## 3. Redynamiser la croissance par l’investissement privé

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### Résumé et principales conclusions
- Relation empirique illustrée (Graphique 3.1) : y= –0,06***x–0,53.
- L’investissement privé en Afrique subsaharienne (AfSS) a été structurellement plus faible que dans d’autres pays en développement, d’en moyenne 2 % du PIB.
- Investissement privé moyen 2010–16 : 15 % du PIB en AfSS, contre 22 % dans les pays en développement asiatiques, 18 % en Europe, 17 % en Amérique latine et 16 % au Moyen-Orient et en Afrique du Nord (MOAN).
- Période de hausse rapide au début des années 2000 : investissement privé en AfSS s’est accru d’en moyenne 14 % par an. Depuis 2010 : hausse moyenne de 5 % par an jusqu’en 2014, puis contraction sur la période 2015–16.
- L’investissement privé a reculé en moyenne de 4 % en 2015 et en 2016 dans la région.
- Ratios d’investissement privé/PIB (période 2010–16) : 14 % pour les pays exportateurs de pétrole, 16 % dans d’autres pays riches en ressources et 15 % dans les autres pays.

### Tendances de l’investissement privé
- Éléments observés :
  - Indices d’investissement réel, 2000–16, distinguent investissement public et privé en AfSS et dans les pays en développement (Graphique 3.3).
  - Ralentissement de l’investissement en AfSS moins prononcé en 2010–14 que dans d’autres régions, soutenu par :
    - cours élevés des produits de base ;
    - perspectives de croissance robustes dans les pays pauvres en ressources ;
    - bonne tenue des entrées d’IDE.
  - Depuis 2015, déclin généralisé : l’investissement privé a ralenti dans les deux tiers des pays et chuté dans la moitié (Graphique 3.4).
- Motifs du déclin par pays :
  - effondrement des prix des produits de base (ex. Cameroun, Gabon, Nigéria) ;
  - incertitudes de politique économique et jeu politique (ex. Afrique du Sud) ;
  - ralentissement dans de grands pays (Afrique du Sud, Angola, Nigéria) dont le PIB combiné représente environ 50 % du PIB régional ;
  - chocs idiosyncratiques (ralentissement de la croissance du crédit au Kenya ; achèvement d’un grand projet minier en Namibie).

### Déterminants empiriques de l’investissement privé
- Méthodologie :
  - Panel non équilibré de 101 pays émergents et en développement, période 1980–2015, estimation par MMG en système (Arellano and Bover 1995; Blundell and Bond 1998) (Annexe 3.2).
  - Variables : croissance du PIB réel, investissement public/PIB, PIB par habitant (PPA), prix relatif du capital, taux d’intérêt réel, qualité réglementaire, régime d’insolvabilité, infrastructures publiques, ouverture commerciale, développement financier, libéralisation du compte de capital.
- Principaux résultats :
  - L’investissement privé augmente quand le PIB réel est en forte croissance (effet d’accélération) ; effet non linéaire : réaction quand la croissance est supérieure à la moyenne historique du pays.
  - Le prix relatif de l’investissement fait baisser les ratios d’investissement privé.
  - Ni le niveau du PIB par habitant ni le taux d’intérêt réel ne sont significatifs dans certaines spécifications.
  - Caractéristiques institutionnelles et structurelles amplifient l’effet de la croissance :
    - Qualité de la réglementation et coûts d’insolvabilité : meilleure réglementation et coût d’insolvabilité plus faible → réaction plus forte de l’investissement à la croissance.
    - Infrastructures (routes goudronnées, accès à l’électricité) : renforcement de l’effet croissance→investissement.
    - Ouverture commerciale : économies plus ouvertes voient une réaction plus forte.
    - Ouverture du compte de capital (Chinn–Ito) : l’effet de la croissance sur l’investissement est plus marqué dans les pays où la libéralisation du compte de capital est moins avancée.
    - Développement financier : un développement financier très faible constitue un obstacle même en période de croissance favorable.
  - Composante synthétique combinant infrastructures, ouverture commerciale, libéralisation du compte de capital et développement financier : croissance plus bénéfique pour l’investissement quand ces caractéristiques sont plus favorables.

### Effets quantifiés et impact économique (Tableau 3.1)
- Effet d’1 point de pourcentage de croissance du PIB supplémentaire sur le ratio d’investissement privé (pp) :
  - Ensemble de l’échantillon : 0,21
  - Faible qualité des réglementations (moyenne AfSS) – Haute qualité des réglementations (moyennes des PEPD hors AfSS) : 0,29 – 0,48
  - Coût élevé d’insolvabilité (moyenne AfSS) – Coût faible d’insolvabilité (moyennes des PEPD hors AfSS) : 0,02 – 0,24
  - Proportion plus élevée de routes goudronnées : 0,28
  - Meilleur accès à l’électricité : 0,33
  - Plus grande ouverture commerciale : 0,26
  - Moindre ouverture du compte de capital : 0,33
  - Développement financier plus marqué : 0,47
- Interprétation : dans un pays à réglementation de piètre qualité (cas typique d’un pays subsaharien moyen), chaque point de croissance du PIB accroît le ratio d’investissement de moins d’un tiers de point; dans un pays à réglementation plus solide, l’augmentation peut atteindre un demi-point.

### Effet de l’investissement public sur l’investissement privé
- Effets possibles :
  - Complémentarité : dépenses publiques en infrastructures augmentent la productivité du capital privé.
  - Effet d’éviction : concurrence pour ressources, concurrence directe d’entreprises d’État, aggravation de l’instabilité macroéconomique si endettement public non viable.
- Résultat empirique selon développement financier :
  - L’investissement public évince l’investissement privé quand le système financier est moins développé.
  - L’investissement public attire l’investissement privé quand le système financier est plus développé.
  - Illustration chiffrée : une hausse de 1 point du ratio d’investissement public se traduirait par :
    - contraction d’un demi-point du ratio d’investissement privé dans le pays subsaharien moyen ;
    - augmentation d’un demi-point dans d’autres pays émergents et en développement de l’échantillon.
- Facteurs conditionnant l’effet : origine du financement (national ou étranger) ; efficacité du projet d’infrastructure.

### Alléger les contraintes — approfondissement des systèmes financiers
- Constats :
  - Région en dernière position pour le financement bancaire et en première position pour le financement par actions (2011–14).
  - Pourcentage le plus faible d’entreprises n’ayant pas besoin d’un prêt bancaire et pourcentage le plus élevé d’entreprises jugeant l’accès au crédit comme obstacle majeur.
  - PME rencontrent plus de difficultés d’accès au financement que les grandes entreprises.
  - Pays largement bancarisés ; bourses et marchés obligataires sous-développés mais en expansion.
- Effets des ratios de fonds propres : plus élevés → résilience bancaire accrue mais possible frein à l’offre de crédit ; corrélation négative entre ratios de fonds propres et offre de crédit aux entreprises (graphique 3.9).
- Conditions requises pour approfondir les marchés financiers :
  - indépendance judiciaire, protection des investisseurs, normes d’audit ;
  - infrastructures techniques/réglementaires pour marchés obligataires (registres, dépositaires centraux, systèmes de compensation) ;
  - base d’investisseurs large et diversifiée ; système bancaire solide ; taux d’intérêt de marché.
- Intégration régionale : intégration des bourses pour liquidité et efficience.
- Prudence : approfondissement financier à mener avec prudence ; score Z corrélé positivement avec indicateurs du crédit au secteur privé (graphique 3.12).
- Rôle des fintech : amélioration potentielle de l’efficience et inclusion financière.

### Partenariats public–privé (PPP)
- Rôle théorique/pratique :
  - Théoriquement : améliorer qualité des infrastructures, expertise privée, atténuer contraintes financières.
  - Pratique : expérience internationale non systématiquement favorable ; dispositifs complexes ; risques budgétaires difficiles à évaluer.
- Conditions nécessaires :
  - Cadres institutionnels et juridiques pour quantifier/maîtriser risques ; évaluation attentive des risques budgétaires.
- Nature des PPP analysés : projets de construction, location et transfert ; construction, exploitation et transfert ; réhabilitation, exploitation et transfert ; excluent projets sans garantie publique, cessions simples, contrats de gestion d’actifs existants.
- Importance en AfSS :
  - Ratio moyen valeur des PPP/PIB depuis 2000 : 1,4 %, contre 1 % du PIB en moyenne ailleurs.
  - Ratio moyen projets PPP/PIB (2000–16) par type :
    - pays pauvres en ressources : 2¼ % du PIB ;
    - pays riches en ressources hors pétrole : 1¾ % du PIB ;
    - pays exportateurs de pétrole : 1¼ % du PIB.
  - Secteurs dominants : énergie et transport ; énergie dominante au cours des cinq dernières années.

