## Sub-Saharan Africa

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### Conclusions — résumé analytique : reprise et risques croissants
- Perspectives macroéconomiques : s’affermissent.
- Croissance :
  - 2,7 % en 2017.
  - 3,1 % en 2018.
  - À moyen terme, à politiques inchangées, la croissance devrait s’accélérer pour avoisiner 4 %.
- Emploi :
  - La croissance projetée est trop faible pour créer le nombre d’emplois nécessaire à l’absorption des nouveaux arrivants sur les marchés du travail.
  - Besoin d’emploi à long terme : créer environ 20 millions d’emplois chaque année entre 2018 et 2035.
- Inflation et finances publiques :
  - Inflation recule et déséquilibres budgétaires maîtrisés dans bon nombre de pays.
  - Qualité de l’ajustement budgétaire suscite des préoccupations.
- Vulnérabilités identifiées :
  - Mobilisation des recettes intérieures insuffisante dans de nombreux pays (écart de recettes estimé à 3 percent à 5 percent du PIB en moyenne).
  - Résurgence de subventions énergétiques privées de rendement ; subvention moyenne implicite estimée à environ 2 percent du PIB par an (avril/mai 2018).
  - Arriérés intérieurs élevés : encours avoisinant 5 percent du PIB en moyenne fin 2017; dépassant 20 percent du PIB dans plusieurs pays (Gabon, Gambie, Guinée équatoriale).
  - Entreprises publiques représentant des risques budgétaires majeurs dans certains pays; passifs accumulés des entreprises publiques parfois atteignant 10 percent du PIB ou plus (Afrique du Sud, Cabo Verde, Cameroun, Ghana, São Tomé‑et‑Príncipe).
  - Secteur financier vulnérable : niveaux élevés de prêts improductifs, banques peu rentables, ratios de fonds propres insuffisants dans certains pays.
  - Réserves extérieures non reconstituées dans la moitié des pays ; demeurent en deçà des niveaux jugés adéquats.
- Environnement extérieur :
  - Croissance mondiale prévue à 3,7 percent en 2018 et en 2019 (sous la prévision d’avril 2018 de 3,9 percent).
  - Hausse des prix des produits de base et conditions de financement accommodantes soutiennent la reprise.
  - Entrées de capitaux vigoureuses au premier semestre 2018 ; émissions d’obligations souveraines internationales des pays préémergents subsahariens: 13,8 milliards de dollars sur le premier semestre 2018 (record annuel), contre 7,6 milliards de dollars pour l’ensemble de l’année 2017.
  - Exemples d’émissions : Sénégal 2,2 milliards de dollars (mars 2018); Angola 3 milliards de dollars (mai 2018) + réouverture 500 millions de dollars (juillet); Ghana 2 milliards de dollars (mai 2018).
- Risques :
  - Période d’incertitude mondiale exceptionnellement élevée.
  - Risques baissiers considérables si tensions commerciales s’accentuent ou si pressions populistes font dérailler les efforts d’assainissement.

### Recommandations de politiques — consolider la reprise et soutenir l’emploi
- Finances publiques :
  - Poursuivre un assainissement constant des finances publiques pour réduire les facteurs de vulnérabilité liés à la dette.
  - Mieux mobiliser les recettes intérieures (écart estimé à 3 percent à 5 percent du PIB).
  - Accroître l’efficience des dépenses ; s’attaquer à la résurgence des subventions énergétiques peu rentables; mécanismes de fixation automatique des prix des carburants (exemples : Ghana, Mozambique) et mesures de compensation pour populations pauvres.
- Politique monétaire et change :
  - Autoriser une plus grande flexibilité du taux de change lorsque le dispositif institutionnel le permet, sans rendre les bilans vulnérables.
  - Réduire les excès de liquidités (notamment en CEMAC) via opérations d’open‑market et/ou relèvement des réserves obligatoires.
  - Développer marchés interbancaires et cadres prospectifs robustes de gestion de la liquidité et de l’inflation; relever et maintenir taux d’intérêt réels à court terme en territoire positif (en particulier en Angola et au Nigéria).
- Secteur financier :
  - Intervenir à temps pour remédier aux fragilités (réduire prêts improductifs, renforcer fonds propres); stratégies exhaustives de réduction des prêts improductifs; moderniser régimes d’insolvabilité et recouvrement.
  - Exemples de progrès : diminution des prêts improductifs (Guinée Bissau, Guinée équatoriale); augmentation des fonds propres (Angola, Ghana, Mozambique); nouvelles règles prudentielles (CEMAC, UEMOA).
- Investissement et croissance :
  - Favoriser l’investissement privé et rehausser la croissance potentielle; veiller à l’efficacité des ressources empruntées, accroître la productivité et promouvoir une croissance durable.
  - S’ouvrir au commerce (Zone de libre‑échange continentale), promouvoir connectivité numérique, système éducatif flexible; supprimer distorsions du marché; encourager expansion des circuits financiers; améliorer climat des affaires.
- Gouvernance des entreprises publiques :
  - Réformer entreprises publiques déficitaires; améliorer audits, transparence et gestion des passifs conditionnels.

### Bilans publics et vulnérabilités — faits saillants
- En 2017, 15 pays présentaient un risque élevé de surendettement ou étaient en situation de surendettement (liste incluse dans le texte).
- Niveau moyen de la dette publique en 2018 attendu aux alentours de 57 percent du PIB (niveau de 2016), avec forte variation entre pays.
- Augmentation de la part de la dette publique libellée en devises étrangères : moyenne passée de 23 percent (2011–13) à 32 percent du PIB en 2017.
- Part de la dette détenue par banques et porteurs privés avoisinant 15 percent.
- Augmentation des emprunts auprès de pays non membres du Club de Paris, particulièrement la Chine.
- Arriérés moyens intérieurs en 2017 : environ 5 percent du PIB; passifs d’entreprises publiques parfois atteignant 10 percent du PIB ou plus.

### Secteur bancaire — performance et effets sur le crédit
- Prêts improductifs : élevés dans la plupart des pays; accumulation rapide dans banques publiques (Angola, Gabon).
- Ratios de fonds propres : insuffisances notées (Ghana, Guinée, Guinée Bissau, Malawi, Nigéria, Togo).
- Ralentissement du crédit au secteur privé dans trois quarts des pays ; pays particulièrement touchés : Botswana, Gabon, Ghana, Guinée, Guinée Bissau, Guinée équatoriale, Libéria, Malawi, São Tomé‑et‑Príncipe.
- Facteurs additionnels du ralentissement : faible croissance, resserrement monétaire, endettement élevé des ménages, incertitude politique, réorientation vers titres publics.

### Risques — canaux et estimations d’impact
- Tensions commerciales :
  - Escalade risque de faire dérailler reprise ; perte cumulée de PIB en Afrique subsaharienne allant jusqu’à 1½ percent au cours de la période 2018–21.
- Resserrement des conditions financières mondiales :
  - Environ un tiers des crises monétaires sont liées à renversement des flux étrangers.
  - Volumes élevés d’obligations arrivant à échéance en 2019–20 et en 2024–25 augmentent risques de refinancement.
- Risques intérieurs :
  - Dérapages de politique budgétaire (pression populiste, élections); nécessité de maintenir plans budgétaires à moyen terme.
- Risques liés à la sécurité :
  - Coûts humains et économiques élevés; freinent croissance et capacité à fournir services publics.

