globaux :
  - Une amélioration des politiques monétaires et budgétaires, des institutions politiques et de l’environnement extérieur ainsi qu’une réduction des distorsions de marché ont des effets positifs sur la durée des périodes de croissance en Afrique subsaharienne.
  - Un taux de croissance plus élevé pendant l’année précédente augmente la probabilité que la période de croissance continue s’achève (risque de surchauffe).
  - Les institutions plus démocratiques et une réduction des distorsions liées au prix relatif de l’investissement ont des effets bénéfiques.
- Impact quantifié d’une amélioration de 25 points de centile par rapport à la médiane (variations de la durée attendue d’une période de croissance, en années) :
  - Accélération de la modification du rapport investissement/PIB : allonge la durée attendue d’environ 1,3 an.
  - Réduction du ratio dette/PIB : prolonge la période d’un an.
  - Plus grande ouverture commerciale : augmente la durée attendue de six ans.
  - Baisse de l’inflation : accroît la durée de 5,4 ans.
- Note méthodologique : chaque barre verticale du graphique 2.17 indique la variation de la durée attendue d’une période de croissance (en nombres d’années) pour une amélioration de 25 points de centile par rapport à la valeur médiane dans l’échantillon d’Afrique subsaharienne, les autres variables restant constantes.

*Source : sreo0517f-chap2 - 1. Taux d'intérêt (extraits du chapitre).*

### 2.  FAIRE REDÉMARRER LA CROISSANCE EN AFRIQUE SUBSAHARIENNE

### 2.  FAIRE REDÉMARRER LA CROISSANCE EN AFRIQUE SUBSAHARIENNE

### Déterminants de la durée des périodes de croissance
- Une hausse du prix des biens de consommation augmente la durée attendue des périodes de croissance de 2,5 ans.
- Une amélioration en pourcentage des termes de l’échange prolonge la durée attendue des périodes de croissance de 3,4 ans.
- Les hausses de prix du pétrole sont associées à un accroissement de 5,7 ans de la durée attendue des périodes de croissance.
- Une meilleure notation Polity 2 prolonge la durée des périodes de croissance de 7,7 ans.
- Une diminution de la croissance du PIB par habitant augmente la durée attendue des périodes de croissance de 2,8 ans.
- Effet combiné : une amélioration de 25 points de centile de chaque variable de politique économique par rapport à sa valeur médiane (les autres variables restant constantes) allonge la durée de la période de croissance d’un à six ans.
- Effet combiné environnement/institutions/exogènes : une amélioration similaire augmente la durée de quatre à huit ans.
- Résultats spécifiques à l’Afrique subsaharienne :
  - Un accroissement du ratio investissement/PIB et des évolutions positives des termes de l’échange prolongent les périodes de croissance (effet observé uniquement pour l’Afrique subsaharienne).
  - L’ouverture des échanges a un effet positif plus marqué dans la région.
  - Une plus grande dispersion du prix relatif de l’investissement (distorsions macrostructurelles) a un effet plus préjudiciable dans la région.
- Conclusion empirique : plusieurs déterminants produisent des effets différents en Afrique subsaharienne par rapport au reste des pays émergents et en développement.

### Considérations relatives à l’action publique et conclusions générales
- Constat : depuis le début du siècle, les retournements des cycles de croissance et les périodes de croissance durable sont devenus plus fréquents en Afrique subsaharienne, mais les périodes de croissance durent globalement moins longtemps que dans d’autres régions, présentent de plus fortes fluctuations et se terminent souvent par des «atterrissages difficiles».
- Impératif : faire durer les périodes de croissance et éviter les atterrissages difficiles.

### Recommandations pour les pays dont la croissance s’est fortement ralentie
- Priorité : maintenir la stabilité macroéconomique et créer les conditions d’un retournement de tendance pérenne.
- Mesures recommandées :
  - Amélioration des soldes budgétaires via des réductions de dépenses ciblées et des mesures augmentant durablement les recettes pour limiter l’accroissement de la dette publique.
  - Politique monétaire compatible avec la maîtrise de l’inflation.
  - Renforcement des mesures macrostructurelles favorisant l’investissement et la reprise de la croissance.
  - Encouragement de l’ouverture et de l’intégration dans l’économie mondiale.
  - Amélioration du capital humain et stabilisation de l’environnement politique.