### PPP — réalisations et limites
- Réalisations :
  - Contrats d’achat d’électricité : 60 projets sur trois ans, engagement total de 118 milliards de rands (environ 2½ % du PIB en 2017).
  - Transports : concession de 1.288 kilomètres par SANRAL sur un réseau total de 19.700 kilomètres; route à péage Chapman’s Peak Drive; réseau ferroviaire Gautrain.
- Limites/risques :
  - Beaucoup de projets identifiés ne comportent pas de partage des risques public–privé.
  - Depuis 2006, valeur moyenne des projets litigieux : ¾ % du PIB (ratio le plus élevé parmi pays émergents et en développement).
  - Risques budgétaires : contournement contraintes budgétaires, soutiens publics, garanties d’emprunt ou de recettes minimales, engagements de paiement à très long terme.
- Outils et recommandations :
  - P-FRAM : modèle d’évaluation des risques budgétaires des PPP (expériences pilotes : Côte d’Ivoire, Maurice, Niger).
  - EGIP (FMI/Banque mondiale) : évaluations de la gestion des investissements publics (ex. Botswana, Burkina Faso, Cameroun, Côte d’Ivoire, Ghana, Libéria, Madagascar, Maurice, Mozambique, Togo, Zambie).
  - Recommandations implicites : améliorer gestion des investissements publics et transparence budgétaire ; mettre en place cadres institutionnels adéquats.

### Investissement direct étranger (IDE)
- Faits saillants :
  - AfSS a été le premier destinataire de l’IDE en pourcentage du PIB parmi les régions émergentes et en développement durant la dernière décennie.
  - Ratio IDE/PIB en moyenne : « un peu plus de 5 % ».
  - Concentration : Cabo Verde, Gambie, Maurice, Mozambique, Seychelles et São Tomé‑et‑Príncipe ont ratios très supérieurs à la moyenne régionale (~4 %) ; deux tiers des pays ont ratios inférieurs à la moyenne régionale.
- Déterminants favorisant l’IDE : grands marchés intérieurs, ressources naturelles, infrastructures, niveau d’instruction, ouverture commerciale, stabilité macroéconomique et politique, qualité des institutions.
- Politique : renforcer stabilité macroéconomique/politique, améliorer infrastructures et qualification de la main-d’œuvre, améliorer cadre institutionnel pour attirer IDE.

### Zones économiques spéciales (ZES)
- Bilan : après deux décennies, bilan mitigé ; la plupart ont échoué ou n’ont pas été à la hauteur des attentes.
- Causes probables : exonérations temporaires d’impôts majoritaires, peu d’incitations non fiscales ou dispositifs réglementaires.
- Exemples de réussite : Rwanda (révision de conception des ZES), Éthiopie (convaincant auprès des investisseurs).
- Concentration sectorielle : majorité ZES sur vêtements, textiles, agroalimentaire ; rares ZES pour secteurs intensifs en capital (ex. automobile, aluminium) — Afrique du Sud, Mozambique, Namibie, Nigéria, Zambie.
- Recommandations pour améliorer l’efficacité des ZES :
  - meilleure intégration des ZES dans stratégies nationales/régionales ;
  - promotion d’investissements liés aux entreprises nationales ;
  - incitation des investisseurs étrangers à prendre plus de participations ;
  - amélioration des infrastructures et fourniture énergétique ;
  - promotion de coentreprises entre investisseurs étrangers et sociétés locales ;
  - programmes de formation adaptés aux besoins des ZES ;
  - amélioration de la conformité aux normes mondiales de production et environnement.
- Objectif : catalyser la transformation structurelle de l’économie via ZES efficaces.

### Initiatives internationales et actions nationales
- Initiatives :
  - Nouvelle Route de la soie (lancée en 2013) : coût potentiel estimé 1.000 milliards de dollars sur 10 ans ; programmes pour AfSS (transports, énergie, ZES) ; Kenya impliqué, ainsi que Afrique du Sud, Éthiopie, Mozambique, Tanzanie.
  - FOCAC 2015 : Chine a plus que doublé ses engagements (60 milliards de dollars) pour projets et assistance technique.
  - Pacte du G-20 avec l’Afrique (lancé début 2017) : coordination G-20, Banque africaine de développement, FMI, Banque mondiale ; mécanisme de suivi appuyé par FMI/Banque mondiale.
    - Trois piliers : cadre macroéconomique, cadre économique, cadre financier.
    - Huit pays subsahariens participants : Bénin, Côte d’Ivoire, Éthiopie, Ghana, Guinée, Rwanda, Sénégal et Togo (et trois autres pays africains).
  - Bilan des réformes du Pacte : mitigé, pays à stades différents.
- Exemples nationaux liés au Pacte :
  - Ghana : énergies renouvelables, efficacité énergétique, rééchelonnement de la dette, privatisations.
  - Côte d’Ivoire : promouvoir activité privée, renforcer secteur électrique, projets pour valeur ajoutée cacao.
  - Rwanda : régime fiscal propice, réactivité publique, instruments pour accès au financement, table ronde trimestrielle des investisseurs.
  - Sénégal : création de pôles régionaux avec ZES ; appui FMI/Banque mondiale.
  - Éthiopie : industrialisation ciblée, parcs industriels, zones « prêt-à-entreprendre ».
  - Togo : matrice de politiques et note d’information aux investisseurs pour adhésion au Pacte.
  - Bénin, Guinée : élaboration de matrices de politique pour mise en œuvre.

### Conclusions et recommandations synthétiques
- Constats clés :
  - AfSS doit stimuler l’investissement privé pour atteindre objectifs sociaux et de développement.
  - Malgré hausse depuis 2000, ratios investissement privé/PIB des pays subsahariens restent inférieurs à ceux de pays comparables.
  - Règlement des conflits anciens suivi généralement de hausses de l’investissement privé.
- Conditions nécessaires pour accroître durablement l’investissement privé :
  - Garantir la stabilité macroéconomique.
  - Améliorer les perspectives économiques.
  - S’ouvrir aux échanges commerciaux.
  - Approfondir les systèmes financiers.
  - Créer des infrastructures publiques efficientes.
  - Renforcer cadres judiciaires, réglementaires et relatifs à l’insolvabilité.
- Infrastructures publiques — recommandations pour atténuer risque d’éviction :
  - Promouvoir sources de financement différentes (approfondissement marchés financiers intérieurs, PPP).
  - Veiller à bonne gestion des risques liés aux PPP.
- Financement et instruments : promouvoir l’IDE, PPP, ZES prometteuses ; diversifier sources (PPP, marchés financiers nationaux) tout en maîtrisant risques.
- Encadrés synthétiques :
  - Encadré 3.1 : améliorations durables en dette publique et inflation et renforcement des institutions vont de pair avec accélération de la croissance de l’investissement privé ; régressions sur échantillon de 97 pays (1996–2015) montrent coefficients et significativités (ex. période t + 1 d’avancée des réformes : 2,42  ; 1,29* ; période s – 1 de recul des réformes : –3,99  ; 1,25*** ; Nombre d’observations : 1582 ; R² : 0,135).
  - Encadré 3.2 : efficience de l’investissement public en AfSS pourrait progresser de quelque 35 % ; scores d’efficience et variations par groupe (ex. Afrique subsaharienne : Infrastructures matérielles 0,460 ; Infrastructures de qualité 0,803 ; Indicateur hybride 0,642).
  - Encadré 3.3 : développement marchés nationaux d’obligations d’État ; stock d’obligations libellées en monnaie nationale équivaut désormais à 8,5 % du PIB en moyenne ; échéance moyenne passée de 1,5 an à 6,4 ans ; certains pays émettent à 15 ans ou plus (Ghana, Kenya, Namibie, Nigéria, Tanzanie).

### Annexes méthodologiques (sélection)
- Annexe 3.1 — Calcul de l’indice d’investissement réel :
  - Décomposition pays i : g_{i,t} = s_{i,t}^{P} g_{i,t}^{P} + (1 - s_{i,t}^{P}) g_{i,t}^{G}.
  - Agrégation régionale PPP-GDP pondérée : g_{R} = s_{R}^{P} g_{R}^{P} + (1 - s_{R}^{P}) g_{R}^{G}, s_{R}^{P} = (Σ_i w_i s_{i}^{P}) / (Σ_i w_i).
  - Indice récursif : I_{t} = I_{t-1} [1 + s_{R,t}^{P} g_{R,t}^{P} + (1 - s_{R,t}^{P}) g_{R,t}^{G}], I_{t0} = 1.
  - Traitement de valeurs extrêmes : utilisation de médianes/trimming (formules A3.1.1–A3.1.4).
- Annexe 3.2 — Déterminants de l’investissement fixe privé :
  - Échantillon : 101 pays, 1980–2015 ; variable dépendante : I/Y ; estimation par système GMM ; instruments et tests (Im‑Pesaran‑Shin, AR(2), Hansen, Windmeijer correction).
  - Résultats principaux (sélection) :
    - Lagged I/Y : coefficients ~0,77–0,88 (*** significatif).
    - IG/Y : coefficients négatifs (~–0,34 à –1,362) (significatifs).
    - Prix relatif de l’investissement : coefficients négatifs (ex. –1,516**, –1,751***).
    - Croissance réelle du PIB : coefficients positifs (ex. 0,209*, 0,190***).
    - Interactions : croissance × qualité réglementaire positive (0,425**); croissance × coût résolution insolvabilité négative (–0,030***); croissance × développement financier élevé : 0,465***.
  - Diagnostics : Observations totales variant par spécification (ex. 2.194 ; 2.185 ; 2.143), nombre de pays (99–101), p‑values AR(2) et Hansen reportées pour robustesse.