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### Flux de capitaux vers l’Afrique subsaharienne : causes et conséquences — principaux constats
- Évolution des flux :
  - Flux nets de capitaux non officiels vers la région : environ 4 milliards de dollars pendant les années 80 et 90; multipliés par 6 pour atteindre 25 milliards de dollars en 2007; doublés ensuite à environ 60 milliards de dollars en 2017.
  - Rapportés au PIB, flux nets ont atteint 3 percent du PIB et ont dépassé le niveau des flux vers les pays émergents (environ 2 percent du PIB) entre 2015 et 2017.
  - Flux d’engagements de non‑résidents : passés de 70 milliards de dollars en 2007 à 113 milliards de dollars en 2017.
- Stocks et structure :
  - Stock des engagements extérieurs de l’Afrique subsaharienne a quintuplé depuis 2000.
  - Stock de la dette extérieure a plus que doublé.
  - Part de la dette à court terme dans la dette extérieure totale passée d’environ 8 percent au début des années 2000 à 14 percent ces dernières années.
  - Dette extérieure essentiellement publique : dette publique représentait en moyenne environ 80 percent de la dette extérieure totale en 2017.
- Composition et volatilité :
  - L’IDE reste dominant malgré progression considérable des investissements de portefeuille (notamment titres de créance).
  - Flux de non‑résidents plus instables que flux de résidents; catégorie « autres investissements » la plus volatile.
  - Mesures empiriques de volatilité (médiane de l’écart‑type des flux en pourcentage du PIB, extrait du texte) :
    - Flux financiers nets : 5,66 3,07 5,73 4,13 3,98 3,76
    - IDE net : 2,16 1,09 2,36 1,44 1,13 1,21
    - Portefeuille net : 0,68 0,08 0,80 1,59 1,22 1,84
    - Autres investissements nets : 3,85 2,61 3,61 3,25 3,30 2,62
    - Flux d’engagements : 4,78 2,75 4,39 3,78 4,56 3,24
    - IDE (engagements) : 2,54 0,96 2,28 1,49 1,31 1,10
    - Portefeuille (engagements) : 0,28 0,03 0,30 1,53 0,89 1,57
    - Autres investissements (engagements) : 3,34 2,15 3,38 2,81 2,93 1,61
    - Flux d’actifs : 2,92 1,69 2,72 1,94 1,12 1,93
    - IDE (actifs) : 0,27 0,08 0,28 0,70 0,18 0,71
    - Portefeuille (actifs) : 0,21 0,03 0,18 0,78 0,20 0,83
    - Autres investissements (actifs) : 1,83 1,33 2,15 1,64 1,09 1,66
- Moteurs des flux (effets quantifiés) :
  - Baisse de 100 points de base du rendement nominal des obligations du Trésor à dix ans → augmentation des flux nets d’environ 0,2 percent à 0,4 percent du PIB.
  - Baisse de 100 points de base → progression des flux de capitaux de non‑résidents d’environ 0,3 percent à 0,5 percent du PIB.
  - Hausse de 10 percent de l’indice des prix mondiaux des produits de base → augmentation des flux de capitaux de non‑résidents d’environ 0,2 percent à 0,3 percent du PIB.
- Effets différenciés selon le type de flux :
  - Investissements de portefeuille : 1 percent du PIB d’entrées en portefeuille associe appréciation du taux de change réel de 0,3 point de pourcentage; élargissement de l’écart production réelle‑tendance de 0,2 point; hausse du crédit au secteur privé de 0,1 percent du PIB.
  - IDE entrant : 1 percent du PIB d’IDE → augmentation d’environ 0.5 point de pourcentage du ratio d’investissement; hausse du taux de croissance à court terme d’environ 0,1 point de pourcentage.
- Conclusions de politique :
  - Gestion prudente des flux en tenant compte de leur nature, usages intérieurs et types d’investisseurs.
  - Favoriser IDE (moins susceptible d’engendrer vulnérabilités).
  - Politiques macroéconomiques anticycliques et mesures prudentielles pour prévenir vulnérabilités bilanaires.
  - Améliorer compilation et diffusion des données de balance des paiements en temps utile.

### Politiques et mesures face aux entrées et sorties de capitaux (extraits)
- Ajustement du taux de change réel est option viable; intervention sur les changes peut être justifiée pour limiter surévaluation et constituer réserves.
- Vigilance pour éviter surchauffe économique et accumulation de vulnérabilités dans bilans public et privé.
- Adoption de politiques prudentielles contracycliques; amélioration de la qualité des données et de la surveillance en temps réel.
- Prioriser attraction d’IDE et promotion de stabilité macroéconomique et climat des affaires.

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### L’avenir de l’emploi en Afrique subsaharienne — enjeux, scénarios et recommandations
- Défi démographique :
  - Population en âge de travailler (15–64 ans) devrait dépasser les 100 millions au cours de la période 2030–35.
  - Constat démographique pour horizon plus long : population régionale devrait presque doubler de ~900 millions en 2015 à 1,7 milliard en 2040 ; nécessité de créer 20 millions d’emplois par an.
- Impact des technologies :
  - Quatrième révolution industrielle inclut IA, robotique, Internet des objets, véhicules autonomes, impression 3‑D, nanotechnologies, biotechnologie, science des matériaux, stockage de l’énergie, informatique quantique.
  - Estimations des pertes d’emplois imputables à IA/robotique : entre 7% et 47% de la population active (sources citées).
- Structure de l’emploi actuelle :
  - La plupart des pays n’ont pas de secteur manufacturier solide; emploi concentré dans agriculture et services au consommateur, souvent informels.
- Modélisation (choc : productivité des robots multipliée par deux) — résultats clés :
  - Si robots et travail sont complémentaires :
    - Augmentation du PIB par habitant plus forte en Afrique subsaharienne → convergence.
    - Salaires augmentent plus que stock de capital; part du travail augmente.
  - Si robots et travail sont substituables :
    - Hausse du PIB par habitant plus forte dans pays avancés → écart de revenus se creuse.
    - Capital et robots s’accumulent surtout là où salaires élevés; capital quitte Afrique subsaharienne durant période de transition.
- Scénarios prospectifs (politiques différenciées) :
  - Scénario « l’Afrique avancée » : technologie complémentaire au travail; intégration mondiale accrue; innovations agricoles atténuent changement climatique.
  - Scénario « l’Afrique au service de l’Afrique » : répli régional, intégration régionale (Zone de libre‑échange continentale); investissements régionaux; technologies adaptées au contexte.
  - Scénario « l’Afrique à la dérive » : automatisation relocalise production, actifs échoués, dette élevée, changement climatique sévère ; emplois informels persistants.
- Politiques requises pour emplois « à l’épreuve de l’avenir » :
  - Favoriser intégration et connectivité (infrastructures traditionnelles et numériques).
  - Investir dans systèmes éducatifs flexibles ; anticiper compétences requises ; promouvoir formation tout au long de la vie.
  - Urbanisation intelligente et développement des villes adaptées à innovation.
  - Dispositifs de protection sociale pour marché du travail volatil ; utiliser identification biométrique et fintech pour ciblage.
  - Intensifier intégration commerciale régionale (Zone de libre‑échange continentale, application régionale).
  - Accroître mobilisation des recettes pour financer investissements et protection sociale.
- Exemples technologiques déjà adoptés :
  - Agriculture : téléphones portables/smartphones pour météo et conseils agricoles.
  - Santé : drones pour livraisons médicales en zones rurales.
  - Construction : imprimante 3‑D pour construire une maison en un jour à faible coût.
  - Identification/services publics : GPS pour adresses (Ghana); biométrie et cartes de paiements (Afrique du Sud).
  - Services financiers : services financiers mobiles (Kenya).

### Scénario de rattrapage — gains potentiels et emplois (estimations)
- Écarts sectoriels d’efficience à combler (estimations) :
  - Industrie manufacturière : environ 0,5 point de pourcentage.
  - Autres industries : 0,35 point de pourcentage.
  - Services : 0,3 point de pourcentage.
- Effet attendu sur productivité totale des facteurs : accélération d’environ 1,5 % à 2 % sur le moyen terme si ces écarts sont comblés.
- Scénario de croissance :
  - Croissance moyenne à moyen terme pour 2018–22 : environ 6 % dans scénario d’accélération, contre 4 % dans scénario de référence.
  - Progression de l’emploi : accélération de 0,6 à 0,8 point de pourcentage à moyen terme.
  - Création nette totale d’emplois : environ 16 millions de postes d’ici à 2022, comparé aux 20 millions nécessaires annuellement.

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### Pays pauvres en ressources naturelles — constats et priorités
- Sécurité et déplacements :
  - Attaques terroristes dans G‑5 Sahel quasi doublées en 2017.
  - BCAH‑ONU estime plus de 30 millions de personnes en insécurité alimentaire en 2018.
  - Personnes déplacées à l’intérieur du pays : environ 4 millions en 2012; environ 11 millions en 2017.
  - Chercheurs d’asile : 4 millions en 2017 dans la région, contre 1 million en 2010.
- Ajustement extérieur :
  - Pays pauvres en ressources naturelles ont vu contribution des prix relatifs la plus élevée à l’ajustement du compte courant.
  - Dix des 23 pays exportateurs de produits de base maintiennent régimes de taux de change fixes.
- Mesures recommandées :
  - Augmenter espace budgétaire : mobiliser recettes (écart moyen 3 % à 5 % du PIB); mise en place d’une politique et d’une administration fiscales modernes; élargir assiette fiscale; simplifier système; réduire exonérations.
  - Améliorer efficience des dépenses : s’attaquer aux subventions énergétiques; améliorer efficience investissement public; consolider gouvernance des infrastructures; réformer entreprises publiques déficitaires; réformer masses salariales publiques.
  - Améliorer cadres de gestion de la dette : analyses coûts–risques des options d’emprunt; actualiser stratégies de gestion de la dette à moyen terme; développer marchés intérieurs des titres souverains.
  - S’attaquer aux faiblesses du secteur financier : intervenir tôt; renforcer droits des créanciers; accélérer procédures judiciaires; améliorer système d’information sur le crédit; moderniser régime d’insolvabilité.
  - Favoriser transformation structurelle et flexibilité : réduire dépendance aux exportations de produits de base; améliorer réglementation des marchés des produits; fournir intrants industriels de base (électricité); améliorer accès au crédit; réformes marchés du travail pour remédier à inadéquation des compétences.

