## sreo0518f - Sub‑Saharan Africa

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### Aperçu général
- Rapport publié deux fois par an (printemps et automne) fournissant projections et considérations de politique économique des services du FMI.
- Contenu structuré autour de trois chapitres principaux : Évolution macroéconomique, Mobilisation des recettes fiscales, Dynamisation de la croissance par l’investissement privé.

### Une reprise lente et des difficultés croissantes — diagnostics et projections
- Croissance régionale et disparités
  - Croissance moyenne régionale prévue passer de 2,8 percent en 2017 à 3,4 percent en 2018.
  - Hors Afrique du Sud et Nigéria : croissance passant de 4,6 percent en 2017 à 4,8 percent en 2018.
  - Accélération prévue dans 29 pays sur 45 en 2018 — chiffre le plus élevé depuis 2010.
  - Douze pays représentant environ 33 percent de la population (320 millions de personnes) ont vu le revenu par habitant diminuer en 2017; la baisse devrait se poursuivre en 2018 dans la majorité d’entre eux.
  - Plusieurs pays (Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Éthiopie, Ghana, Guinée, Rwanda, Sénégal et Tanzanie) ont enregistré une croissance de 6 percent ou plus en 2017 et devraient rester vigoureux à moyen terme.
- Canaux externes et prix des produits de base
  - Croissance mondiale estimée à 3,8 percent en 2017 et prévue à 3,9 percent en 2018.
  - Cours pétroliers : augmentation d’environ 20 percent entre août 2017 et mi‑décembre 2017, pour s’établir à plus de 60 dollars le baril.
  - Prix des métaux et produits agricoles majoritairement en hausse; la plupart des produits de base (sauf pétrole et minerai de fer) devraient approcher, retrouver ou dépasser le niveau élevé de 2013 d’ici 2020.
- Financement extérieur et marchés
  - En 2017, émissions d’obligations souveraines de plusieurs pays pour un total de 7,5 milliards de dollars — dix fois le niveau constaté en 2016 (record).
  - Premier trimestre 2018 : Kenya, Nigéria et Sénégal ont émis pour un total de 6,7 milliards de dollars.
  - Intentions d’émissions au deuxième trimestre 2018 d’au moins 4,4 milliards de dollars.
  - Écarts EMBIG tombés à la moitié de leur pic d’environ 900 points de base en 2016; prime de risque passée de près de 600 points de base à environ 150 points.
- Vulnérabilités macro‑financières
  - Environ 40 percent des pays à faible revenu admissibles au fonds fiduciaire RPC sont surendettés ou présentent un risque élevé de le devenir.
  - Fin 2017 : niveau médian de la dette publique de l’Afrique subsaharienne dépassait 50 percent du PIB.
  - Paiements d’intérêts : part dans les dépenses passée de 4 percent en 2013 à 12 percent en 2017 (fortes hausses en Angola, Gabon, Tchad).
  - Dette libellée en devises : augmentation d’environ 40 percent entre 2010–13 et 2017; représentait en moyenne environ 60 percent du total de la dette publique en 2017.
  - Réserves : Nigéria — plus de 39 milliards de dollars fin 2017; réserves dangereusement basses : 0,1 mois d’importations au Soudan du Sud; environ 0,5 mois d’importations en République démocratique du Congo et au Zimbabwe.
- Secteur financier et crédit
  - Ralentissement du crédit au secteur privé en 2017, négatif en termes réels dans de nombreux pays; nominaux négatifs dans certains cas (Angola, Gabon, Zambie).
  - Augmentation de la part des prêts improductifs, concentrés dans quelques banques (Angola, Nigéria) et pays riches en ressources naturelles.
  - Recommandations pour le secteur bancaire : limiter exposition à la dette souveraine, renforcer transparence et cadre de résolution, recapitaliser rapidement les banques en difficulté.

### Risques principaux
- Risques extérieurs : normalisation de la politique monétaire des pays avancés, inversion des flux de portefeuille, croissance plus faible dans grands pays avancés/emergents (notamment Chine).
- Risques intérieurs : incertitude politique (élections), conflits internes (Burundi, République démocratique du Congo, Soudan du Sud), détérioration économique encourageant des politiques de repli.

### Recommandations macroéconomiques et structurelles
- Gouvernance macroéconomique
  - Contenir la dette publique par une politique budgétaire prudente.
  - Adopter une politique monétaire visant une inflation peu élevée.
  - Préserver les dépenses sociales (santé, éducation, protection sociale) lors des assainissements budgétaires.
- Ajustements selon le type de pays
  - Pays exportateurs de pétrole : poursuivre l’ajustement budgétaire et la diversification; profiter du rebond des cours pour accroître recettes non pétrolières; éliminer restrictions de change et pratiques de taux multiples là où applicable.
  - Pays importateurs de pétrole : transférer l’impulsion de l’investissement public au secteur privé; réduire déséquilibres budgétaires liés aux dépenses publiques d’investissement.
- Réformes structurelles prioritaires
  - Réduire les distorsions du marché; promouvoir un environnement favorable à l’investissement privé.
  - Renforcer mobilisation des recettes pour financer capital matériel et humain; moderniser administration fiscale et procédures.
  - Améliorer gouvernance et lutte contre la corruption pour renforcer légitimité fiscale.

### Mobilisation des recettes fiscales — potentiel, diagnostics et recommandations
- Constats et potentiel
  - Pour le pays médian, recettes hors dons passées d’environ 14 percent du PIB au milieu des années 90 à plus de 18 percent en 2016; recettes fiscales passées de 11 percent à 15 percent du PIB sur la même période.
  - Région pourrait accroître, en moyenne, ses recettes fiscales de quelque 3 percent à 5 percent du PIB (soit 50 à 80 milliards de dollars).
  - Ce montant dépasse les 36 milliards de dollars d’aide publique au développement reçue par la région en 2016 (estimation).
  - Frontière fiscale moyenne pour l’Afrique subsaharienne inférieure de 7½ points de PIB au reste du monde; écart fiscal moyen (potentiel fiscal) entre 3 percent et 5 percent du PIB.
- Instruments et réformes recommandées
  - TVA : améliorer l’efficience de la TVA (élargir l’assiette, rationaliser exonérations) plutôt que simplement relever les taux.
    - Effet estimé : un relèvement de 2 percent de la TVA n’aurait pratiquement aucun effet négatif sur la croissance là où le taux est inférieur à 13 percent; un relèvement de 1 percent n’aurait guère d’effet pour des taux entre 13 percent et 18 percent; lorsque le taux dépasse 18 percent, même une hausse minimale peut avoir un fort effet négatif sur la croissance.
  - Droits d’accise : moyenne 2015 = 1,4 percent du PIB; évaluer produits et choisir entre droits spécifiques et ad valorem selon objectifs.
  - Fiscalité foncière : potentiel de 0,5 percent à 1,0 percent du PIB; prioriser renforcement des registres fonciers et évaluations annuelles; opportunités rapides en zones urbanisées via technologies géospatiales.
  - Douanes : modernisation (numérisation), lutte contre la fraude et concentration des flux via grands ports fiables.
  - Fiscalité des entreprises internationales : durcir limites de déductibilité d’intérêts où applicable; introduire règles prix de transfert.
- Gouvernance, institutions et technologies
  - Renforcer administrations fiscales : identification fiscale unique, autorité semi-autonome des recettes, segmentation des contribuables, systèmes informatiques.
  - Exploiter la numérisation : portails fiscaux en ligne, paiement par téléphone mobile, remboursements TVA en ligne; limiter obstacles (faible pénétration Internet, qualité des données).
  - Engagement politique et stratégie de moyen terme : plans de mobilisation des recettes pluriannuels, communication pour obtenir soutien public, publication de bénéficiaires d’exonérations.
- Leçons historiques
  - Épisodes de mobilisation durable identifiés : six épisodes dans l’échantillon 2000–2016 (Sénégal 2001–03; Libéria 2006–10; Mozambique 2007–12; Rwanda 2012–14; Ouganda 2014–16; Tanzanie 2005–07).
  - Gains moyens pendant épisodes : progression annuelle moyenne de 1,2 point de pourcentage; gain total moyen 3,5 points de pourcentage du PIB sur l’épisode; poursuite moyenne d’environ 1 point de pourcentage par an les trois années suivantes.
  - Importance d’un effort soutenu sur plusieurs années et d’un fort engagement politique.
- Recommandations opérationnelles clés (cinq initiatives)
  - 1. Identifier les impôts offrant le plus grand potentiel (priorité à l’efficience de la TVA).
  - 2. Réexaminer cadre juridique et élaboration de la politique fiscale.
  - 3. Évaluer et renforcer les institutions (gouvernance, lutte contre la corruption, capacités opérationnelles).
  - 4. Définir une stratégie de recettes à moyen terme et plan de renforcement des capacités.
  - 5. Créer un mouvement d’opinion pour les réformes via engagements crédibles en matière de gouvernance et transparence.

### Redynamiser la croissance par l’investissement privé — diagnostics empiriques et politiques
- Niveau et tendances de l’investissement privé
  - Ratio moyen investissement privé/PIB pour 2010–16 : 15 percent (par groupes : environ 14 percent pour pays exportateurs de pétrole; 17 percent pour autres pays riches en ressources; 15 percent pour pays pauvres en ressources).
  - Comparaisons régionales (moyennes 2010–16) : pays en développement asiatiques 22 percent; Europe 18 percent; Amérique latine 17 percent; MOAN 16 percent.
  - Depuis 2010 : hausse moyenne de 5 percent par an jusqu’en 2014, puis contraction sur 2015–16; en 2015–2016, investissement reculé de 4 percent en moyenne.
- Déterminants empiriques et effets quantifiés
  - L’investissement privé réagit positivement à une activité économique soutenue; réaction non linéaire : réagit quand la croissance est supérieure à la moyenne historique du pays.
  - Caractéristiques qui renforcent la transmission croissance → investissement privé : qualité réglementaire, faible coût des procédures d’insolvabilité, meilleures infrastructures (routes goudronnées, accès électrique), plus grande ouverture commerciale, développement financier et moindre ouverture du compte de capital (effet de la croissance plus marqué dans ces contextes).
  - Impact quantifié d’un point de pourcentage de croissance supplémentaire sur le ratio d’investissement privé (pp) : ensemble de l’échantillon = 0,21; variations selon qualité institutionnelle et infrastructures (exemples fournis : 0,29 – 0,48 selon qualité réglementaire; 0,02 – 0,24 selon coût d’insolvabilité; 0,28 pour plus de routes goudronnées; 0,33 pour meilleur accès à l’électricité; 0,47 pour développement financier plus marqué).
- Interaction investissement public – privé
  - Effet ambigu : public investissement peut être complémentaire (via infrastructures) ou évincer le privé (concurrence pour financement, effet d’éviction).
  - Estimation indicative : une hausse de 1 point du ratio d’investissement public se traduirait par une contraction d’un demi‑point du ratio d’investissement privé dans le pays subsaharien moyen et par une augmentation d’un demi‑point dans d’autres pays émergents et en développement de l’échantillon.
  - Atténuation de l’éviction possible via diversification des sources de financement (PPP, marchés financiers) et gestion rigoureuse des risques.
- Instruments complémentaires
  - Partenariats public–privé (PPP) : ratio moyen valeur des PPP/PIB depuis 2000 = 1,4 percent (Afrique subsaharienne); concentration sectorielle dans énergie et transport; risques d’engagements conditionnels et litiges (valeur moyenne de projets litigieux depuis 2006 = ¾ percent du PIB).
  - Zones économiques spéciales (ZES) : bilan mitigé; succès meilleur quand intégrées aux stratégies nationales/régionales, reliées aux entreprises locales et accompagnées d’infrastructures et formation.
  - Investissement direct étranger (IDE) : ratio IDE/PIB en moyenne d’un peu plus de 5 percent sur la dernière décennie (Afrique subsaharienne).
  - Initiatives internationales : Nouvelle Route de la soie (coûts potentiels évoqués = 1.000 milliards de dollars sur 10 ans); Pacte du G-20 avec l’Afrique (lancé début 2017) — piliers macroéconomique, économique et financier; huit participants subsahariens listés.
- Financement, marchés et fintech
  - Marchés obligataires internes : stock d’obligations libellées en monnaie nationale équivaut désormais à 8,5 percent du PIB en moyenne dans certains exemples; échéance moyenne passée de 1,5 an à 6,4 ans.
  - Conditions nécessaires pour marchés viables : crédibilité macroéconomique, coordination dette/politique monétaire, cadre légal, infrastructures de marché, base d’investisseurs.
  - Fintech : potentiel pour intermédiation, inclusion financière et développement des marchés; exemples M-Pesa, M-Kesho, M-Shwari; nécessite cadres de régulation et gestion des risques (cyber, conformité).
- Efficience de l’investissement public
  - Efficience inférieure à celle d’autres régions; marge d’amélioration estimée d’environ 35 percent.
  - Priorités : programmation et sélection des PPP, budgétisation pluriannuelle crédible, meilleure évaluation et suivi des projets, enregistrement des infrastructures.
- Recommandations synthétiques pour dynamiser l’investissement privé
  - Garantir stabilité macroéconomique et perspectives économiques crédibles.
  - Améliorer qualité réglementaire et cadre d’insolvabilité.
  - Investir dans infrastructures publiques efficientes (routes, électricité).
  - Approfondir systèmes financiers (marchés d’actions et obligataires) et encourager diversification des financements (PPP, IDE).
  - Veiller à la viabilité et efficience de l’investissement public pour limiter l’effet d’éviction.

### Données, méthodologie et annexes statistiques
- Données et projections fondées sur estimations des services du FMI au 30 mars 2018 (utilisées pour l’édition d’avril 2018 des Perspectives de l’économie mondiale).
- Échantillon principal : 45 pays d’Afrique subsaharienne relevant du Département Afrique.
- Classification des pays :
  - Pays exportateurs de pétrole : exportations nettes de pétrole ≥ 30 percent des exportations totales.
  - Autres pays riches en ressources naturelles : ressources non renouvelables ≥ 25 percent des exportations totales.
  - Pays à revenu intermédiaire / faible revenu : seuils basés sur 1.005,00 dollars (méthode Atlas, Banque mondiale, période 2014–16).
  - Pays en situation de fragilité : note ÉPIN ≤ 3,2 ou mission de maintien/rétablissement de la paix dans les trois dernières années.
- Tableaux AS1–AS28 fournis pour séries macroéconomiques, sociales et financières (liste exhaustive des indicateurs incluse dans le chapitre).
- Méthodologies d’estimation présentes dans les annexes :
  - Annex 2.1 — estimation de la frontière fiscale et de l’effort fiscal (modèles stochastiques de panel; variables explicatives listées).
  - Annex 3.1 — calcul de l’Indice de l’investissement réel et décomposition privée/publique (formules récursives et pondérations PPA).
  - Annex 3.2 — déterminants de l’investissement privé fixe (system GMM; spécifications, diagnostics et coefficients détaillés).

*Source : sreo0518f - Sub‑Saharan Africa (Perspectives économiques régionales pour l’Afrique subsaharienne), International Monetary Fund.*

### 1. Economic forecasting — Africa, Sub-Saharan — Periodicals. 2. Africa, Sub-Saharan —

### Sub-Saharan Africa

### Aperçu général
- Le rapport sur les Perspectives économiques régionales pour l’Afrique subsaharienne est publié deux fois par an, au printemps et à l’automne, et rend compte de l’évolution économique de la région.
- Les projections et considérations de politique économique qu’il présente sont celles des services du FMI, et ne représentent pas nécessairement les points de vue du FMI, de son conseil d’administration ou de sa direction.

### 1. Une reprise lente et des difficultés croissantes
- Thèmes couverts :
  - Évolution macroéconomique (page 2)
  - Défis et risques (page 10)
  - Politiques (page 15)

### 2. Mobilisation des recettes fiscales en Afrique subsaharienne : quelles sont les possibilités ?
- Thèmes couverts :
  - Évolution de la mobilisation de recettes en Afrique subsaharienne (page 34)
  - Facteurs structurels affectant l’effort fiscal et le potentiel fiscal (page 42)
  - Les enseignements tirés des épisodes de mobilisation efficace de recettes (page 45)
- Conclusion et conséquences pour l’action des pouvoirs publics (page 51)

### 3. Dynamiser la croissance par l’investissement privé
- Thèmes couverts :
  - Tendances de l’investissement privé (page 64)
  - Déterminants des ratios d’investissement privé (page 66)
  - Alléger les contraintes pesant sur l’investissement privé (page 69)

*Source : sreo0518f - Sub-Saharan Africa (Perspectives économiques régionales pour l’Afrique subsaharienne), International Monetary Fund.*

### Conclusions et recommandations .........................................................................................

### Conclusions et recommandations

### Une reprise lente et des difficultés croissantes
- La région devrait voir sa croissance moyenne passer de 2,8 % en 2017 à 3,4 % en 2018, en hausse dans environ deux tiers des pays de la région.
- Les facteurs favorables : croissance mondiale plus forte, progression des prix des produits de base et amélioration de l’accès aux marchés.
- Vulnérabilités et déséquilibres :
  - Environ 40 % des pays à faible revenu de la région sont surendettés ou présentent un risque élevé de le devenir.
  - À politiques inchangées, la croissance moyenne régionale ne devrait pas dépasser 4 % à moyen terme, soit à peine 1 % en termes de croissance par habitant.
  - Les niveaux d’endettement ont fortement augmenté dans de nombreux pays, en particulier chez les exportateurs de pétrole et chez les pays ayant privilégié l’investissement public.
  - Ralentissement du crédit au secteur privé, multiplication des prêts improductifs et réduction de l’espace budgétaire limitent la reprise.
- Hétérogénéité des performances :
  - Plusieurs pays (Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Éthiopie, Ghana, Guinée, Rwanda, Sénégal et Tanzanie) ont enregistré une croissance de 6 % ou plus en 2017 et devraient rester vigoureux à moyen terme.
  - Dans douze pays représentant environ un tiers de la population de la région, le revenu par habitant a diminué en 2017 et cette baisse devrait se poursuivre en 2018 dans la majorité d’entre eux.
  - Conflits internes (Burundi, République démocratique du Congo et Soudan du Sud) génèrent un nombre record de réfugiés et de personnes déplacées.
  - Les économies de l’Afrique du Sud et du Nigéria tournent en dessous de la normale, pesant fortement sur la croissance régionale.
- Risques pour les perspectives :
  - Le rebond des cours pétroliers, les élections et les transitions politiques pourraient décourager la mise en œuvre de réformes.
  - La normalisation de la politique monétaire des États-Unis pourrait rendre les conditions d’emprunt moins favorables pour les marchés préémergents de la région et accroître la volatilité des prix mondiaux des actifs, coïncidant avec des besoins de refinancement accrus.

### Recommandations de politique macroéconomique et structurelle
- Gouvernance macroéconomique :
  - Contenir la dette publique par une politique budgétaire prudente.
  - Adopter une politique monétaire visant une inflation peu élevée.
- Ajustements selon les types de pays :
  - Pays exportateurs de pétrole :
    - Poursuivre l’ajustement budgétaire et la diversification économique.
    - Profiter du rebond des cours pour prendre des mesures crédibles visant à augmenter les recettes non pétrolières et accroître l’efficience des dépenses publiques.
    - Éliminer les restrictions de change et les pratiques de taux multiples dans les pays ayant assoupli leur régime de change, et permettre au taux de change de s’adapter aux fondamentaux économiques.
  - Pays importateurs de pétrole :
    - Passer le relais de l’investissement public au secteur privé.
    - Réduire les déséquilibres budgétaires pour atténuer les vulnérabilités liées à une forte hausse de l’endettement due aux dépenses publiques d’investissement.
- Réformes structurelles :
  - Réduire les distorsions du marché et promouvoir un environnement propice à l’investissement privé.
  - Renforcer la mobilisation des recettes pour financer le capital matériel et humain, tout en protégeant les dépenses sociales même en période d’assainissement.

### Mobilisation des recettes fiscales en Afrique subsaharienne
- Constat central :
  - La région demeure celle où le ratio recettes/PIB est le plus faible malgré des progrès au cours des vingt dernières années.
  - La région pourrait accroître, en moyenne, ses recettes fiscales de quelque 3 % à 5 % du PIB.
- Mesures recommandées :
  - Renforcer les régimes de TVA, rationaliser les exonérations et élargir l’assiette de l’impôt sur le revenu.
  - Mettre en place des stratégies à moyen terme pour :
    - Renforcer les composantes de base d’une administration fiscale efficace.
    - Moderniser les procédures administratives.
    - Développer de nouvelles sources d’imposition, telles que l’impôt foncier.
    - Exploiter les nouvelles technologies pour accéder à des informations plus fiables.
  - Convaincre l’opinion publique de la nécessité des réformes en s’engageant de façon crédible à améliorer la gouvernance et la transparence.
- Observations empiriques :
  - L’analyse d’épisodes de mobilisation des recettes menés avec succès met en lumière l’importance d’un effort soutenu sur plusieurs années avant d’obtenir des résultats durables.

### Redynamiser la croissance par l’investissement privé
- Diagnostic :
  - L’investissement privé en Afrique subsaharienne est bien plus faible que dans d’autres régions, alors que l’investissement public est comparable.
  - Les décisions d’investissement des sociétés privées sont surtout guidées par la vigueur de l’activité économique, observée ou escomptée.
- Mesures structurelles favorables à l’investissement privé :
  - Renforcer le cadre réglementaire et la législation en matière d’insolvabilité.
  - Libéraliser les échanges et développer les marchés financiers.
- Instruments complémentaires pour stimuler l’investissement privé :
  - Partenariats public–privé (PPP) :
    - Très courants dans la région, mais nécessitent une gestion attentive des risques et des cadres institutionnels et juridiques pour évaluer et maîtriser les passifs conditionnels.
  - Zones économiques spéciales (ZES) :
    - Peuvent attirer des investisseurs ; donnent de meilleurs résultats quand elles sont bien reliées aux entreprises locales et intégrées aux stratégies nationales et régionales.
  - Mécanismes pour attirer l’investissement direct étranger (IDE).
  - Initiatives internationales (Pacte du G-20 avec l’Afrique, nouvelles Routes de la soie) susceptibles de soutenir l’investissement privé en encourageant des réformes institutionnelles favorables aux IDE et aux PPP.