- Données et définitions principales : sources mentionnées — FMI, Nations Unies, Penn World, Banque mondiale (Doing Business, Indicateurs de développement dans le monde), Chinn–Ito (2017), Svirydzenka (2016).

_Source : chap3f - 3. Redynamiser la croissance par l’investissement privé (PDF)._

### 3. Redynamiser la croissance par l’investissement privé

### 3. Redynamiser la croissance par l’investissement privé

### Résumé et principales conclusions
- Relation empirique illustrée (Graphique 3.1) : y= –0,06***x–0,53.
- L’investissement privé en Afrique subsaharienne (AfSS) a été structurellement plus faible que dans d’autres pays en développement, d’en moyenne 2 % du PIB.
- Investissement privé moyen 2010–16 : 15 % du PIB en AfSS, contre 22 % dans les pays en développement asiatiques, 18 % en Europe, 17 % en Amérique latine et 16 % au Moyen-Orient et en Afrique du Nord (MOAN).
- Période de hausse rapide au début des années 2000 : investissement privé en AfSS s’est accru d’en moyenne 14 % par an. Depuis 2010 : hausse moyenne de 5 % par an jusqu’en 2014, puis contraction sur la période 2015–16.
- L’investissement privé a reculé en moyenne de 4 % en 2015 et en 2016 dans la région.
- Les ratios d’investissement privé/PIB les plus bas (période 2010–16) : 14 % pour les pays exportateurs de pétrole, 16 % dans d’autres pays riches en ressources et 15 % dans les autres pays.

### Tendances de l’investissement privé
- Évolution relative (Graphique 3.3) : indices d’investissement réel, 2000–16, distinguant investissement public et privé en AfSS et dans les pays en développement.
- Ralentissement de l’investissement en AfSS moins prononcé en 2010–14 que dans d’autres régions, soutenu par :
  - cours élevés des produits de base ;
  - perspectives de croissance robustes dans les pays pauvres en ressources ;
  - bonne tenue des entrées d’IDE.
- Depuis 2015, déclin généralisé : l’investissement privé a ralenti dans les deux tiers des pays et chuté dans la moitié (Graphique 3.4).
- Motifs du déclin par pays :
  - effondrement des prix des produits de base (ex. Cameroun, Gabon, Nigéria) ;
  - incertitudes de politique économique et jeu politique (ex. Afrique du Sud) ;
  - ralentissement dans de grands pays (Afrique du Sud, Angola, Nigéria) dont le PIB combiné représente environ 50 % du PIB régional ;
  - chocs idiosyncratiques (ralentissement de la croissance du crédit au Kenya ; achèvement d’un grand projet minier en Namibie).

### Déterminants empiriques de l’investissement privé
- Méthodologie : estimations basées sur un panel non équilibré de 101 pays émergents et en développement, période 1980–2015, utilisant la MMG en système (annexe 3.2). Variables explicatives incluent croissance du PIB réel, investissement public/PIB, PIB par habitant (PPA), prix relatif du capital, taux d’intérêt réel, qualité réglementaire, régime d’insolvabilité, infrastructures publiques, ouverture commerciale, développement financier, libéralisation du compte de capital.
- Résultats clés :
  - L’investissement privé augmente quand le PIB réel est en forte croissance (effet d’accélération). L’effet n’est pas linéaire : l’investissement privé réagit quand la croissance est supérieure à la moyenne historique du pays, mais pas quand elle est inférieure.
  - Le prix relatif de l’investissement fait baisser les ratios d’investissement privé; ni le niveau du PIB par habitant ni le taux d’intérêt réel ne sont significatifs dans certaines spécifications.
  - Caractéristiques institutionnelles et structurelles renforcent l’effet de la croissance sur l’investissement :
    - Qualité de la réglementation et coûts d’insolvabilité : l’investissement privé réagit davantage à la croissance quand la réglementation est de meilleure qualité et le coût des procédures d’insolvabilité moins élevé.
    - Infrastructures : rebond de l’activité soutenu par une plus forte proportion de routes goudronnées ou un meilleur accès à l’électricité accroît l’investissement privé.
    - Ouverture commerciale : économies plus ouvertes voient une réaction plus forte de l’investissement à la croissance.
    - Ouverture du compte de capital (indicateur Chinn-Ito) : l’effet de la croissance sur l’investissement est plus marqué dans les pays où la libéralisation du compte de capital est moins avancée.
    - Développement financier : un développement financier très faible constitue un obstacle à l’investissement privé, même en période de croissance favorable.
  - Interaction synthétique : une composante principale combinant infrastructures, ouverture commerciale, libéralisation du compte de capital et développement financier montre que la croissance est plus bénéfique pour l’investissement quand ces caractéristiques sont plus favorables.

### Effets quantifiés et impact économique (Tableau 3.1)
- Effet de 1 point de pourcentage de croissance du PIB supplémentaire sur le ratio de l’investissement privé (pp) :
  - Ensemble de l’échantillon : 0,21
  - Faible qualité des réglementations (moyenne AfSS) – Haute qualité des réglementations (moyennes des PEPD hors AfSS) : 0,29 – 0,48
  - Coût élevé d’insolvabilité (moyenne AfSS) – Coût faible d’insolvabilité (moyennes des PEPD hors AfSS) : 0,02 – 0,24
  - Proportion plus élevée de routes goudronnées : 0,28
  - Meilleur accès à l’électricité : 0,33
  - Plus grande ouverture commerciale : 0,26
  - Moindre ouverture du compte de capital : 0,33
  - Développement financier plus marqué : 0,47
- Interprétation : dans un pays à réglementation de piètre qualité (cas typique d’un pays subsaharien moyen), chaque point de croissance du PIB accroît le ratio d’investissement de moins d’un tiers de point; dans un pays à réglementation plus solide, l’augmentation peut atteindre un demi-point. Effets comparables pour infrastructures, ouverture commerciale et développement financier (gains marginaux supérieurs à la moyenne de l’échantillon).

### Implications politiques et recommandations
- Maintenir une perspective économique favorable est crucial pour développer l’investissement privé.
- Renforcer les caractéristiques institutionnelles et structurelles amplifie l’effet de la croissance sur l’investissement privé : priorités politiques identifiées
  - Améliorer la qualité de la réglementation et réduire le coût des procédures d’insolvabilité.
  - Accroître l’investissement public efficient en infrastructures (routes goudronnées, accès à l’électricité) tout en gérant le risque d’éviction de l’investissement privé.
  - Favoriser l’ouverture commerciale et un environnement propice aux exportations.
  - Promouvoir le développement financier pour lever les contraintes de financement, en particulier dans les pays où le secteur financier est très peu développé.
  - Gérer prudemment la libéralisation du compte de capital en tenant compte des risques de crises financières et des incitations internationales au rendement du capital.
- Politique publique complémentaire : attirer l’IDE et créer des ZES peut aider, mais les bilans sont mitigés et les effets varient selon le contexte national; promouvoir différentes sources de financement (PPP, approfondissement des marchés financiers nationaux) tout en maîtrisant les risques associés.

*Source : chap3f - 3. Redynamiser la croissance par l’investissement privé (PDF).*

### 3.  REDYNAMISER LA CROISSANCE PAR L’INVESTISSEMENT PRIVÉ

### 3.  REDYNAMISER LA CROISSANCE PAR L’INVESTISSEMENT PRIVÉ

### Impact de l’investissement public sur l’investissement privé
- Effets opposés possibles :
  - Complémentarité : dépenses publiques en infrastructures ou biens peuvent augmenter la productivité des capitaux privés.
  - Effet d’éviction : l’investissement public peut évincer l’investissement privé par :
    - concurrence pour des ressources matérielles et financières limitées (financement public par émission de titres d’emprunt, crédit bancaire, relèvement des taxes ou inflation) qui diminue les ressources disponibles pour le secteur privé ;
    - concurrence directe d’entreprises d’État produisant des biens et services similaires ;
    - aggravation de l’instabilité macroéconomique si l’investissement public entraîne un surcroît d’endettement non viable.
- Résultat empirique selon le degré de développement financier :
  - L’investissement public évince l’investissement privé quand le système financier est moins développé.
  - L’investissement public attire l’investissement privé quand le système financier est plus développé.
  - Illustration chiffrée : une hausse de 1 point du ratio d’investissement public se traduirait par :
    - une contraction d’un demi-point du ratio d’investissement privé dans le pays subsaharien moyen ;
    - une augmentation d’un demi-point dans d’autres pays émergents et en développement de l’échantillon.
- Facteurs conditionnant l’effet :
  - origine du financement (national ou étranger) ;
  - efficacité du projet d’infrastructure.
- Recommandations tirées du diagnostic régional :
  - promouvoir d’autres modes de financement des investissements publics et privés, notamment :
    - développement des systèmes financiers ;
    - conclusion de PPP ;
    - mobilisation accrue des recettes fiscales (chapitre 2).