### Recommandations pour les pays en période de croissance
- Priorité : prolonger la période de croissance et éviter un atterrissage difficile.
- Mesures recommandées :
  - Reconstituer les volants de sécurité pour contenir les accroissements de dette publique.
  - Assainissement graduel des finances publiques, particulièrement face à un durcissement et une plus grande instabilité des marchés financiers.
  - Renforcer les cadres de la politique monétaire pour centrer les objectifs sur la stabilité des prix.

### Mesures structurelles complémentaires indispensables pour tous les pays
- Stimuler le développement de l’éducation et investir dans le capital humain.
- Faire progresser la diversification économique pour augmenter la résilience face aux chocs.
- Favoriser l’intégration commerciale aux niveaux régional et international.
- Privilégier les investissements favorables à la croissance et accroître la part des produits manufacturés dans l’ensemble des exportations.
- Renforcer les mesures macrostructurelles pour réduire les distorsions de marché et libérer le potentiel de croissance du secteur privé.
- Consolider les cadres de la gouvernance et améliorer le climat des affaires pour attirer l’investissement dans de nouveaux secteurs de croissance.
- Renforcer l’adoption de nouvelles technologies par l’importation de biens des technologies de l’information, consolider les réformes de libéralisation financière et réduire les risques liés à l’investissement, comme mis en évidence par les résultats empiriques.

### Annexe 2.1 — Méthodologie (points saillants)
- Méthode de détection des ruptures structurelles : variante de Bai et Perron (1998) suivant Antoshin, Berg et Souto (2008).
- Paramètres choisis pour la détection des ruptures : nombre minimum d’années entre ruptures h = 5; valeur critique p = 0,10.
- Période et échantillon : 184 ruptures à la hausse et 185 ruptures à la baisse dans la croissance économique de 146 pays sur la période 1950–2016.
- Conséquence de h = 5 : la méthode exclut la première et la dernière période de cinq ans de l’échantillon pour l’estimation; pour 66 ans de données et h = 5, un total possible de 12 ruptures structurelles, la dernière pouvant se produire en 2011.
- Définitions des périodes de croissance :
  - Périodes «complètes» : commencent par une rupture à la hausse suivie par une période de croissance du revenu moyen par habitant d’au moins 2 %, et se terminent par une rupture à la baisse suivie par une période de croissance du revenu moyen par habitant de moins de 2 %.
  - Périodes «incomplètes» : remplissent la condition de départ et sont encore en cours à la fin de la période couverte par l’échantillon.
  - Totaux recensés : 80 périodes complètes et 67 périodes incomplètes dans l’ensemble de l’échantillon.
- Évolution des variables aux points de retournement : tests t de Student pour un seul échantillon et tests de symétrie (t pour deux échantillons), en suivant Jones et Olken (2008); approximation de Satterthwaite utilisée pour tenir compte des dispersions.
- Analyse de durée :
  - Modèle utilisé : modèles de survie avec spécification de type proportional hazard; base de distribution Weibull pour le risque de base, suivant Berg, Ostry et Zettelmeyer (2012).
  - Approche empirique : utilisation de valeurs retardées (lagged) des covariables pour éviter les retours de causalité de la durée vers les covariables.

*PERSPECTIVES ÉCONOMIQUES RÉGIONALES : AFRIQUE SUBSAHARIENNE, Chapitre 2*

### 2. RESTARTING SUB-SAHARAN AFRICA’S GROWTH ENGINE

### 2. RESTARTING SUB-SAHARAN AFRICA’S GROWTH ENGINE

### Duration Analysis: purpose and setup
- Purpose: study how the duration of previously identified growth spells varies with covariates of interest by subjecting spells to a duration (survival) analysis.
- General structure of survival models:
  - baseline hazard function: describes how the risk of an event happening changes over time at reference levels of covariates;
  - effect parameters: describe how the hazard function varies in response to changes in covariates (away from the reference level).
- Notation and survival function:
  - Let T denote the duration of a growth spell.
  - Survival function S(t) = 1 − F(t) where F(t) = Pr(T ≤ t). S(t) is the probability the spell does not end before time t.
- Hazard rate: defined as the probability that a spell ends at a particular time t, conditional on survival up to that time.