*Perspectives économiques régionales : Afrique subsaharienne — Conclusions et recommandations*

### 1. Une reprise lente et des difficultés croissantes

### 1. Une reprise lente et des difficultés croissantes

### Mesures recommandées pour réduire les vulnérabilités et augmenter le potentiel de croissance
- Adopter une discipline budgétaire soutenue afin d’éviter toute accumulation excessive de dette publique.
- Poursuivre une politique monétaire privilégiant une inflation faible.
- Ne pas reporter les réformes structurelles malgré le récent rebond conjoncturel des prix des produits de base.
- Appliquer des mesures structurelles pour :
  - réduire les distorsions du marché et promouvoir un environnement favorable aux investisseurs privés;
  - renforcer la mobilisation des recettes pour permettre l’investissement dans le capital matériel et humain;
  - protéger les dépenses sociales même en période d’assainissement des finances publiques.

### Rôle de la politique fiscale et institutionnelle (chapitre 2 résumé)
- Importance d’une politique fiscale appropriée et mise en œuvre par une administration efficace.
- Renforcement de la gouvernance et lutte contre la corruption pour améliorer la mobilisation des ressources.

### Investissement privé et réformes structurelles (chapitre 3 résumé)
- L’investissement privé en Afrique subsaharienne demeure considérablement inférieur à celui d’autres régions.
- Mesures à renforcer : cadre réglementaire et législation en matière d’insolvabilité, poursuite de la libéralisation des échanges, facilitation de l’accès au crédit.
- Pistes explorées pour susciter les investissements : partenariats public–privé, zones économiques spéciales, mécanismes ciblant les investissements directs étrangers.

### Conjoncture extérieure : amélioration et canaux de transmission
- L’amélioration provient du renforcement de la reprise mondiale et de l’assouplissement des conditions de financement pour les pays préémergents de la région.
- Les prix des produits de base ont augmenté, offrant un répit aux pays exportateurs de pétrole et autres pays riches en ressources naturelles.
- Croissance mondiale estimée à 3,8 percent en 2017 et prévue à 3,9 percent en 2018.
- Accélération due à une expansion plus forte que prévu dans de grands pays avancés, en particulier dans la zone euro, aux États-Unis (notamment grâce à la réforme fiscale adoptée récemment) et la Chine.
- Les corrélations entre les cycles économiques de la zone euro, des États-Unis, de la Chine et de l’Afrique subsaharienne favorisent la croissance régionale (graphique 1.1).

### Flux financiers internationaux et émissions souveraines
- Conditions financières internationales accommodantes ont entraîné un important rebond des émissions d’obligations souveraines et une forte compression des écarts de rendement.
- En 2017, plusieurs pays préémergents de la région (Côte d’Ivoire, Nigéria et Sénégal) ont émis des obligations pour un total de 7,5 milliards de dollars, soit dix fois le niveau constaté en 2016 — ce chiffre constitue un record.
- Au premier trimestre de 2018, Kenya, Nigéria et Sénégal ont émis des obligations pour un total de 6,7 milliards de dollars.
- Plusieurs pays ont signalé l’intention d’émettre encore des obligations pour un total d’au moins 4,4 milliards de dollars au deuxième trimestre de 2018.
- Les écarts EMBIG pour les marchés préémergents d’Afrique subsaharienne sont tombés à la moitié de leur pic d’environ 900 points de base en 2016; la prime de risque comme catégorie d’actifs est passée de près de 600 points de base à environ 150 points.
- Entre 2015 et 2017, les écarts se sont remarquablement réduits même pour les pays présentant un ratio dette/PIB élevé (graphique 1.3).

### Entrées de portefeuille et marchés boursiers
- Hausse des entrées de portefeuille en 2017 dans certains pays (Ghana, Nigéria, Sénégal), mais niveaux faibles au Kenya et en Zambie.
- Indices boursiers, entre avril 2017 et fin janvier 2018 :
  - environ 10 percent en Afrique du Sud;
  - 40 percent au Kenya;
  - 60 percent au Ghana;
  - 70 percent au Nigéria;
  - baisse au Sénégal, où la majorité des entrées de portefeuille a été investie dans des euro-obligations émises.

### Prix des produits de base
- Entre août 2017 et mi-décembre 2017, les cours pétroliers ont augmenté d’environ 20 percent pour s’établir à plus de 60 dollars le baril.
- Prix des métaux (aluminium, cuivre, minerai de fer) et des matières premières agricoles (coton, thé, vanille) ont fortement grimpé; certains produits (cacao) ont cependant baissé.
- À l’exception du pétrole et du minerai de fer, le prix de la plupart des produits de base devrait approcher, retrouver ou dépasser le niveau élevé de 2013 d’ici 2020.

### Évolution macroéconomique : croissance régionale et disparités
- Croissance moyenne de l’Afrique subsaharienne prévue passer de 2,8 percent en 2017 à 3,4 percent en 2018.
- Le Nigéria explique à lui seul plus de la moitié de la hausse de la croissance observée.
- Accélération prévue dans 29 pays sur 45 en 2018 — chiffre le plus élevé depuis 2010.
- Hors Afrique du Sud et Nigéria, la croissance dans le reste de la région devrait passer de 4,6 percent en 2017 à 4,8 percent en 2018.
- En 2017, le revenu par habitant a diminué dans douze pays abritant environ 33 percent de la population de l’Afrique subsaharienne (320 millions de personnes); pour la plupart de ces pays, la baisse devrait se poursuivre en 2018.

### Situations nationales et régionales spécifiques
- Angola et Nigéria : production d’hydrocarbures légèrement augmentée, mais secteur non pétrolier reste faible; bilans à rétablir.
- CEMAC : taux de croissance négatif en 2017 sauf au Cameroun.
- Afrique du Sud : croissance estimée à 1,3 percent en 2017, principalement due au rebond de la production agricole et minière; prévision 2018 de 1,5 percent.
- Reste de l’Afrique subsaharienne (sans pays exportateurs de pétrole ni Afrique du Sud) : croissance estimée à 5,9 percent en 2017; activité soutenue en Côte d’Ivoire, Sénégal et Ghana.
- Pays fragiles (Guinée, Guinée Bissau, Madagascar) : amélioration liée à la remontée des cours des matières premières (aluminium, noix de cajou, vanille).
- Impact politique négatif en 2017 au Libéria, Togo, Zimbabwe; passation de pouvoir pacifique au Libéria et nouvelle situation politique au Zimbabwe ouvrent la voie à de meilleurs résultats.
- Pays touchés par des conflits (Burundi, République démocratique du Congo, Soudan du Sud) : lourdes pertes économiques et humaines, nombre sans précédent de réfugiés et personnes déplacées; répercussions sur pays voisins; pénuries alimentaires et effets négatifs sur les indicateurs de développement humain.

### Interactions intrarégionales et risques de contagion
- Effets de contagion via commerce extérieur, envois de fonds et circuits bancaires ont des retombées de plus en plus importantes.
- Ralentissement de l’économie sud-africaine a freiné la croissance dans les pays voisins.
- Pays à forte croissance et sièges de groupes bancaires régionaux (Côte d’Ivoire, Kenya) ont stimulé la demande d’exportations régionales.
- Canaux probables de transmission : commerce intrarégional (Union douanière d’Afrique australe, Union économique et monétaire ouest-africaine), secteur bancaire (Botswana), envois de fonds (Libéria, Togo).
- L’intégration régionale pourrait s’approfondir avec la Zone de libre-échange continentale de l’Afrique (ZLECAf), apportant des avantages économiques considérables.

### Positions extérieures et financements
- Déficits des transactions courantes estimés passer de 4,1 percent du PIB en moyenne en 2016 à 2,6 percent en 2017, avec d’importantes disparités selon statut pétrolier.
- Amélioration due majoritairement à une compression de la demande du secteur privé.
- Grands exportateurs de pétrole (Angola, Nigéria) : soldes extérieurs considérablement améliorés grâce à l’augmentation de la production pétrolière, la hausse des cours pétroliers, le tassement des importations et des mesures relatives au taux de change (Nigéria); exportations hors pétrole restent peu élevées.
- CEMAC : déficit des transactions courantes estimé tomber de 13,8 percent du PIB en 2016 à 4,3 percent en 2017; ajustement particulièrement abrupt en République du Congo (déficit tombé de 74 percent du PIB en 2016 à environ 13 percent en 2017) en raison d’un assainissement rigoureux des finances publiques, de la remontée des prix pétroliers et de la hausse de la production pétrolière.
- Autres pays riches en ressources naturelles : amélioration en 2017 due au ralentissement de la croissance des importations (Afrique du Sud), hausse des exportations de produits de base et diminution des importations hors pétrole (Ghana), et recul des importations avec augmentation temporaire des recettes (Namibie).
- Certains pays ont vu leurs déficits des transactions courantes se creuser (Mali, Libéria) pour des raisons spécifiques (dégradation des termes de l’échange, recul des transferts courants et des revenus payés).
- Pays non riches en ressources naturelles : déficits des transactions courantes restés élevés en 2017 en raison de la hausse des importations de denrées alimentaires et carburant (Kenya), faible niveau des exportations combiné à importations élevées de biens d’équipement (Éthiopie, Sénégal), et augmentation des importations liées aux projets d’infrastructures publiques (Ouganda).

### Sources de financement des déséquilibres et réserves
- Déséquilibres du solde des transactions courantes de plus en plus financés par des entrées d’investissements de portefeuille, atténuant la pression sur les réserves (graphique 1.11).
- En 2017, le niveau des réserves des pays exportateurs de pétrole a augmenté pour la première fois depuis 2013.
- Pour les autres pays riches en ressources naturelles, les entrées d’investissements de portefeuille demeurent la principale source de financement extérieur.
- Les pays moins pourvus en ressources naturelles, bien qu’affichant des sorties nettes d’investissements de portefeuille, ont principalement financé leurs déficits par des investissements directs étrangers.
- Malgré l’amélioration des soldes courants en 2017, les réserves de change restent peu élevées; l’augmentation des réserves internationales a concerné environ la moitié des pays de la région.

_Contenu rédigé par l’équipe dirigée par Jaroslaw Wieczorek, coordonnée par Francisco Arizala et composée de Reda Cherif, Xiangming Fang et Cleary Haines._

### 1. UNE REPRISE LENTE ET DES DIFFICULTÉS CROISSANTES

### 1. UNE REPRISE LENTE ET DES DIFFICULTÉS CROISSANTES

### Réserves internationales et accès aux marchés
- Plusieurs pays conservent des réserves égales ou inférieures au seuil traditionnel de trois mois d’importations.
- Nigéria : les réserves internationales brutes ont atteint fin 2017 leur niveau le plus élevé en quatre ans (plus de 39 milliards de dollars), soutenues par l’amélioration de la balance commerciale, des émissions d’obligations publiques et privées (dont 4,8 milliards de dollars en obligations internationales), des échanges financiers et des entrées de portefeuille et d’autres investissements privés.
- Angola : fortes baisses des réserves de change en 2017 liées au rattachement de la monnaie au dollar américain avant un assouplissement du régime de change début 2018.
- CEMAC : reprise des réserves internationales après mesures de la BEAC et de la COBAC et assainissement des finances publiques.
- UEMOA : couverture assurée par les réserves stabilisée à environ quatre mois d’importations fin 2017 après contraction en 2016, grâce notamment aux euro-obligations de la Côte d’Ivoire, du Sénégal et de la BOAD.
- Réserves dangereusement basses : 0,1 mois d’importations au Soudan du Sud ; environ 0,5 mois d’importations en République démocratique du Congo et au Zimbabwe.
- Remarque : si la récente hausse des cours pétroliers se maintient, elle pourrait accélérer l’accumulation de réserves.

### Assainissement des finances publiques : résultats mitigés
- Solde budgétaire régional : déficits creusés, passant de 4,6 percent du PIB en 2016 à 5 percent en 2017, avec grandes différences entre pays.
- Pays exportateurs de pétrole : détérioration de la situation budgétaire de 0,7 percent du PIB, aggravée par la hausse des déficits en Angola et au Nigéria.
  - Angola : creusement du déficit en raison de la faiblesse des recettes et d’une légère reprise des dépenses d’investissement.
  - Nigéria : hausse du déficit en 2016 et 2017 principalement due au doublement des dépenses d’investissement alors que le recouvrement des recettes était insuffisant.
  - CEMAC : réduction significative des déficits (de 7,6 percent en 2016 à 3,5 percent en 2017) grâce à des mesures de mobilisation des recettes (Tchad), à la baisse des dépenses d’investissement (Cameroun, République du Congo, Gabon, Guinée équatoriale) et à la réduction des dépenses courantes (Cameroun, Gabon). Situation reste tendue en raison de la contraction en Guinée équatoriale, du surendettement de la République du Congo et du Tchad, et du non-paiement des arriérés de la République centrafricaine et du Gabon.
- Autres grands pays : détérioration des comptes budgétaires en 2017 (Afrique du Sud : augmentation des dépenses courantes et recettes inférieures aux prévisions ; Éthiopie : dérapages en matière de recettes).
- UEMOA : situation budgétaire plus relâchée que prévu ; en 2017, un seul État membre a respecté le critère de convergence en matière de déficit budgétaire (moins de 3 percent du PIB).
- Stabilisation budgétaire en 2017 dans plusieurs pays : Ghana, Mali, Namibie, Gambie, Togo, Ouganda (sous-utilisation involontaire du budget des dépenses d’investissement).

### Dette publique et composition des dépenses
- Niveau d’endettement : augmente dans de nombreux pays ; médiane de la dette publique en hausse par rapport à 2011–13, particulièrement pour les pays exportateurs de pétrole.
- Paiements d’intérêts : part dans les dépenses a progressé (de 4 percent des dépenses en 2013 à 12 percent en 2017), fortes hausses en Angola, Gabon, Tchad. La part des paiements d’intérêts a augmenté aussi dans d’autres pays riches en ressources naturelles et dans de nombreux pays pauvres en ressources naturelles (Côte d’Ivoire, Ghana, Namibie, Ouganda, Sénégal, Seychelles, Togo, Zambie).
- Effet sur la croissance : dans les pays exportateurs de pétrole, chute des recettes pétrolières a entraîné un resserrement des dépenses publiques qui a fortement freiné la croissance en 2015 et 2016 ; dans d’autres pays, dépenses publiques de consommation et d’investissement ont continué de soutenir la croissance.

### Inflation et politique monétaire
- Inflation régionale : est passée de 12,5 percent en 2016 à un peu plus de 10 percent en 2017 ; devrait encore diminuer en 2018 du fait de la baisse des prix des denrées alimentaires et du durcissement des politiques monétaires dans les pays exportateurs de pétrole.
- Angola : politique monétaire stricte en 2017, contraction de la base monétaire tout au long de l’année ; inflation ramenée de 42 percent en 2016 à 26,3 percent en 2017.
- Nigéria : durcissement monétaire, opérations d’open-market utilisées pour éponger la liquidité excédentaire.
- CEMAC : BEAC a maintenu une politique monétaire stricte, relevé le taux directeur de 50 points de base en mars 2017 et contrôlé rigoureusement le refinancement des banques.
- Politique monétaire restée rigoureuse dans d’autres pays confrontés à une inflation élevée ou croissante (Kenya).
- Politique accommodante dans certains pays où activité ou inflation ont diminué (Afrique du Sud, Ouganda, Rwanda, Tanzanie). Taux de change a parfois permis une politique plus accommodante (Rwanda, Zambie).

### Régimes de change
- Assouplissement observé en Angola et au Nigéria :
  - Angola : en janvier 2018, autorisation d’une dépréciation du kwanza de l’ordre de 40 percent par rapport au dollar américain ; écart entre taux parallèle et taux officiel réduit de 150 percent à 100 percent.
  - Nigéria : en avril 2017, création d’une nouvelle fenêtre de change pour investisseurs et exportateurs (IEFX) ; prime du taux de change sur le marché parallèle ramenée à 20 percent début 2018, contre un niveau record de 60 percent en février 2017.
- Variations importantes des taux de change dans d’autres pays : dépréciations (République démocratique du Congo, Libéria) ; appréciation au Mozambique (renversement partiel d’une forte dépréciation en 2016).

### Défis et risques : vulnérabilités de la dette
- Environ 40 percent des pays à faible revenu admissibles au fonds fiduciaire RPC sont surendettés ou risquent fortement de le devenir.
- Fin 2017 : niveau médian de la dette publique de l’Afrique subsaharienne dépassait 50 percent du PIB.
- Détérioration des ratios dette/PIB liée aux déficits primaires élevés et aux charges d’intérêts. Facteurs additionnels : croissance négative (République du Congo, Guinée équatoriale, Tchad), dépréciations monétaires (Gambie, Sierra Leone), divulgation de dettes non déclarées (République du Congo, Mozambique), opérations hors bilan (arriérés, comptabilisation incomplète, activités des entreprises publiques, report de crédits non utilisés) — exemples cités : Cabo Verde, Gabon, Gambie, Guinée équatoriale, Sénégal, Sierra Leone.
- Paiements d’intérêts/recettes : ratio médian presque doublé, passant de 5 percent à près de 10 percent entre 2013 et 2017 ; pour les pays exportateurs de pétrole, passage de 2 percent à plus de 15 percent sur la même période. Hausses les plus fortes observées en Angola, Bénin, République du Congo, Gabon, Mozambique, Nigéria, Ouganda, Swaziland, Tchad, Zambie.
- Dette libellée en devises : augmentation d’environ 40 percent dans la région entre 2010–13 et 2017 ; représentait en moyenne environ 60 percent du total de la dette publique en 2017. Variations par pays : environ 10 percent en Afrique du Sud à 100 percent aux Comores et au Zimbabwe.
- Risques liés au recours à l’emprunt en devises : exposition à la volatilité des taux de change et accroissement des risques de refinancement et de taux d’intérêt.
- Opportunité : conditions favorables du marché extérieur offrent la possibilité d’améliorer la structure des échéances de la dette et d’appliquer des mesures de gestion de la dette ; mais avertissement : ne pas emprunter excessivement alors que le service de la dette extérieure et les besoins bruts de financement tendent à augmenter.
- Endettement provenant de sources commerciales, intérieures ou non traditionnelles augmente l’exposition aux risques de marché et complique les procédures de résolution de la dette.
- Arriérés extérieurs : plusieurs pays, principalement riches en ressources naturelles et fragiles, ont accumulé des arriérés extérieurs.
- Viabilité de la dette : dégradée dans plusieurs pays à faible revenu admissibles au fonds fiduciaire RPC. Fin 2017, six pays considérés comme surendettés : République du Congo, Érythrée, Mozambique, Soudan du Sud, Tchad, Zimbabwe. Pour l’Éthiopie et la Zambie, le risque de surendettement est passé de « modéré » à « élevé ». Causes du surendettement varient, souvent liées à fragilité et chocs sur les prix des principaux produits d’exportation.

### Secteur bancaire et prêts improductifs
- Systèmes bancaires généralement stables avec fonds propres et réserves de liquidités suffisants.
- Proportion de prêts improductifs en hausse dans la région, notamment dans les pays riches en ressources naturelles où la morosité économique a dégradé la qualité du crédit (Angola, République du Congo, Mozambique) et où les arriérés de l’État ont affecté le secteur bancaire (Zambie).

*Source: sreo0518f - 1. UNE REPRISE LENTE ET DES DIFFICULTÉS CROISSANTES (PDF).*

### 1. UNE REPRISE LENTE ET DES DIFFICULTÉS CROISSANTES

### 1. UNE REPRISE LENTE ET DES DIFFICULTÉS CROISSANTES

### Prêts improductifs et qualité du crédit
- Les prêts improductifs sont généralement concentrés dans quelques banques (Angola, Nigéria) et, dans certains cas, ils sont contractés principalement par des organismes publics (CEMAC).
- Dans les pays tributaires des produits de base, les périodes de repli des cours tendent à aller de pair avec une détérioration du secteur financier, notamment une augmentation des prêts improductifs et du nombre de crises bancaires (FMI, 2015a).
- Graphique de référence : Afrique subsaharienne : ratio prêts bancaires improductifs/total des prêts, 2014–16 (présence d’importantes variations pays par pays).

### Décélération du crédit au secteur privé
- En 2017, le taux de croissance du crédit au secteur privé était négatif en termes réels dans de nombreux pays; dans plusieurs cas (Angola, Gabon, Zambie), il l’était également en termes nominaux.
- Facteurs de la décélération :
  - Demande : secteur privé faisant face aux séquelles de la crise.
  - Offre : faible liquidité (UEMOA), arriérés de l’État (Gabon), forte proportion de prêts improductifs (Angola), effet d’éviction par le secteur public (Zambie), contrôle des taux d’intérêt (Kenya).
- Risque : Le ralentissement du crédit au secteur privé menace la reprise, surtout dans les pays où l’espace budgétaire est comprimé par la charge croissante de la dette publique.

### Lien entre banques et État et réponses recommandées
- Le recours de l’État aux banques nationales pour endosser l’augmentation de la dette publique risque d’évincer le secteur privé et de nuire à la stabilité du secteur bancaire.
- Recommandations immédiates et à moyen terme :
  - Rééquilibrer les dispositions qui incitent à détenir des titres d’État et dissuadent l’octroi de crédit au secteur privé (déductibilité fiscale et exonérations, par exemple).
  - Appliquer des mesures macroprudentielles pour limiter l’exposition à la dette souveraine.
  - Limiter progressivement le refinancement des banques commerciales par les banques centrales (FMI, 2017a).
  - Renforcer la transparence dans le secteur des entreprises, réduire l’asymétrie de l’information (adoption de normes comptables rigoureuses, établissement de bureaux de crédit et de registres de propriété).
  - Améliorer le cadre de résolution bancaire pour encourager les banques à prêter davantage au secteur privé.
  - Établir des sauvegardes de liquidité, améliorer les contrôles de la qualité des actifs et procéder à la recapitalisation rapide des banques en difficulté.

### Positions budgétaires et dynamique de la dette
- En 2018, assainissement des finances publiques attendu dans certains pays pauvres en ressources naturelles, principalement via des mesures de mobilisation des ressources (Éthiopie, Lesotho, Mozambique) et des réductions des dépenses primaires courantes (Gambie, Madagascar, Malawi).
- Le Niger et le Zimbabwe prévoient d’augmenter la mobilisation des recettes et de réduire les dépenses courantes, libérant des marges pour les dépenses d’investissement.
- Dans certains exportateurs de pétrole, positions budgétaires devraient s’améliorer légèrement en raison de la hausse des recettes pétrolières permise par l’augmentation des cours et par le regain de production (Nigéria).
- L’assainissement prévu et l’accélération de la croissance devraient permettre une réduction progressive de la dette à moyen terme; si l’un de ces facteurs ne se réalise pas, les vulnérabilités liées à la dette pourraient s’aggraver.
- Conduite recommandée des assainissements :
  - Surveiller attentivement les conséquences distributives et préserver les dépenses prioritaires (caractéristique essentielle des récents programmes du FMI).
  - Favoriser des assainissements privilégiant des multiplicateurs à court terme peu élevés et des réformes budgétaires favorisant la croissance à long terme (FMI, 2015b, 2017b).