### Alléger les contraintes pesant sur l’investissement privé — Densification des systèmes financiers
- Justifications de l’importance de l’offre et de l’accès au crédit en Afrique subsaharienne :
  - la région arrive en dernière position pour le financement bancaire et en première position pour le financement par actions (2011–14) ;
  - pourcentage le plus faible d’entreprises n’ayant pas besoin d’un prêt bancaire et pourcentage le plus élevé d’entreprises estimant que l’accès au crédit est un obstacle majeur ;
  - les petites et moyennes entreprises rencontrent généralement plus de difficultés à obtenir des financements que les grandes entreprises.
- Caractéristiques du paysage financier subsaharien :
  - largement dominé par les banques ; bourses et marchés obligataires sous-développés mais en expansion rapide ;
  - banques : première source de financement des investissements privés, suivies par les fonds propres ;
  - ratios de fonds propres relativement plus élevés que dans d’autres régions.
- Effets des ratios de fonds propres :
  - ratios de fonds propres plus élevés peuvent accroître la résilience bancaire mais aussi freiner l’offre de crédit à certains moments ;
  - en Afrique subsaharienne, les ratios de fonds propres semblent être corrélés négativement avec l’offre de crédit aux entreprises (graphique 3.9).
- Approfondissement des marchés financiers — conditions requises :
  - améliorer l’indépendance des systèmes judiciaires, la protection des investisseurs et les normes d’audit ;
  - infrastructure technique et réglementaire pour marchés obligataires : registres de légalisation des instruments, dépositaires centraux, systèmes de compensation et de règlement ;
  - base d’investisseurs importante et diversifiée ; système bancaire solide ; taux d’intérêt déterminés par le marché.
- Intégration régionale :
  - intégration des bourses nationales pour accroître liquidité, efficience et économies d’échelle.
- Prudence et stabilité :
  - approfondissement financier à mener avec prudence pour limiter les risques d’instabilité financière ;
  - score Z (indicateur de sûreté et de solidité du système financier) est corrélé positivement avec divers indicateurs du crédit au secteur privé (graphique 3.12).
- Rôle des nouvelles technologies financières :
  - les « fintech » pourraient améliorer l’efficience du secteur financier et avoir des effets positifs sur la financiarisation et l’inclusion financière.

### Partenariats public–privé (PPP)
- Rôle théorique et pratique :
  - théoriquement, les PPP peuvent améliorer la qualité des infrastructures, apporter l’expertise du secteur privé et atténuer des contraintes financières ;
  - en pratique, l’expérience internationale n’indique pas que les PPP sont systématiquement plus efficients que les marchés publics ; dispositifs complexes et risques budgétaires difficiles à évaluer.
- Conditions nécessaires pour les PPP :
  - cadres institutionnels et juridiques pour quantifier, évaluer et maîtriser les risques associés aux projets complexes et long terme ;
  - évaluation attentive des risques budgétaires éventuels.
- Nature des PPP analysés :
  - se concentrent sur projets concernant des installations entièrement nouvelles ou existantes : construction, location et transfert ; construction, exploitation et transfert ; construction, exploitation et possession ; réhabilitation, exploitation et transfert ; etc.
  - excluent projets commerciaux sans garantie publique, location par le secteur privé, cessions, contrats de gestion et location d’actifs existants.
- Importance des PPP en Afrique subsaharienne :
  - ratio moyen valeur des PPP/PIB depuis 2000 : 1,4 %, contre 1 % du PIB en moyenne ailleurs, reflétant des besoins importants en infrastructures.
  - répartition non uniforme : ratio moyen projets PPP/PIB (2000–16) par type de pays :
    - pays pauvres en ressources : 2¼ % du PIB ;
    - pays riches en ressources hors pétrole : 1¾ % du PIB ;
    - pays exportateurs de pétrole : 1¼ % du PIB.
- Secteurs dominants :
  - PPP concentrés dans l’énergie et le transport ;
  - au cours des cinq dernières années, la part la plus importante des PPP concerne le secteur de l’énergie ;
  - part modeste des projets TIC expliquée par des facteurs spécifiques non détaillés ici.

*Source : chap3f - 3.  REDYNAMISER LA CROISSANCE PAR L’INVESTISSEMENT PRIVÉ (PDF).*

### 3.  REDYNAMISER LA CROISSANCE PAR L’INVESTISSEMENT PRIVÉ

### 3.  REDYNAMISER LA CROISSANCE PAR L’INVESTISSEMENT PRIVÉ

### Partenariats public–privé (PPP) : réalisations et limites
- Réalisations notables :
  - Contrats d’achat d’électricité : 60 projets sur trois ans, pour un engagement total de 118 milliards de rands (environ 2½ % du PIB en 2017).
  - Transports : concession de 1.288 kilomètres par la South African National Roads Agency Limited (SANRAL) sur un réseau total de 19.700 kilomètres; route à péage Chapman’s Peak Drive; réseau ferroviaire Gautrain (navettes Pretoria–Johannesbourg).
- Limites et risques observés :
  - Beaucoup de projets identifiés ne sont pas conçus comme des PPP « au sens strict » : aucun partage des risques entre secteur privé et secteur public n’est prévu.
  - Depuis 2006, la valeur des projets litigieux a atteint en moyenne ¾ % du PIB, le ratio le plus élevé parmi les pays émergents et en développement.
  - Risques budgétaires liés aux PPP :
    - contournement des contraintes budgétaires ou traitement de projets hors budget;
    - nécessité de soutiens publics (subventions d’équipement);
    - garanties d’emprunts ou de recettes minimales entraînant des engagements conditionnels;
    - engagements de paiement à très long terme créant des rigidités budgétaires futures.
- Diagnostic institutionnel :
  - Proportion plus importante de contrats litigieux et sélection moins efficace des projets PPP liées à une moindre efficacité des institutions qui gèrent les investissements publics (graphiques 3.16 et 3.17).

### Outils et recommandations pour mieux gérer les PPP
- Outils disponibles :
  - Modèle d’évaluation des risques budgétaires des PPP (P-FRAM) : évalue coûts et risques budgétaires, inclut analyse de sensibilité fondée sur différentes hypothèses macro et de résolution des contrats; objectif d’aider les autorités à développer une stratégie d’atténuation des risques. Expériences pilotes menées en Côte d’Ivoire, Maurice et Niger.
  - Évaluations de la gestion des investissements publics (EGIP) par le FMI et la Banque mondiale : identifient faiblesses des pratiques d’investissement public et proposent solutions adaptées; EGIP réalisées pour Botswana, Burkina Faso, Cameroun, Côte d’Ivoire, Ghana, Libéria, Madagascar, Maurice, Mozambique, Togo et Zambie.
- Recommandations implicites :
  - Améliorer la gestion des investissements publics et la transparence budgétaire pour réduire le nombre de litiges.
  - Mettre en place cadres institutionnels appropriés (contexte juridique et réglementaire, directives de gouvernance, pratiques d’investissement public, mécanismes de suivi et d’établissement de rapports).

### Investissement direct étranger (IDE) : rôle, distribution et déterminants
- Rôle :
  - L’IDE augmente les ressources pour l’investissement et favorise le transfert de savoir et de technologie.
- Faits saillants :
  - Durant la dernière décennie, l’Afrique subsaharienne a été le premier destinataire de l’IDE en pourcentage du PIB parmi les régions émergentes et en développement.
  - Ratio IDE/PIB en moyenne « d’un peu plus de 5 % », devant l’Amérique latine et les Caraïbes; ailleurs, chiffres oscillant entre 2,5 et 4 % (graphique 3.18).
  - Concentation : Cabo Verde, Gambie, Maurice, Mozambique, Seychelles et São Tomé-et-Príncipe présentent depuis 2000 des ratios très supérieurs à la moyenne régionale (~4 %); toutefois, les deux tiers des pays de la région ont des ratios inférieurs à la moyenne régionale (graphique 3.19).
- Déterminants favorisant l’IDE (d’après études citées) :
  - grands marchés intérieurs et ressources naturelles abondantes;
  - infrastructures disponibles;
  - niveau d’instruction de la main-d’œuvre;
  - ouverture aux échanges commerciaux;
  - stabilité macroéconomique et politique;
  - qualité des institutions.
- Politique : renforcer la stabilité macroéconomique et politique, améliorer services d’infrastructure et qualification de la main-d’œuvre, et améliorer le cadre institutionnel pour attirer plus d’IDE.

### Zones économiques spéciales (ZES) : bilan et voies d’amélioration
- Bilan :
  - Après deux décennies, bilan des ZES en Afrique subsaharienne mitigé : la plupart ont échoué ou n’ont pas été à la hauteur des attentes.
  - Causes probables : ZES proposant surtout des exonérations temporaires d’impôts et peu d’incitations non fiscales ou dispositifs réglementaires; localisation des investissements non dictée uniquement par la fiscalité.
- Bonnes pratiques et exemples récents :
  - Rwanda : révision de la conception des ZES et meilleurs résultats.
  - Éthiopie : plus convaincante auprès des investisseurs.
  - Exemples de concentration sectorielle : majorité des ZES axées sur vêtements, textiles et agroalimentaire; rares ZES pour secteurs plus intensifs en capital (automobile, aluminium) — Africa du Sud, Mozambique, Namibie, Nigéria, Zambie.
- Pistes pour accroître l’efficacité des ZES :
  - meilleure intégration des programmes de ZES dans les stratégies de développement nationales et régionales;
  - promotion d’investissements davantage liés aux entreprises nationales;
  - incitation des investisseurs étrangers à prendre plus de participations;
  - amélioration de l’offre d’infrastructures et de la fourniture énergétique;
  - promotion de relations et de coentreprises entre investisseurs étrangers et sociétés locales;
  - élaboration de programmes de formation et d’éducation adaptés aux besoins en main-d’œuvre des ZES;
  - amélioration de la conformité aux normes mondiales en matière de production et de protection de l’environnement.
- Objectif : réussite durable des ZES dépendant de leur capacité à catalyser la transformation structurelle de l’économie.