### Hazard specification and proportional hazards
- Different specifications:
  - hazard can be assumed constant over time; or
  - more general approaches allow for duration dependence.
- Proportional hazard model:
  - built on the assumption that covariates are multiplicatively related to the hazard;
  - covariates have the same proportional effect on the hazard rate at all horizons.
  - model structure described with a baseline hazard h0(t), a vector of covariates X, and a vector of parameters measuring the semi-elasticity of the hazard with respect to covariates.

### Baseline hazard choice and empirical implementation
- Baseline hazard specified: Weibull distribution for the baseline hazard (following Berg, Ostry, and Zettelmeyer (2012)).
- Small-interval interpretation: for small time intervals h, the probability of a spell ending during instant h is approximately equal to the hazard times h.
- Practical estimation detail:
  - to avoid endogeneity from feedback of spell duration to covariates, the hazard at time t is assumed to depend only on lagged realizations of covariates (not on current or future ones);
  - empirical implementation uses lagged values of covariates in estimations.

### References and methodological pedigree
- Approach follows Berg, Ostry, and Zettelmeyer (2012) and Tsangarides (2012).
- For further methodological details on duration/survival models, see Wooldridge (2002, Chapter 20).

*Source: sreo0517f-chap2 - 2. RESTARTING SUB-SAHARAN AFRICA’S GROWTH ENGINE (chapter excerpt, page 45).*

### 2. FAIRE REDÉMARRER LA CROISSANCE EN AFRIQUE SUBSAHARIENNE

### 2. FAIRE REDÉMARRER LA CROISSANCE EN AFRIQUE SUBSAHARIENNE

### Annexe 2.2 — Liste des variables et des sources utilisées
- Croissance du PIB réel par habitant — Dollars de 2011 à PPA, extension jusqu’en 2016 à l’aide des PEM, variation en pourcentage — PWT 9.0
- PIB initial par habitant — Dollars à PPA — PWT 9.0
- Investissement/PIB — En pourcentage du PIB — PWT 9.0
- Ouverture commerciale — Exportations + importations en % du PIB — PWT 9.0
- Croissance démographique — Variation en pourcentage — PWT 9.0
- Solde budgétaire global — En pourcentage du PIB — PEM
- Recettes publiques totales — En pourcentage du PIB — PEM
- Investissement direct étranger, net — En pourcentage du PIB — PEM
- Dette publique totale — En pourcentage du PIB — FAD
- Dette extérieure — En pourcentage du PIB — PEM
- Log (1 + inflation) — Indice des prix à la consommation — PEM
- Cours du pétrole — Moyenne simple des cours au comptant du Brent, du WTI et du Fateh — PEM
- Amélioration des termes de l’échange — Marchandises, dollars, variation en pourcentage — PEM
- Ouverture du compte de capital — Normalisée de 0 à 1 — Base de données Chinn-Ito (2014)
- Taux des fonds fédéraux de référence — Taux d’intérêt — Krippner (2016)
- Stabilité politique (Polity 2) — Variation de la notation Polity entre +10 (très démocratique) et –10 (très autocratique) — Base de données Polity 4
- Contraintes pesant sur l'exécutif — Échelle de 0 à 7, 1 = une autorité illimitée et 7 = parité exécutive — Base de données Polity 4
- Stabilité politique (risque politique) — Indice composite, échelle 0–100, un chiffre plus élevé dénote une amélioration — Base de données ICRG
- Profil de l’investissement — Échelle de 0 à 12, un chiffre plus élevé dénote une amélioration — Base de données ICRG
- Moins de conflits internes (conflit interne) — Échelle de 0 à 12, un chiffre plus élevé dénote une amélioration — Base de données ICRG
- Ordre public — Échelle de 0 à 6, un chiffre plus élevé dénote une amélioration — Base de données ICRG
- Moins de guerre civile (guerre civile) — Échelle de 0 à 4, un chiffre plus élevé dénote une amélioration — Base de données ICRG
- Durée de la scolarité primaire — Nombre moyen d’années — Base de données Barro et Lee (2013)
- Capital humain — Indice — PWT 9.0
- Aide — Montant net de l’aide publique au développement et aide reçue en % du PIB — WDI
- Coefficient de Gini — Indice de Gini (estimation de la Banque mondiale) — WDI
- Taux de mortalité infantile — Par millier de naissances vivantes — WDI
- Régime de change de facto — Ancrage fixe = 1, ancrage classique = 2, ancrage à un panier de monnaies = 3, bande de fluctuation = 4, parité mobile = 5, flottement dirigé = 6, flottement indépendant = 7 — PER octobre 2016, chapitre 2
- Désalignement des taux de change — En % du niveau d’équilibre/variable indicatrice — Calculs des services du FMI/PWT
- Concentration des produits — Indice — SPR
- Concentration des partenaires commerciaux — Indice — SPR
- Exportations de produits manufacturés — Pourcentage des exportations de marchandises — WDI
- Importations de biens TIC — Pourcentage des importations totales de marchandises — WDI
- Abonnements de téléphonie mobile — Par centaine de personnes — WDI
- Importations d’ordinateurs — Pourcentage des importations totales — Comtrade
- PTF (Productivité totale des facteurs) — Prix nationaux constants (2011 = 1) — PWT 9.0
- Prix de l’investissement par rapport à celui de la consommation — Ratio — PWT 9.0
- Réformes structurelles (financières) — Indice — FMI (2008)
- Restrictions financières sur la balance courante — Indice — FMI (2008)