### Perspectives pour les pays exportateurs de pétrole
- Malgré des hausses récentes, les cours pétroliers restent trop bas pour équilibrer les budgets de la plupart des pays exportateurs de pétrole.
- Le prix d’équilibre budgétaire du pétrole a diminué entre 2014 et 2017 pour tous les pays exportateurs d’Afrique subsaharienne, à l’exception du Gabon et du Nigéria; toutefois, dans la plupart des cas, ce prix reste bien supérieur au prix actuel et au prix projeté du pétrole.
- La baisse du seuil de rentabilité reflète l’assainissement des finances publiques (réductions des dépenses et augmentations des recettes non pétrolières) et la dépréciation réelle par rapport au dollar américain.
- Exception : au Gabon et au Nigéria, le relèvement du prix d’équilibre budgétaire est dû en partie à la baisse considérable des volumes de production; au Gabon, il résulte aussi de l’augmentation des dépenses publiques en termes réels.

### Principaux risques pesant sur les perspectives
- Risques extérieurs :
  - Normalisation de la politique monétaire des pays avancés pouvant durcir les conditions monétaires pour de nombreux pays d’Afrique subsaharienne et réduire l’offre de financement pour le secteur privé.
  - Inversion possible de la récente poussée des investissements de portefeuille étrangers.
  - Croissance plus faible que prévu dans certains pays avancés ou grands émergents (notamment Chine) pouvant frapper les prix des produits de base, la demande, les IDE et d’autres sources de financement.
- Risques intérieurs :
  - Incertitude politique et problèmes de sécurité pèsent lourdement sur les perspectives; l’approche des élections pourrait dissuader des réformes et conduire à de nouveaux dérapages budgétaires.
  - Conflits internes (Burundi, République démocratique du Congo, Soudan du Sud, certaines parties du Sahel) imposent des coûts socioéconomiques liés aux personnes déplacées internes et aux réfugiés.
  - Détérioration économique pourrait inciter des politiques de repli sur soi, nuisant à la croissance.
  - Scénario optimiste : amélioration des perspectives si incertitudes débouchent sur regain de confiance ou si les réformes progressent plus vite (Afrique du Sud, Nigéria).

### Politiques recommandées : assurer la stabilité macroéconomique et relancer l’investissement privé
- Stabilités macroéconomique requise : politique budgétaire prudente pour freiner l’accumulation de dette publique et politique monétaire visant une inflation peu élevée; renforcer les marges de manœuvre extérieures.
- Recommandations par type de pays :
  - Pays exportateurs de pétrole : poursuivre l’ajustement budgétaire et la diversification économique; augmenter les recettes non pétrolières et améliorer l’efficience des dépenses publiques; éliminer les restrictions de change et les pratiques de taux multiples pour ceux ayant assoupli leur régime de change.
  - Pays importateurs de pétrole avec croissance tirée par dépenses publiques d’investissement : transférer l’impulsion de l’investissement au secteur privé et réduire les déséquilibres budgétaires.
- Mobilisation des recettes :
  - Besoin important d’infrastructures et de développement social; face à la hausse des vulnérabilités liées à la dette, les pays devront recourir davantage à des sources de financement durables.
  - Potentiel de mobilisation fiscale supplémentaire de l’ordre de 3 à 5 pourcent du PIB dans les années à venir, permettant d’investir dans les infrastructures et le capital humain (chapitre 2).
  - Mesures efficaces : politique fiscale bien conçue (élargissement de l’assiette de la TVA et de la fiscalité directe) et administration fiscale compétente; réformes de l’administration fiscale dans un plan à moyen terme.
  - Amélioration de la gouvernance, lutte contre la corruption, efficience et transparence des dépenses publiques pour encourager le paiement de l’impôt.
- Relance de l’investissement privé :
  - Priorité : dynamiser le secteur privé — part de l’investissement privé dans le PIB bien plus faible en Afrique subsaharienne que dans les régions comparables (chapitre 3).
  - Mesures : assurer la stabilité macroéconomique, renforcer la législation en matière d’insolvabilité, libéraliser le commerce extérieur, élargir l’accès au crédit.
  - Recours possible à des structures de financement innovantes (partenariats public–privé) à condition d’évaluer attentivement les engagements conditionnels qu’elles impliquent pour le secteur public.

### Le défi structurel à long terme
- À politiques inchangées, le taux de croissance à moyen terme de la région devrait être largement inférieur aux niveaux observés dans la première décennie des années 2000; si la croissance démographique se maintient, ce taux serait inférieur au seuil permettant de relever le niveau de vie.
- Convergence des revenus : entre 1985 et 2000, la plupart des pays à faible revenu d’Afrique subsaharienne n’ont pas réduit l’écart du revenu par habitant par rapport à la frontière (États-Unis); lors de la première décennie des années 2000 la région n’a pas, pour la plupart des pays, réduit aussi nettement cet écart que d’autres pays comparables.
- Projections actuelles : les pays d’Afrique subsaharienne semblent encore moins bien placés pour rattraper leur retard dans les années à venir.
- Enseignement : bien que les stratégies présentent des points communs avec celles des pays à faible revenu ayant connu une forte croissance ailleurs, des différences structurelles persistent et exigent des réformes adaptées.

*Source: sreo0518f - 1. UNE REPRISE LENTE ET DES DIFFICULTÉS CROISSANTES.*

### 1. UNE REPRISE LENTE ET DES DIFFICULTÉS CROISSANTES

### 1. UNE REPRISE LENTE ET DES DIFFICULTÉS CROISSANTES

### Caractéristiques de la croissance en Afrique subsaharienne
- Période d’analyse et critères d’échantillon : période 1995–2016 ; l’échantillon présente un taux de croissance moyen de la production réelle supérieur à 5 % et un taux de croissance du PIB réel par habitant supérieur à 3 %.
- Quelques exclusions et raisons : l’Angola, le Cabo Verde et la Guinée équatoriale remplissent les critères mais sont exclus pour raisons spécifiques (Angola : dépendance aux exportations pétrolières ; Cabo Verde et Guinée équatoriale : forte volatilité de la croissance).
- Rôle des ressources naturelles :
  - Spécialisation croissante dans les exportations de matières premières dans les pays exportateurs de produits de base.
  - Découvertes pétrolières expliquent plusieurs hausses exceptionnellement élevées du PIB par habitant (Angola, Guinée équatoriale, Nigéria, Tchad).
- Exemples de croissance soutenue non exclusivement liée aux ressources : Burkina Faso, Éthiopie, Ghana, Rwanda, Tanzanie ont atteint des taux de croissance relativement élevés depuis la moitié des années 90.

### Facteurs associés au maintien de la croissance
- Facteurs identifiés :
  - amélioration des politiques et de la stabilité macroéconomiques,
  - renforcement des institutions,
  - niveau d’investissement élevé dans le capital physique et humain,
  - utilisation efficace de l’aide étrangère,
  - développement des marchés financiers.
- Conditions externes et politiques à maintenir :
  - environnement extérieur favorable (amélioration des termes de l’échange, conditions financières mondiales),
  - gestion saine des finances publiques évitant une accumulation excessive de dette,
  - politique monétaire ciblant un taux d’inflation peu élevé,
  - politiques commerciales tournées vers l’extérieur,
  - politiques macrostructurelles réduisant les distorsions des marchés nationaux.
- Importance de l’adaptation locale : décisions adaptées aux circonstances propres à chaque pays pour favoriser diversification et transformation structurelle (ex. Botswana).

### Contraintes et risques futurs
- Chocs technologiques et commerciaux : robotisation rapide du secteur manufacturier et risque d’une vague de politiques isolationnistes compliquent la stratégie de rattrapage par le secteur manufacturier.
- Nécessité de réformes structurelles : recenser et supprimer obstacles et distorsions entravant l’activité privée ; améliorer climat des affaires par des réformes renforçant la gouvernance, développant les marchés financiers et contribuant à la libéralisation des échanges.
- Dividende démographique :
  - transition démographique et augmentation rapide de la population en âge de travailler,
  - besoin estimé : créer environ 18 millions d’emplois par an jusqu’en 2035 pour tirer parti du dividende démographique,
  - politiques requises : transformation structurelle progressive réaffectant les ressources du secteur informel de faible productivité vers des activités plus productives.

### Impact limité de la croissance sur le bien-être et progrès sociaux
- Progrès sociaux 2000–2014 :
  - taux de sous-alimentation ramené de 25 % à 20 % de la population,
  - taux de pauvreté ramené de 60 % à 40 %,
  - taux de scolarisation a augmenté de 60 %.
- Conclusion : une accélération durable de la croissance est nécessaire mais pas suffisante pour atteindre les objectifs sociaux souhaités.

### Encadré 1.1 — Insécurité grandissante dans la région du Sahel : constats et implications
- Contexte et ampleur :
  - population de la sous-région : 150 millions d’habitants,
  - environ 30 millions de personnes vivent dans l’insécurité alimentaire,
  - 5 millions sont réfugiées ou déplacées dans leur propre pays.
- Incidence du terrorisme :
  - plus de la moitié des attaques subies par l’Afrique subsaharienne ont été perpétrées dans la région du Sahel,
  - en 2017, le nombre d’attaques terroristes dans l’ensemble des pays du Sahel a pour la première fois dépassé celui dont a été victime le Nigéria.
- Effets macroéconomiques et budgétaires :
  - augmentation des dépenses militaires et sécuritaires,
  - baisse considérable des recettes fiscales dans les pays producteurs de produits de base du Sahel liée à l’effondrement des cours du pétrole et de l’uranium,
  - efforts pour accroître les recettes intérieures hors ressources naturelles entravés par le ralentissement économique et des perturbations commerciales (ex. Niger).
- Effets sur le climat des affaires et l’aide :
  - dégradation du climat des affaires et hausse du coût des affaires dans la plupart des pays du Sahel,
  - baisse du soutien des partenaires au développement.
- Principales mesures recommandées pour relever le défi :
  - renforcer la mobilisation des recettes intérieures,
  - améliorer la gouvernance,
  - accroître l’efficience de l’investissement public,
  - créer marges de manœuvre budgétaires pour dépenses prioritaires (sécurité, programmes sociaux, infrastructures),
  - intensification prolongée, bien adaptée et coordonnée des opérations sécuritaires au plan régional.
- Coût : les dépenses budgétaires liées à la sécurité continueront de peser sur la capacité des autorités à réaliser leurs objectifs de développement durable.

### Encadré 1.2 — Retombées régionales : canaux et intensité des transmissions
- Ralentissement régional et rôle des grandes économies :
  - après presque 20 ans de dynamisme, la croissance a nettement ralenti à partir de la mi-2014, atteignant son plus faible niveau en 2016 ;
  - la situation économique des grandes économies (Nigéria, Afrique du Sud) se répercute sur le reste de la région.
- Commerce intrarégional :
  - part du commerce régional dans les exportations : 6 % en 1980, 20 % en 2016,
  - la plupart des échanges se concentrent au sein des zones d’intégration économique (CAE, CEMAC, SADC et UEMOA),
  - obstacles persistants : infrastructures et liaisons de transport déficientes, régimes réglementaires inadaptés, commerce informel omniprésent.
  - concentration de la demande d’exportations régionales : 10 pays représentent 65 % de la demande totale d’exportations intrarégionales.
  - effet empirique estimé : 0,11 % sur la croissance du PIB d’un pays pour chaque point de pourcentage de croissance de ses partenaires commerciaux.
- Système bancaire et contagion :
  - banques panafricaines et sous‑régionales constituent le deuxième canal de transmission d’effets de contagion ;
  - concentration : des groupes bancaires basés en Afrique du Sud, au Nigéria et au Togo détiennent la totalité des actifs bancaires panafricains et environ 70 % des actifs bancaires sous‑régionaux ;
  - expansion principalement par filiales et acquisitions ; corrélation entre taux de croissance des pays des maisons mères et croissance du crédit dans les pays d’accueil.
- Envois de fonds :
  - contribution des envois de fonds régionaux passée à un tiers du total en 2015,
  - concentration de l’origine : les cinq principaux pays d’origine constituent 55 % du total des sorties de fonds,
  - exposition : certains pays bénéficiaires fortement exposés aux entrées d’envois de fonds,
  - intensité comparable aux effets commerciaux : effets sur la croissance transmis par le canal des envois de fonds sont d’une force comparable à ceux constatés entre partenaires commerciaux.

### Recommandations de politique identifiées dans le texte
- Macroéconomie et finances publiques :
  - maintenir stabilité macroéconomique,
  - éviter accumulation excessive de dette,
  - mobiliser davantage les recettes intérieures,
  - accroître l’efficience de l’investissement public.
- Politiques structurelles et gouvernance :
  - renforcer la gouvernance et la transparence,
  - supprimer obstacles et distorsions entravant l’activité privée,
  - améliorer le climat des affaires (infrastructures, accès au crédit, cadre réglementaire, main-d’œuvre qualifiée),
  - développer les marchés financiers et poursuivre la libéralisation des échanges.
- Sécurité et coordination régionale :
  - intensification prolongée et coordonnée des opérations sécuritaires dans le Sahel,
  - allocation budgétaire équilibrée entre sécurité et dépenses sociales/infrastructures pour briser le cycle de l’extrémisme.
- Emploi et transformation structurelle :
  - politiques pour créer environ 18 millions d’emplois par an jusqu’en 2035,
  - promouvoir une transformation structurelle progressive pour réallouer le travail depuis le secteur informel vers des activités plus productives.

*Source : services du FMI.*

### 1. UNE REPRISE LENTE ET DES DIFFICULTÉS CROISSANTES

### sreo0518f - 1. UNE REPRISE LENTE ET DES DIFFICULTÉS CROISSANTES

### Accord sur la Zone de libre-échange continentale pour l’Afrique (ZLECAf) : caractéristiques principales
- Signé le 21 mars 2018 par les représentants d’un nombre important de pays membres de l’Union africaine (UA).
- Entrée en vigueur conditionnée à la ratification par au moins 22 des pays membres de l’UA.
- Objectifs déclarés :
  - 1) mettre en place une union douanière continentale,
  - 2) développer les échanges intra-africains,
  - 3) résoudre les problèmes liés aux adhésions multiples à des communautés économiques régionales (CER),
  - 4) stimuler la compétitivité.
- Portée attendue :
  - Regrouper l’ensemble des 55 pays africains,
  - PIB global d’environ 2.200 milliards de dollars (d’après la base de données des Perspectives de l’économie mondiale du FMI),
  - Population de plus de 1 milliard d’habitants.
- Phase I :
  - Cadre pour la libéralisation des échanges de biens et de services et mécanisme de règlement des différends.
  - Commerce des biens : élimination des droits de douane sur 90 % des catégories de produits.
  - Pour les 10 % restants : possibilité d’un calendrier de réduction plus long pour les biens critiques ou maintien du niveau d’imposition pour les produits exclus.
  - Commerce des services : libéralisation par la méthode des demandes et offres dans sept secteurs prioritaires : logistique et transport, services financiers, tourisme, services professionnels, services énergétiques, BTP et communication.
- Phase II (négociations distinctes à démarrer fin 2018) : politique de la concurrence, investissement et droits de propriété intellectuelle.
- La ZLECAf s’appuie sur les avancées des CER et vise, à long terme, à consolider les fonctions commerciales des CER à l’échelle du continent.

### État actuel du commerce intra-africain et contraintes
- En 2016, 18 % du total des échanges de l’Afrique se sont déroulés à l’intérieur du continent.
- En 2015, les produits manufacturés représentaient 19 % des exportations de l’Afrique vers le reste du monde.
- Commerce intra-africain dominé par : produits manufacturés, services financiers et services de détail.
- Obstacles tarifaires et non tarifaires élevés :
  - En 2016, le droit moyen appliqué à la nation la plus favorisée des pays africains était de 14,5 %.
  - Droit maximal en Afrique subsaharienne, tout produit confondu, avoisinait les 400 %.
  - Tarif moyen simple pour tous les produits légèrement inférieur à 10 %.
  - Articles en franchise de droits : 28⅓ % de l’ensemble des lignes tarifaires.
- Les CER et groupements sous-régionaux restent nombreux (huit CER et quatre groupements sous-régionaux), mais une bonne part des exportations africaines est destinée à des pays non africains.

### Avantages potentiels attendus de la ZLECAf (résultats de travaux cités)
- Dynamisation des échanges intrarégionaux :
  - Mevel et Karingi (2012) : élimination de tous les obstacles tarifaires et réduction de 50 % des obstacles non tarifaires pourraient augmenter les échanges entre pays africains d’environ 130 % en cinq ans.
- Effet sur la production et le PIB :
  - Chauvin et al. (2016) : changements susmentionnés, assortis de progrès en matière de facilitation des échanges, pourraient accroître le PIB des pays africains de 5 points de pourcentage en 15 ans.
- Effet dynamique via formation du capital :
  - Anderson et al. (2015) : interaction dynamique entre la croissance et la formation du capital peut augmenter les avantages statiques de la libéralisation du commerce de plus de 60 %.
- Tremplin vers une intégration commerciale plus profonde :
  - Mevel et Karingi (2012) : création d’une union douanière continentale, en sus de la ZLECAf, pourrait augmenter les échanges de l’Afrique subsaharienne avec le reste du monde de 4 % en cinq ans.
- Distribution des gains inégale : l’activité se déplacera vers les parties du continent où les coûts sont plus faibles, nécessitant des mesures compensatoires (par exemple, formation des travailleurs) pour garantir un redéploiement sans heurt de la main-d’œuvre et du capital.
- Perte de recettes tarifaires : l’élimination des droits de douane entraînera des pertes de recettes tarifaires importantes pour les États, soulignant la nécessité de progrès en matière de recouvrement des recettes intérieures.

### Obstacles non tarifaires, infrastructures et climat des affaires
- Défaut d’infrastructures et climat des affaires insuffisant limitent les gains potentiels de la ZLECAf ; des améliorations sont nécessaires pour tirer pleinement parti de l’accord.
- Importance d’une diminution du coût des transports terrestres en raison de la configuration géographique du continent (Banque mondiale, 2009).
- Accès au crédit et inclusion financière : profondeur des marchés et inclusion financière plus faibles en Afrique que dans d’autres régions ; l’accès au crédit commercial et au crédit bancaire sera essentiel pour créer ou élargir des entreprises et promouvoir les objectifs de la ZLECAf.

### Indicateurs sélectionnés d’obstacles au commerce en Afrique (valeurs sectorielles et comparatives)
- Niveau des infrastructures :
  - Trafic portuaire de conteneurs (WDI) : Afrique 0,09 ; Afrique subsahar. 0,07.
  - Passagers aériens, par habitant (WDI) : Afrique 0,23 ; Afrique subsahar. 0,25.
  - Qualité des infrastructures portuaires (1 = faible à 7 = élevée) (WDI) : Afrique 3,64 ; Afrique subsahar. 3,64.
  - Indice de connectivité de la navigation de ligne (WDI) : Afrique 14,38 ; Afrique subsahar. 12,72.
  - Note de l’efficience des infrastructures (LPI) : Afrique 2,32 ; Afrique subsahar. 2,34.
  - Note de l’efficience des douanes (LPI) : Afrique 2,35 ; Afrique subsahar. 2,39.
  - Note de l’efficience de la navigation internationale (LPI) : Afrique 2,52 ; Afrique subsahar. 2,52.
  - Note du respect des délais (LPI) : Afrique 2,87 ; Afrique subsahar. 2,86.
  - Note de l’efficience globale de la logistique (LPI) : Afrique 2,49 ; Afrique subsahar. 2,51.
- Coûts liés au commerce :
  - Bureaucratie douanière (1 = inefficiente à 7 = efficiente) (WDI) : Afrique 3,6 ; Afrique subsahar. 3,6.
  - Délais d’exportation (jours) (DB) : Afrique 29,3 ; Afrique subsahar. 30,9.
  - Délais d’importation (jours) (DB) : Afrique 36,4 ; Afrique subsahar. 38,5.
  - Coût de l’exportation (dollars par conteneur) (DB) : Afrique 2.149 ; Afrique subsahar. 2.302.
  - Coût de l’importation (dollars par conteneur) (DB) : Afrique 2.819 ; Afrique subsahar. 3.056.
- Autres indicateurs :
  - Création d’une entreprise (jours) (DB) : Afrique 31,2 ; Afrique subsahar. 33,3.
  - Création d’une entreprise (coût en % du revenu par habitant) (DB) : Afrique 69,77 ; Afrique subsahar. 44,1.

*Encadré 1.3. Accord sur la Zone de libre-échange continentale pour l’Afrique — source : sreo0518f - 1. UNE REPRISE LENTE ET DES DIFFICULTÉS CROISSANTES.*

### 1. UNE REPRISE LENTE ET DES DIFFICULTÉS CROISSANTES

### 1. UNE REPRISE LENTE ET DES DIFFICULTÉS CROISSANTES

### Politiques macroéconomiques et réformes monétaires dans la CEMAC
- Fin 2017, l’élimination de nouveaux crédits de la banque centrale à tout État a été une étape décisive pour le rétablissement de la discipline budgétaire et monétaire de la région.
- En 2018, la banque centrale poursuivra ses efforts de modernisation du cadre des opérations de la politique monétaire afin de l’ancrer sur le taux directeur (plutôt que sur les agrégats monétaires) comme objectif intermédiaire et, à terme, de renforcer son mécanisme de transmission.
- Mesures prévues par la BEAC :
  - 1) simplifier ses instruments de politique monétaire,
  - 2) fonder sa gestion des liquidités sur des projections de facteurs autonomes,
  - 3) renforcer les règles relatives aux réserves obligatoires,
  - 4) ajuster le cadre de garantie,
  - 5) mettre sur pied un dispositif de liquidité d’urgence.
- Soutien au développement des marchés financiers : favoriser la création de bases de données sur le secteur financier (information financière, incidents de paiement et risques de crédit) et d’un bureau de crédit.

### Renforcement du contrôle bancaire
- L’autorité régionale de contrôle bancaire a adopté un plan d’action visant à accroître l’efficacité du contrôle bancaire avec les objectifs suivants :
  - aider les banques à remédier aux prêts improductifs élevés (notamment à travers une clarification et une meilleure application des règles de provisionnement),
  - renforcer l’exécution de certaines réglementations prudentielles (notamment les règles relatives à la concentration du risque et aux prêts entre parties liées),
  - procéder à la résolution de banques en difficulté.
- Poursuite de la mise en œuvre d’un contrôle basé sur les risques conformément au plan stratégique de l’autorité de contrôle.