### Initiatives internationales pour soutenir l’investissement privé
- Nouvelle Route de la soie (Ceinture économique terrestre et corollaire maritime du XXIe siècle) :
  - Lancée en 2013, cadre visant à relier la Chine à l’Asie, l’Europe et l’Afrique via commerce, infrastructures, investissement et finance.
  - Coût estimé potentiel : 1.000 milliards de dollars sur 10 ans (essentiellement pour le développement des infrastructures), financements levés en Chine.
  - Programmes pour pays subsahariens prévoient développement des infrastructures de transport et d’énergie et d’autres ZES, avec implication notable du Kenya; Afrique du Sud, Éthiopie, Mozambique et Tanzanie cherchent aussi à participer.
  - En 2015, lors du FOCAC, la Chine a plus que doublé ses engagements (60 milliards de dollars) pour financer des projets et fournir assistance technique.
- Pacte du G-20 avec l’Afrique :
  - Lancé début 2017, coopération du G-20, Banque africaine de développement, FMI, Banque mondiale et divers pays; vise à coordonner efforts pour faciliter projets favorables à l’investissement privé.
  - Mécanisme de suivi mis en place avec appui du FMI et de la Banque mondiale pour garantir continuité, cohérence, analyse comparative et apprentissage par les pairs.
  - Trois piliers du Pacte :
    - cadre macroéconomique : préservation de la stabilité macroéconomique et investissements suffisants dans les infrastructures;
    - cadre économique : accroître l’attractivité des pays pour les investisseurs privés;
    - cadre financier : augmentation de l’offre de financements disponibles, à moindres coûts et à moindres risques.
  - Huit pays subsahariens participants : Bénin, Côte d’Ivoire, Éthiopie, Ghana, Guinée, Rwanda, Sénégal et Togo (et trois autres pays africains).
- Bilan des réformes du Pacte : mitigé — pays participants à des stades différents; certains ont rejoint récemment.

### Exemples d’actions nationales liées au Pacte avec l’Afrique
- Ghana :
  - Mesures centrées sur énergies renouvelables et efficacité énergétique pour promouvoir l’investissement privé; formations et meilleur accès à des financements appropriés.
  - Réforme structurelle du secteur de l’énergie : rééchelonnement de la dette et privatisations; évaluation des possibilités de développement du secteur privé et des obstacles à lever (SFI, 2017).
- Côte d’Ivoire :
  - Priorités : promouvoir activité et emploi privés, renforcer capacités du secteur électrique tout en préservant viabilité financière; projets pour soutenir la valeur ajoutée dans le secteur du cacao.
- Rwanda :
  - Trois axes : régime fiscal propice à l’investissement sans réduire la base d’imposition; accroître réactivité des pouvoirs publics aux préoccupations du secteur privé; créer instruments facilitant l’accès des investisseurs privés aux financements dans des secteurs particuliers.
  - Mesures : coordination entre autorités nationales du développement; table ronde trimestrielle des investisseurs; mécanisme de réponse aux investisseurs pour obtenir retours rapides du secteur privé.
- Sénégal :
  - Projet de création de pôles de développement régionaux avec des ZES; soutien du FMI, Banque mondiale et autres institutions pour accélérer réformes visant à créer un secteur exportateur viable et emplois pour jeunes et femmes.
- Éthiopie :
  - Priorités : compatibilité du Pacte avec son programme national; industrialisation ciblée orientée vers marchés extérieurs; création de parcs industriels et zones de « prêt-à-entreprendre ».
- Togo :
  - Rejoint récemment le Pacte après élaboration de sa matrice de politiques et note d’information aux investisseurs; objectif d’améliorer conditions de l’investissement privé.
- Bénin et Guinée :
  - Élaboration de matrices présentant grandes lignes de politiques et conditions requises pour mise en œuvre; préparation de la participation de partenaires bilatéraux membres du G-20.

*Source : chap3f - 3.  REDYNAMISER LA CROISSANCE PAR L’INVESTISSEMENT PRIVÉ (PDF).*

### CONCLUSIONS ET RECOMMANDATIONS

### CONCLUSIONS ET RECOMMANDATIONS

### Principaux constats sur l’investissement privé
- L’Afrique subsaharienne doit stimuler l’investissement privé pour atteindre ses objectifs sociaux et de développement.
- Même si l’investissement privé a augmenté depuis 2000, les ratios investissement privé/PIB des pays subsahariens demeurent plus faibles que dans les pays dont le développement économique est comparable.
- Le règlement des conflits anciens est généralement suivi de hausses de l’investissement privé (constat d’expériences nationales).

### Conditions nécessaires pour accroître durablement l’investissement privé
- Garantir la stabilité macroéconomique.
- Améliorer les perspectives économiques.
- S’ouvrir aux échanges commerciaux.
- Approfondir les systèmes financiers.
- Créer des infrastructures publiques efficientes.
- Renforcer les cadres judiciaires, réglementaires et relatifs à l’insolvabilité.

### Infrastructures publiques : effets et recommandations
- Les vastes projets d’infrastructures publiques lancés pour remédier aux déficits peuvent soutenir l’investissement privé mais peuvent aussi l’évincer.
- Pour atténuer le risque d’éviction :
  - Promouvoir des sources de financement différentes pour l’investissement public et privé, notamment l’approfondissement des marchés financiers intérieurs et les PPP.
  - Veiller à une bonne gestion des risques afférents aux PPP.
- La promotion de l’IDE peut aider à favoriser l’investissement privé.
- Les expériences récentes de ZES créées pour attirer l’investissement se révèlent prometteuses.

### Encadré 3.1 — Réformes de politique publique et croissance de l’investissement privé (synthèse)
- Conclusion principale : des améliorations marquées et durables en matière de dette publique et d’inflation ainsi qu’un renforcement des institutions vont de pair avec une accélération de la croissance de l’investissement privé.
- Les échecs des réformes macroéconomiques et institutionnelles s’accompagnent généralement d’un freinage de la croissance de l’investissement privé.
- Méthodologie et échantillon :
  - Trois définitions d’« avancée » et de « recul » employées (gouvernance selon Banque mondiale (2017); variables macroéconomiques : baisse ou hausse de deux ans supérieure/inférieure à la moyenne moins/plus un écart-type du ratio dette publique/PIB ou de l’inflation).
  - Échantillon : 97 pays émergents ou en développement, de 1996 à 2015; exclusion des pays ayant une population inférieure à 3 millions.
  - Panel regression : variable dépendante = croissance réelle de l’investissement privé; régressors = variables muettes pour avancées (t) et reculs (s) sur fenêtres temporelles ([t-2, t+2] [s-1, s+2]); effets fixes temporels et nationaux inclus; erreurs-types robustes signalées par astérisques.
- Résultats quantitatifs (Tableau 3.1.1) :
  - Période t – 1 d’avancée des réformes : 1,15  ; 1,35
  - Période t d’avancée des réformes : 1,46  ; 1,23
  - Période t + 1 d’avancée des réformes : 2,42  ; 1,29*
  - Période s – 1 de recul des réformes : –3,99  ; 1,25***
  - Période s de recul des réformes : –1,51  ; 1,15
  - Période s + 1 de recul des réformes : 1,89  ; 1,23
  - Période s + 2 de recul des réformes : –0,01  ; 1,10
  - Nombre d’observations : 1582
  - R² : 0,135
  - Note : coefficients avec erreurs-types robustes en gras sont significatifs aux niveaux ***p < 0,01, **p < 0,05, ou *p < 0,1.
- Graphiques : écart moyen de croissance de l’investissement privé des 27 pays d’Afrique subsaharienne dans l’échantillon pendant phases d’avancée/recul (Graphique 3.1.1); focus sur réformes relatives à la dette publique (Graphique 3.1.2).