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### Principaux chiffres et tendances (sélection tirée des tableaux AS1–AS8)
- Croissance du PIB réel — Afrique subsaharienne :
  - 2010–15 : 5,11
  - 2016 : 4,1
  - 2017 : 2,7
  - 2018 : 3,1
  - 2019 : 3,8
- Prix à la consommation (variation annuelle moyenne) — Afrique subsaharienne :
  - 2010–15 : 7,7
  - 2016 : 11,2
  - 2017 : 11,0
  - 2018 : 8,6
  - 2019 : 8,5
- Solde budgétaire global, dons compris (en pourcentage du PIB) — Afrique subsaharienne :
  - 2010–15 : 1,7
  - 2016 : –4,5
  - 2017 : –4,8
  - 2018 : –4,2
  - 2019 : –3,9
- Dette publique (en pourcentage du PIB) — Afrique subsaharienne :
  - 2010–15 : 31,0
  - 2016 : 43,8
  - 2017 : 45,4
  - 2018 : 48,5
  - 2019 : 48,2
- Masse monétaire au sens large (en pourcentage du PIB) — Afrique subsaharienne :
  - 2010–15 : 36,2
  - 2016 : 38,2
  - 2017 : 37,7
  - 2018 : 38,0
  - 2019 : 38,3
- Solde extérieur courant (en pourcentage du PIB) — Afrique subsaharienne :
  - 2010–15 : –2,5
  - 2016 : –3,9
  - 2017 : –2,3
  - 2018 : –2,8
  - 2019 : –3,4
- Réserves (mois d’importations de biens et services) — Afrique subsaharienne :
  - 2010–15 : 13,9
  - 2016 : 20,6
  - 2017 : 22,2
  - 2018 : 23,0
  - 2019 : 23,1

*Source : sreo1018f - Regional Economic Outlook: Sub‑Saharan Africa (extraits et tableaux fournis).*

### 1. Economic forecasting — Africa, Sub-Saharan — Periodicals. 2. Africa, Sub-Saharan —

### Sub-Saharan Africa

### Informations bibliographiques et contacts
- Classification: HC800.A1 R445
- ISBN-13 : 978-1-48437-687-4 (français, version papier)
- Commandes : International Monetary Fund, Publication Services, P.O. Box 92780, Washington, DC 20090 (U.S.A.)
- Téléphone : (202) 623-7430
- Télécopie : (202) 623-7201
- Courriel : publications@imf.org
- Sites web : www.imf.org ; www.elibrary.imf.org
- Fréquence de publication : Le rapport sur les Perspectives économiques régionales pour l’Afrique subsaharienne est publié deux fois par an, au printemps et à l’automne.
- Note institutionnelle : Les projections et considérations de politique économique qu’il présente sont celles des services du FMI, et ne représentent pas nécessairement les points de vue du FMI, de son conseil d’administration ou de sa direction.

### 1. Reprise et risques croissants
- Principaux volets couverts :
  - Évolution et perspectives macroéconomiques
  - Les bilans restent vulnérables
  - Risques pesant sur les perspectives
  - Mesures à prendre

- Thèmes analytiques indiqués :
  - Évaluation de la reprise économique de la région
  - Identification et caractérisation des risques croissants pour la stabilité macroéconomique
  - Analyse des vulnérabilités des bilans (secteur public, secteur privé, banques)
  - Recommandations de politique pour atténuer les risques et soutenir la reprise

### 2. Flux de capitaux vers l’Afrique subsaharienne : causes et conséquences
- Principaux volets couverts :
  - Évolution des mouvements de capitaux
  - Moteurs des flux de capitaux
  - Conséquences macroéconomiques des entrées de capitaux
  - Conclusion

- Thèmes analytiques indiqués :
  - Description des tendances récentes des flux de capitaux vers la région
  - Identification des déterminants (internes et externes) des flux
  - Évaluation des effets macroéconomiques (effets sur le taux de change, la balance des paiements, l’investissement, etc.)
  - Synthèse et implications pour la politique économique

### 3. L’avenir de l’emploi en Afrique subsaharienne
- Principaux volets couverts :
  - Les conséquences du changement technologique : les machines remplaceront-elles les travailleurs ?
  - Analyse de scénarios : l’avenir de l’emploi en Afrique subsaharienne
  - Quelles sont les politiques requises pour créer des emplois à l’épreuve de l’avenir ?

- Thèmes analytiques indiqués :
  - Évaluation des impacts potentiels du changement technologique sur l’emploi
  - Présentation et comparaison de scénarios prospectifs pour l’emploi
  - Recommandations de politiques pour favoriser la création d’emplois robustes face aux transformations technologiques

*International Monetary Fund. Sub-Saharan Africa. World economic and financial surveys.*

### Conclusions ............................................................................................................

### Conclusions

### Résumé analytique : reprise et risques croissants
- Les perspectives macroéconomiques de l’Afrique subsaharienne continuent de s’affermir.
- Croissance :
  - 2,7 % en 2017.
  - 3,1 % en 2018.
  - À moyen terme, à politiques inchangées, la croissance devrait s’accélérer pour avoisiner 4 %.
- Emploi :
  - La croissance projetée est trop faible pour créer le nombre d’emplois nécessaire à l’absorption des nouveaux arrivants sur les marchés du travail.
- Inflation et finances publiques :
  - L’inflation recule et les déséquilibres budgétaires sont maîtrisés dans bon nombre de pays.
  - La qualité de l’ajustement budgétaire suscite des préoccupations.
- Vulnérabilités identifiées :
  - Mobilisation des recettes intérieures insuffisante dans de nombreux pays.
  - Résurgence de subventions énergétiques privées de rendement suite au retard dans l’ajustement des prix intérieurs des carburants.
  - Arriérés intérieurs élevés : encours avoisinant 5 % du PIB en moyenne fin 2017.
  - Entreprises publiques devenant un risque budgétaire majeur dans certains pays.
  - Secteur financier vulnérable : niveaux élevés de prêts improductifs, banques peu rentables, ratios de fonds propres insuffisants dans certains pays.
  - Réserves extérieures non reconstituées dans la moitié des pays de la région ; demeurent en deçà des niveaux jugés adéquats.
- Environnement extérieur :
  - Croissance mondiale soutenue, hausse des prix des produits de base et conditions de financement extérieur accommodantes soutiennent la reprise.
  - Entrées de capitaux vigoureuses au premier semestre 2018, avec des émissions records d’euro-obligations.
  - Les turbulences dans les pays émergents ont entraîné une hausse des écarts de taux d’intérêt.
- Risques :
  - Période d’incertitude mondiale exceptionnellement élevée.
  - Risques baissiers considérables si les tensions commerciales s’accentuent ou si des pressions populistes font dérailler les efforts d’assainissement.

### Recommandations de politiques pour consolider la reprise et soutenir l’emploi
- Finances publiques :
  - Poursuivre un assainissement constant des finances publiques pour réduire les facteurs de vulnérabilité liés à la dette.
  - Mieux mobiliser les recettes intérieures afin d’assurer la viabilité de la dette et créer un espace budgétaire pour les dépenses d’investissement et de développement.
  - Accroître l’efficience des dépenses, en particulier pour s’attaquer à la résurgence de subventions énergétiques peu rentables.
- Politique monétaire et change :
  - Assouplir le taux de change là où le dispositif institutionnel le permet, sans rendre les bilans vulnérables.
- Secteur financier :
  - S’attaquer en temps opportun aux fragilités croissantes des secteurs financiers (réduire prêts improductifs, renforcer fonds propres).
- Investissement et croissance :
  - Favoriser l’investissement privé et rehausser la croissance potentielle.
  - Veiller à ce que les ressources empruntées soient utilisées de manière efficace, accroissent la productivité et favorisent une croissance économique durable.
- Gouvernance des entreprises publiques :
  - Réduire les risques budgétaires liés aux entreprises publiques inefficientes.

### Flux de capitaux vers l’Afrique subsaharienne : causes et conséquences
- Évolution des flux :
  - Les flux de capitaux étrangers non officiels vers la région ont augmenté nettement depuis la crise financière mondiale.
  - Rapportés à la taille des économies, les flux nets vers l’Afrique subsaharienne ont été plus élevés que ceux à destination des pays émergents ces dernières années.
  - Hausse largement due aux entrées de capitaux de non-résidents, en particulier les investissements de portefeuille.
- Déterminants :
  - Facteurs mondiaux importants : taux d’intérêt américains, aversion pour le risque à l’échelle mondiale et prix des produits de base.
  - De solides paramètres économiques nationaux peuvent atténuer les risques liés à des flux volatils.
- Effets différenciés selon le type de flux :
  - Investissements de portefeuille :
    - Plus susceptibles de porter le taux de change réel et la production au-delà de leur tendance.
    - Tendent à alimenter la croissance du crédit.
    - Peuvent accroître la probabilité d’une crise financière.
    - Historiquement, pas étroitement liés à l’investissement intérieur ou à la croissance ; semblent accroître la consommation publique (notamment les dépenses sociales).
  - Investissements directs étrangers entrants :
    - Semblent stimuler directement l’investissement intérieur et la croissance économique.
- Conclusion :
  - Relation complexe entre financement extérieur, stabilité macroéconomique, investissement et croissance.
  - Nécessité de prudence des dirigeants pour utiliser efficacement les ressources empruntées et éviter l’accumulation de déséquilibres macroéconomiques et financiers.

### L’avenir de l’emploi en Afrique subsaharienne
- Défi démographique et de l’emploi :
  - Question clef : comment créer les 20 millions d’emplois nécessaires pendant chacune des 20 prochaines années pour absorber la main-d’œuvre croissante ?
- Impact des technologies :
  - La quatrième révolution industrielle devrait bouleverser le paysage de l’emploi.
  - Le chapitre examine l’impact des innovations technologiques sur l’avantage comparatif de la région et sur la nature de l’emploi.
- Approche analytique :
  - Utilisation de modèles économiques formels et d’une analyse de scénario incluant l’intégration économique mondiale et l’impact du changement climatique.
- Stratégies recommandées :
  - Soutenir les nouveaux secteurs émergents qui tirent la croissance afin de créer des emplois pour la population jeune.
  - Adapter les stratégies de développement aux demandes et perspectives de la quatrième révolution industrielle.
  - Piliers d’une politique de croissance efficace :
    - Intégration et connectivité (infrastructures traditionnelles et numériques).
    - Système d’éducation adapté à l’évolution des qualifications exigées.
    - Urbanisation intelligente.
    - Dispositifs de sécurité pour un marché du travail volatil.
    - Intégration commerciale.