### Réformes structurelles pour diversification et amélioration du climat des affaires
- Le programme régional de réformes économiques et financières énonce des mesures pour réduire la dépendance excessive de la région aux recettes issues des exportations de pétrole et d’activités connexes.
- Mesures pour améliorer le climat des affaires :
  - 1) mise en place de tribunaux de commerce pour faciliter le règlement des litiges commerciaux,
  - 2) établissement de guichets uniques pour réduire le temps et les fonds nécessaires pour créer une entreprise,
  - 3) création de pépinières pour favoriser la création d’entreprises grâce au partage de meilleures pratiques.
- Mesures pour approfondir l’intégration régionale :
  - 1) réviser le code des douanes pour harmoniser et réduire les exonérations douanières,
  - 2) mettre pleinement en application le tarif extérieur commun,
  - 3) garantir la liberté d’entreprendre.
- Nécessité d’améliorer la gouvernance, la transparence budgétaire et la gestion des finances publiques.
- Objectif de politique : mise en œuvre de ces réformes concomitamment à une stabilisation macroéconomique durable pour engendrer une reprise progressive de la croissance du PIB non pétrolier dans la CEMAC, qui atteindrait 4,8 percent en 2021.

### Encadré 1.5 — Protection des dépenses sociales dans les programmes soutenus par le FMI
- Depuis 2009, presque tous les programmes soutenus par le FMI dans les pays d’Afrique subsaharienne comportent des objectifs quantitatifs ou des repères structurels pour préserver ou augmenter les dépenses sociales, principalement en faveur de la santé, de l’éducation et de la protection sociale.
- La nouvelle architecture des facilités du FMI adoptée en 2009 vise explicitement à aider les pays à faible revenu à atteindre un équilibre macroéconomique stable et pérenne, permettant de réduire la pauvreté et d’accélérer la croissance de manière vigoureuse et durable.
- Caractéristiques observées des programmes depuis 2009 :
  - près de 90 percent des programmes appuyés par le FMI approuvés pour les pays à faible revenu comportent un plancher de dépenses sociales (dont 95 percent pour des pays d’Afrique subsaharienne),
  - certains programmes excluent les dépenses sociales des cibles de déficit budgétaire ou permettent d’ajuster la cible pour accroître, si nécessaire, l’enveloppe des dépenses sociales (exemples cités : Malawi et Grenade),
  - certains programmes ont intégré des repères structurels pour les mesures de protection sociale afin de mieux cibler les groupes les plus vulnérables, d’élargir le périmètre couvert par les systèmes de transferts monétaires ou de revoir la conception du système de filets de sécurité.
- Définition générale des dépenses sociales et prioritaires : dépenses en matière de santé, d’éducation et de protection sociale (incluant allocations pour enfants, prestations de maternité, allocations pour les femmes et les personnes âgées, allocations chômage des jeunes et transferts de sécurité sociale).
- Résultats empiriques :
  - Les planchers de dépenses sociales ont été respectés dans plus de deux tiers des programmes.
  - D’après un échantillon de pays, la part des dépenses sociales protégée par ces planchers a augmenté d’environ 2,5 points de pourcentage entre 2010 et 2017 (d’une moyenne d’environ 23,5 percent à une moyenne de 26 percent).
  - Ceci représente une augmentation d’environ un point de pourcentage de PIB (d’une moyenne de 6 percent à une moyenne de 7 percent).
- Conclusion : les objectifs indicatifs pour le suivi de la mise en œuvre du programme ont permis de préserver, voire d’augmenter, les dépenses sociales et les autres dépenses prioritaires.

*Encadré préparé par Alice Mugnier, Ivohasina F. Razafimahefa et Sampawende J. Tapsoba.*

### Annexe 1.1 — Prix d’équilibre budgétaire du pétrole : définition et décomposition
- Définition : le prix d’équilibre budgétaire du pétrole est une mesure approximative du prix que le pétrole doit atteindre pour équilibrer le budget. Il est calculé comme le solde budgétaire hors pétrole divisé par le nombre de barils de pétrole alloués à l’État (obtenu en divisant les recettes budgétaires issues du pétrole par le prix du pétrole).
- Interprétation : indicateur illustratif ne signifiant pas nécessairement qu’un budget en équilibre constitue l’objectif budgétaire adéquat. Hypothèses sous-jacentes : les recettes non pétrolières ne dépendent pas du prix du pétrole et la relation entre recettes budgétaires pétrolières et prix du pétrole est linéaire.
- Décomposition proposée : la variation logarithmique du prix d’équilibre budgétaire du pétrole en dollars constants se décompose en trois composantes additionnelles :
  - la variation logarithmique du taux de change réel par rapport au dollar (dépréciation),
  - la variation logarithmique du solde budgétaire hors pétrole exprimé en unités de monnaie nationale constante (assainissement des finances publiques),
  - une composante reflétant la contribution des variations du volume d’exportations de pétrole (en logarithmes) et/ou des variations du barème de la fiscalité pétrolière.

### Mobilisation des recettes fiscales — enjeux et potentiel
- Trois raisons pour lesquelles la mobilisation des recettes fiscales est un impératif pour les pays d’Afrique subsaharienne :
  - Premièrement, accroître les ressources pour investir dans des programmes visant les objectifs de développement durable (réduction de la pauvreté et des inégalités, services de santé et d’éducation, infrastructures de base).
  - Deuxièmement, à un moment où les niveaux d’endettement public augmentent rapidement, la mobilisation des recettes doit figurer en bonne place dans toute stratégie d’assainissement budgétaire afin d’éviter un recours excessif aux réductions de dépenses publiques.
  - Troisièmement, développer les capacités de recouvrement de l’impôt renforce les institutions et accroît les capacités étatiques, favorisant des retombées institutionnelles positives dans d’autres domaines.
- Potentiel estimé :
  - La région pourrait globalement accroître ses recettes publiques de quelque 3 percent à 5 percent du PIB, en moyenne, c’est-à-dire de 50 à 80 milliards de dollars.
  - Ce montant est nettement supérieur aux 36 milliards de dollars (estimation) d’aide publique au développement reçue par la région en 2016.
- Approche normative du chapitre :
  - Comparer les efforts de mobilisation des recettes non attribuables aux ressources naturelles en Afrique subsaharienne avec ceux d’autres régions,
  - Mettre en évidence la difficulté d’une mobilisation durable des recettes, qui exige un développement cohérent des institutions et une attention soutenue aux processus et réformes de base,
  - Préconiser des réformes qui tiennent compte de l’efficacité et de l’équité des options de mobilisation des recettes, avec un rôle de l’assistance technique pour soutenir ces efforts.

*Ce chapitre a été rédigé par une équipe dirigée par Alex Segura-Ubiergo et composée de Chuling Chen, John Hooley, Gabriel Leost, Toomas Orav, Miguel Pereira Mendes, Ashan Rodriguez et Manuel Rosales.*

### 2.  Mobilisation des recettes fiscales en Afrique

### 2.  Mobilisation des recettes fiscales en Afrique subsaharienne : quelles sont les possibilités ?

### Structure et objectifs du chapitre
- Chapitre divisé en trois sections :
  - Comparaison des ratios recettes/PIB et examen des principales sources d’imposition (TVA, IS, droits d’accise, impôts fonciers).
  - Analyse des facteurs structurels expliquant des ratios impôts/PIB plus faibles (niveau de développement, ouverture commerciale, structure sectorielle, répartition du revenu, qualité des institutions) et estimation du potentiel d’accroissement des recettes.
  - Leçons tirées d’études de cas sur la mobilisation de recettes et rôle des facteurs d’économie politique et de la communication pour obtenir un large soutien aux réformes.
- Examen du rôle des nouvelles technologies (numérisation) pour améliorer l’information et consolider l’assiette fiscale (encadré 2.1).
- Analyse de l’impact économique de la mobilisation des recettes sur la croissance et la répartition du revenu, avec un focus sur la CEMAC (encadré 2.2).

### Évolution générale et constats clés
- Progrès sur 30 ans :
  - Pour le pays médian de la région, le total des recettes hors dons est passé d’environ 14 percent du PIB au milieu des années 90 à plus de 18 percent en 2016.
  - Les recettes fiscales sont passées de 11 percent à 15 percent du PIB sur la même période.
- Source de la progression :
  - L’amélioration a été principalement induite par les recettes autres que celles tirées des ressources naturelles, qui ont fortement augmenté au cours des dix dernières années.
  - Les recettes provenant des ressources naturelles n’ont pas sensiblement augmenté et ont fluctué, notamment autour des variations des prix des produits de base à la fin des années 2000 et depuis 2014.
- Étendue des progrès :
  - Depuis le milieu des années 90, 15 pays d’Afrique subsaharienne ont atteint un ratio impôts/PIB d’au moins 13 percent.
  - Les deux tiers des pays de la région ont aujourd’hui des ratios de recettes supérieurs à 15 percent, contre moins de la moitié en 1995.

### Contexte mondial et comparaisons régionales
- Vitesse de progression :
  - Au cours des trente dernières années, le ratio des recettes de l’Afrique subsaharienne a progressé deux fois plus vite que celui de l’ensemble des pays émergents et en développement.
- Niveau relatif :
  - Le ratio médian recettes/PIB de l’ensemble des pays émergents et des pays en développement est de 23 percent, dépassant de 5 points celui de l’Afrique subsaharienne.
  - Le ratio médian impôts/PIB de l’Afrique subsaharienne n’est inférieur que de 2 points à celui de l’ensemble des pays émergents et en développement.

### Profils régionaux et disparités internes
- Pays exportateurs de pétrole :
  - Ratio moyen recettes/PIB sur 2000–16 : 27 percent contre 18 percent dans les autres pays.
  - Recettes non fiscales représentent près de la moitié des recettes des pays exportateurs de pétrole, contre moins de 20 percent dans les autres pays.
  - Plus grande volatilité : sur 2000–16, l’écart-type du total des recettes a été sept fois plus élevé pour les pays exportateurs de pétrole que pour les autres pays.
  - Exemple d’impact : le ratio global recettes/PIB est passé de 31 percent en 2012 à 18 percent en 2016 pour les pays exportateurs de pétrole.
- États fragiles :
  - En 2015, le ratio médian recettes non liées aux ressources naturelles/PIB a été inférieur à 14 percent dans les États fragiles, contre 18 percent dans les autres pays.

### Caractéristiques des régimes fiscaux et efficience
- Tendance aux baisses de taux :
  - Taux supérieur moyen de l’IRPP ramené d’environ 44 percent à 32 percent depuis 2000.
  - Taux supérieurs moyens de l’IS réduits de plus de 5 points pendant la même période.
- Productivité de l’IS :
  - L’IS est, en moyenne, moins productif dans les pays d’Afrique subsaharienne que dans les pays avancés et émergents.
  - La productivité de l’IS varie sensiblement entre pays ; elle est élevée dans certains pays grâce à des incitations fiscales plus rationnelles et à la conception des assiettes fiscales.
  - Exemples de politiques de ZES : Afrique du Sud et Sénégal appliquent un taux réduit de 15 percent pour les sociétés dans les ZES ; Côte d’Ivoire, Rwanda et Tanzanie ont appliqué un taux nul dans certains cas.
- TVA et impôts indirects :
  - La plupart des pays de la région ont remplacé les taxes générales sur les ventes par la TVA pour éviter la taxation en cascade.
  - Pays encore soumis aux taxes sur les ventes qui devraient envisager d’introduire la TVA : Angola, Comores, Guinée Bissau, Libéria et São Tomé-et-Príncipe (mais ces pays doivent d’abord développer leur capacité de gestion du système de crédit et de débit).
  - Efficience recommandée : améliorer l’efficience de la TVA plutôt que d’en augmenter le taux.
    - Effets estimés d’un relèvement de la TVA : un relèvement de 2 percent n’aurait pratiquement aucun effet négatif sur la croissance là où le taux est inférieur à 13 percent ; un relèvement de 1 percent n’aurait guère d’effet pour des taux entre 13 percent et 18 percent ; lorsque le taux dépasse 18 percent, même une hausse minimale peut avoir un fort effet négatif sur la croissance.
  - Les pays doivent utiliser une partie des ressources collectées par la TVA pour compenser par des dépenses ciblées tout impact négatif potentiel sur la répartition du revenu.

### Potentiel d’accroissement des recettes et réformes recommandées
- Estimation du potentiel :
  - Dans l’ensemble, les pays d’Afrique subsaharienne pourraient accroître de quelque 3 percent à 5 percent du PIB les impôts recouvrés en associant :
    - Des réformes destinées à améliorer l’efficacité des systèmes actuels (par exemple réduction des exonérations d’impôt).
    - Des changements institutionnels (amélioration de la gouvernance et mesures de lutte contre la corruption).
- Axes prioritaires de réforme identifiés :
  - Améliorer l’efficience de la TVA (plutôt que seulement relever les taux).
  - Réduire les exonérations fiscales inefficaces et rationaliser les incitations, notamment dans les ZES.
  - Renforcer la gouvernance fiscale, la capacité administrative et les systèmes numériques pour consolider l’assiette et disposer d’informations plus fiables.
  - Accompagner les réformes par des stratégies de communication dynamiques pour obtenir un large soutien public et privé.
  - Utiliser une part des recettes supplémentaires pour des politiques ciblées de protection sociale afin d’atténuer les effets distributionnels.

_Italique : Source — Chapitre 2, "Mobilisation des recettes fiscales en Afrique subsaharienne : quelles sont les possibilités ?", Perspectives économiques régionales : Afrique subsaharienne._

### 2.  MOBILISATION DES RECETTES FISCALES EN AFRIQUE SUBSAHARIENNE : QUELLES SONT LES POSSIBILITÉS ?

### 2.  MOBILISATION DES RECETTES FISCALES EN AFRIQUE SUBSAHARIENNE : QUELLES SONT LES POSSIBILITÉS ?

### Efficience de la TVA et contraintes observées
- L’efficience/consommation (efficience C) de la TVA est relativement moindre en Afrique subsaharienne et très variable d’un pays à l’autre.
- Facteurs expliquant une efficience de la TVA plus faible :
  - L’étroitesse des assiettes fiscales imputable au trop grand nombre de biens et services qui bénéficient d’exonérations et d’un taux nul.
    - Exemples : la liste des biens et services exonérés est relativement courte en Afrique du Sud, au Lesotho, à Maurice et au Sénégal, mais plus longue au Cameroun, au Malawi et en Zambie.
  - La variation des seuils d’imposition (IRPP et TVA) entre pays.
    - Le Burundi, la Zambie et le Zimbabwe appliquent des seuils d’exonération très généreux, trois fois supérieurs à leur PIB par habitant.
    - L’Afrique du Sud, le Botswana, le Sénégal et la Tanzanie ont opté pour des seuils d’exonération correspondant au niveau du PIB par habitant.
  - Les déficiences des systèmes de remboursement de la TVA.
    - Systèmes observés : crédits de TVA à valoir sur paiements futurs (Ghana, Kenya, Madagascar, Malawi, Mali, Mozambique et Sénégal), remboursements trimestriels (Cameroun, Guinée équatoriale et Tchad), remboursements après vérification des comptes (Mozambique et Namibie).
    - Problèmes signalés : retards administratifs provoquant une accumulation de demandes de remboursement en instance (Zambie et Zimbabwe).
- Recommandations opérationnelles pour la TVA :
  - Utiliser les recettes brutes de la TVA pour financer les remboursements à l’aide de comptes bloqués afin d’éviter des problèmes de liquidités.
  - Recourir à des contrôles sélectifs s’appuyant sur une évaluation des risques pour accélérer le règlement des remboursements.

### Autres instruments fiscaux sous-exploités et réformes recommandées
- Droits d’accise :
  - En 2015, les droits d’accise perçus en Afrique subsaharienne ont représenté, en moyenne, 1,4 percent du PIB.
  - Ces droits sont, en moyenne, moins de la moitié du niveau observé dans les pays émergents d’Europe.
  - Fortes variations par pays : moins de 1 percent du PIB dans certains pays (Bénin, Côte d’Ivoire, Madagascar, Mozambique, Nigéria et Sierra Leone).
  - Recommandations : évaluer les produits à taxer (pétroliers, cigarettes, alcool, véhicules automobiles, parfois télécommunications) et choisir entre droits spécifiques et droits ad valorem selon objectifs (gestions des externalités, prévisibilité des recettes).
- Fiscalité foncière :
  - Potentiel d’accroissement des recettes de 0,5 percent à 1,0 percent du PIB selon les études.
  - Avantages : source stable et fiable de recettes, difficile d’évasion, amélioration de la responsabilisation locale quand perçue par administrations locales.
  - Contraintes : nécessité de renforcer les capacités d’enregistrement et d’évaluation annuelle des biens fonciers, meilleure coordination entre administrations centrales et infranationales.
  - Opportunité : progrès rapides possibles dans les zones urbanisées en exploitant les données existantes et technologies modernes (par ex. données géospatiales GPS).
  - Observations : certains pays continuent d’imposer une seule fois les biens fonciers (Botswana, Lesotho, Malawi, Swaziland et Zimbabwe).
- Administrations douanières :
  - En 2015, les droits de douane aux frontières ont représenté, en moyenne, le tiers des recettes publiques hors ressources naturelles.
  - Rôle : recouvrement de la TVA sur les importations, taxes commerciales et droits d’accise sur biens importés.
  - Réformes efficaces : modernisation des procédures (numérisation), lutte contre la corruption et la fraude (renforcement des procédures de dédouanement, unités contre la contrebande), concentration des flux via grands ports fiables.
- Fiscalité transfrontalière et entreprises internationales :
  - Fin 2016, le ratio d’endettement maximal autorisé en Afrique subsaharienne était de 4 : 1.
  - Tendances : pays autorisant des ratios supérieurs à 2 pourraient envisager de durcir la limite des déductions d’intérêts (Botswana, Guinée équatoriale, Namibie, Rwanda, Tanzanie, Zambie et Zimbabwe).
  - Prix de transfert : nécessité d’introduire des règles et des cadres de surveillance couvrant les opérations intragroupes, intégrant le principe « de pleine concurrence ».

### Facteurs structurels affectant l’effort fiscal et le potentiel fiscal (frontière fiscale)
- Définition :
  - La « frontière fiscale » est le niveau maximal théorique de recettes fiscales (en percent du PIB) qu’un pays devrait obtenir compte tenu de ses caractéristiques macroéconomiques et institutionnelles.
  - L’écart entre recettes effectives (effort fiscal) et frontière fiscale correspond à l’écart fiscal théorique (potentiel fiscal).
- Méthodologie :
  - Calcul de la frontière fiscale pour l’Afrique subsaharienne à l’aide d’un modèle stochastique avec données de panel couvrant 121 pays sur la période 2002–16.
  - Variables explicatives : revenu par habitant, ouverture commerciale, part de l’agriculture dans le PIB, inégalité des revenus, dépenses publiques en éducation, mesures de corruption et d’efficacité des pouvoirs publics.
- Résultats et observations générales :
  - Le niveau moyen de la frontière fiscale pour l’Afrique subsaharienne est, dans l’ensemble, inférieur de 7½ points de PIB à celui calculé pour le reste du monde.
  - L’écart fiscal moyen pour l’Afrique subsaharienne se situe entre 3 percent et 5 percent du PIB.
  - Implications : même si l’amélioration du fonctionnement des systèmes d’imposition peut réduire les écarts fiscaux, cela ne suffira probablement pas pour financer d’importantes augmentations des dépenses publiques liées aux objectifs de développement durable sans s’attaquer aux facteurs structurels (corruption, inefficacité des pouvoirs publics, inégalités).
- Hétérogénéité par groupe de pays :
  - Pays producteurs de pétrole :
    - Ont le plus faible niveau d’effort fiscal et le plus fort potentiel fiscal moyen (5 percent du PIB ou plus).
  - Autres pays :
    - Plusieurs pays, riches ou pauvres en ressources naturelles, affichent des niveaux de potentiel fiscal plus faibles (environ 3 percent du PIB).
- Scénarios selon niveaux de recouvrement actuel :
  - Pays à faible recouvrement fiscal (inférieur au seuil minimal de 12½ percent à 13 percent du PIB) :
    - Doivent engager des réformes pour améliorer l’efficience du recouvrement et hausser la frontière fiscale (ex. Nigéria : pourrait doubler son ratio impôts/PIB et le porter à 10 percent avec des réformes d’efficience, mais dépasser le seuil critique requiert des améliorations structurelles).
    - Mesures possibles : réduction de la corruption, amélioration de la gouvernance, augmentation des dépenses en éducation.
  - Pays à recouvrement intermédiaire (ratios impôts/PIB de 13 percent à 18 percent) :
    - Pourraient mobiliser, en moyenne, environ 3½ percent du PIB de ressources supplémentaires en améliorant l’efficience des systèmes actuels (examen des impôts et exonérations).
    - Certains pays (Côte d’Ivoire, Éthiopie, Mali) semblent s’approcher de la frontière fiscale ; les gains d’efficience seraient limités et nécessiteraient des réformes structurelles pour pousser la frontière fiscale plus haut.

### Points chiffrés clés à retenir
- Efficience-C de la TVA : mesures pays par pays très variables (graphique non reproduit ici).
- Droits d’accise, moyenne 2015 : 1,4 percent du PIB.
- Potentiel d’augmentation via fiscalité foncière : 0,5 percent à 1,0 percent du PIB.
- Rôle des douanes en 2015 : droits de douane aux frontières = en moyenne, le tiers des recettes publiques hors ressources naturelles.
- Ratio d’endettement maximal autorisé en Afrique subsaharienne fin 2016 : 4 : 1.
- Frontière fiscale moyenne en Afrique subsaharienne : inférieure de 7½ points de PIB au reste du monde.
- Écart fiscal moyen (potentiel fiscal) en Afrique subsaharienne : entre 3 percent et 5 percent du PIB.
- Seuil critique de recouvrement fiscal : 12½ percent à 13 percent du PIB.
- Pays à recouvrement intermédiaire : potentiel moyen mobilisable ≈ 3½ percent du PIB.