Note : FAD = Département des finances publiques du FMI; ICRG = International Country Risk Guide; TIC = technologies de l’information et de la communication; PPA = parité de pouvoir d’achat; PWT = Penn World Tables; SPR = Département de la stratégie, des politiques et de l’évaluation du FMI; WDI = Indicateurs du développement dans le monde, Banque mondiale; PEM = Perspectives de l’économie mondiale, FMI; PER = Perspectives économiques régionales, FMI.

### Annexe 2.3 — Analyse de durée (Tableau A.2.3.1 : Régressions multivariées de la durée pour divers échantillons)
Note méthodologique : Les coefficients présentés sont exponentiés (ratios de risque). Un ratio de risque > 1 implique qu’un accroissement de la variable abrège la durée de la période de croissance; un ratio < 1 implique un effet « protecteur » qui contribue à faire durer la période. *** p < 0,01, ** p < 0,05, * p < 0,1.

Pour chaque variable, coefficients exponentiés (ratio de risque) et (écart-type) par colonne : (1) AfSS, (2) EMEDEV, (3) EMEDEV hors AfSS

- Chocs extérieurs
  - Taux d’intérêt américains — 1,021 (0,110); 1,046 (0.0437); 1,037 (0.0529)
  - Variation des cours du pétrole — 0,935*** (0,0187); 1.005 (0.0209); 1.032 (0.0293)
  - Amélioration des termes de l’échange — 0,959** (0,0161); 0.996 (0,0135); 0.996 (0,0165)
- Indicateurs macroéconomiques
  - Variation du ratio investissement/PIB — 0,923* (0,0403); 0,962 (0,0429); 0,953 (0,0332)
  - Ratio dette publique totale/PIB — 1,007** (0,00343); 1,006 (0,00258); 1,007 (0,00812)
  - Ouverture commerciale — 0,98* (0,0117); 0,992 (0,00686); 0,994 (0,0109)
  - Ouverture du compte de capital — 1,359 (0,797); 1,071 (0,173); 1,086 (0,230)
  - Inflation — 3,242** (1,770); 1,472* (0,302); 1,527* (0,343)
  - Régime de change de facto — 0,756 (0,210); 0,81** (0,0740); 0,849 (0,0882)
- Institutions
  - Polity 2, changement cumulatif — 0,815** (0,0652); 0,963 (0,0280); 1,003 (0,0311)
- Développement social et humain
  - Capital humain — 0,159 (0,355); 0,464 (0,333); 0,355 (0,322)
- Autres variables et contrôles
  - Croissance du PIB réel par habitant — 1,115*** (0,0321); 1,049*** (0,0138); 1,064** (0,0286)
  - Croissance du PIB réel par habitant (deuxième ligne) — 4,691 (6,359); 1,531 (0,454); 1,052 (0,422)
  - Croissance démographique — 1,073 (0,671); 1,004 (0,232); 1,104 (0,251)
  - Prix de l’investissement par rapport au prix de la consommation — 1,015** (0,00582); 0,994 (0,00574); 0,982*** (0,00638)
  - Variable indicatrice de la première décennie 2000 — 1,380 (1,634); 0,547 (0,256); 0,424 (0,249)