### Observations sur la disparité entre pays et cas récents
- Améliorations institutionnelles et de paix :
  - Traité de paix signé au Soudan du Sud, avancement du processus de paix au Mozambique, amélioration des relations entre l’Érythrée et l’Éthiopie offrent des opportunités.
- Réformes nationales exemplaires :
  - Angola : mesures importantes pour remédier aux problèmes de gouvernance et aux déséquilibres macroéconomiques qui ont freiné la croissance.

*Conclusions (extraits) : Perspectives économiques régionales : Afrique subsaharienne, édition d’octobre 2018.*

### 1. Reprise et risques croissants

### 1. Reprise et risques croissants

### Équipe de préparation
- Ce chapitre a été préparé par une équipe dirigée par Papa N’Diaye, et composée de Reda Cherif, Jesus Gonzalez-Garcia, Cleary Haines, Miguel Perreira Mendes, Nkunde Mwase, Torsten Wezel et Jaroslaw Wieczorek.
- L’équipe a bénéficié du concours de Romain Bouis en matière de coordination.

### Environnement extérieur et risques
- La croissance mondiale devrait s’établir à 3,7 percent en 2018 et en 2019, soit en dessous de la prévision de 3,9 percent d’avril 2018.
- Risques et canaux:
  - Accentuation des tensions commerciales (droits de douane déjà relevés pour un certain nombre de produits).
  - Perspective de normalisation des politiques monétaires.
  - Volatilité accrue des marchés des produits de base et d’autres actifs.
  - Vieillissement de la population et tassement de la croissance de la productivité réduisant la croissance potentielle à moyen terme.

### Prix des produits de base et implications
- Prix de l’énergie attendus plus élevés que prévu en avril 2018; perspectives contrastées pour les métaux et autres produits exportés par la région.
- Conséquences:
  - Amélioration des termes de l’échange pour pays producteurs de pétrole.
  - Détérioration des termes de l’échange pour pays importateurs de pétrole (trois quarts des pays de la région).

### Conditions financières internationales et accès aux marchés
- Conditions financières mondiales restées accommodantes mais se sont quelque peu resserrées depuis la mi-avril 2018 (élargissement des écarts de taux et sorties de capitaux de certains émergents et préémergents).
- Émissions d’obligations souveraines internationales des pays préémergents subsahariens: 13,8 milliards de dollars sur le premier semestre 2018 (record annuel), contre 7,6 milliards de dollars pour l’ensemble de l’année 2017.
- Exemples d’émissions:
  - Sénégal: 2,2 milliards de dollars d’euro-obligations en mars 2018, sursouscrite cinq fois.
  - Angola: émission de 3 milliards de dollars en mai 2018; réouverture en juillet levant 500 millions de dollars supplémentaires.
  - Ghana: émission de 2 milliards de dollars en mai 2018.

### Croissance régionale et hétérogénéité
- Croissance moyenne régionale (pondérée par le PIB PPP) prévue à environ 3,1 percent en 2018, contre 2,7 percent en 2017.
- Contributions et projections nationales:
  - Nigéria: croissance prévue de 1,9 percent en 2018 (contre 0,8 percent en 2017); contribue environ 0,7 point de pourcentage à la croissance moyenne de la région en 2018.
    - Effets d’entraînement estimés: Bénin +½ point de pourcentage; Niger +⅓ point de pourcentage.
  - Afrique du Sud: croissance prévue d’environ 0,8 percent en 2018; stabilisation à environ 1,8 percent sur le moyen terme à politique inchangée.
- Variations par groupe de pays:
  - Pays pauvres en ressources naturelles: croissance moyenne d’environ 6 percent.
  - Pays riches en ressources naturelles: accélération de la croissance mais en deçà des niveaux pré-2014.
- À politique inchangée, croissance médiane sur le moyen terme: environ 4 percent (1½ percent par habitant).
- Besoin d’emploi à long terme:
  - Population en âge de travailler (15–64 ans) devrait dépasser les 100 millions au cours de la période 2030–35.
  - Région devra créer environ 20 millions d’emplois chaque année entre 2018 et 2035, soit le double de la moyenne annuelle créée au cours des cinq dernières années.

### Inflation
- Tensions inflationnistes en atténuation, particulièrement dans les pays exportateurs de pétrole.
- Inflation moyenne dans les pays exportateurs de pétrole: de 17 percent en 2017 à environ 13 percent en 2018.
- Dans les autres pays, l’inflation demeure relativement faible.
- Facteurs: reprise lente, resserrement monétaire partiel, augmentation de la production agricole, répercussion incomplète de la hausse des prix du pétrole.

### Réserves de change
- Soldes courants: amélioration attendue dans les pays exportateurs de pétrole; détérioration dans les autres pays.
- Malgré l’ajustement, les réserves de change devraient rester au-dessous des niveaux jugés adéquats selon les indicateurs du FMI.

### Soldes budgétaires et mobilisation des recettes
- Déficit budgétaire moyen régional: passage de 4,2 percent du PIB en 2017 à 3,3 percent en 2018.
- Disparités importantes entre pays:
  - Amélioration des soldes budgétaires dans les pays exportateurs de pétrole principalement due à l’augmentation des recettes pétrolières et à la réduction des dépenses d’équipement (exception notable: Nigéria, où l’investissement public a doublé au cours des deux dernières années).
  - Soldes budgétaires inchangés dans les pays pauvres en ressources naturelles.
  - Légère détérioration dans d’autres pays riches en ressources naturelles.
- Mobilisation des recettes intérieures:
  - Écart de recettes estimé à 3 percent à 5 percent du PIB en moyenne sur l’ensemble des pays; selon les plans budgétaires à moyen terme, cet écart ne devrait pas être comblé.
  - Recettes intérieures prévues progresser d’environ 2½ percent du PIB dans les pays exportateurs de pétrole et de seulement ½ percent du PIB dans les autres pays.

### Subventions aux carburants et incidence fiscale
- Résurgence des subventions aux carburants menace la qualité de l’ajustement budgétaire.
- Entre début 2017 et avril 2018, coefficient de répercussion médian: zéro pour les pays exportateurs de pétrole et 47 percent pour les pays importateurs de pétrole.
- Prix moyen de l’essence: environ 1,09 dollar le litre (avril/mai 2018).
- Estimation de la subvention moyenne implicite: environ 2 percent du PIB par an, une fois pris en compte les coûts de transport et de distribution, les marges et les taxes.

### Recommandations politiques (extraites du texte)
- Mettre en œuvre des stratégies budgétaires destinées à réduire la vulnérabilité liée à la dette, dans le cadre d’un rééquilibrage budgétaire constant; ces stratégies doivent être suivies y compris pendant les poussées temporaires des prix des produits de base ou à l’approche d’élections.
- Mobiliser davantage de recettes:
  - Les recettes fiscales sont en moyenne inférieures de 3 percent à 5 percent du PIB à leur potentiel estimé.
  - Priorité aux institutions de base, politique et administration fiscales efficaces et modernes.
  - Élargir l’assiette fiscale, simplifier le système fiscal et diminuer les exonérations et les incitations.
- Accroître l’efficience des dépenses:
  - Lutter contre la réapparition des subventions à l’énergie en mettant en place des mécanismes de fixation automatique des prix des carburants (exemples cités: Ghana, Mozambique) tout en instituant des mesures de compensation pour les populations pauvres.
- Autoriser une plus grande flexibilité des taux de change lorsque les dispositifs institutionnels le permettent, sauf en cas de vulnérabilité des bilans.
- Intervenir à temps pour remédier aux faiblesses croissantes du secteur financier; éviter des ajustements brutaux coûteux budgétairement et pour la croissance.
  - Progrès récents cités: diminution des prêts improductifs (Guinée Bissau, Guinée équatoriale), augmentation des fonds propres (Angola, Ghana, Mozambique), nouvelles réglementations prudentielles (CEMAC, UEMOA).
  - Nécessité de stratégies exhaustives de réduction des prêts improductifs.
- Mener des politiques pour stimuler l’investissement privé et libérer le potentiel de croissance:
  - S’ouvrir au commerce (en particulier dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale).
  - Promouvoir la connectivité numérique et un système éducatif flexible.
  - Supprimer les distorsions du marché, encourager l’expansion des circuits financiers, mettre en place un climat des affaires sain, affecter mieux les dépenses publiques et assurer une fourniture adéquate des biens publics (infrastructure bien développée, entre autres).