*Source : sreo0518f - 2. MOBILISATION DES RECETTES FISCALES EN AFRIQUE SUBSAHARIENNE : QUELLES SONT LES POSSIBILITÉS ?*

### 2.  MOBILISATION DES RECETTES FISCALES EN AFRIQUE SUBSAHARIENNE : QUELLES SONT LES POSSIBILITÉS ?

### 2.  MOBILISATION DES RECETTES FISCALES EN AFRIQUE SUBSAHARIENNE : QUELLES SONT LES POSSIBILITÉS ?

### Enseignements tirés des épisodes de mobilisation efficace de recettes
- Définition analytique d’un épisode de réussite : une augmentation totale de 2 points de pourcentage du PIB hors ressources naturelles sur une période de trois ans, en l’absence d’une baisse sensible du ratio de recettes au cours de la période ou immédiatement après.
- Période et échantillon : ensemble de données couvrant 44 pays d’Afrique subsaharienne entre 2000 et 2016 ; l’analyse identifie seulement six épisodes de mobilisation durable de recettes.
- Ampleur et pérennité des gains observés :
  - Gains pendant les épisodes de trois ans : entre 2,2 % et 8 % du PIB hors ressources naturelles.
  - Progression annuelle moyenne pendant l’épisode : 1,2 point de pourcentage.
  - Gain total de recettes moyen pendant l’épisode : 3,5 points de pourcentage.
  - Poursuite après l’épisode : hausses atteignant en moyenne 1 point de pourcentage par an au cours des trois années suivantes.
  - Niveau en 2016 : au moins au même niveau qu’à la fin de l’épisode ; en moyenne supérieur de 3,4 % du PIB au niveau de la fin de l’épisode.

### Contexte des épisodes réussis et facteurs communs
- Variété des contextes : épisodes observés dans des pays diversifiés en termes de niveau d’effort fiscal, géographie, revenu, fragilité et intensité en ressources naturelles.
- Croissance : tendance à une croissance soutenue pendant l’épisode ; croissance moyenne passant de 6,7 % avant l’épisode à 5,7 % pendant l’épisode (seul le Libéria a enregistré une forte accélération).
- Rôle du FMI : la plupart des épisodes coïncidaient avec une présence accrue du FMI sous forme de programmes de prêts et hors prêts et d’assistance technique poussée.
- Importance d’un engagement politique fort et de stratégies globales axées sur la création d’institutions de base et l’élargissement de l’assiette.

### Caractéristiques des réformes efficaces (stratégies globales et calendrier)
- Approche stratégique : mise en œuvre d’une stratégie de réforme globale et pluriannuelle axée sur :
  - les institutions de base ;
  - les mesures d’élargissement de l’assiette de l’impôt ;
  - la modernisation de l’administration fiscale.
- Composantes de base fréquemment développées :
  - identifiant fiscal unique ;
  - autorité semi-autonome chargée des recettes fiscales ;
  - TVA comme impôt de base ;
  - segmentation des contribuables et création de services pour gros contribuables ;
  - adoption de systèmes informatiques et ressources techniques fondamentales.
- Priorité donnée à l’élargissement de l’assiette et à la réduction des exonérations plutôt qu’à des ajustements fréquents des taux : exemples d’actions prises — annulation ou suspension d’exonérations (Libéria, Ouganda), révision des codes d’investissement.
- Les institutions de base étaient généralement solidement établies avant les épisodes ; exceptions : Libéria (reconstruction post-conflit) et Mozambique (réformes antérieures depuis les années 90).

### Exemples d’épisodes identifiés (pays et périodes)
- Sénégal 2001–03
- Libéria 2006–10
- Mozambique 2007–12
- Rwanda 2012–14
- Ouganda 2014–16
- Tanzanie 2005–07

### Observations sur les limites et risques de non-pérennisation
- Difficulté de mobilisation durable : seulement six épisodes durables identifiés sur l’échantillon 2000–2016.
- Causes de non-pérennisation identifiées dans d’autres cas :
  - chocs exogènes (p. ex. crise financière mondiale de 2008 affectant le Bénin et la Gambie) ;
  - dégradation de la stabilité politique ou de la sécurité intérieure ;
  - changements de politique ayant un impact négatif sur la mobilisation des recettes ;
  - facteurs endogènes (p. ex. modifications du programme de citoyenneté comorien, affaiblissement de l’administration fiscale au Ghana).
- Remarque sur les pays à ratio impôts/PIB déjà élevé (> 18 % du PIB) : bien que relativement proches de la « frontière fiscale » (distance d’environ 4 % du PIB), certains pays peuvent choisir de maintenir une fiscalité faible pour des raisons sociétales ou de taille de l’administration.

### Calendrier typique des réformes observées (exemples d’actions selon phases)
- Réformes fondamentales (exemples) : adoption de la TVA, création d’autorités des recettes, identification unique des contribuables, création de services gros contribuables.
- Réformes intermédiaires (exemples) : réorganisation administrative, intégration et automatisation des systèmes informatiques, révision des droits d’accise, élargissement de l’assiette par suppression d’exonérations.
- Réformes avancées (exemples) : déploiement de déclarations et paiements électroniques, guichets uniques douaniers, publication des bénéficiaires d’exonérations, plans de mobilisation des recettes à moyen terme.
- Illustration factuelle : les pays étudiés ont mis en œuvre, à différentes dates, des mesures telles que SYDONIA pour l’automatisation des douanes, introduction ou révision de la TVA, création d’autorités des recettes, couverture électronique des déclarations, suppression d’exonérations, et publication d’informations sur les exonérations.

_Source : FMI_

### 2.  MOBILISATION DES RECETTES FISCALES EN AFRIQUE SUBSAHARIENNE : QUELLES SONT LES POSSIBILITÉS ?

### 2.  MOBILISATION DES RECETTES FISCALES EN AFRIQUE SUBSAHARIENNE : QUELLES SONT LES POSSIBILITÉS ?

### Réformes récentes et modernisation institutionnelle
- Mesures d'élargissement de l'assiette et de correction des distorsions : suppression de distorsions de TVA (Ouganda, Rwanda, Sénégal), modification des seuils de TVA pour mieux cibler les entreprises à forte valeur ajoutée (Ouganda, Tanzanie).
- Mesures ciblant les « secteurs difficiles à taxer » : régimes fiscaux simplifiés pour les petites entreprises (Mozambique, Rwanda, Sénégal, Tanzanie), renforcement du recouvrement à la source (Ouganda), impôts spécialisés sur revenus de la propriété et des investissements (Rwanda, Sénégal).
- Développement et modernisation des administrations fiscales :
  - Segmentation des contribuables (petits, moyens, gros) et création de directions spécialisées (tous les pays de l'étude; Ouganda, Rwanda, Tanzanie déployant ressources et stratégies selon risques).
  - Réformes des TIC permettant le passage d'infrastructures rudimentaires à des technologies récentes pour l'enregistrement, la déclaration, le paiement, le contrôle fiscal, le recouvrement et les recours.
  - Adoption généralisée de systèmes d'automatisation dans les administrations fiscales et douanières; premières plateformes de téléprocédures fiscales lancées en 2011–13.
  - Innovations pays spécifiques : paiement des impôts par téléphone mobile, intégration des cotisations sociales dans la téléprocédure fiscale, machines de facturation électronique (Rwanda).
  - Création de plateformes regroupant activités fiscales et douanières intérieures pour simplifier le dédouanement.

### Engagement politique, stabilité et conditions de succès
- Nécessité d'un engagement politique fort et durable pour mettre en œuvre une stratégie de réforme rigoureuse et préserver la dynamique des réformes.
- Progrès généralement lents : persévérance requise pour appliquer les réformes et réaliser des gains de recettes sur plusieurs années.
- Exemples et expérience historique :
  - Libéria : ratio de recettes hors ressources naturelles a augmenté de 2,6 points de pourcentage chaque année pendant trois ans.
  - Groupe de pays performants : recettes hors ressources naturelles ont en moyenne augmenté d'environ 0,9 point de pourcentage du PIB par an au cours de l'épisode; après l'épisode, gains retombant en moyenne à 0,7 point de pourcentage.
- Facteurs facilitant la mise en œuvre :
  - Stratégies de recettes à moyen terme (ex. Sénégal 2003, Tanzanie 2003, Mozambique 2006, Rwanda 2013) ; priorité à des mesures axées sur les contribuables et concertation avec le secteur privé.
  - Stabilité politique et paix : les pays fragiles affichent souvent des ratios impôts/PIB très faibles (souvent inférieurs à 10 %).
  - Continuité des responsables : épisodes de mobilisation au Mozambique et au Sénégal ont coïncidé avec des ministres des Finances en poste pendant plus de dix ans.
  - Gestion des ressources humaines : rotation rapide du personnel clé ou absence de formation/adaptation peut nuire aux progrès.
  - Assistance technique et relations avec le FMI : tous les pays ont bénéficié d'une assistance technique prolongée du FMI et géré des programmes appuyés par le FMI; relations étroites peuvent servir de caisse de résonance mais ne remplacent pas la volonté politique.
- Transparence et sensibilisation :
  - Publication des bénéficiaires d'allégements fiscaux (Ouganda, Tanzanie) et analyses publiques (Ouganda : analyse de l'écart de TVA).
  - Publication des comptes d'opérations financières d'organismes générant des recettes (Libéria).
  - Programmes d'éducation des contribuables lancés en Ouganda et au Rwanda pour encourager la discipline fiscale et améliorer la prestation de services.

### Conclusions quantitatives et implications pour l'action publique
- Potentiel de mobilisation : les pays d'Afrique subsaharienne pourraient mobiliser des recettes fiscales supplémentaires jusqu'à hauteur de 5 % du PIB en moyenne au cours des prochaines années.
- Conditions préalables :
  - Stabilité économique et politique.
  - Politiques fiscales appropriées : TVA à large assiette, élargissement progressif des impôts directs (IRPP et IS), système pour taxer les petites entreprises, droits d'accise sur quelques articles indispensables.
  - Développement institutionnel : gestion des risques, segmentation des contribuables (bureau des gros contribuables), renforcement des capacités pour identifier secteurs à fort potentiel, registre fiable des plus gros contribuables, moyens accrus pour contrôles fiscaux ciblés.
  - Meilleure gouvernance, lutte contre la corruption, efficience et transparence des dépenses publiques : publication en toute transparence des bénéficiaires d'exonérations et réformes de la gestion des finances publiques pour améliorer la légitimité fiscale.
  - Exemple de réussite : Rwanda, solide performance en lutte contre la corruption et progrès notables en mobilisation des recettes.

### Recommandations opérationnelles clés (cinq initiatives)
- 1. Identifier les impôts qui offrent le plus grand potentiel.
  - Priorité à l'amélioration de la TVA (actuellement peu efficiente dans la majorité des cas).
  - Évaluer systématiquement le potentiel de réformes de l'IS, de l'IRPP, des droits d'accise, et de l'application rigoureuse des règles douanières.
  - Potentiel additionnel dans les impôts fonciers.
- 2. Réexaminer le cadre juridique et l'élaboration de la politique fiscale.
  - Mettre les politiques fiscales en adéquation avec les nouveaux objectifs ; instaurer une TVA ou réduire les exonérations si nécessaire ; mettre en place des sanctions pour non-respect.
- 3. Évaluer les institutions.
  - Agir sur les structures d'appui (gouvernance et lutte contre la corruption) et les structures opérationnelles (mécanismes institutionnels efficaces, création d'une administration fiscale selon des principes précis).
- 4. Définir une stratégie de recettes à moyen terme.
  - Communiquer objectifs à moyen et court terme et cerner les besoins en renforcement des capacités ; expliquer pourquoi l'État cherche à percevoir des impôts supplémentaires.
- 5. Créer un mouvement d'opinion en faveur des réformes.
  - Renforcer responsabilités horizontales (convaincre autres partis politiques pour éviter revirements) et verticales (contrat social entre l'État et ses citoyens basé sur des dépenses publiques efficientes et transparentes).
  - Opérations de sensibilisation reposant sur un engagement crédible à améliorer la gouvernance et la transparence.

*Source : sreo0518f - 2.  MOBILISATION DES RECETTES FISCALES EN AFRIQUE SUBSAHARIENNE : QUELLES SONT LES POSSIBILITÉS ?*

### 2.  MOBILISATION DES RECETTES FISCALES EN AFRIQUE SUBSAHARIENNE : QUELLES SONT LES POSSIBILITÉS ?

### 2.  MOBILISATION DES RECETTES FISCALES EN AFRIQUE SUBSAHARIENNE : QUELLES SONT LES POSSIBILITÉS ?

### Encadré 2.1 — Regard sur l’avenir : la mobilisation de recettes à l’ère du numérique
- Effets positifs de la numérisation :
  - Accès rapide à des informations plus fiables pour les responsables de la politique fiscale.
  - Réduction des coûts pour les administrateurs et les contribuables par la suppression de processus manuels liés à l’enregistrement, au calcul, au recueil de fichiers fiscaux et au paiement des impôts.
  - Renforcement de l’assiette fiscale via la réduction de l’utilisation d’espèces et la facilitation de l’analyse de chaînes de transactions.
  - Amélioration du climat des affaires par la clarification des règles fiscales et l’accélération des processus.
- Progrès observés en Afrique subsaharienne :
  - Mise en place de portails fiscaux électroniques en ligne.
  - Paiement des impôts par téléphone mobile.
  - Remboursement en ligne des crédits de taxe sur la valeur ajoutée (TVA).
- Obstacles majeurs à la mise en œuvre :
  - De faibles taux de pénétration d’Internet limitant la portée de certaines plateformes.
  - Complexité intrinsèque des plateformes nécessitant un développement et une adaptation de longue durée en raison de données incomplètes ou de faible qualité, avec des risques financiers et de réputation potentiellement élevés.
  - Difficultés sociopolitiques, dont un respect des règles insuffisant et un manque de confiance dans les pouvoirs publics.
- Initiatives d’apprentissage et d’idéation locales :
  - Hackathon de 2016 au Sénégal ; « Ideas Workshop » de 2017 en Ouganda.
  - Propositions locales retenues : élargir les options sur les téléphones mobiles pour améliorer l’accessibilité des portails fiscaux (Sénégal) ; encourager la mise en place d’instruments fiscaux électroniques (Ouganda) ; créer une interface pour le recueil de données tierces pour faciliter l’identification et le recoupement des impôts exigibles.
- Recommandation opérationnelle :
  - Lors de la préparation de projets de mobilisation de recettes à moyen terme, les autorités nationales devraient organiser des séminaires comparables pour exploiter les propositions et idées d’un large éventail de parties prenantes.

### Encadré 2.2 — Modélisation des effets économiques de la mobilisation de recettes dans les pays d’Afrique subsaharienne riches en ressources naturelles (application à la CEMAC)
- Objectifs de l’analyse :
  - Quels sont les principaux effets macroéconomiques et de répartition d’une meilleure mobilisation de recettes non pétrolières ?
  - Comment atténuer les effets de répartition indésirables en utilisant une partie de l’espace budgétaire nouvellement créé ?
- Approche :
  - Modèle utilisé : DIGNAR (dette, investissement, croissance et ressources naturelles) — modèle réel d’une petite économie ouverte avec trois secteurs de production, un capital public productif et trois types de dette.
  - Deux types de ménages : 1) ménages ne rencontrant pas de difficultés financières (accès aux marchés de capitaux), 2) ménages en proie à des difficultés financières (pauvres, consomment l’intégralité de leur revenu disponible chaque période).
  - Deux sources de mobilisation accrue de recettes non pétrolières simulées : 1) relèvement des taux de la TVA ; 2) amélioration de l’efficience du recouvrement des impôts existants.
- Principaux résultats (résumés) :
  1. Effets macroéconomiques et de dette
     - Les deux mesures (hausse de la TVA ou gains d’efficience) entraînent une augmentation des recettes non pétrolières, une réduction de la dette publique et une réduction initiale de la consommation privée pour les ménages ne rencontrant pas de difficultés financières.
     - À court terme, le PIB non pétrolier recule ; à moyen terme, le PIB non pétrolier se redresse grâce à une progression de l’investissement privé stimulé par une hausse de l’épargne et des exportations nettes ; à long terme, le PIB non pétrolier atteint un niveau plus élevé lorsque les gains de recettes se concrétisent en raison d’une meilleure efficience du recouvrement des impôts.
  2. Effets de répartition
     - Les gains d’efficience permettent des taux d’imposition moindres pour un niveau d’endettement donné et réduisent l’impact négatif sur les ménages en proie à des difficultés financières.
     - La hausse du taux de TVA pèse particulièrement sur la consommation des ménages en proie à des difficultés financières, en raison d’une propension marginale à consommer plus forte pour ces ménages.
  3. Mesures d’atténuation
     - Affecter une partie des recettes non pétrolières supplémentaires (la moitié par exemple) à des transferts ciblés pour les ménages en proie à des difficultés financières ou à l’investissement public atténue les effets de répartition indésirables.
     - La combinaison d’un relèvement des taux de TVA et d’investissements publics supplémentaires est particulièrement efficace pour atténuer les effets négatifs sur le PIB non pétrolier.
     - La combinaison d’un relèvement des taux de TVA et de transferts monétaires ciblés est un outil puissant pour réduire les effets néfastes sur les ménages en proie à des difficultés financières.
     - Mise en garde : le modèle DIGNAR n’intègre pas un canal par lequel l’investissement public ciblé sur les populations pauvres réduit directement les inégalités ; des travaux empiriques (Furceri et Li (2017) ; Furceri et al. (2018)) suggèrent que l’investissement public et les dépenses publiques peuvent réduire les inégalités, avec des effets multiplicateurs différenciés.
- Conclusion synthétique :
  - La mobilisation de recettes est un outil puissant pour créer une marge de manœuvre budgétaire et réduire l’endettement public, mais elle peut accroître les inégalités si elle repose sur des instruments régressifs comme une hausse de la TVA ; des mesures d’atténuation ciblées (transferts monétaires ciblés, choix judicieux d’investissement public) sont nécessaires.

### Calibrage du modèle DIGNAR pour la CEMAC (valeurs en pourcentage du PIB)
- Exportations: 40,1
- Importations: 38,7
- Consommation de l’État: 14,6
- Investissement public: 11,9
- Investissement privé: 16,2
- Secteur des ressources naturelles: 24,5
- Dette publique intérieure: 12
- Dette publique extérieure concessionnelle: 13,2
- Dette publique extérieure commerciale: 10,4
- Dons: 0,7

### Méthodologie — définitions et stratégie d’estimation (Annex 2.1)
- Définitions clés :
  - Frontière fiscale : niveau maximum théorique de recettes fiscales (en pourcentage du PIB) qu’un pays peut recouvrer compte tenu de conditions structurelles (niveau de développement, ouverture aux échanges, composition sectorielle, répartition des revenus, facteurs institutionnels, etc.).
  - Effort fiscal : rapport entre les recettes fiscales effectives et celles correspondant à la frontière fiscale.
  - Potentiel fiscal : distance entre la frontière fiscale et le niveau effectif des recettes fiscales.
  - Le potentiel fiscal peut être atteint par une imposition plus forte ou une plus grande efficience du recouvrement.
- Stratégie d’estimation (trois étapes) :
  1. Estimer la frontière fiscale à partir d’une série de données de panel internationales :
     - Equation générale : ln(tax/GDP) = Xβ + u + ε, où ln(tax/GDP) est le log du ratio recettes fiscales/PIB, X est un vecteur de variables indépendantes influant sur la fiscalité, u est l’inefficience corrélée avec ln(tax/GDP) mais indépendante de ε, et ε est le résidu normal.
  2. Déterminer l’effort fiscal :
     - Effort fiscal = E[exp(ln(tax/GDP) - inefficiency)] / exp(frontal value) — formulation fournie dans le texte sous forme d’équations (notation préservée).
  3. Déterminer la frontière fiscale et le potentiel fiscal :
     - Frontière fiscale estimée à partir des valeurs de X et des paramètres estimés ; le potentiel fiscal est la différence entre la frontière et le niveau effectif.
- Données et variables utilisées :
  - Log of tax to GDP: World Economic Outlook (WEO)
  - Log of tax on goods and services to GDP: WEO
  - Lag of log of real GDP per capita; Lag of log of real GDP per capita squared: WEO
  - Trade openness—sum of imports and exports in percent of GDP: WEO
  - Agriculture: Value added of agriculture in percent of GDP: World Bank, World Development Indicators (WDI)
  - Gini coefficient: WDI
  - Oil: dummy for oil exporters
  - General Government: dummy for General Government tax revenues
  - Corruption and Government Effectiveness: Worldwide Governance Indicators (WGI)

*Encadré 2.1, Encadré 2.2 et Annex 2.1 — extraits et calculs des services du FMI.*

### ANNEX 2.1: ESTIMATING TAX EFFORT AND TAX POTENTIAL

### ANNEX 2.1: ESTIMATING TAX EFFORT AND TAX POTENTIAL

### Definitions
- The tax frontier is defined as the maximum theoretical level of tax revenues (measured in percent of GDP) that a country can achieve given certain underlying structural conditions (level of development, trade openness, sectoral structure, income distribution, institutions, etc.).
- Tax effort is defined as the ratio of actual tax revenue to corresponding frontier tax revenue.
- Tax potential reflects the distance between the tax frontier and the actual tax revenue level.
- Tax potential can be achieved through higher taxation or better collection efficiency, which may be the result of specific policy choices.

### Estimation strategy
- Step 1: Estimate the tax frontier from a cross-country panel data set
  - �
    ��
    =�
    �
    ��
    �
    �
    ��
    ��
    ��
    ��
    ��
    , 
  - where  
    - �
      ��
       is the log of the tax revenue-to-GDP ratio for country � at period year �  
    - �
      ��
       is a vector of independent variables that affect �
      ��  
    - �
      ��
       is the inefficiency, which is correlated with �
      ��
      , but independent from �
      ��
      , and  
    - �
      ��
       is the residual, and normal distribution with �(���)
- Step 2: Determine the tax effort
  - ��
    ��
    =
    ��� (�
    ��
    )
    ��� (�
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    ��
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    ��
    )
    =���
    (
    ��
    ��
    )
    .
- Step 3: Determine the tax frontier and tax potential
  - ��
    ��
    =��
    ��
    ��
    ��
    ��
    =
    �
    ��
    ��
    ��
    ��
    ��
    .