Statistiques d’échantillon et de modélisation
- Observations — 326; 1.076; 750
- Objets — 288; 153
- Échecs — 829; 21
- α — 3,956; 1,557; 1,342
- Valeur p — 0,0; 0,0; 0,0

Source : calculs des auteurs.

### Implications empiriques tirées de l’analyse de durée (extraction des effets observés)
- Les variations des cours du pétrole montrent un effet significatif et protecteur dans l’échantillon AfSS (0,935***), mais pas de manière significative dans les autres échantillons.
- L’inflation est associée à un ratio de risque élevé et significatif dans AfSS (3,242**), et significatif à moindre degré dans EMEDEV et EMEDEV hors AfSS (1,472*; 1,527*).
- L’amélioration des termes de l’échange est protectrice dans AfSS (0,959**) mais neutre dans les autres échantillons (0.996; 0.996).
- L’accroissement du ratio dette publique totale/PIB est associé à un léger accroissement du risque de fin de période de croissance dans les trois échantillons (1,007**; 1,006; 1,007).
- Le changement cumulatif de Polity 2 a un effet protecteur notable dans AfSS (0,815**), atténué et non significatif dans les autres échantillons (0,963; 1,003).
- Une croissance initiale du PIB réel par habitant est associée à un accroissement du risque de fin de période de croissance (1,115*** pour AfSS; 1,049*** pour EMEDEV; 1,064** pour EMEDEV hors AfSS), selon ces régressions de durée.

### Bibliographie (sélection extraite du chapitre)
- Acemoglu, D., S. Johnson, J. Robinson, and Y. Thaicharoen. 2003. “Institutional Causes, Macroeconomic Symptoms: Volatility, Crises, and Growth.” Journal of Monetary Economics 50: 49–123.
- Aizenman J., and M. Spiegel. 2007. “Takeoffs.” NBER Working Paper No. 13084.
- Antoshin, S., A. Berg, and M. Souto. 2008. “Testing for Structural Breaks in Small Samples.” Working Paper No. 75. International Monetary Fund.
- Bai, J., and P. Perron. 1998. Estimating and Testing Linear Models with Multiple Structural Change. Econometrica 66: 47–78.
- Barro, R. J. 1991. “Economic Growth in a Cross Section of Countries.” The Quarterly Journal of Economics 106: 407–43.
- Becker, T., and P. Mauro. 2006. “Output Drops and the Shocks that Matter.” IMF Working Paper No. 06/172.
- Berg, A., J. Ostry, and J. Zettelmeyer. 2012. What Makes Growth Sustained? Journal of Development Economics 98: 149–66.
- Gigineishvili, N., P. Mauro, and K. Wang. 2014. “How Solid Is Economic Growth in the East African Community?” IMF Working Paper 14/150.
- Hausmann, R., L. Pritchett, and D. Rodrik. 2005. “Growth Accelerations.” Journal of Economic Growth 10: 303–29.
- Hsieh, C-T and P. Klenow. 2007. “Relative Prices and Relative Prosperity.” American Economic Review, 98(3): 562–85.
- International Monetary Fund (IMF). 2008. “Structural Reforms and Economic Performance in Advanced and Developing Countries.” Research Department Board Paper.
- Tsangarides, C. G. 2012. “Determinants of Growth Spells: Is Africa Different?” IMF Working Paper No. 12/227.
- Wooldridge, J. M. 2002. Econometric Analysis of Cross-Section and Panel Data. Cambridge, MA: The MIT Press.

*Source : sreo0517f-chap2 - 2. FAIRE REDÉMARRER LA CROISSANCE EN AFRIQUE SUBSAHARIENNE (PDF).*

---


_Source: https://www.imf.org/-/media/files/publications/reo/afr/2017/may/pdf/french/sreo0517f-chap2.pdf_