*Source : sreo1018f - 1. Reprise et risques croissants (PDF).*

### 1.  REPRISE ET RISQUES CROISSANTS

### 1.  REPRISE ET RISQUES CROISSANTS

### LES BILANS RESTENT VULNÉRABLES
- En 2017, 15 pays d’Afrique subsaharienne étaient considérés comme exposés à un risque élevé de surendettement (Burundi, Cameroun, Cabo Verde, Éthiopie, Gambie, Ghana, République centrafricaine, São Tomé-et-Príncipe, Zambie) ou en situation de surendettement (République du Congo, Érythrée, Mozambique, Soudan du Sud, Tchad, Zimbabwe).
- La dynamique de la dette pour les pays surendettés ou présentant un risque élevé de surendettement s’explique principalement par des déficits primaires élevés, creusés par l’effondrement des prix des produits de base.
- Dans plusieurs pays, une dépréciation de la monnaie a pesé sur les bilans et contribué à une détérioration des indicateurs de solvabilité et de liquidité.
- Le niveau moyen de la dette publique en 2018 devrait rester aux alentours de son niveau de 2016, soit environ 57 percent du PIB, avec une forte variation entre pays.
- La réduction moyenne de la dette s’explique principalement par des ajustements dans les pays exportateurs de pétrole et, dans une moindre mesure, dans les autres pays riches en ressources naturelles.
- Dans certains pays fortement endettés (République du Congo, Gambie), l’augmentation des recettes et l’accélération de la croissance du PIB devraient améliorer sensiblement la capacité à assurer le service de la dette.
- Incertitudes et risques sur les trajectoires de la dette publique :
  - Augmentation de la part de la dette publique libellée en devises étrangères : moyenne passée de 23 percent pour la période 2011–13 à 32 percent du PIB en 2017.
  - La part de la dette détenue par des banques et des porteurs privés a augmenté pour avoisiner 15 percent.
  - Augmentation des emprunts contractés auprès de pays non membres du Club de Paris, en particulier la Chine.
- Arriérés intérieurs et passifs conditionnels :
  - Arriérés en moyenne à 5 percent du PIB environ (fin 2017) et dépassant 20 percent dans plusieurs pays (Gabon, Gambie, Guinée équatoriale).
  - Passifs accumulés des entreprises publiques envers l’économie parfois atteignant 10 percent du PIB, voire plus (Afrique du Sud, Cabo Verde, Cameroun, Ghana, São Tomé-et-Príncipe).
  - Efforts de restructuration : apurement des arriérés des entreprises publiques (Burkina Faso, Côte d’Ivoire); audits et amélioration de la transparence (Bénin, Niger, Seychelles); rapports officiels sur performances des entreprises publiques (Cabo Verde, Ghana, Libéria).
  - Le soutien direct aux activités quasi-budgétaires par subventions ou rétrocessions de prêts pèse sur certains budgets (Botswana, Cabo Verde, Madagascar).

### LA FRAGILITÉ DES BILANS DES BANQUES FREINE LA CROISSANCE DU CRÉDIT
- Prêts improductifs :
  - Les prêts improductifs sont élevés dans la plupart des pays d’Afrique subsaharienne.
  - Accumulation particulièrement rapide dans les banques publiques (Angola, Gabon) en raison du ralentissement économique, de pratiques de gestion du risque déficientes (Angola), d’un niveau élevé des arriérés envers les fournisseurs de l’État (Tchad) ou de retards de remboursement (Gabon, Ghana, Guinée équatoriale, Malawi).
  - Dans certains cas (Ghana), une application plus restrictive des exigences de classement des prêts et une comptabilisation plus précoce des pertes ont contribué à augmenter les niveaux déclarés des prêts improductifs.
  - Il semble aussi que les prêts improductifs soient sous-estimés dans certains pays en raison de la régénération de certains prêts.
- Rentabilité et fonds propres :
  - Les créances douteuses ont miné la rentabilité des banques commerciales dans un petit nombre de pays; dans d’autres (Nigéria, pays de l’UEMOA), les rendements attractifs des titres publics ont renforcé la rentabilité.
  - Les ratios de fonds propres varient considérablement, certaines banques accusant de graves insuffisances dans plusieurs pays (Ghana, Guinée, Guinée Bissau, Malawi, Nigéria, Togo).
- Effets sur le crédit au secteur privé :
  - Le niveau élevé des ratios de prêts improductifs et le tassement de l’activité ont entraîné un ralentissement du crédit octroyé au secteur privé dans trois quarts des pays.
  - Pays particulièrement touchés : Botswana, Gabon, Ghana, Guinée, Guinée Bissau, Guinée équatoriale, Libéria, Malawi, São Tomé-et-Príncipe.
  - Facteurs additionnels du ralentissement du crédit : faiblesse de la croissance, resserrement des conditions monétaires (Cameroun, Guinée équatoriale), endettement élevé des ménages (Botswana), incertitude économique et politique (Gabon, Ghana, Guinée), réorientation des emprunts bancaires vers les titres publics (Guinée, Malawi).
- Autres sources de vulnérabilité : asymétries de liquidités en devises étrangères (Angola) et concentration élevée des prêts (Bénin, Malawi, Namibie).

### RISQUES PESANT SUR LES PERSPECTIVES
- Risques extérieurs — Tensions commerciales :
  - L’escalade des conflits commerciaux risque de faire dérailler la reprise économique à court terme et d’assombrir les perspectives de croissance à moyen terme.
  - Les tensions commerciales entre les États‑Unis, d’autres grands pays avancés et la Chine pourraient se traduire par une perte cumulée de PIB en Afrique subsaharienne allant jusqu’à 1½ percent au cours de la période 2018–21.
  - Les pays les plus affectés seraient les pays exportateurs de produits de base et les pays davantage intégrés aux marchés internationaux.
  - Mécanismes d’impact : baisse de la demande mondiale, baisse de la demande d’importations en provenance de Chine, baisse des prix des produits de base, et réduction de l’investissement intérieur.
- Risques extérieurs — Resserrement des conditions financières mondiales :
  - Un resserrement plus rapide que prévu de la politique monétaire dans les pays avancés ou un changement d’attitude soudain des investisseurs pourrait entraver le financement et la croissance.
  - Jusqu’ici, les pays préémergents supportent relativement bien les poussées de volatilité qui ont touché quelques grands pays émergents, ainsi que le resserrement connexe des écarts de taux depuis la mi‑avril 2018.
  - Les pressions ont été plus fortes pour les pays émergents aux faiblesses évidentes (Afrique du Sud, Argentine, Turquie).
  - La montée des taux d’intérêt aux États‑Unis et l’appréciation du dollar pourraient accentuer le risque de crise financière; environ un tiers des crises monétaires sont liées à un renversement des flux étrangers.
  - Volumes élevés d’obligations arrivant à échéance pour les pays préémergents de la région en 2019–20 et en 2024–25 supposent des risques de refinancement de taille.
  - Risques aggravés par les liens croissants entre les États et les banques, rendant les secteurs bancaires plus vulnérables à un resserrement des conditions financières mondiales et aux difficultés budgétaires.
- Risques intérieurs — Dérapages de la politique économique :
  - La plupart des pays ont élaboré des plans budgétaires à moyen terme visant à atteindre des niveaux d’endettement viables, mais ces stratégies doivent être déployées.
  - Importance de résister aux pressions populistes prônant un relâchement du rééquilibrage, par exemple en cas de poussée temporaire des prix des produits de base ou à l’approche d’élections.
  - Priorité particulière pour les pays émergents et les pays préémergents fortement exposés aux marchés de capitaux internationaux d’éviter des dérapages de la politique économique ou une accentuation de l’incertitude, notamment à l’approche des élections de 2019 dans des pays comme l’Afrique du Sud, le Nigéria et le Sénégal.
- Risques liés à la sécurité :
  - Les risques élevés en matière de sécurité, en partie liés aux troubles civils et aux attaques terroristes, coûtent cher sur le plan humain, freinent la croissance dans de nombreux pays de la région et entament la capacité des pays à fournir des services publics de base.

*Source : Extrait du chapitre "1.  REPRISE ET RISQUES CROISSANTS" (PERSPECTIVES ÉCONOMIQUES RÉGIONALES : AFRIQUE SUBSAHARIENNE).*

### 3. Pays pauvres en ressources naturelles

### 3. Pays pauvres en ressources naturelles

### Contexte et principaux constats
- Le nombre d’attaques terroristes dans les pays du G-5 Sahel a quasiment doublé en 2017.
- Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (BCAH) de l’ONU estime que les problèmes de sécurité placeront plus de 30 millions de personnes en situation d’insécurité alimentaire en 2018 (BCAH-ONU, 2018).
- Personnes déplacées à l’intérieur de leur propre pays :
  - environ 4 millions en 2012 ;
  - environ 11 millions en 2017 ;
  - augmentations les plus fortes en Éthiopie, en République démocratique du Congo et au Soudan du Sud.
- En 2017, 4 millions de personnes cherchaient à se réfugier dans d’autres pays d’Afrique subsaharienne, contre 1 million en 2010 (Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés, 2018).
- Environ 170,000 migrants en provenance d’Afrique subsaharienne ont demandé l’asile en Europe en 2017, et environ 1 million au cours de la période 2010–17 (Connor, 2018).

### Ajustement extérieur et contributions à l’ajustement du compte des transactions courantes
- Les pays pauvres en ressources naturelles ont vu la contribution des prix relatifs être la plus élevée à l’ajustement du compte des transactions courantes.
- Les exportateurs de pétrole et les pays riches en ressources naturelles autres que le pétrole ont guère bénéficié des variations des prix relatifs.
- L’ajustement observé en 2014–17 a d’abord pris la forme d’une compression des importations, puis a été facilité par une amélioration progressive des termes de l’échange et une reprise de la demande extérieure.
- Dix des 23 pays exportateurs de produits de base maintiennent des régimes de taux de change fixes, limitant le rôle des taux de change dans l’ajustement.
- L’ajustement nécessaire pour aligner les soldes courants sur les paramètres fondamentaux et les politiques économiques souhaitées n’est pas considérable (voir Graphique 1.23).