### Data and variables
- Log of tax to GDP: World Economic Outlook (WEO)
- Log of tax on goods and services to GDP: WEO
- Lag of log of real GDP per capita: WEO
- Lag of log of real GDP per capita squared: WEO
- Trade openness—sum of imports and exports in percent of GDP: WEO
- Agriculture: Value added of agriculture in percent of GDP: World Bank, World Development Indicators (WDI)
- Gini coefficient: WDI
- Oil: dummy for oil exporters
- General Government: dummy for General Government tax revenues.
- Corruption and Government Effectiveness: Worldwide Governance Indicators (WGI)

### Main regression results (Table de l’annexe 2.1.1 — selected coefficients)
- Dependent variable: Log impôt/PIB (models reported across columns)
  - Log du PIB réel par habitant: 2,939***; 2,866***; 2,885***; 2,781***; 2,691***; 2,716***
  - Ouverture aux échanges: 0,002*** (all columns)
  - Agriculture: -0,001 (all columns)
  - Coefficient de Gini: -0,006***; -0,006***; -0,007***; -0,006***; -0,006***; -0,006***
  - Administrations publiques: 0,105**; 0,109***; 0,110***; 0,091**; 0,093**; 0,098**
  - Éducation: 0,015***; 0,016***; 0,016***; 0,016***; 0,018***; 0,017***
  - Variable muette sur le pétrole: 0,080**; 0,035; 0,031; 0,043; 0,030; 0,026
  - Log du PIB réel par habitant au carré: -0,152***; -0,148***; -0,150***; -0,142***; -0,138***; -0,140***
  - Corruption: 0,117***; 0,083*; 0,134***; 0,100**
  - Efficacité de l’État: 0,091*; 0,088*
  - Constante: 4,165***; 4,186***; 4,256***; 5,279***; 4,945**; 5,267**
  - Sigma_u: 0,515***; 0,515***; 0,516***; 0,525***; 0,526***; 0,526***
  - Sigma_v: 0,099***; 0,098***; 0,098***; 0,106***; 0,106***; 0,105***
  - Nombre d’observations: 1.366; 1.360; 1.360; 1.109; 1.103; 1.103
  - Nombre de pays: 122; 121; 121; 99; 89; 89
  - Ensemble de l’échantillon: Pays émergents et pays en développement
- Dependent variable: log impôt sur les biens et services/PIB (models reported across columns)
  - Log du PIB réel par habitant: 2,379***; 2,332***; 2,353***; 2,228***; 2,173***; 2,207***
  - Ouverture aux échanges: 0,002*** (all columns)
  - Agriculture: 0,000; 0,001; 0,001; 0,000; 0,001; 0,001
  - Coefficient de Gini: -0,008***; -0,008***; -0,008***; -0,009***; -0,009***; -0,009***
  - Administrations publiques: 0,142; 0,146; 0,152; 0,140; 0,164*; 0,168*
  - Éducation: 0,003; 0,007; 0,006; 0,004; 0,009; 0,008
  - Variable muette sur le pétrole: -0,642***; -0,626***; -0,634***; -0,646***; -0,581***; -0,587***
  - Log du PIB réel par habitant au carré: -0,122***; -0,120***; -0,122***; -0,113***; -0,111***; -0,114***
  - Corruption: 0,123; 0,052; 0,140; 0,065
  - Efficacité de l’État: 0,170**; 0,172*
  - Constante: -0,615; -0,636; -0,615; 0,621; 1,258; 1,075
  - Sigma_u: 0,660***; 0,665***; 0,665***; 0,667***; 0,672***; 0,672***
  - Sigma_v: 0,162***; 0,159***; 0,159***; 0,177***; 0,174***; 0,174***
  - Nombre d’observations: 1.152; 1.146; 1.146; 930; 924; 924
  - Nombre de pays: 105; 104; 104; 85; 84; 84
  - Ensemble de l’échantillon: Pays émergents et pays en développement
- Note: *p < 0,10; **p < 0,05; ***p < 0,01.

### Tax frontier estimates for Sub‑Saharan African countries (table notes and sample)
- Tableau de l’annexe 2.1.2. Estimations de la frontière fiscale des pays d’Afrique subsaharienne (en pourcentage du PIB)
  - Source : calculs des services du FMI.
  - Note : Les modèles A, B, et C s’appuient sur les spécifications énumérées au tableau de l’annexe 2.1.1, avec le log impôt/PIB comme variable indépendante. Le modèle A comprend les facteurs institutionnels et les dépenses publiques pour l’éducation. Le modèle B comprend les dépenses publiques pour l’éducation, mais pas la corruption et l’efficacité de l’État. Le modèle C ne comprend pas la corruption, l’efficacité de l’État et les dépenses publiques pour l’éducation.
  - ¹Dans la plupart des cas, les données portent sur l’année 2015, à l’exception des Comores, des Seychelles et du Swaziland (2014) et de Cabo Verde, de la République démocratique du Congo et de la Guinée Bissau (2013). Le choix de l’année est dicté par la disponibilité des données pour l’ensemble des variables indépendantes du modèle.

### Country-level tax ratios (selected values from annex table)
- Moyenne (ensemble des pays): 16,2; 19,6; 19,1; 21,3; 19,9; 20,9; 18,9; 18,7; 18,9; 19,6
- Selected country examples (Impôt/PIB values as listed in the annex table):
  - Nigéria: 5,9; 11,1; 11,1; 2,0; 10,7; 10,4; 12,0; 8,1; 8,3; 8,5
  - Tanzanie: 12,4; 20,3; 20,9; 19,5; 20,2; 19,8; 19,7; 18,3; 18,6; 19,4
  - Afrique du Sud: 24,7; 26,9; 26,9; 31,1; 27,9; 27,6; 30,5; 25,5; 25,4; 26,2
  - Maurice: 19,2; 24,4; 24,4; 24,2; 29,3; 26,0; 25,7; 28,5; 22,3; 25,3; 23,8
  - Seychelles: 29,2; 36,2; 34,8; 49,4; 39,4; 39,4; 48,0; 33,4; 35,4; 34,2; 37,1
- (Full country-level series and the full annex table are reported in the source PDF.)

*Source: calculs des services du FMI.*

### 2.  MOBILISATION DES RECETTES FISCALES EN AFRIQUE SUBSAHARIENNE : QUELLES SONT LES POSSIBILITÉS ?

### 2.  MOBILISATION DES RECETTES FISCALES EN AFRIQUE SUBSAHARIENNE : QUELLES SONT LES POSSIBILITÉS ?

### Principales conclusions
- L’Afrique subsaharienne est la région en développement où l’investissement privé rapporté au PIB est le plus faible.
- Ratios moyens d’investissement privé/PIB pour la période 2010–16 :
  - environ 14 percent dans les pays exportateurs de pétrole
  - 17 percent dans les autres pays riches en ressources
  - 15 percent dans les pays pauvres en ressources
- Pays et facteurs associés à une hausse durable de l’investissement privé :
  - stabilité macroéconomique
  - renforcement des institutions
  - découverte de ressources naturelles
  - règlement de conflits anciens
- Relation entre variation de la pauvreté et croissance de l’investissement privé (2000–16) : régression y = –0,06***x–0,53 (notation statistique fournie : *p < 0,10; **p < 0,05; ***p < 0,01).

### Tendances de l’investissement privé
- Niveau moyen d’investissement privé en Afrique subsaharienne, 2010–16 : 15 percent du PIB.
- Comparaisons régionales (moyennes 2010–16) :
  - pays en développement asiatiques : 22 percent du PIB
  - Europe : 18 percent du PIB
  - Amérique latine : 17 percent du PIB
  - Moyen-Orient et Afrique du Nord (MOAN) : 16 percent du PIB
- Évolution temporelle :
  - L’écart avec d’autres régions s’est réduit de moitié depuis le début des années 2000.
  - Croissance rapide au début des années 2000 : investissement privé accru d’en moyenne 14 percent par an.
  - Depuis 2010 : hausse moyenne de 5 percent par an jusqu’en 2014, puis contraction sur la période 2015–16.
  - En 2015 et 2016, l’investissement dans la région a reculé de 4 percent en moyenne.
- Distribution nationale :
  - Le déclin a été généralisé : l’investissement privé a ralenti dans les deux tiers des pays et chuté dans la moitié des pays étudiés.
  - Les pays exportateurs de pétrole présentent les ratios d’investissement privé/PIB les plus bas (moyenne 14 percent, 2010–16).

### Facteurs explicatifs du ralentissement et chocs récents
- Facteurs globaux ayant contribué au ralentissement de l’investissement :
  - mauvaises perspectives économiques aux États-Unis et dans la zone euro
  - rééquilibrage de l’économie chinoise en faveur de la consommation intérieure
  - pic de volatilité des mouvements de capitaux
- Facteurs spécifiques à la région et aux pays :
  - forte baisse des prix des produits de base, réduisant l’investissement dans les pays exportateurs (ex. Cameroun, Gabon, Nigéria)
  - incertitudes concernant la politique économique et le jeu politique (ex. Afrique du Sud)
  - ralentissement dans de grands pays (Afrique du Sud, Angola, Nigéria) dont le PIB combiné représente environ 50 percent du PIB régional, affectant le reste de la région
  - chocs idiosyncratiques (ex. ralentissement de la croissance du crédit au Kenya; achèvement d’un grand projet minier en Namibie)

### Rôle de l’investissement public, institutions et autres canaux
- Un investissement public comparable à celui d’autres régions, mais l’investissement privé est plus faible d’environ 2 percent du PIB.
- Effets de l’investissement public sur l’investissement privé :
  - l’investissement public peut soutenir l’investissement privé en améliorant les infrastructures.
  - risque d’effet d’éviction lorsque l’investissement public concurrence l’investissement privé sur le plan des financements ou des activités, surtout en contexte de ressources financières rares ou de goulets d’étranglement de l’offre.
  - atténuation possible du risque d’éviction par la promotion de différentes sources de financement (PPP, approfondissement des marchés financiers nationaux, etc.) et par une gestion rigoureuse des risques.
- Autres instruments pour stimuler l’investissement privé analysés dans le chapitre : partenariats public–privé (PPP), investissement direct étranger (IDE) et zones économiques spéciales (ZES), avec un bilan mitigé pour ces dernières.
- Conditions favorisant l’investissement privé :
  - activité économique soutenue (notamment escomptée)
  - cadre réglementaire et régime des faillites solides
  - infrastructures publiques efficientes
  - régime commercial plus ouvert
  - systèmes financiers plus profonds

### Méthodologie et données
- Approche méthodologique en deux axes :
  1. recours aux techniques d’économétrie pour étudier l’importance des déterminants traditionnels de l’investissement privé dans un échantillon de pays émergents et en développement
  2. examen du rôle d’options complémentaires : PPP, IDE et ZES
- Données utilisées :
  - données sur l’investissement privé et public fournies par la base de données des Perspectives de l’économie mondiale
  - base de données des Nations Unies sur les comptes nationaux
- Remarque statistique : en raison du degré de développement des systèmes statistiques dans de nombreux pays subsahariens, certains investissements publics peuvent être classés dans l’investissement privé, notamment quand ils proviennent d’entités non financières du secteur public exclues des comptes de l’administration centrale.

*Ce chapitre a été préparé par une équipe dirigée par Jesus Gonzalez-Garcia et composée de Romain Bouis, Paolo Cavallino, Nkunde Mwase, Hector Perez-Saiz, Ludger Wocken et Mustafa Yenice.*

### 1.   Pays   ex  portat  eurs   de   pét  ro le2.   Autres pay  s   riches   en

### 3. REDYNAMISER LA CROISSANCE PAR L’INVESTISSEMENT PRIVÉ

### Méthodologie et échantillon
- Estimations basées sur un panel non équilibré de 101 pays émergents et en développement couvrant la période 1980–2015.
- Variables incluses : croissance du PIB réel, investissement public, prix relatif de l’investissement (déflateur de la formation de capital fixe rapporté au déflateur du PIB), taux d’intérêt réel, retard de la variable investissement privé/PIB, et plusieurs variables structurelles et institutionnelles (qualité de l’environnement des entreprises, ouverture commerciale, développement financier, libéralisation du compte de capital).
- Estimation réalisée avec l’estimateur de la méthode des moments généralisés (MMG) pour traiter d’éventuels problèmes d’endogénéité.
- Remarques méthodologiques et sources des indicateurs : indicateur Chinn-Ito (2006) pour l’ouverture du compte de capital ; indicateurs Doing Business et Indicateurs de la gouvernance dans le monde (Banque mondiale) pour la qualité réglementaire et le coût des procédures d’insolvabilité.

### Principaux résultats empiriques
- L’investissement privé réagit positivement à une activité économique soutenue : l’investissement privé augmente quand le PIB réel est en forte croissance.
- L’effet de la croissance du PIB sur l’investissement privé est non linéaire : l’investissement privé croît avec la croissance du PIB réel quand celle-ci est élevée (supérieure à la moyenne historique du pays), mais pas quand elle est faible (inférieure à cette moyenne).
- Caractéristiques institutionnelles et structurelles renforcent l’effet de la croissance sur l’investissement privé :
  - Qualité de la réglementation et coûts d’insolvabilité : l’investissement privé réagit davantage à la croissance économique quand la réglementation est de meilleure qualité et le coût des procédures d’insolvabilité moins élevé.
  - Infrastructures : le secteur privé investit davantage quand le rebond de l’activité est soutenu par des infrastructures publiques de meilleure qualité (proportion plus élevée de routes goudronnées ; meilleur accès à l’électricité en pourcentage de la population).
  - Ouverture aux échanges commerciaux : l’investissement privé est plus sensible à une activité économique soutenue dans les économies plus ouvertes.
  - Ouverture du compte de capital : l’effet de l’augmentation du PIB sur l’investissement est plus marqué dans les pays où la libéralisation du compte de capital est moins avancée.
  - Développement financier : un secteur financier très peu développé peut empêcher l’investissement privé de croître même lorsque la demande augmente.

### Impact quantifié de 1 point de pourcentage de croissance du PIB supplémentaire sur le ratio de l’investissement privé (pp)
- Ensemble de l’échantillon : 0, 21
- Faible qualité des réglementations (moyenne AfSS) – Haute qualité des réglementations (moyennes des PEPD hors AfSS) : 0, 29   –  0 ,4 8
- Coût élevé d’insolvabilité (moyenne AfSS) – Coût faible d’insolvabilité (moyennes des PEPD hors AfSS) : 0,  02   –  0 ,2 4
- Proportion plus élevée de routes goudronnées : 0,  28
- Meilleur accès à l’électricité : 0,  33
- Plus grande ouverture commerciale : 0,  26
- Moindre ouverture du compte de capital : 0,  33
- Développement financier plus marqué : 0,  47

(Note : tableau présenté tel que dans le document source — pp = points de pourcentage ; AfSS = Afrique subsaharienne ; PEPD = pays émergents et pays en développement.)

### Interaction investissement public – investissement privé
- L’effet de l’investissement public sur l’investissement privé est ambigu : peut être complémentaire (via infrastructures et hausse de productivité du capital privé) ou évincant.
- Mécanismes d’éviction identifiés :
  - Concurrence pour des ressources matérielles et financières limitées (financement public via émission, crédit bancaire, relèvement des taxes, inflation).
  - Concurrence directe de la production des entreprises d’État avec le secteur privé.
  - Financement public par endettement non viable aggravant l’instabilité macroéconomique et décourageant l’investissement privé.
- Résultat empirique clé : l’investissement public évince l’investissement privé quand le système financier est moins développé, et attire l’investissement privé quand le système financier est plus développé.
  - Estimation indicative : une hausse de 1 point du ratio d’investissement public se traduirait par une contraction d’un demi-point du ratio d’investissement privé dans le pays subsaharien moyen et par une augmentation d’un demi-point dans d’autres pays émergents et en développement de l’échantillon.

### Contraintes financières et besoin de diversification des financements
- Afrique subsaharienne : dernier rang pour le financement bancaire et premier rang pour le financement par actions (relativement), faible pourcentage d’entreprises n’ayant pas besoin d’un prêt bancaire, pourcentage le plus élevé d’entreprises jugeant que l’accès au crédit est un obstacle majeur.
- Les petites et moyennes entreprises ont plus de difficultés à obtenir des financements que les grandes entreprises.
- Paysage financier subsaharien dominé par les banques ; bourses et marchés obligataires sous-développés mais en expansion rapide.
- Ratios de fonds propres bancaires relativement plus élevés que dans d’autres régions ; corrélation négative observée entre ratios de fonds propres et offre de crédit aux entreprises.
- Approfondissement des marchés financiers (marchés d’actions et d’obligations) nécessaire pour diversifier les modes de financement de l’investissement.
- Progrès requis en matière d’indépendance judiciaire, protection des investisseurs et autres cadres réglementaires pour favoriser l’approfondissement financier.

### Recommandations et leviers politiques identifiés
- Améliorer les caractéristiques structurelles et institutionnelles pour amplifier l’effet de la croissance du PIB sur l’investissement privé : qualité de la réglementation, procédures d’insolvabilité, infrastructures (routes goudronnées, accès à l’électricité), ouverture commerciale, développement financier, et gestion de l’ouverture du compte de capital.
- Promouvoir d’autres modes de financement des investissements (publics et privés) afin de réduire le risque d’éviction de l’investissement privé : développement des systèmes financiers, conclusion de PPP, mobilisation accrue des recettes fiscales.
- Encourager l’IDE, les ZES et des initiatives mondiales comme leviers complémentaires pour dynamiser l’investissement privé.
- Veiller à la viabilité et à l’efficience des investissements publics : privilégier les investissements compatibles avec la viabilité budgétaire et améliorer l’efficience des dépenses d’investissement public.

_Italique : Source : FMI, base de données des Perspectives de l’économie mondiale ; extrait du document fourni._

### 1.   F in ancement d ’ac  quisit io n d’immobilisations

### 1.   F in ancement d ’ac  quisit io n d’immobilisations

### Accès au financement des banques et développement financier
- Graphique de corrélation (Afrique subsaharienne) entre ratio de fonds propres réglementaire et part des entreprises ayant recours aux banques pour financer leurs investissements : y= –1,17**x+ 41,75.
- Indicateurs de développement financier (échantillon de régions) présentés :
  - Indice de développement financier (série temporelle affichée).
  - Crédit au secteur privé/PIB (série temporelle affichée).
- Score Z (indicateur de sûreté et solidité du système financier) :
  - Corrélation positive entre Score Z et part des investissements financés par des banques : y= 1,05***x+ 7,10.
  - Le texte précise la définition des scores Z : Z = (R A + (fonds propres/actifs))/(écart-type du R A) (Čihák et al., 2012).
- Observations et implications :
  - Les systèmes financiers en difficulté fournissent moins de crédits au secteur privé (Freixas, Laeven et Peydró, 2015).
  - Plusieurs pays d’Afrique subsaharienne ont essuyé des crises bancaires qui ont affaibli leurs capacités de financement de l’investissement (Beck et al., 2011).
  - Promouvoir l’investissement privé exige d’approfondir les marchés financiers tout en veillant à la stabilité financière, en renforçant les institutions et en promouvant des cadres judiciaires, réglementaires et prudentiels de qualité.
  - Les nouvelles technologies financières (« fintech ») pourraient améliorer sensiblement l’efficience du secteur financier et favoriser la financiarisation et l’inclusion financière.

### Marchés obligataires et marchés d’actions
- Conditions nécessaires au développement des marchés obligataires :
  - Infrastructure technique et réglementaire appropriée (registres de légalisation des instruments, dépositaires centraux, systèmes de compensation et de règlement, etc.).
  - Une base d’investisseurs importante et diversifiée pour garantir une forte demande de titres.
  - Un système bancaire solide, les banques jouant un rôle essentiel comme investisseurs finaux ou intermédiaires.
  - Des taux d’intérêt déterminés par le marché (encadré 3.3).
- Marchés d’actions :
  - L’intégration régionale des différentes bourses nationales rendrait les marchés d’actions plus liquides et efficients et créerait des économies d’échelle.
- Remarque de prudence :
  - L’approfondissement des systèmes financiers doit être mené avec prudence pour limiter les risques d’instabilité financière.

### Partenariats public–privé (PPP) : rôle, répartition et risques
- Définition et rôle :
  - Les PPP sont des contrats de longue durée entre une partie privée et une entité publique pour fournir un actif ou un service public, avec transfert substantiel des risques à la partie privée qui est rémunérée par des flux de recettes futurs.
  - Les PPP aident à élargir les options pour l’investissement privé et la fourniture de services d’infrastructure.
- Intensité et répartition régionale :
  - Afrique subsaharienne : ratio moyen valeur des PPP/PIB depuis 2000 = 1,4 %, contre 1 % du PIB en moyenne ailleurs.
  - Répartition par groupes de pays (moyenne 2000–16) : importance relative plus élevée des PPP dans les pays pauvres en ressources.
    - Depuis 2000, les projets PPP ont représenté en moyenne 2¼ % du PIB dans les pays pauvres en ressources naturelles.
    - 1¾ % du PIB dans les pays riches en ressources hors pétrole.
    - 1¼ % du PIB dans les pays exportateurs de pétrole.
- Répartition sectorielle (2000–16) :
  - Les PPP se concentrent essentiellement dans les secteurs de l’énergie et du transport.
  - Au cours des cinq dernières années couvertes, la part la plus importante des PPP a été dans le secteur de l’énergie.
  - La part modeste des projets TIC s’explique par le fait que les projets liés aux TIC ne sont souvent pas conçus comme des PPP au sens strict (absence de partage des risques).
- Exemples de réussite :
  - Afrique du Sud :
    - Contrats d’achat d’électricité : 60 projets sur trois ans, engagement total de 118 milliards de rands (environ 2½ % du PIB en 2017).
    - SANRAL : concession de 1.288 kilomètres sur un réseau total de 19.700 kilomètres dans le cadre de PPP de longue durée.
    - Projets remarquables : Chapman’s Peak Drive (route à péage) ; Gautrain (réseau ferroviaire à grande vitesse) entre Pretoria et Johannesbourg.
- Risques budgétaires et limites :
  - Les PPP peuvent contourner les contraintes budgétaires ou traiter des projets en dehors du budget.
  - Les PPP nécessitent souvent un soutien public (subventions d’équipement, garanties d’emprunts ou de recettes minimales), générant des engagements conditionnels que l’État doit généralement honorer en cas d’échec.
  - Engagements de long terme des PPP peuvent entraîner des rigidités budgétaires futures.
  - Depuis 2006, la valeur des projets litigieux en Afrique subsaharienne a atteint en moyenne ¾ % du PIB — le ratio le plus élevé parmi les pays émergents et en développement.
- Gestion et outils d’évaluation :
  - Outils disponibles :
    - P-FRAM (modèle d’évaluation des risques budgétaires des PPP) : vise à évaluer les coûts et risques budgétaires des projets PPP, avec une analyse de sensibilité basée sur différentes hypothèses macroéconomiques et de résolution des contrats (FMI et Banque mondiale, 2016). Pilotes réalisés en Côte d’Ivoire, Maurice et Niger.
    - EGIP (évaluations de la gestion des investissements publics) du FMI et de la Banque mondiale : identifie les faiblesses des pratiques d’investissement public et propose des solutions; EGIP réalisées pour Botswana, Burkina Faso, Cameroun, Côte d’Ivoire, Ghana, Libéria, Madagascar, Maurice, Mozambique, Togo et Zambie.
  - Recommandation implicite : améliorer la gestion des PPP par des cadres institutionnels et juridiques robustes pour quantifier, évaluer et maîtriser les risques, et augmenter la transparence budgétaire pour réduire les litiges.