### Encadré 3.2 — Efficience de l’investissement public en Afrique subsaharienne (synthèse)
- Potentiel d’amélioration : l’efficience de l’investissement public en Afrique subsaharienne est moindre que dans d’autres régions et pourrait progresser de quelque 35 %.
- Mesures requises pour accroître l’efficience :
  - Élever la qualité des institutions.
  - Renforcer la programmation et la sélection des PPP.
  - Améliorer la crédibilité de la budgétisation pluriannuelle.
  - Renforcer l’efficacité de l’évaluation et de la sélection des projets, le suivi de leur mise en œuvre et l’enregistrement des infrastructures.
- Constat sur la qualité des infrastructures :
  - Qualité de l’offre d’électricité, des routes et du réseau ferré moins bien notée que dans les pays comparables.
- Variations par pays et groupes :
  - L’efficience est moindre dans les pays riches en ressources naturelles que dans ceux qui ne le sont pas.
  - Les pays de la Communauté de l’Afrique de l’Est (CAE) sont plus performants que ceux de la CEMAC et de l’UEMOA.
  - Les pays exportateurs de pétrole font moins bien que les autres pays riches en ressources naturelles.
- Déterminants de l’efficience (régressions 2000–15) :
  - Les scores d’efficience fonction de : 1) qualité des institutions (contrôle de la corruption et qualité réglementaire, Forum économique mondial), 2) aide officielle au développement, 3) pourcentage de la population urbaine, 4) dépendance aux ressources naturelles (variable muette pour pays riches en ressources non renouvelables).
  - Corrélations : positive entre efficience et qualité des institutions; négative entre dépendance aux ressources naturelles et efficience.
- Estimation d’impact institutionnel :
  - Une hausse de 10 % de l’indice du contrôle de la corruption ou de celui de la qualité réglementaire serait susceptible d’entraîner une réduction d’environ 12 % de l’écart d’efficience dans les pays d’Afrique subsaharienne.
- Scores régionaux et par groupe (Tableau 3.2.1 et 3.2.2) — notes d’efficience (extraits) :
  - Afrique subsaharienne : Infrastructures matérielles 0,460 ; Infrastructures de qualité 0,803 ; Indicateur hybride 0,642
  - Pays avancés : Infrastructures matérielles 0,733 ; Infrastructures de qualité 0,888 ; Indicateur hybride 0,880
  - CEMAC : Infrastructures matérielles 0,305 ; Infrastructures de qualité 0,625 ; Indicateur hybride 0,511
  - CAE : Infrastructures matérielles 0,487 ; Infrastructures de qualité 0,874 ; Indicateur hybride 0,735
  - UEMOA : Infrastructures matérielles 0,369 ; Infrastructures de qualité 0,814 ; Indicateur hybride 0,619
  - Pays exportateurs de pétrole : Infrastructures matérielles 0,196 ; Infrastructures de qualité 0,594 ; Indicateur hybride 0,269
  - Pays pauvres en ressources naturelles : Infrastructures matérielles 0,446 ; Infrastructures de qualité 0,858 ; Indicateur hybride 0,698
- Résultat sur croissance :
  - La corrélation entre l’investissement et la croissance est plus forte pour les pays « très efficients » que pour les pays « peu efficients » (Graphique 3.2.4).
- Recommandation synthétique :
  - Progresser dans la gestion de l’investissement public en renforçant programmation et sélection des PPP, crédibilité de la gestion pluriannuelle, évaluation/ sélection et suivi des projets, et enregistrement des infrastructures.

### Encadré 3.3 — Développement des marchés nationaux de la dette en Afrique subsaharienne (synthèse)
- Tendance générale :
  - Développement accru des marchés nationaux d’obligations d’État en réponse à des déficits budgétaires croissants, limitations du financement bancaire direct, moindre disponibilité de l’aide étrangère et conscience des risques liés à l’emprunt externe en devises.
- Progrès observés :
  - La Côte d’Ivoire, la Namibie et l’Ouganda ont plus que doublé l’émission d’obligations d’État en monnaie nationale.
  - Le stock d’obligations libellées en monnaie nationale équivaut désormais à 8,5 % du PIB en moyenne.
  - L’échéance moyenne des obligations émises est passée de 1,5 an à 6,4 ans; certains pays (Ghana, Kenya, Namibie, Nigéria, Tanzanie) émettent des obligations libellées en monnaie nationale à échéance de 15 ans ou plus.
- Conditions requises pour un marché obligataire national viable :
  - Un environnement politique stable et un gouvernement fiable.
  - Un cadre de coordination gestion de la dette / politique monétaire adapté.
  - Un cadre juridique et réglementaire moderne pour les titres d’État.
  - Des politiques et pratiques de gestion de la dette saines (stratégie à moyen terme, programmation annuelle consultable publiquement).
  - Un engagement de l’État à payer des taux d’intérêt de marché (éviter investisseurs captifs réglementaires).
  - Un système financier solide (banques premières investisseurs sur marchés internes).
  - Une infrastructure de marché pour compensation, règlements et conservation des titres.
  - Une population d’investisseurs diversifiée (risque, horizon, motivation).
  - Disponibilité de ressources suffisantes (personnel et capacités des services de gestion de la dette, banques centrales, régulateurs et secteur privé), et acceptation de coûts initiaux (rendements supérieurs, risque de refinancement accru).

*Source : chap3f - CONCLUSIONS ET RECOMMANDATIONS*

### 3.  REDYNAMISER LA CROISSANCE PAR L’INVESTISSEMENT PRIVÉ

### 3.  REDYNAMISER LA CROISSANCE PAR L’INVESTISSEMENT PRIVÉ

### Développement des marchés internes de la dette : opportunités et risques
- Avantages potentiels :
  - L’émission d’obligations (d’entreprise ou d’État) complète les financements de source externe et bancaire.
  - Contribution à l’application de la politique monétaire.
  - Renforcement des marchés financiers et activation du marché de l’épargne privée.
  - Réduction du risque de change et facilitation du financement à long terme des infrastructures.
  - Doit s’inscrire dans une stratégie plus large de mobilisation des moyens de financement internes.
- Rôle face aux euro-obligations :
  - Le développement des sources internes de financement permettrait d’atténuer les risques émanant des euro-obligations existantes, émises massivement pendant la période prolongée de taux d’intérêt bas suivant la crise financière mondiale.
  - Avec la reprise des taux d’intérêt mondiaux, un retournement des flux de capitaux pourrait coïncider avec l’arrivée à échéance de la première vague d’euro-obligations, rendant le risque de refinancement aigu surtout dans les pays connaissant des déséquilibres macroéconomiques.
- Risques pour la stabilité financière :
  - Un marché obligataire interne plus dynamique peut attirer des investisseurs internationaux, diversifier la base d’investisseurs et allonger les échéances.
  - Les entrées de capitaux étrangers peuvent réduire l’effet d’éviction et être attractives pour les pays sans grandes institutions financières non bancaires.
  - Toutefois, les flux de capitaux externes sont sensibles au risque et aux rendements relatifs, rendant les marchés nationaux sensibles à de légères variations des taux d’intérêt mondiaux, avec des envolées puis des chutes des prix des actifs et des flux de crédit.
- Données de détention étrangère (illustrations régionales) :
  - Les non-résidents détiennent à peu près 40 percent des obligations d’État émises en Afrique du Sud.
  - Les non-résidents détiennent environ 50 percent de la dette publique interne du Ghana.
  - Comparativement, ils en détiennent en moyenne 25 percent dans les pays émergents.
- Texte de référence : Encadré 3.3 (fin)

### La fintech en Afrique subsaharienne : appui à l’investissement privé
- Définition et rôle :
  - La fintech est l’évolution de la technologie financière basée sur les innovations en matière de processus, d’applications, de produits et de modèles économiques.
  - Elle peut promouvoir l’efficience dans le secteur financier en transformant les fonctions principales : systèmes de paiement, emprunts et épargne, partage du risque et allocation des capitaux.
- Mécanismes de soutien à l’investissement privé :
  - Usage des plateformes mobiles existantes pour réduire les frictions d’intermédiation entre épargnants et investisseurs.
  - Les fournisseurs de paiements mobiles, forts d’une maturité technologique et d’une large base client, commencent à offrir des services d’intermédiation financière.
- Exemples concrets :
  - Kenya : M-Pesa propose les services de banque mobile M-Kesho et M-Shwari, donnant accès à des comptes d’épargne et à des produits de micro-crédit.
  - Zoona et EasyEquities en Afrique du Sud : Zoona s’est associé à une plateforme de prêts participatifs pour proposer des services de financement aux entrepreneurs; EasyEquities permet d’investir dans différents produits (actions, fonds indiciels, titres négociables en bourse, etc.).
- Effet sur l’infrastructure des marchés financiers :
  - La fintech peut améliorer l’efficience des systèmes de paiement, de règlement et de compensation — infrastructures qui sont peu développées en Afrique subsaharienne par rapport à d’autres régions.
  - Améliorations attendues : réduction des risques systémiques, de crédit et de liquidité; promotion des marchés des produits dérivés, des obligations et du marché monétaire; facilitation de l’émission d’obligations de sociétés pour financer des projets d’investissement.
  - Contreparties centrales : peuvent améliorer le fonctionnement des marchés de produits dérivés et permettre aux banques de transférer plus efficacement le risque de crédit.
  - Technologies explorées : l’utilisation des technologies de registres distribués pourrait générer des gains d’efficience.
- Équilibre entre efficience et sécurité :
  - Les gains d’efficience de la fintech ont des coûts sociaux possibles : accentuation de vulnérabilités existantes ou création de nouvelles.
  - Risques identifiés : complexification de la prestation des services financiers et accroissement du risque opérationnel; difficultés accrues pour le respect des obligations de conformité (blanchiment de l’argent et lutte contre le financement du terrorisme); gestion des cyberrisques.
- Illustration comparative (Graphique 3.4.1) :
  - Le texte souligne que l’Afrique subsaharienne est un leader mondial des paiements mobiles, avec des systèmes à succès comme M-Pesa (Kenya, Tanzanie et d’autres pays).
  - Variables présentées dans le graphique : "Comptes d’argent mobile pour 1.000 adultes" et "Abonnements de téléphonie mobile pour 100 personnes" (références régionales et sources indiquées dans le PDF).