### Mesures recommandées pour consolider une croissance durable, robuste et inclusive
- Objectif général : créer un modèle de croissance plus résilient et capable de créer suffisamment d’emplois pour exploiter le dividende démographique.
- Augmenter l’espace budgétaire
  - Améliorer la mobilisation des recettes :
    - Les recettes sont en moyenne inférieures de 3 % à 5 % du PIB à leur potentiel selon les estimations.
    - Mettre en place une politique et une administration fiscales efficaces et modernes (numéros d’identification des contribuables, autorité semi-autonome chargée des recettes, une TVA, segmentation des contribuables).
    - Accorder une importance particulière à l’élargissement de l’assiette de l’impôt, à la simplification du système fiscal et à la réduction des exemptions et des incitations (FMI, 2018a).
  - Améliorer l’efficience des dépenses :
    - S’attaquer à la réapparition des subventions énergétiques en déployant des mécanismes de fixation automatique des prix des carburants (exemples : Ghana, Mozambique) tout en instaurant des mesures de compensation en faveur des populations pauvres.
    - Améliorer l’efficience de l’investissement public en consolidant les institutions de gouvernance des infrastructures pour la planification, l’affectation et la mise en œuvre des investissements publics.
    - Continuer d’améliorer la gestion des finances publiques pour éviter l’accumulation d’arriérés et la mauvaise affectation des dépenses, notamment en réformant les entreprises publiques déficitaires.
    - Réformer les masses salariales publiques, en concevant et ciblant soigneusement les mesures compte tenu du nombre important de fonctionnaires employés dans l’éducation et la santé.
  - Améliorer les cadres de gestion de la dette :
    - Renforcer la capacité à entreprendre des analyses coûts–risques des différentes options d’emprunt et à gérer le remboursement des emprunts aux conditions du marché (exemples : Kenya, Ouganda).
    - Mettre à jour les stratégies de gestion de la dette à moyen terme pour s’attaquer aux risques liés aux passifs conditionnels (exemples : Cabo Verde, Ghana, Kenya, Tanzanie).
    - Développer les marchés intérieurs des titres souverains pour réduire les risques de change et de taux d’intérêt (exemples : Ghana, Kenya, Namibie, Nigéria, Tanzanie).
- S’attaquer aux faiblesses du secteur financier
  - Intervenir tôt pour remédier aux faiblesses afin d’éviter un ajustement brutal coûteux budgétairement et pour la croissance.
  - Mesures prises récemment dans certains pays :
    - Renforcer les droits des créanciers et accélérer les procédures judiciaires pour le recouvrement des garanties (exemple : Guinée Bissau).
    - Freiner l’accumulation nette d’arriérés intérieurs publics envers le secteur privé (exemple : Guinée équatoriale).
    - Améliorer le système d’information sur le crédit, moderniser le régime d’insolvabilité, mettre en œuvre des programmes de formation financière pour les entreprises de taille moyenne.
  - Stratégies pour s’attaquer aux prêts improductifs :
    - Modifier les réglementations pour accélérer la comptabilisation des pertes.
    - Accroître l’attention des autorités de contrôle aux recouvrements par les banques.
    - Réformer les régimes d’insolvabilité et de recouvrement de dettes pour restructurer rapidement la dette des emprunteurs surendettés mais solvables.
    - Établir des volants macroprudentiels permanents pouvant être assouplis à la discrétion des autorités en cas de chocs.
  - Renforcement prudentiel récent :
    - Angola, Ghana et Mozambique ont relevé leurs exigences minimales de fonds propres.
    - CEMAC a adopté de nouvelles réglementations (définition des banques d’importance systémique, accélération de la résolution des établissements de microfinancement, dispositif d’aide d’urgence en liquidités).
    - UEMOA a adopté de nouvelles règles prudentielles conformes aux principes de Bâle II / III.
- Favoriser la transformation structurelle et la flexibilité
  - Réduire la dépendance aux exportations de produits de base en avançant dans la transformation structurelle et les réformes des marchés des produits et du travail.
  - Réformes importantes des marchés des produits :
    - Améliorer la réglementation des marchés des produits et intensifier la concurrence (exemples : Afrique du Sud, Angola, Côte d’Ivoire).
    - Fournir des sources fiables d’intrants industriels de base tels que l’électricité (exemples : Angola, Côte d’Ivoire, Nigéria).
    - Améliorer l’efficience et les finances des entreprises publiques dans des secteurs de réseau importants (exemples : Afrique du Sud, Angola, Cameroun, Côte d’Ivoire).
    - Améliorer l’accès au crédit (exemples : Angola, Cameroun, Nigéria).
  - Réformes des marchés du travail :
    - Remédier à l’inadéquation des compétences en améliorant l’éducation.

*Source : sreo1018f - 3. Pays pauvres en ressources naturelles (PERSPECTIVES ÉCONOMIQUES RÉGIONALES : AFRIQUE SUBSAHARIENNE).*

### 1.  REPRISE ET RISQUES CROISSANTS

### 1.  REPRISE ET RISQUES CROISSANTS

### Volatilité des prix des produits de base et effets sur la production
- Les chocs sur les prix des produits de base sont un facteur clé de la volatilité du PIB réel.
- Sensibilité de la production selon degré de diversification :
  - Contribution de la volatilité des prix du pétrole aux fluctuations de la production :
    - "0 % à 2 %" sur les horizons à court et à long terme dans les économies diversifiées.
    - "10 %" dans les économies moins diversifiées.
- Les pays plus diversifiés sont moins sensibles aux variations des prix des produits de base.
- Les tests empiriques sont basés sur un modèle d’autorégression vectorielle de panel incluant des variables filtrées du PIB, du prix des produits de base, des taux de change effectifs réels des pays, de la croissance économique mondiale, et des taux de change effectifs nominaux américains.

### Diversification économique et facteurs moteurs
- Une plus grande diversification rendrait les pays d’Afrique subsaharienne plus résilients aux chocs des prix des produits de base.
- Moteurs de la diversification (parallèles à ceux de la croissance) :
  - Amélioration du climat d’investissement.
  - Mobilité de la main-d’œuvre.
  - Amélioration de la qualité des infrastructures et du capital humain.

### Cadres budgétaires et cyclicité face aux produits de base
- Comportement observé :
  - Les pays d’Afrique subsaharienne tendent à contracter leurs déficits primaires lorsque les prix des produits de base sont élevés ("périodes fastes"), mais seulement dans de petites proportions.
  - Lorsque les prix des produits de base sont bas ("mauvaises périodes"), les déficits budgétaires primaires ont tendance à gonfler dans la moitié des pays exportateurs de pétrole et dans les autres pays riches en ressources naturelles.
- Défi identifié : constitution insuffisante d’amortisseurs budgétaires pendant les périodes fastes.
- Recommandations pour améliorer la résilience budgétaire :
  - Règles budgétaires pour encourager un assainissement plus rapide durant les phases d’expansion et élargir l’espace budgétaire.
    - À l’heure actuelle, "environ 21 pays d’Afrique subsaharienne" utilisent des règles budgétaires.
    - Analyse récente indique que les ratios dette/PIB de plusieurs pays appliquant des règles d’endettement se situaient en 2017 au-dessous des plafonds fixés (Bénin, Burkina Faso, Mali, Niger).
    - Les règles budgétaires devraient être adaptées à la capacité des pays à assumer le service de leur dette.
  - Mise en place de systèmes de gestion des finances publiques adéquats pour garantir la mise en œuvre effective des règles budgétaires, comprenant notamment :
    1) un cadre budgétaire à moyen terme bien établi, axé sur des priorités budgétaires à moyen terme;
    2) un processus de budgétisation descendante et un système exhaustif d’information budgétaire;
    3) un système efficace d’exécution budgétaire (contrôle des engagements et gestion de la trésorerie);
    4) une capacité fiable de prévision des données et des aspects techniques;
    5) des systèmes d’audit interne et externe efficaces;
    6) une publication régulière des données budgétaires pour garantir la transparence.
  - Recours aux instruments financiers conditionnels (assurance, marchés à terme) pour couvrir le risque lié aux prix des produits de base :
    - Avantages : réduction de la procyclicité, décaissement rapide, préservation de la viabilité de la dette via des transferts conditionnels.
    - Limites : coût potentiellement élevé, manque de liquidité, complexité, protection limitée à un risque spécifique.
    - Expériences nationales citées : Éthiopie, Ghana, Malawi.
  - Pour les pays exportateurs de produits de base : établir des cadres institutionnels adéquats pour gérer les recettes tirées des ressources naturelles.