### Investissement direct étranger (IDE)
- L’IDE est présenté comme un levier utile de l’investissement privé.
- La section note que l’analyse se concentre sur les flux nets d’investissement direct étranger qui complètent les ressources intérieures et que les sorties nettes, significativement moins importantes en Afrique subsaharienne, réduisent les ressources disponibles pour l’investissement privé intérieur.

*Source : PERSPECTIVES ÉCONOMIQUES RÉGIONALES : AFRIQUE SUBSAHARIENNE (extraits du chapitre "Financement d’acquisition d’immobilisations"), d’après les données et analyses citées dans le document.*

### 3.  REDYNAMISER LA CROISSANCE PAR L’INVESTISSEMENT PRIVÉ

### 3.  REDYNAMISER LA CROISSANCE PAR L’INVESTISSEMENT PRIVÉ

### Flux d’IDE et déterminants
- L’Afrique subsaharienne a été le premier destinataire de l’IDE en pourcentage du PIB parmi les régions émergentes et en développement durant la dernière décennie : ratio IDE/PIB en moyenne d’un peu plus de 5 %, devant l’Amérique latine et les Caraïbes.
- Ailleurs, les chiffres oscillaient entre 2,5 et 4 %.
- Les flux d’IDE rapportés au PIB tendent à se concentrer dans certains pays de la région; Cabo Verde, la Gambie, Maurice, le Mozambique, les Seychelles et São Tomé-et-Príncipe présentent depuis 2000 des ratios très supérieurs à la moyenne régionale, d’environ 4 %.
- Toutefois, deux tiers des pays de la région ont des ratios inférieurs à la moyenne régionale.
- Facteurs favorisant l’entrée d’IDE identifiés par la littérature : grands marchés intérieurs, ressources naturelles abondantes, infrastructures disponibles, niveau d’instruction de la main-d’œuvre, ouverture aux échanges commerciaux, stabilité macroéconomique et politique, qualité des institutions.

### Zones économiques spéciales (ZES)
- Les ZES peuvent jouer un rôle de catalyseur pour la transformation structurelle mais, en Afrique subsaharienne, le bilan après deux décennies est au mieux mitigé; la plupart ont échoué ou n’ont pas été à la hauteur des attentes.
- Raisons possibles des échecs : ZES proposant essentiellement des exonérations temporaires d’impôts et peu d’incitations non fiscales ou de dispositions réglementaires; localisation des investissements pas dictée uniquement par la fiscalité.
- Exemples récents positifs : Rwanda (reconception des ZES), Éthiopie (plus convaincante pour les investisseurs).
- Concentration sectorielle des ZES dans la région : vêtements, textiles et agroalimentaire (Éthiopie, Ghana, Kenya, Madagascar, Malawi, Maurice, Seychelles, Zimbabwe). Rares sont les ZES pour secteurs à plus forte intensité de capital (Afrique du Sud, Mozambique, Namibie, Nigéria, Zambie).
- Pistes pour accroître l’efficacité des ZES :
  - meilleure intégration des programmes de ZES dans les stratégies nationales et régionales;
  - promotion d’investissements plus étroitement liés aux entreprises nationales;
  - incitation des investisseurs étrangers à prendre plus de participations;
  - amélioration de l’offre d’infrastructures et de la fourniture énergétique;
  - promotion des relations et des coentreprises entre investisseurs étrangers et sociétés locales;
  - élaboration de programmes de formation et d’éducation tenant compte des besoins en main-d’œuvre des ZES;
  - amélioration de la conformité aux normes mondiales en matière de production et de protection de l’environnement.
- Réussite durable des ZES dépendra de leur capacité à catalyser la transformation de l’économie au sens large.

### Initiatives internationales de soutien à l’investissement privé
- Nouvelle Route de la soie (initiative chinoise lancée en 2013) :
  - cadre destiné à relier la Chine avec l’Asie du Sud, l’Asie centrale, l’Asie de l’Ouest, l’Europe et l’Afrique via commerce, infrastructures, investissement et finance;
  - coûts potentiels évoqués : 1.000 milliards de dollars sur 10 ans (essentiellement pour le développement des infrastructures), financés en Chine;
  - programmes spécifiques pour les pays subsahariens : infrastructures liées au transport et à l’énergie et ZES, tout particulièrement au Kenya; participation active recherchée par l’Afrique du Sud, l’Éthiopie, le Mozambique et la Tanzanie;
  - engagement chinois annoncé à FOCAC 2015 : 60 milliards de dollars pour financer des projets et fournir une assistance technique.
- Pacte du G-20 avec l’Afrique (lancé début de 2017) :
  - partenaires : G-20, Banque africaine de développement, FMI, Banque mondiale et divers pays;
  - objectif : coordonner les efforts pour faciliter les projets en faveur de l’investissement privé;
  - mécanisme de suivi mis en place avec l’appui du FMI et de la Banque mondiale pour garantir continuité et cohérence, lancer des analyses comparatives et l’apprentissage par les pairs;
  - trois piliers du Pacte : cadre macroéconomique (préservation de la stabilité macroéconomique et investissements suffisants dans les infrastructures), cadre économique (accroître l’attractivité pour les investisseurs privés) et cadre financier (augmentation de l’offre de financements disponibles, à moindres coûts et à moindres risques).
- Huit pays subsahariens participant au Pacte avec l’Afrique : Bénin, Côte d’Ivoire, Éthiopie, Ghana, Guinée, Rwanda, Sénégal et Togo (et trois autres pays africains).
- Exemples d’actions nationales dans le cadre du Pacte :
  - Ghana : mesures sur les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique; réforme structurelle du secteur de l’énergie (rééchelonnement de la dette et privatisations); évaluations des possibilités de développement du secteur privé et des obstacles (SFI, 2017).
  - Côte d’Ivoire : promotion de l’activité et de l’emploi privés; renforcement des capacités du secteur électrique; projets de soutien à la valeur ajoutée dans le secteur du cacao.
  - Rwanda : régime fiscal propice à l’investissement sans réduire la base d’imposition; accroissement de la réactivité des pouvoirs publics envers le secteur privé; instruments facilitant l’accès des investisseurs privés aux financements; coordination entre autorités, table ronde trimestrielle des investisseurs, mécanisme de réponse aux investisseurs.
  - Sénégal : projet de pôles de développement régionaux avec des ZES; soutien du FMI, de la Banque mondiale et d’autres institutions pour accélérer les réformes visant à créer un secteur exportateur viable et des emplois pour les jeunes et les femmes.
  - Éthiopie : industrialisation ciblée orientée sur les marchés extérieurs; création de parcs industriels et aménagement de zones de « prêt-à-entreprendre ».
  - Togo, Bénin, Guinée : préparation de matrices de politiques, notes d’information aux investisseurs et montage de la participation de partenaires bilatéraux membres du G-20.

### Conclusions et recommandations
- Objectif : l’Afrique subsaharienne doit stimuler l’investissement privé pour atteindre ses objectifs sociaux et de développement.
- Même si l’investissement privé a augmenté depuis 2000, les ratios investissement privé/PIB des pays subsahariens demeurent plus faibles que dans les pays comparables.
- Conditions requises pour accroître durablement l’investissement privé :
  - garantir la stabilité macroéconomique;
  - améliorer les perspectives économiques;
  - s’ouvrir aux échanges commerciaux;
  - approfondir les systèmes financiers;
  - créer des infrastructures publiques efficientes.
- Renforcement institutionnel nécessaire : cadres judiciaires, réglementaires et relatifs à l’insolvabilité.
- Le règlement des conflits anciens est généralement suivi de hausses de l’investissement privé.
- Relation entre investissement public et privé :
  - de vastes projets d’infrastructures publiques peuvent soutenir l’investissement privé mais peuvent aussi l’évincer;
  - recommandations pour atténuer le risque d’éviction : promouvoir des sources de financement différentes pour l’investissement public et privé (approfondissement des marchés financiers intérieurs, PPP), et veiller à une bonne gestion des risques y afférents.
- Promotion de l’IDE comme levier pour favoriser l’investissement privé; expériences récentes de ZES créées pour attirer l’investissement qualifiées de prometteuses.

### Encadré 3.1 : Réformes de politique publique et croissance de l’investissement privé (résumé analytique)
- Principal constat : des améliorations marquées et durables en matière de dette publique et d’inflation ainsi qu’un renforcement des institutions vont de pair avec une accélération de la croissance de l’investissement privé.
- Échecs des réformes macroéconomiques et institutionnelles généralement suivis d’un freinage de la croissance de l’investissement privé.
- Cadre empirique :
  - échantillon : 97 pays émergents ou en développement, période 1996 à 2015; exclusion des pays ayant une population inférieure à 3 millions d’habitants.
  - définition des avancées/reculs : gouvernance selon Banque mondiale (2017); pour variables macroéconomiques, avancée (recul) = baisse (hausse) sur deux ans supérieure (inférieure) à la moyenne moins (plus) un écart-type du ratio dette publique/PIB ou de l’inflation.
  - méthode : régression de panel de la croissance réelle de l’investissement privé; régresseurs muets pour avancées et reculs sur fenêtres temporelles spécifiques; effets fixes temporels et nationaux inclus; erreurs-types robustes utilisées.
- Conclusions empiriques :
  - l’investissement privé augmente après des améliorations majeures en matière de dette publique, d’inflation et de qualité des institutions;
  - les reculs sont anticipés par les investisseurs, qui réduisent leurs dépenses;
  - résultats robustes au contrôle de la croissance économique et du revenu par habitant et à l’élimination des effets temporels.
- Encadré préparé par Nkunde Mwase à partir de Mwase (à paraître).

*Source : sreo0518f - 3.  REDYNAMISER LA CROISSANCE PAR L’INVESTISSEMENT PRIVÉ*

### 3.  REDYNAMISER LA CROISSANCE PAR L’INVESTISSEMENT PRIVÉ

### 3.  REDYNAMISER LA CROISSANCE PAR L’INVESTISSEMENT PRIVÉ

### 3.1 Réformes et croissance de l’investissement privé
- Graphiques d’impact :
  - Écart moyen de croissance de l’investissement privé des 27 pays d’Afrique subsaharienne pendant des phases d’avancée ou de recul des réformes, comparé à des phases sans avancées ni reculs (Graphique 3.1.1).
  - Écart moyen de croissance de l’investissement privé durant les phases d’avancée et de recul des réformes relatives à la dette publique pour le Ghana, la Zambie et la Tanzanie (Graphique 3.1.2).
- Résultats statistiques (Tableau 3.1.1 — Analyse événementielle) : variable dépendante = croissance de l’investissement privé
  - Période t – 1 d’avancée des réformes : 1,15 ; 1,35
  - Période t d’avancée des réformes : 1,46 ; 1,23
  - Période t + 1 d’avancée des réformes : 2,42 ; 1,29*
  - Période s – 1 de recul des réformes : –3,99 ; 1,25***
  - Période s de recul des réformes : –1,51 ; 1,15
  - Période s + 1 de recul des réformes : 1,89 ; 1,23
  - Période s + 2 de recul des réformes : –0,01 ; 1,10
  - Nombre d’observations : 1582
  - R² : 0,135
- Méthodologie et notes :
  - Régression incluant effets fixes temporels et spécifiques au pays.
  - t correspond à une période d’avancée importante, s correspond à une période de recul important (établi par la Banque mondiale (2017)).
  - Erreurs-types robustes ; coefficients significatifs indiqués : ***p < 0,01, **p < 0,05, *p < 0,1.

### 3.2 Efficience de l’investissement public en Afrique subsaharienne
- Point central :
  - L’efficience de l’investissement public en Afrique subsaharienne est moindre que dans d’autres régions et pourrait progresser de quelque 35 percent.
- Raisons et priorités d’action :
  - Élever la qualité des institutions pour renforcer :
    - la programmation et la sélection des partenariats public–privé (PPP),
    - la crédibilité de la budgétisation pluriannuelle,
    - l’efficacité de l’évaluation et de la sélection des projets,
    - le suivi de la mise en œuvre et l’enregistrement des infrastructures.
- Preuves empiriques et comparaisons :
  - Qualité perçue des infrastructures (2006–13) : la qualité de l’offre d’électricité, des routes et du réseau ferré est moins bien notée que celle des pays comparables (Graphique 3.2.1).
  - Les trois indices d’efficience suggèrent une marge d’amélioration d’environ 35 percent.
- Variations par pays et groupes :
  - L’efficience est moindre dans les pays riches en ressources naturelles que dans les pays pauvres en ressources naturelles.
  - CAE plus performante que CEMAC et UEMOA (Tableau 3.2.2).
  - Pays exportateurs de pétrole font moins bien que les autres pays riches en ressources naturelles.
- Déterminants identifiés :
  - Régressions entre pays (période 2000–15) montrent que la qualité des institutions est le facteur le plus important.
  - Variables explicatives incluent : qualité des institutions (contrôle de la corruption, qualité réglementaire), aide officielle au développement, pourcentage de population urbaine, dépendance aux ressources naturelles (variable muette).
  - Corrélations : positive entre efficience et qualité des institutions ; négative entre dépendance aux ressources naturelles et efficience.
- Scores et indicateurs (Tableau 3.2.1 — Note moyenne d’efficience par région)
  - Communauté des États indépendants : Infrastructures matérielles 0,935 ; Infrastructures de qualité 0,716 ; Indicateur hybride 0,788
  - Pays d’Asie émergents ou en développement : 0,501 ; 0,788 ; 0,659
  - Pays d’Europe émergents ou en développement : 0,753 ; 0,708 ; 0,727
  - Amérique latine et Caraïbes : 0,580 ; 0,769 ; 0,709
  - Moyen-Orient, Afrique du Nord, Afghanistan et Pakistan : 0,472 ; 0,791 ; 0,676
  - Afrique subsaharienne : 0,460 ; 0,803 ; 0,642
  - Pays avancés : 0,733 ; 0,888 ; 0,880
- Scores par groupe au sein de l’Afrique subsaharienne (Tableau 3.2.2)
  - Afrique subsaharienne : 0,460 ; 0,803 ; 0,642
  - CEMAC : 0,305 ; 0,625 ; 0,511
  - CAE : 0,487 ; 0,874 ; 0,735
  - UEMOA : 0,369 ; 0,814 ; 0,619
  - Pays exportateurs de pétrole : 0,196 ; 0,594 ; 0,269
  - Pays pauvres en ressources naturelles : 0,446 ; 0,858 ; 0,698
  - Autres pays riches en ressources naturelles : 0,602 ; 0,813 ; 0,656
- Cadres réglementaires et application (Graphiques 3.2.2 et 3.2.3) :
  - Les cadres réglementaires existent dans plusieurs domaines (programmation nationale et sectorielle, budgétisation pluriannuelle, gestion de projets) mais sont moins bons ou insuffisamment appliqués pour la coordination entre administrations centrales et collectivités locales, la gestion des PPP, la réglementation des entreprises et le suivi des actifs.
  - Dans la gestion des PPP, la budgétisation pluriannuelle, l’évaluation et la sélection des projets, leur gestion et le suivi des actifs, certaines réglementations existent mais ne sont pas employées de façon à rendre l’investissement public efficient.
- Effet de l’efficience sur la croissance (Graphique 3.2.4) :
  - Corrélation plus forte entre investissement et croissance dans les pays « très efficients » que dans les pays « peu efficients ».
- Impact attendu d’une amélioration institutionnelle :
  - Une hausse de 10 percent de l’indice du contrôle de la corruption ou de celui de la qualité réglementaire serait susceptible d’entraîner une réduction d’environ 12 percent de l’écart d’efficience dans les pays d’Afrique subsaharienne.
- Recommandations synthétiques :
  - Renforcer la programmation et la sélection des PPP.
  - Améliorer la crédibilité de la gestion budgétaire pluriannuelle.
  - Accroître l’efficacité de l’évaluation et de la sélection des projets.
  - Mettre en place un suivi rigoureux de la mise en œuvre et un enregistrement des infrastructures.

### 3.3 Développement des marchés nationaux de la dette
- Contexte et tendances :
  - États financent déficits croissants par émission de titres sur le marché interne en raison de limitations du financement bancaire, moindre disponibilité de l’aide étrangère et prêts concessionnels, et conscience accrue des risques liés aux emprunts externes en devises.
  - Exemple : la Côte d’Ivoire, la Namibie et l’Ouganda ont plus que doublé l’émission d’obligations d’État en monnaie nationale ; le stock d’obligations libellées en monnaie nationale équivaut désormais à 8,5 percent du PIB en moyenne.
  - L’échéance moyenne des obligations est passée de 1,5 an à 6,4 ans ; certains pays (Ghana, Kenya, Namibie, Nigéria, Tanzanie) émettent des obligations en monnaie nationale à échéance de 15 ans ou plus.
- Conditions requises pour un marché obligataire viable :
  - Environnement politique stable et crédibilité de la politique économique.
  - Coordination efficace entre gestion de la dette et politique monétaire.
  - Cadre juridique et réglementaire clair et moderne des titres d’État.
  - Adhésion à des politiques et pratiques de gestion de la dette saines (stratégie à moyen terme, programmation annuelle consultable publiquement).
  - Engagement de l’État à payer les taux d’intérêt de marché (pas d’investisseurs captifs forcés).
  - Système financier solide (banques premières investisseuses).
  - Infrastructure de marché pour compensation, règlements et conservation des titres.
  - Population d’investisseurs diversifiée.
  - Disponibilité de ressources suffisantes pour le développement du marché (personnel, capacités, coûts de lancement).
- Avantages du développement des marchés internes :
  - Complément au financement externe et bancaire.
  - Contribution à l’application de la politique monétaire, renforcement des marchés financiers, réduction du risque de change, activation de l’épargne privée et facilitation du financement à long terme des infrastructures.
  - Atténuation des risques émanant des euro-obligations, notamment en contexte de remontée des taux d’intérêt mondiaux et risque de refinancement.
- Risques et vulnérabilités :
  - Sensibilité aux flux de capitaux étrangers : entrées susceptibles d’allonger les échéances et diversifier la base d’investisseurs, mais aussi d’entraîner volatilité des prix des actifs et des flux de crédit.
  - Exemples de détention par non-résidents : environ 40 percent des obligations d’État émises en Afrique du Sud ; environ 50 percent de la dette publique interne du Ghana ; moyenne de 25 percent dans les pays émergents.
- Recommandations implicites :
  - Développer marchés internes comme partie d’une stratégie plus large de mobilisation des moyens de financement internes tout en renforçant cadres réglementaires, gestion de la dette et infrastructures de marché.

### 3.4 La fintech en Afrique subsaharienne
- Potentiel et rôles pour l’investissement privé :
  - Fintech = évolution de la technologie financière basée sur innovations de processus, applications, produits et modèles économiques.
  - Peut promouvoir l’efficience du secteur financier (systèmes de paiement, emprunts et épargne, partage du risque, allocation des capitaux).
  - Utilisation des plateformes mobiles existantes pour réduire les frictions d’intermédiation entre épargnants et investisseurs.
  - Exemples : M-Pesa (Kenya, Tanzanie et d’autres pays) et services bancaires mobiles M-Kesho et M-Shwari ; Zoona (partenariat avec plateforme de prêts participatifs) ; EasyEquities (Afrique du Sud).
  - La réussite des paiements mobiles est un bon point de départ pour des services d’intermédiation financière.
- Effets sur l’infrastructure des marchés financiers :
  - Amélioration des systèmes de paiement, de règlement et de compensation ; réduction des risques systémiques, de crédit et de liquidité.
  - Potentiel développement des marchés dérivés, obligations et marché monétaire; facilitation de l’émission d’obligations de sociétés pour financer des projets d’investissement.
  - Contreparties centrales et technologies de registres distribués peuvent générer des gains d’efficience.
- Risques et arbitrage sécurité/efficience :
  - Gains d’efficience accompagnés de coûts sociaux potentiels.
  - Complexification de la prestation de services financiers et accroissement du risque opérationnel.
  - Difficultés accrues de conformité (blanchiment d’argent, lutte contre le financement du terrorisme) et gestion des cyberrisques.
- Indicateurs de contexte (Graphique 3.4.1) :
  - Classement régional pour abonnements de téléphonie mobile et comptes d’argent mobile (AfSS en tête pour comptes d’argent mobile par 1.000 adultes et abonnements de téléphonie mobile pour 100 personnes).
- Conclusion opérationnelle :
  - Fintech peut soutenir l’investissement privé via intermédiation, infrastructure et innovation produit, mais nécessite des cadres de régulation, de supervision et de gestion des risques adaptés.

*Source : sreo0518f - 3.  REDYNAMISER LA CROISSANCE PAR L’INVESTISSEMENT PRIVÉ (chapitre extrait du PDF fourni).*

### 1.   A bonnementsde   tél  éphonie mobile

### 1.   A bonnementsde   tél  éphonie mobile

### 1. A bonnementsde téléphonie mobile
- Titre figurant dans le contenu source : "1.   A bonnementsde   tél  éphonie mobile"

### 2. Comptes d’argent mobile
- Sources citées : Banque mondiale, base de données sur l’inclusion financière mondiale; Banque mondiale, base de données des Indicateurs de développement dans le monde.
- Abréviations définies dans le texte :
  - AfSS = Afrique subsaharienne
  - ALC = Amérique latine et Caraïbes
  - EURCIS = Europe and Communauté des États indépendants
  - MOAN = Moyen-Orient et Afrique du Nord
- Mention méthodologique : "Cet encadré a été rédigé par Hector Perez-Saiz, qui s’est basé sur Maino et al. (à paraître)."

### Annexes et renvois
- Référence de chapitre : "3.  REDYNAMISER LA CROISSANCE PAR L’INVESTISSEMENT PRIVÉ"
- Numérotation de page repérée : "85" et "32" apparaissant dans le flux de texte.