### Annexe 3.1 — Calcul de l’indice d’investissement réel et des taux de croissance de la région
- Objectif :
  - Décrire le calcul de l’indice d’investissement réel figurant au graphique 3.3.
- Décomposition pour chaque pays i :
  - La croissance annuelle réelle de l’investissement total est décomposée en contributions privée et publique :
    - La part de l’investissement privé sur l’investissement total dans le pays i est notée (texte : �
    �,���
    ).
    - Les taux de croissance de l’investissement privé et de l’investissement public sont, respectivement, notés (texte : �
    �,�
    ��
    ) et (texte : �
    �,�
    ��
    ).
  - On calcule ensuite la moyenne pondérée de tous les pays en prenant les pondérations de chaque composante dans les PIB en parité de pouvoir d’achat, afin de pouvoir décomposer le taux de croissance de l’investissement total dans la région de la manière suivante : �
  � = �
  �
  ��
  + �
  �
  ��
- Construction de l’indice :
  - Le Real Investment Index est calculé de manière récursive en utilisant la formule mentionnée dans le texte, en partant de la valeur initiale �
  ����
  = 1.
  - Les composantes privée et publique régionales sont calculées comme moyennes pondérées (pondérations PPP) des parts nationales privées et publiques.
- Traitement des valeurs extrêmes :
  - Pour contrôler l’effet des valeurs extrêmes et assurer la cohérence avec la décomposition, les taux régionaux d’investissement privé et public pour chaque année sont calculés selon les relations indiquées dans (A3.1.1) à (A3.1.4) dans le PDF.
- Remarques méthodologiques :
  - Le document explicite que les pondérations utilisées sont les pondérations de chaque composante dans les PIB en parité de pouvoir d’achat.
  - Les formules et notations mathématiques détaillées apparaissent dans l’annexe du PDF (références : A3.1.1, A3.1.2, A3.1.3, A3.1.4).

*Source : chap3f - 3.  REDYNAMISER LA CROISSANCE PAR L’INVESTISSEMENT PRIVÉ (PDF chapter content provided).*

### Annex 3.1. Calculation of the Real Investment Index and Regional Growth Rates

### Annex 3.1. Calculation of the Real Investment Index and Regional Growth Rates

### Decomposition of country investment growth
- For each country i, total annual real investment growth is decomposed into private and public contributions:
  - g_{i,t} = s_{i,t}^{P} g_{i,t}^{P} + (1 - s_{i,t}^{P}) g_{i,t}^{G}
  - equivalently g_{i,t} = g_{i,t}^{P} + g_{i,t}^{G}
  - where s_{i,t}^{P} is the share of private investment over total investment in country i, g_{i,t}^{P} is the private investment growth rate, and g_{i,t}^{G} is the public investment growth rate.

### Regional aggregation and weighting
- Compute purchasing-power-parity (PPP) GDP-weighted averages of each component across countries so that the regional total investment growth rate decomposes as:
  - g_{R} = s_{R}^{P} g_{R}^{P} + (1 - s_{R}^{P}) g_{R}^{G}
- The PPP-GDP-weighted average private share is:
  - s_{R}^{P} = (Σ_i w_i s_{i}^{P}) / (Σ_i w_i)
  - where w_i are PPP GDP weights.

### Real Investment Index construction
- The Real Investment Index I_{t} is computed recursively:
  - I_{t} = I_{t-1} [1 + s_{R,t}^{P} g_{R,t}^{P} + (1 - s_{R,t}^{P}) g_{R,t}^{G}]
- Initialization and component indices:
  - I_{t0} = 1
  - I_{t0}^{P} = I_{t0}
  - I_{t0}^{G} = 1 / I_{t0}
- Equations in the source are labelled (A3.1.1), (A3.1.2), (A3.1.3), (A3.1.4).

### Treatment to limit influence of extreme values
- Regional private and public investment growth rates for each year are computed with trimming to control for extreme values and to be consistent with the decomposition:
  - g_{R,t}^{P} = median_{i}(g_{i,t}^{P})  [as represented in the source formulas]
  - g_{R,t}^{G} = median_{i}(g_{i,t}^{G})  [as represented in the source formulas]
- With these definitions the regional total growth rate remains a weighted average:
  - g_{R} = s_{R}^{P} g_{R}^{P} + (1 - s_{R}^{P}) g_{R}^{G}

### Key methodological points (Annex context)
- The annex documents the computation of the Real Investment Index featured in Figure 3.3 of the main text.
- The PPP-GDP weighting ensures larger economies have proportionate influence on regional aggregates.
- Trimming or robust aggregation is applied to mitigate effects of extreme country-level growth rates.

*Source: chap3f - Annex 3.1. Calculation of the Real Investment Index and Regional Growth Rates*

### Annex 3.2. Determinants of Private Fixed Investment Ratios in Emerging and Developing

### Annex 3.2. Determinants of Private Fixed Investment Ratios in Emerging and Developing Economies

### Econometric methodology and data
- Estimation sample: 101 emerging and developing economies over the years 1980 to 2015.
- Dependent variable: private-fixed-investment-to-GDP ratio (I/Y).
- Baseline dynamic panel specification includes:
  - Lagged dependent variable (I/Y)t-1.
  - Public-fixed-investment-to-GDP ratio (IG/Y).
  - Real GDP per capita in purchasing power parity (Ypc).
  - Ratio of the deflator of gross fixed investment to the GDP deflator (PI/PY) — the relative price of capital.
  - Real interest rate (IR).
  - Real GDP growth (g).
  - Country fixed effects (ηi) and year fixed effects (γt).
- Estimator: system GMM (Arellano and Bover 1995; Blundell and Bond 1998) to address Nickell (1981) bias and endogeneity.
- Instrument strategy:
  - Lagged dependent variable treated as predetermined and instrumented with one to two lags.
  - Other regressors treated as endogenous and instrumented with two lags and more.
  - Fixed effects and some institutional variables treated as exogenous.
- Tests and corrections:
  - Im-Pesaran-Shin test: null that all panels have a unit root rejected at less than 0.1 percent significance level.
  - Two-step GMM with Windmeijer’s finite-sample correction.
  - Hansen test used to assess instrument validity; number of instruments kept lower than number of countries.
  - Absence of serial correlation of residuals tested with AR(2); AR(1) rejected in all regressions.

### Baseline regression results (summary of main coefficients and diagnostics)
- Lagged private investment ratio: positive and highly persistent across specifications.
  - Coefficients reported: 0.793***, 0.764***, 0.800***, 0.811***, 0.781***, 0.858***, 0.775*** (z-statistics: (10,58), (8,88), (9,69), (11,23), (10,43), (14,30), (10,03)).
- Public investment ratio (IG/Y): negative and statistically significant (evidence of crowding out).
  - Coefficients reported: –0,557**, –1,362**, –0,546**, –0,521**, –0,625**, –0,514***, –0,471** (z-statistics: (–2,45), (–2,37), (–2,48), (–2,36), (–2,03), (–2,76), (–2,53)).
- Real GDP per capita (log): not statistically significant in baseline specifications.
  - Coefficients reported: 2,885; –0,406; 0,691; 1,777; 1,689; 1,821; 2,071 (z-statistics: (0,96), (–0,13), (0,30), (0,55), (0,81), (1,15), (0,48)).
- Relative price of investment (log): negative and significant in many specifications.
  - Coefficients reported: –1,516**, –0,999, –1,273**, –1,751***, –1,219*, –0,761, –1,354** (z-statistics: (–2,39), (–1,32), (–2,07), (–2,70), (–1,82), (–1,23), (–2,00)).
- Real interest rate: not significant.
  - Coefficients reported: –0,034; –0,022; –0,037; –0,025; –0,013; 0,045; –0,031 (z-statistics: (–1,01), (–0,72), (–0,86), (–0,89), (–0,44), (0,72), (–1,06)).
- Real GDP growth: positive and statistically significant in several specifications.
  - Coefficients reported (where significant): 0,209*, 0,239*, 0,181*, 0,190***, 0,209* (z-statistics: (1,86), (1,91), (1,83), (2,86), (1,87)).
- Diagnostics and sample sizes shown in Annex Table A3.2.1:
  - Observations: 2.194, 2.185, 2.194, 2.194, 2.194, 2.143, 2.185.
  - Number of countries: 101, 100, 101, 101, 101, 99, 100.
  - Number of instruments: 51, 58, 54, 54, 50, 69, 54.
  - p-value AR(2): 0,693; 0,544; 0,603; 0,687; 0,835; 0,994; 0,662.
  - p-value Hansen test: 0,303; 0,305; 0,347; 0,237; 0,097; 0,146; 0,17.
- Note: Robust z-statistics are reported in parentheses. Significance markers: *p < 0,10; **p < 0,05; ***p <0,01.