### Politique monétaire : ancrage des anticipations et lissage des fluctuations
- Progrès accomplis récemment sur la gestion de la liquidité et la transmission de la politique monétaire, mais des efforts supplémentaires sont nécessaires.
- Recommandations concrètes :
  - Réduire les excès de liquidités dans les systèmes bancaires (en particulier dans la CEMAC) en utilisant activement les opérations d’open-market et/ou en relevant le niveau des réserves obligatoires.
  - Développer les marchés interbancaires en améliorant l’information sur les risques de contrepartie et en promouvant les opérations de pension basées sur les titres de dette publique.
  - Relever et maintenir les taux d’intérêt réels à court terme en territoire positif (en particulier en Angola et au Nigéria).
  - Réduire le corridor du taux d’intérêt au jour le jour et établir un corridor de taux d’intérêt symétrique avec des taux liés au taux directeur central.
  - Mettre en place des cadres prospectifs robustes pour la prévision de la liquidité et la gestion de l’inflation.
  - Améliorer la communication publique des mesures et des objectifs monétaires afin d’ancrer les attentes.
  - Assouplir les contrôles des taux d’intérêt.
  - Limiter la domination de la politique budgétaire sur la politique monétaire.
  - Renforcer l’indépendance des banques centrales.

### Perspectives de croissance et productivité
- Croissance du PIB par habitant :
  - Croissance moyenne prévue à moyen terme : "1,5 % du PIB par habitant".
  - Constat : comparable aux pays du Moyen Orient et d’Asie centrale, mais bien plus faible qu’en Asie et dans les pays en développement européens et d’Amérique latine.
  - Plusieurs grands pays (Afrique du Sud, Nigéria) voient leur revenu réel par habitant baisser ou stagner à moyen terme; d’autres (Éthiopie, Sénégal, Tanzanie) sont susceptibles d’enregistrer une progression plus rapide que leur niveau de revenus initial ne le laisserait attendre.
- Décomposition des écarts de croissance par rapport à pays comparables :
  - Principales composantes : productivité totale des facteurs et accumulation de capital physique.
- Amélioration de la productivité :
  - Faciliter la circulation de la main-d’œuvre et du capital entre et au sein des secteurs.
  - Exploiter les gains de productivité tirés d’une évolution positive de la demande et des gains de productivité dans l’agriculture (période 2000–10).
  - La "quatrième révolution industrielle" pourrait accroître la productivité en permettant d’éviter des technologies obsolètes et certaines infrastructures, mais pourrait aussi créer des défis (relocalisation d’activités manufacturières vers pays avancés).
- Mesures recommandées pour tirer parti de la quatrième révolution industrielle :
  - Promouvoir la connectivité numérique.
  - Accroître la flexibilité du système d’éducation.
  - Supprimer les distorsions du marché.
  - Affecter plus judicieusement les dépenses publiques.
  - Favoriser l’investissement privé et la prise de risques.
  - Développer les circuits financiers.
  - Intensifier l’ouverture et l’intégration commerciales (notamment au sein du continent, dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale).
  - Mettre en place un climat des affaires sain (cadres de réglementation et de résolution plus robustes).
  - Fournir des biens publics adéquats, notamment des infrastructures bien développées.

### Scénario de rattrapage : gains potentiels et emplois
- Écarts sectoriels d’efficience à combler (estimations) :
  - Industrie manufacturière : "environ 0,5 point de pourcentage".
  - Autres industries : "0,35 point de pourcentage".
  - Services : "0,3 point de pourcentage".
- Effet attendu sur la productivité totale des facteurs : accélération d’"environ 1,5 % à 2 %" sur le moyen terme si ces écarts sont comblés.
- Scénario de croissance :
  - Croissance moyenne à moyen terme pour 2018–22 : "environ 6 %" dans le scénario d’accélération, contre "4 %" dans le scénario de référence.
  - Progression de l’emploi : accélération de "0,6 à 0,8 point de pourcentage" à moyen terme.
  - Création nette totale d’emplois : "environ 16 millions de postes d’ici à 2022", comparé aux "20 millions" nécessaires pour absorber les nouveaux arrivants sur les marchés du travail.

### Encadré 1.1 — Subventions à l’énergie et aux carburants
- Observations générales :
  - Les subventions universelles aux carburants et à l’énergie sont très répandues en Afrique subsaharienne et présentent de gros inconvénients : mauvaise ciblage, surconsommation de carburants, érosion des investissements et de la maintenance dans le raffinage du pétrole et l’électricité, et éviction de dépenses publiques plus productives.
- Comportements récents des prix intérieurs :
  - Entre le début de 2017 et avril/mai 2018, le coefficient de répercussion médian était nul dans les pays exportateurs de pétrole et positif dans les pays importateurs de pétrole ("47 %").
  - Entre la mi-2014 et le début 2017, lors d’une chute marquée des prix du pétrole, les pays exportateurs ont augmenté les prix intérieurs de la plupart des produits pétroliers (coefficient de répercussion médian de "–19 %"), alors que les pays importateurs ont affiché un coefficient de répercussion de "62 %".
- Évolution des subventions :
  - Si les subventions aux carburants auraient baissé de "1 à 2 % du PIB par an" entre la mi-2014 et le début 2017, une analyse basée sur les prix en avril/mai 2018 montre que ces gains ont été annulés depuis.
  - L’analyse des services du FMI indique que les subventions nettes aux carburants auraient augmenté de "2 % du PIB en moyenne entre début 2017 et avril/mai 2018 (pour avoisiner 2 % du PIB)".

*Source : sreo1018f - 1.  REPRISE ET RISQUES CROISSANTS (PDF chapitre/section) — contenu fourni.*

### 1.  REPRISE ET RISQUES CROISSANTS

### 1.  REPRISE ET RISQUES CROISSANTS

### Encadré 1.2 — Évolution des marchés dans les pays préémergents d’Afrique subsaharienne en période de volatilité financière
- Contexte et facteurs
  - Les tensions commerciales persistantes et la volatilité en provenance d’Argentine et de Turquie ont contribué à un resserrement des conditions financières en Afrique subsaharienne, matérialisé par l’élargissement des écarts de taux d’intérêt et des sorties massives d’investissements de portefeuille.
  - Le rand sud-africain a peut‑être été affecté par des facteurs intérieurs idiosyncrasiques, en plus des effets des tensions commerciales et de la situation en Turquie.
- Principaux chiffres et comparaisons
  - Les écarts de taux ont augmenté de manière soutenue depuis avril, avec un plus haut supérieur à 220 points de base (graphique 1.2.1).
  - Comparaisons historiques :
    - « taper tantrum » : poussée de 150 points de base.
    - « krach boursier et pétrolier » d’août 2015 : augmentation de plus de 400 points de base.
  - Niveau moyen récent des écarts : environ 600 points de base.
  - Pic atteint en janvier 2016 : 900 points de base.
  - Sorties de capitaux depuis avril : plus de 2 milliards de dollars, l’Afrique du Sud représentant environ 75% de ces sorties (graphique 1.2.3).
- Variations des taux de change
  - Le kwanza angolais et le rand sud-africain se sont dépréciés fortement ; la plupart des autres monnaies ont enregistré des variations modérées (graphique 1.2.2).
- Effets sur les marchés d’actifs
  - Les cours des actions ont chuté dans la plupart des pays lors du dernier épisode.
- Risques et perspectives
  - Les conditions financières se sont sensiblement durcies depuis avril, mais les effets globaux restent plus faibles que lors du choc d’août 2015.
  - Risques : un resserrement plus rapide que prévu de la politique monétaire dans les pays avancés et une persistance de la volatilité des pays émergents pourraient provoquer une recrudescence de la volatilité en Afrique subsaharienne.
- Mention de responsabilité
  - Cet encadré a été préparé par Siddharth Kothari.
- Note additionnelle
  - À titre de comparaison, l’indice EMBI Global avait affiché des augmentations bien plus faibles des écarts de taux (environ 100 points de base seulement) après ces épisodes, la hausse la plus forte ayant fait suite au « taper tantrum ».

### Encadré 1.3 — Sur la voie des objectifs de développement durable (ODD)
- Progrès observés depuis 2000
  - Augmentation moyenne du PIB réel par habitant en Afrique subsaharienne : 50%.
  - Espérance de vie : 60 ans en 2016.
  - Taux de mortalité infantile et maternelle : diminution importante.
  - Résultats en matière d’enseignement primaire et supérieur : amélioration, retard persistant en éducation préscolaire.
  - Accès aux télécommunications : progression considérable (graphique 1.3.1).
- Défis et besoins de financement
  - Lacunes persistantes : éducation, électricité, santé, routes, eau propre et assainissement.
  - Besoin de financement supplémentaire estimé (selon les premiers résultats pour le Bénin et le Rwanda) : avoisine 20% du PIB par an.
  - Augmentation des recettes fiscales et amélioration de l’efficience des dépenses pourraient couvrir une petite partie de l’effort : environ 5% du PIB.
  - Une croissance plus rapide et soutenue aiderait à atteindre les ODD.
- Initiatives et rôles du FMI
  - Aider les pays en développement à accroître leurs recettes intérieures, notamment par l’assistance technique.
  - Élargir le soutien aux politiques d’infrastructures en renforçant la capacité des institutions à gérer l’investissement public.
  - Accroître l’aide aux pays fragiles et touchés par des conflits, ainsi qu’aux pays voisins affectés.
  - Approfondir les analyses et conseils concernant l’égalité entre les sexes, les inégalités et l’inclusion financière.
  - Accroître l’aide financière aux pays à faible revenu et aux pays touchés par des catastrophes naturelles.
  - Traiter des questions relatives aux changements climatiques dans les domaines relevant de l’expertise du FMI (notamment la fixation des prix de l’énergie).
  - Développer les capacités afin de renforcer les systèmes statistiques nationaux et contribuer à l’élaboration d’un ensemble d’indicateurs relatifs aux ODD.
- Mention de responsabilité
  - Cet encadré a été préparé par Reda Cherif.