### Annexe 3.1. Calculation of the Real Investment Index and Regional Growth Rates — éléments méthodologiques (extraits tels qu’ils figurent dans la source)
- Description générale :
  - "This annex describes how the Real Investment Index in Figure 3.3 in the main text is computed."
  - Première étape : pour chaque pays i, la croissance annuelle réelle totale de l’investissement est décomposée en contributions privée et publique.
- Formule de décomposition (telle que présentée dans le texte source) :
  - "� �,� = � �,��� � �,� �� + �1�� �,��� �� �,� �� = � �,� �� + � �,� �� ,"
  - (Le texte indique que � �,��� est la part de l’investissement privé sur l’investissement total dans le pays �, et que � �,� �� et � �,� �� sont les taux de croissance de l’investissement privé et de l’investissement public, respectivement.)
- Moyenne pondérée régionale :
  - "Then, the weighted average across countries using purchasing-power-parity GDP weights of each component is computed, such that the regional total investment growth rate can be decomposed as � � = � � �� + � � �� ."
- Calcul de l’indice d’investissement réel (définition récursive) :
  - "Finally, the Real Investment Index � � is computed recursively using � � = � ��� � � �� + � ��� � � �� , starting from � ���� =1, and � ���� �� = � ���� and � ���� �� =1�� ���� , in which"
  - Définition de la part moyenne pondérée de l’investissement privé :
    - "� � = ∑ �� �,� � �,� � � � ∑ � �,��"
  - (Texte indiquant que ceci est "the purchasing-power-parity GDP-weighted average of the share of private investment across countries.")
- Contrôle des valeurs extrêmes et calcul des taux régionaux privés et publics :
  - "To control for the effect of extreme values, and to be consistent with the decomposition presented above, the regional private and public investment growth rates for each year are computed as follows:"
  - "�� � �� = � � �� � ����"         
  - "�� � �� = � � �� 1�� ���  ,"
  - (Présentation que le taux de croissance total régional s’exprime comme une moyenne pondérée entre les composantes privée et publique :)
  - "� � = � ��� �� � �� + � 1�� ��� � �� � �� ."
- Références d’équations reproduites dans le texte source :
  - "(A3.1.1)  (A3.1.2)  (A3.1.3)  (A3.1.4)"
- Notes additionnelles du texte source (fragments) :
  - "sont, respectivement, les taux de croissance de l’investissement privé et de l’investissement public."
  - "On calcule ensuite la moyenne pondérée de tous les pays en prenant les pondérations de chaque composante dans les PIB en parité de pouvoir d’achat, afin de pouvoir décomposer le taux de croissance de l’investissement total dans la région de la manière suivante :"
  - "Enfin, on calcule l’indice de l’investissement réel de façon récursive au moyen de , en partant de , et"

*Source: sreo0518f - 1.   A bonnementsde   tél  éphonie mobile (PDF chapter/section).*

### Annex 3.1. Calculation of the Real Investment Index and Regional Growth Rates

### Annex 3.1. Calculation of the Real Investment Index and Regional Growth Rates

### Methodology
- The Real Investment Index in Figure 3.3 is computed starting from a country-level decomposition: "First, for each country �, total annual real investment growth is decomposed into the contributions of private and public components."
- Country decomposition: total annual real investment growth is written as the share of private investment times the private investment growth rate plus the share of public investment times the public investment growth rate.
- A weighted average across countries is taken using purchasing-power-parity GDP weights of each component so that the regional total investment growth rate can be decomposed into private and public contributions.
- The Real Investment Index is computed recursively from these regional component growth rates.

### Formulas and definitions (as presented)
- Country decomposition (text as in source):
  - "�
�,�
=�
�,���
�
�,�
��
+�1��
�,���
��
�,�
��
=�
�,�
��
+�
�,�
��
,"
  - where "�
�,���
 is the share of private investment over total investment in country �, and �
�,�
��
 and �
�,�
��
 are the rates of growth of private and public investment, respectively."
- Regional decomposition:
  - "the weighted average across countries using purchasing-power-parity GDP weights of each component is computed, such that the regional total investment growth rate can be decomposed as �
�
=�
�
��
+�
�
��
."
- Recursive construction of the Real Investment Index:
  - "Finally, the Real Investment Index �
�
 is computed recursively using �
�
=�
���
�
�
��
+�
���
�
�
��
, starting from �
����
=1, and �
����
��
=�
����
 and �
����
��
=1��
����
."
- Definition of the regional private-share weight:
  - "�
�
=
∑
��
�,�
�
�,�
�
�
∑
�
�,��
 is the purchasing-power-parity GDP-weighted average of the share of private investment across countries."

### Computation details and robustness
- To control for the effect of extreme values and to be consistent with the decomposition, the regional private and public investment growth rates for each year are computed as follows (text as in source):
  - "��
�
��
=
�
�
��
�
���
" and "��
�
��
=
�
�
��
1��
���
  ,"
- The regional total investment growth rate is expressed as a weighted average between the private and public component growth rates:
  - "�
�
=�
���
��
�
��
+
�
1��
���
�
��
�
��
."
- Equations in the annex are labeled "(A3.1.1) (A3.1.2) (A3.1.3) (A3.1.4)".

*Source: Annex 3.1. Calculation of the Real Investment Index and Regional Growth Rates*

### Annex 3.2. Determinants of Private Fixed Investment Ratios in Emerging and Developing

### Annex 3.2. Determinants of Private Fixed Investment Ratios in Emerging and Developing Economies

### Empirical approach and data
- Dependent variable: private fixed investment to GDP ratio (I/Y).
- Baseline specification: dynamic fixed-effects panel with lagged I/Y and traditional determinants:
  - IG/Y (public fixed investment/GDP), Ypc (real GDP per capita, PPP), PI/PY (relative price of capital = investment deflator / GDP deflator), IR (real interest rate), g (real GDP growth), country fixed effects ηi, year fixed effects γt, error εi,t.
- Final estimation sample: 101 emerging and developing economies over the years 1980 to 2015.
- Data sources summarized in Annex Table 3.2.3 (variable definitions and sources listed).

### Estimation method and diagnostics
- Estimator: system GMM (Arellano and Bover 1995; Blundell and Bond 1998) to address Nickell (1981) bias and endogeneity.
- Procedure:
  - Two-step GMM with Windmeijer’s finite-sample correction.
  - Lagged dependent variable treated as predetermined and instrumented with one to two lags.
  - Other regressors treated as endogenous and instrumented with two lags and more.
  - Fixed effects and some institutional variables (e.g., regulatory quality, cost of resolving insolvencies) treated as exogenous.
  - Hansen test used for instrument validity; number of instruments kept lower than number of countries (Roodman 2009 guidance).
  - Absence of autocorrelation tested with AR(2); AR(1) rejected in all regressions as expected for first-differenced error term.
- Stationarity: Im-Pesaran-Shin test rejects unit root null at less than 0.1 percent significance.
- Typical diagnostic statistics reported in tables (examples):
  - Number of observations: e.g., 2,194; 2,185; 2,143 (varies by specification).
  - Number of countries: typically 100 or 101 across specifications.
  - Number of instruments: examples include 51, 58, 54 (varies by specification).
  - p-value AR(2) examples: 0.693, 0.544, 0.603, 0.687, 0.835, 0.994, 0.662.
  - p-value Hansen test examples: 0.303, 0.305, 0.347, 0.237, 0.097, 0.146, 0.17.

### Main estimation results — baseline regressions (selected coefficients and significance)
- Persistence of private investment:
  - Lagged I/Y coefficient examples: 0.793*** (z 10.58), 0.764*** (z 8.88), 0.800*** (z 9.69), 0.811*** (z 11.23).
- Public investment crowding-out:
  - IG/Y coefficient examples: –0.557** (z –2.45), –1.362** (z –2.37), –0.546** (z –2.48).
  - Interpretation: evidence of a negative (crowding-out) effect of public investment on private investment.
  - Interaction: crowding-out is attenuated when financial availability increases (see interaction in column 2).
- Real GDP growth:
  - Growth coefficient examples: 0.209* (z 1.86), 0.239* (z 1.91), 0.181* (z 1.83), 0.190*** (z 2.86).
  - Quantitative interpretation reported: an increase of one standard deviation of real GDP growth (+6,2 percent) is associated with an increase of 1,3 percentage point in the investment ratio.
- Relative price of investment:
  - PI/PY coefficient examples: –1.516** (z –2.39), –0.999 (z –1.32), –1.273** (z –2.07), –1.751*** (z –2.70).
  - Interpretation: higher relative price of investment reduces private investment ratios.
- Real interest rate and real GDP per capita:
  - Real interest rate: not robustly significant across baseline specifications (examples: –0.034, –0.022, –0.037; t-stats small).
  - Real GDP per capita (log): not significant in baseline specifications (examples: 2.885 (z 0.96), –0.406 (z –0.13)).
- Controls tested but not significant:
  - Inflation, real effective exchange rate index, terms of trade, oil prices interacted with oil-exporter dummy, foreign direct investment, public and private capital stock estimates, government consumption (% of GDP), external debt, current account (% of GDP) — none significant and their inclusion does not alter main results.

### Interactions: growth × institutional and structural variables
- Motivation: examine whether institutional environment conditions the growth–investment relationship.
- Availability and sample caveat: several institutional indicators available only from late 1990s/mid-2000s, reducing sample size for interaction regressions.
- Significant interaction findings (selected):
  - Regulatory quality:
    - Growth × regulatory quality = 0.425** (z 2.39) — growth effect on investment is larger when regulatory quality is higher.
  - Cost of resolving insolvency (percent of firm real estate value):
    - Growth × cost of insolvency = –0.030*** (z –3.35) — higher cost of resolving insolvency weakens the growth–investment link.
- Group-based interactions (countries split by whether country mean of structural variable is above/below sample median):
  - Growth effect stronger in countries with better infrastructure and openness:
    - Growth × countries with paved roads = 0.281* (z 1.93).
    - Growth × countries with high access to electricity = 0.332** (z 1.99).
    - Growth × countries with high trade openness = 0.257* (z 1.78).
  - Capital account openness:
    - Growth × countries with low capital account openness = 0.331* (z 1.77).
  - Financial development:
    - Growth × countries with high financial development = 0.465*** (z 3.28).
  - Direct interaction: Development financial × public investment ratio = 5.946** (z 2.02) in one specification, suggesting financial development alters how public investment relates to private investment in some specifications.
- Nonlinear growth effect:
  - Growth squared included in regressions; coefficients example: –0.011** (z –2.18) in some specifications, indicating nonlinearity in growth–investment relationship.

### Heterogeneity by income and institutional quality
- Growth effect significant primarily in richer half of the sample:
  - Definition: countries with mean real GDP per capita above sample median of 5.072 dollars (PPP, 2011).
  - Interaction coefficient: Growth × high-income group = 0.321*** (z 3.50).
  - Interpretation: the impact of GDP growth on private investment is significant mainly in countries with higher GDP per capita, plausibly because institutions are of better quality in these countries.

### Key policy-relevant implications drawn from results
- Public investment can crowd out private investment, but this negative effect is not uniform:
  - Strengthening financial development and improving access to finance can mitigate crowding-out effects.
- Policies that improve institutional quality (notably regulatory quality and lower costs of resolving insolvency) amplify the positive impact of growth on private investment.
- Structural improvements — better paved roads, expanded access to electricity, greater trade openness, and deeper financial development — strengthen the translation of GDP growth into higher private investment ratios.
- Prioritizing reforms that enhance regulatory quality, reduce insolvency resolution costs, and expand financial development and infrastructure can raise the responsiveness of private investment to growth.

*Source: IMF staff calculations as reported in Annex 3.2. Determinants of Private Fixed Investment Ratios in Emerging and Developing Economies.*

### 3.  REDYNAMISER LA CROISSANCE PAR L’INVESTISSEMENT PRIVÉ

### 3.  REDYNAMISER LA CROISSANCE PAR L’INVESTISSEMENT PRIVÉ

### Bibliographie
- Arellano, M., and O. Bover. 1995. “Another Look at the Instrumental Variable Estimation of Error-Components Models.” Journal of Econometrics 68: 29 –51.
- Asiedu, E. 2002. “On the Determinants of Foreign Direct Investment to Developing Countries: Is Africa Different?” World Development, 30 (1): 107–19.
- Asiedu, E. 2006. “Foreign Direct Investment in Africa: The Role of Natural Resources, Market Size, Government Policy, Institutions and Political Stability.” World Economy 2 9 (1) :   6 3 – 7 7.
- Bank for International Settlements (BIS). 2012. “Principles of Financial Market Infrastructures.” Basel.
- Barhoumi, K., H. Va, S. Nikaein Towfighian, and R. Maino. Forthcoming . “Public Investment Efficiency in sub-Saharan African Countries: What Lies Ahead?” IMF African Department Paper, International Monetary Fund, Washington, DC.
- Basel Committee on Banking Supervision (BCBS). 2017. “Sound Practices: Implications of Fintech Developments for Banks and Bank Supervisors.” Basel.
- Beck, T., and R. Cull. 2014. “Small- and Medium-Sized Enterprise Finance in Africa.” Africa Growth Initiative Working Paper 16, Brookings Institution, Washington, DC.
- Beck, T., S. Munzele Maimbo, I. Faye, and T. Triki. 2011. “Financing Africa: Through the Crisis and Beyond.” World Bank, Washington, DC.
- Bernanke, B., C. Lown, and B. Friedman. 1991. “The Credit Crunch.” Brookings Papers on Economic Activity  2 :   2 0 5 – 47.
- Blundell, R., and S. Bond. 1998. “Initial Conditions and Moment Restrictions in Dynamic Panel Data Models.” Journal of Econometrics 8 7:   115 – 4 3.
- Cavallo, E., and C. Daude. 2011. “Public Investment in Developing Countries: A Blessing or a Curse?” Journal of Comparative Economics 39(1), 65 – 81.
- Chinn, M. D., and H. Ito. 2006. “What Matters for Financial Development? Capital Controls, Institutions, and Interactions.” Journal of Development Economics 81(1): 163 –92.
- Čihák, M., A. Demirgüç-Kunt, E. Feyen, and R. Levine. 2012. “Benchmarking Financial Systems around the World,” Policy Research Working Paper 6175, World Bank, Washington, DC.
- Dupasquier, C., and P. Osakwe. 2006. “Foreign Direct Investment in Africa: Performance, Challenges, and Responsibilities,” Journal of Asian Economics 17(2): 241– 60.
- Erden, L., and R. G. Holcombe. 2005. “The Effects of Public Investment on Private Investment in Developing Economies.” Public Finance Review 33(5): 575– 602.
- Farole, T., and L. Moberg. 2017. “Special Economic Zones in Africa, Political Economy Challenges and Solutions.” In The Practice of Industrial Policy: Government-Business Coordination in Africa and East Asia, edited by J. Page and F. Tarp. Oxford: Oxford University Press.
- Freixas, X., L. Laeven, and J-L. Peydró. 2015. “Systemic Risk, Crises, and Macroprudential Regulation.” MIT Press, Cambridge, MA.
- International Finance Corporation (IFC). 2017. “Creating Markets in Ghana. County Private Sector Diagnostic.” World Bank, Washington, DC.
- International Monetary Fund (IMF). 2005. “Global Imbalances: A Saving and Investment Perspective.” Chapter 2, World Economic Outlook. Washington, DC, October.
- International Monetary Fund (IMF). 2011. Regional Economic Outlook: Sub-Saharan Africa. Washington, DC, October.
- International Monetary Fund (IMF). 2014a. “Is It Time for an Infrastructure Push? The Macroeconomic Effects of Public Investment.” Chapter 3, World Economic Outlook. Washington, DC, October.
- International Monetary Fund (IMF). 2014b. Regional Economic Outlook: Sub-Saharan Africa. Washington, DC, October.
- International Monetary Fund (IMF). 2015a. “Making Public Investment More Efficient.” Staff Report, Washington, DC.
- International Monetary Fund (IMF). 2015b. “Options for Low Income Countries’ Effective and Efficient Use of Tax Incentives for Investments, A Report to the G20 Development Working Group by the IMF, OECD, UN and World Bank.” Washington, DC.
- International Monetary Fund (IMF). 2015c. “Private Investment: What’s the Holdup?”

*Source: sreo0518f - 3.  REDYNAMISER LA CROISSANCE PAR L’INVESTISSEMENT PRIVÉ (bibliographie fournie).*

### Chapter 4, World Economic Outlook. Washington, DC,

### sreo0518f - Chapter 4, World Economic Outlook

### Données et projections (cadre temporel et portée)
- Les données et projections utilisées dans ce rapport reposent sur les estimations des services du FMI au 30 mars 2018 et correspondent à celles qui ont servi pour l’édition d’avril 2018 des Perspectives de l’économie mondiale (PEM).
- La base de données et les projections couvrent 45 pays d’Afrique subsaharienne qui relèvent du Département Afrique.
- Les données obéissent, dans la mesure du possible, aux méthodes statistiques internationalement reconnues ; toutefois, le manque de données limite dans certains cas la portée des comparaisons internationales.

### Classification des pays (groupes distincts et critères numériques)
- Trois groupes totalement distincts :
  - Pays exportateurs de pétrole : pays où les exportations nettes de pétrole représentent au moins 30 % des exportations totales.
  - Autres pays riches en ressources naturelles : pays où les ressources naturelles non renouvelables représentent au moins 25 % des exportations totales.
  - Pays pauvres en ressources naturelles : pays n’appartenant ni au groupe des exportateurs de pétrole, ni au groupe des autres pays riches en ressources naturelles.
- Quatre groupes (qui peuvent se chevaucher) : pays exportateurs de pétrole, pays à revenu intermédiaire, pays à faible revenu et pays en situation de fragilité.
  - Pays à revenu intermédiaire : revenu national brut par habitant qui dépassait 1.005,00 dollars sur la période 2014–16 (méthode Atlas, Banque mondiale).
  - Pays à faible revenu : revenu national brut par habitant égal ou inférieur à 1.005,00 dollars sur la période 2014–16 (Banque mondiale, méthode Atlas).
  - Pays en situation de fragilité : note ÉPIN moyenne égale ou inférieure à 3,2 sur la période 2014–16 ou ont fait l’objet d’une mission de maintien ou de rétablissement de la paix dans les trois dernières années.

### Agrégation des données (méthodes et tables concernées)
- Pour les tableaux AS1–AS3, AS6, AS7, AS13, AS15, AS16, AS22 et AS23 : chiffres composites = moyenne arithmétique des données de chaque pays, pondérée par le PIB calculé à parité de pouvoir d’achat (PPA) et exprimée en pourcentage du PIB du groupe de pays considéré. Les pondérations afférentes à la PPA sont tirées de la base de données des PEM.
- Pour les tableaux AS8–AS12, AS17–AS21 et AS24–AS26 : chiffres composites = moyenne arithmétique des données de chaque pays, pondérée par le PIB converti en dollars aux taux de change du marché et exprimée en pourcentage du PIB du groupe considéré.
- Pour les tableaux AS4, AS5 et AS14 : chiffres composites = moyenne géométrique des données de chaque pays, pondérée par le PIB calculé à parité de pouvoir d’achat (PPA) et exprimée en pourcentage du PIB du groupe de pays considéré. Les pondérations afférentes à la PPA sont tirées de la base de données des PEM.
- Pour les tableaux AS27 et AS28 : chiffres composites = moyenne arithmétique non pondérée des données de chaque pays.

### Contenu statistique et indicateurs clés (liste des tableaux inclus)
- AS1. Croissance du PIB réel
- AS2. Croissance du PIB réel, hors pétrole
- AS3. Croissance du PIB réel par habitant
- AS4. Prix à la consommation (moyenne)
- AS5. Prix à la consommation (fin de période)
- AS6. Investissement total
- AS7. Épargne nationale brute
- AS8. Solde budgétaire global, dons compris
- AS9. Solde budgétaire global, hors dons
- AS10. Recettes publiques, hors dons
- AS11. Dépenses publiques
- AS12. Dette publique
- AS13. Masse monétaire au sens large
- AS14. Expansion de la masse monétaire au sens large
- AS15. Créances sur le secteur privé non financier (variation en pourcentage)
- AS16. Créances sur le secteur privé non financier (pourcentage du PIB)
- AS17. Exportations de biens et de services
- AS18. Importations de biens et de services
- AS19. Balance commerciale, marchandises
- AS20. Solde extérieur courant
- AS21. Investissement direct à l’étranger, net
- AS22. Taux de change effectifs réels (Moyenne annuelle ; indice, 2010 = 100)
- AS23. Taux de change effectifs nominaux (Moyenne annuelle ; indice, 2010 = 100)
- AS24. Dette extérieure publique par débiteur
- AS25. Termes de l’échange, marchandises (Indice, 2010 = 100)
- AS26. Réserves (Mois d’importations de biens et de services)
- AS27. Pénétration financière (Total des actifs du secteur bancaire en pourcentage du PIB)
- AS28. Secteur bancaire : ratio prêts/dépôts (En pourcentage des dépôts)

### Points méthodologiques et notes importantes
- Notes de sources et spécificités fournies pour les tableaux AS1–AS28 ; exemples extraits :
  - Les sources principales incluent : FMI, bases de données de surveillance commune et des Perspectives de l’économie mondiale, avril 2018 ; FMI, International Financial Statistics ; FMI, Système des avis d’information.
  - Plusieurs tableaux indiquent : "Note : ... indique que les données ne sont pas disponibles."
  - Indications spécifiques : "Données de l’exercice budgétaire." ; "En dollars constants de 2009. Le dollar du Zimbabwe a cessé de circuler au début de 2009. Les données sont basées sur les estimations par les services du FMI de l’évolution des prix et des taux de change en dollars. Les estimations des services du FMI peuvent différer de celles des autorités."
  - Tableau AS26 (Réserves) : mentions numériques et lacunes pays par pays (voir tableau pour valeurs détaillées).

### Observations générales tirées du contenu statistique (format inventaire)
- Le chapitre inclut des séries temporelles pays par pays et agrégats régionaux pour de multiples indicateurs macroéconomiques couvrant les périodes 2004–08, 2009, 2010–2017 et projections 2018–2019 selon le tableau.
- Les agrégats régionaux présentés comprennent notamment : Afrique subsaharienne, Médiane, Hors Afrique du Sud et Nigéria, Pays exportateurs de pétrole, Pays importateurs de pétrole, Pays à revenu intermédiaire, Pays à faible revenu, Pays en situation de fragilité, Zone franc, CEMAC, UEMOA, COMESA (pays membres d’AfSS), CAE-5, CEDEAO, Union douanière d’Afrique australe, SADC.
- Des valeurs numériques précises et détaillées pour chaque pays et indicateur figurent dans les tableaux AS1–AS28 (voir inventaire ci‑dessus pour la liste des indicateurs disponibles).

*Source : sreo0518f - Chapter 4, World Economic Outlook (PDF, estimations des services du FMI au 30 mars 2018).*

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_Source: https://www.imf.org/-/media/files/publications/reo/afr/2018/may/pdf/french/sreo0518f.pdf_