### Interaction analyses and heterogeneity by country groups
- Non-linearity of growth effect:
  - Decomposition by growth level indicates a non-linear effect (column 3 in regressions).
  - Real GDP growth effect on investment significant primarily in richer countries (those with mean GDP per capita above the sample median of 5.072 dollars in 2011 PPP).
- Interactions with institutional indicators:
  - The effect of real GDP growth on private investment is larger when regulatory quality is higher and when the cost of resolving bankruptcies (as percentage of firm real estate value) is lower (columns 1 and 2).
  - Caveat: Doing Business and other institutional indicators are available only from late 1990s or mid-2000s, reducing sample size and warranting cautious interpretation.
- Country grouping by structural characteristics (following Servén 2003):
  - Countries classified by whether mean national values exceed or fall below the sample median for indicators such as paved roads share, access to electricity, trade openness, financial development, and capital account openness.
  - Results indicate positive growth–investment effects in groups with:
    - Large share of paved roads.
    - High access to electricity.
    - High openness to trade (columns 3 to 5).
    - Limited capital account openness (column 6).
    - High degree of financial development (column 7).
- Financial development interaction:
  - A positive interaction between financial development and the public investment ratio is reported in one specification: coefficient 5,946** (z-statistic: (2,02)).
  - Standalone financial development index coefficient reported as –25,888 (z-statistic: (–1,52)) in one column and 0,232 (z-statistic: (0,02)) in another.

### Additional controls considered (not significant)
- Other control variables tested and found insignificant and not altering main results:
  - Inflation.
  - Real effective exchange rate index.
  - Terms of trade.
  - Oil prices interacted with a dummy for oil exporters.
  - Foreign direct investment.
  - Estimates of public and private capital stocks.
  - Government consumption as percent of GDP.
  - External debt.
  - Current account balance as percent of GDP.

### Key empirical conclusions
- Private investment ratios are persistent over time.
- Public investment tends to crowd out private investment (negative and significant IG/Y coefficient), though this crowding-out is attenuated when financial development is higher.
- Real GDP growth has a positive and economically meaningful effect on private investment: an increase of one standard deviation in real GDP growth (+6,2%) is associated with an increase of 1,3 percentage points in the private investment ratio (text reporting of economic magnitude).
- Relative price of investment reduces private investment ratios.
- The positive effect of growth on private investment is concentrated in countries with better infrastructure, greater access to electricity, higher trade openness, limited capital account openness, and higher financial development, and is stronger where regulatory quality is higher and bankruptcy resolution costs are lower.

*Source: IMF staff calculations presented in Annex 3.2. Determinants of Private Fixed Investment Ratios in Emerging and Developing Economies.*

### 3.  REDYNAMISER LA CROISSANCE PAR L’INVESTISSEMENT PRIVÉ

### 3.  REDYNAMISER LA CROISSANCE PAR L’INVESTISSEMENT PRIVÉ

### Résultats principaux — déterminants du ratio investissement privé/PIB
- Ratio investissement privé/PIB, avec un an de décalage : 0,878*** ; 0,877*** ; 0,824*** ; 0,879*** ; 0,867*** ; 0,880*** ; 0,873*** (statistiques z entre parenthèses : (14,11)(7,78)(9,92)(14,53)(11,52)(12,97)(11,98))
- Ratio investissement public/PIB : -0,508** ; -0,414** ; -0,528*** ; -0,546** ; -0,488** ; -0,340* ; -0,471** (z : (-1,84)(-2,28)(-2,70)(-2,33)(-2,17)(-1,76)(-2,14))
- PIB réel par habitant en logarithme : 1,465 ; -0,480 ; 1,324 ; 3,017 ; 1,458 ; 0,767 ; 3,665 (z : (1,63)(-0,18)(0,52)(0,85)(0,98)(0,29)(0,92))
- Prix relatif de l’investissement en logarithme : 0,193 ; -1,127 ; -1,322 ; -1,203 ; -1,001 ; -0,530 ; -1,219 (z : (0,12)(-1,41)(-1,41)(-1,57)(-1,43)(-0,78)(-1,37))
- Taux d’intérêt réel : 0,211 ; 0,036 ; -0,059* ; -0,001 ; -0,008 ; 0,028 ; 0,008 (z : (2,14)(0,19)(-1,66)(-0,01)(-0,25)(0,59)(0,24))

### Effets de la croissance du PIB et interactions
- Croissance du PIB réel : 0,542* ; 0,692** (z : (1,67)(2,00))
- Croissance du PIB réel × qualité des réglementations : 0,425** (z : (2,39))
- Qualité des réglementations (coefficient direct) : -3,566 (z : (-1,37))
- Coût de la résolution de l’insolvabilité (% de l’immobilier des entreprises) : 0,026 (z : (0,27))
- Croissance du PIB réel × coût de la résolution de l’insolvabilité : -0,030*** (z : (-3,35))
- Croissance du PIB réel, au carré : -0,011** ; -0,001 ; -0,002** ; -0,003* ; 0,000 (z : (-2,18)(-0,70)(-2,09)(-1,95)(0,32))

### Hétérogénéité par dotation en infrastructures et ouverture
- Pays aux routes goudronnées (coefficient direct) : 4,840 (z : (1,09))
- Croissance du PIB réel × pays aux routes peu goudronnées : 0,215 (z : (1,29))
- Croissance du PIB réel × pays aux routes goudronnées : 0,281* (z : (1,93))
- Pays avec accès élargi à l’électricité (coefficient direct) : -2,936 (z : (-0,64))
- Croissance du PIB réel × pays avec faible accès à l’électricité : 0,107 (z : (0,46))
- Croissance du PIB réel × pays avec grand accès à l’électricité : 0,332** (z : (1,99))
- Ouverture aux échanges commerciaux (coefficient direct) : 0,017 (z : (1,01))
- Croissance du PIB réel × pays avec faible ouverture aux échanges commerciaux : 0,262 (z : (1,09))
- Croissance du PIB réel × pays avec grande ouverture aux échanges commerciaux : 0,257* (z : (1,78))
- Ouverture du compte de capital (coefficient direct) : 0,111 (z : (0,21))
- Croissance du PIB réel × pays avec faible ouverture du compte de capital : 0,331* (z : (1,77))
- Croissance du PIB réel × pays avec grande ouverture du compte de capital : 0,217 (z : (1,47))

### Rôle du développement financier
- Indice de développement financier (coefficient direct) : -10,365 (z : (-0,98))
- Croissance du PIB réel × pays au développement financier faible : -0,119 (z : (-0,74))
- Croissance du PIB réel × pays au développement financier élevé : 0,465*** (z : (3,28))

### Données d’estimation et robustesse
- Méthode : estimations à partir du système Arellano et Bond — méthode des moments généralisés. Terme constant inclus mais pas communiqué.
- Effets fixes annuels : Oui (pour toutes les spécifications rapportées)
- Observations : 1.623 ; 778 ; 2.113 ; 2.194 ; 2.194 ; 2.143 ; 2.185 (selon spécification)
- Nombre de pays : 100 ; 89 ; 98 ; 101 ; 101 ; 99 ; 100
- Nombre d’instruments : 45 ; 32 ; 59 ; 58 ; 60 ; 58 ; 60
- Valeur-p du test AR(2) : 0,979 ; 0,863 ; 0,407 ; 0,743 ; 0,944 ; 0,939 ; 0,591
- Valeur-p du test d’Hansen : 0,425 ; 0,402 ; 0,364 ; 0,210 ; 0,696 ; 0,216 ; 0,392
- Notes : statistiques z robustes entre parenthèses. *p < 0,10; **p < 0,05; ***p <0,01.

### Définitions et sources principales des variables (sélection)
- Formation brute de capital fixe privé (% du PIB) : FMI, base de données des Perspectives de l’économie mondiale ; Nations Unies.
- Formation brute de capital fixe public (% du PIB) : FMI, base de données des Perspectives de l’économie mondiale ; Nations Unies.
- Croissance du PIB réel ; PIB réel par habitant, en parité de pouvoir d’achat : FMI, base de données des Perspectives de l’économie mondiale ; Nations Unies.
- Prix relatif de l’investissement (indice des prix de formation de capital / déflateur du PIB) : Tableaux 9.0 Penn World.
- Taux d’intérêt réel ; Routes goudronnées, % de l’ensemble des routes ; Accès à l’électricité, % de la population : Banque mondiale, Indicateurs de développement dans le monde.
- Qualité des réglementations : Banque mondiale, base de données des indicateurs Doing Business.
- Coût de la résolution de l’insolvabilité (% de l’immobilier des entreprises) : Banque mondiale, World wide Governance Indicators database.
- Ouverture aux échanges commerciaux ((importations + exportations), % du PIB) : FMI, base de données des Perspectives de l’économie mondiale.
- Ouverture financière de jure (indice Chinn–Ito) : Chinn et Ito (2006), mise à jour de juillet 2017.
- Indice de développement financier : Svirydzenka (2016).

*Source : calculs des services du FMI.*

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_Source: https://www.imf.org/-/media/files/publications/reo/afr/2018/may/pdf/french/chap3f.pdf_