### Références graphiques et sources citées
- Sources mentionnées pour les graphiques : Bloomberg Finance, L.P.; Haver Analytics, d’après la base de données Emerging Portfolio Fund Research; Banque mondiale, base de données des Indicateurs du développement dans le monde.

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### Section 2 — Flux de capitaux vers l’Afrique subsaharienne : causes et conséquences (extraits)
- Contexte et tendances générales
  - Après la crise financière mondiale, les flux de capitaux non officiels vers l’Afrique subsaharienne ont augmenté de manière spectaculaire.
  - Alors que l’aide publique au développement tend à diminuer, ces flux non officiels peuvent fournir des financements indispensables mais posent des risques macroéconomiques.
- Définitions et avertissements méthodologiques
  - Dans ce chapitre, « flux de capitaux » se rapporte au compte financier de la balance des paiements.
  - Les flux de capitaux non officiels excluent les flux d’avoirs de réserve et les flux d’autres investissements officiels (actifs et passifs).
- Questions explorées
  - Évolution des flux selon le type d’actifs et le lieu de résidence des investisseurs.
  - Principaux moteurs des flux et vulnérabilité aux retournements des conditions de financement mondiales.
  - Conséquences macroéconomiques : risques (surévaluation monétaire, surchauffe, instabilité financière) et bénéfices potentiels (investissement intérieur, croissance).
- Principaux résultats empiriques
  - Échantillon : 45 pays d’Afrique subsaharienne observés entre 1980 et 2017.
  - Niveau des flux : les capitaux non officiels affluant vers la région atteignent des niveaux historiquement hauts.
  - Rapportés au poids économique, ces flux nets sont plus importants que ceux destinés aux pays émergents depuis quelques années.
  - Origine de l’augmentation : gonflement des flux d’engagements (acquisition d’actifs nationaux par des non-résidents), qui ont plus que triplé depuis le milieu de la décennie 2000.
  - Côté actifs : résidents nationaux ont continué d’investir à l’étranger (base nette).
- Composition et volatilité
  - L’IDE reste dominant malgré la progression considérable des flux d’investissements de portefeuille, en particulier en titres de créance.
  - Les flux de capitaux non officiels sont devenus plus volatils.
  - Flux de non-résidents plus instables que flux de résidents.
  - Parmi les types, la catégorie « autres investissements » (incluant les flux bancaires internationaux) est la plus volatile pour les pays subsahariens.
- Facteurs explicatifs
  - Facteurs mondiaux importants : taux d’intérêt américains et prix des produits de base.
    - Taux d’intérêt américains plus bas et prix des produits de base plus élevés encouragent les entrées, et inversement.
  - Sensibilité selon le type de flux :
    - Instabilité des marchés mondiaux : influence plus forte sur les investissements de portefeuille étrangers.
    - Taux d’intérêt aux États-Unis et prix des produits de base : effets plus marqués sur l’IDE.
  - Les données mensuelles indiquent une forte corrélation entre flux (fonds d’investissement) et prix des actifs (rendements des obligations souveraines et rendements boursiers), et une sensibilité accrue aux facteurs mondiaux depuis la crise financière mondiale.
  - Facteurs intérieurs : croissance économique vigoureuse, régime commercial plus ouvert et institutions de meilleure qualité attirent davantage d’entrées et réduisent le risque d’un retournement.
- Conséquences macroéconomiques détaillées
  - Aucune preuve probante d’un lien fort, globalement, entre flux de non-résidents et déséquilibres macroéconomiques ou financiers en Afrique subsaharienne ; le type de flux importe.
  - Entrées d’investissements de portefeuille :
    - Susceptibles d’amener le taux de change et la production réels au‑dessus de leurs niveaux tendanciels.
    - Tendent à alimenter la croissance du crédit.
    - Ne sont pas historiquement corrélées de façon étroite à l’investissement intérieur ni à la croissance économique.
    - Semblent doper la consommation publique (y compris les dépenses sociales).
  - IDE entrant :
    - Paraît stimuler directement l’investissement intérieur et soutenir la croissance économique.
- Conclusions de politique et recommandations
  - Les flux non officiels constituent une source de financement de plus en plus importante mais volatile ; la gestion macroéconomique rigoureuse est essentielle.
  - Les politiques doivent tenir compte de :
    - La nature des capitaux (IDE, investissements de portefeuille, prêts, etc.).
    - L’affectation et les usages intérieurs des flux.
    - Les types d’investisseurs et d’emprunteurs.
  - Pour les emprunteurs souverains qui se financent sur les marchés internationaux :
    - Veiller à ce que les ressources empruntées soient bien utilisées, rehaussent la productivité et promeuvent la croissance économique.
    - Anticiper les conséquences potentielles pour les taux de change (volatilité, désalignements nuisibles à la compétitivité).
  - Mesures structurelles recommandées :
    - Réduire les rigidités nominales et faciliter les ajustements des taux de change réels.
    - Dans certains cas, intervenir sur le marché des changes pour limiter les surévaluations et permettre la constitution de volants de réserve suffisants.
  - Prévention des vulnérabilités bilanaires :
    - Éviter la surchauffe économique et l’accumulation de vulnérabilités dans les bilans public et privé.
    - Adopter des politiques macroéconomiques anticycliques et des mesures prudentielles pour limiter ces vulnérabilités et préserver la viabilité de la dette.
  - Données et surveillance :
    - Améliorer l’établissement et la transmission en temps opportun des données relatives aux balances des paiements pour suivre les flux en temps réel et mettre rapidement en œuvre les politiques souhaitables.
- Mention d’équipe
  - Ce chapitre a été préparé par une équipe dirigée par Mahvash S. Qureshi et composée de Francisco Arizala, Xiangming Fang et Mustafa Yenice.

*Source : sreo1018f - 1.  REPRISE ET RISQUES CROISSANTS (PDF chapter content provided).*

### 2.  FLUX DE CAPITAUX VERS L’AFRIQUE SUBSAHARIENNE : CAUSES ET CONSÉQUENCES

### 2.  FLUX DE CAPITAUX VERS L’AFRIQUE SUBSAHARIENNE : CAUSES ET CONSÉQUENCES

### Évolution des mouvements de capitaux
- Les flux nets de capitaux non officiels vers l’Afrique subsaharienne :
  - avoisinaient au total 4 milliards de dollars pendant les années 80 et 90;
  - ont été multipliés par 6, atteignant 25 milliards de dollars en 2007;
  - ont doublé ensuite, à environ 60 milliards de dollars, en 2017.
- Rapportés au PIB, les flux nets de capitaux vers les pays subsahariens ont atteint 3 percent du PIB et ont dépassé le niveau des flux vers les pays émergents (d’environ 2 percent du PIB) entre 2015 et 2017.
- Les flux de capitaux de non-résidents (engagements) :
  - sont passés de 70 milliards de dollars en 2007 à 113 milliards de dollars en 2017.
- Côté actifs (résidents), les résidents intérieurs ont continué d’investir à l’étranger sur une base nette.
- Avec la constitution de stocks liée à l’accumulation des flux :
  - le stock des engagements extérieurs de l’Afrique subsaharienne a quintuplé depuis 2000;
  - le stock de la dette extérieure a plus que doublé;
  - la part de la dette à court terme dans la dette extérieure totale est passée d’environ 8 percent au début de la première décennie 2000 à 14 percent ces dernières années.
- La dette extérieure subsaharienne est essentiellement celle du secteur public : la dette publique représentait en moyenne environ 80 percent de la dette extérieure totale en 2017.

### Évolutions en cours et destinations des flux
- Depuis la crise financière mondiale, la part des flux reçus par les pays pauvres en ressources naturelles (essentiellement des pays à faible revenu) s’est accrue.
- Parmi les pays dépourvus de ressources naturelles, les destinations préférées des investisseurs étrangers entre 2015 et 2017 ont été :
  - la Côte d’Ivoire, l’Éthiopie, le Kenya et Maurice, qui ont reçu au total plus de 40 percent des afflux entre 2015 et 2017.
- En 2000, les flux nets moyens reçus par les pays d’Afrique subsaharienne représentaient environ 0,5 percent du PIB; ce chiffre est passé à 3 percent en 2007, puis à 5 percent en 2017.
- Un plus grand nombre de pays connaissent des épisodes d’afflux « massifs » (définis comme les flux nets de capitaux rapportés au PIB se situant dans le premier tiers des observations de l’échantillon du pays lui-même et de l’échantillon de l’Afrique subsaharienne).

### Volatilité des flux de capitaux
- Les flux de capitaux de non-résidents et de capitaux de résidents (rapportés au PIB) sont devenus plus instables au cours des deux dernières décennies; le phénomène est plus marqué pour les flux de non-résidents.
- Globalement, les flux de capitaux de non-résidents sont plus volatils; parmi les catégories, ce sont les autres investissements, puis l’IDE, qui ont été les plus volatils.
- La volatilité de l’IDE résulte surtout d’une réduction de ces flux plutôt que d’une inversion complète ; la probabilité la plus faible d’observer des flux négatifs après des flux positifs concerne l’IDE, la plus forte concerne les autres investissements et les investissements de portefeuille en titres de créance.
- Comparaison avec les pays émergents : les flux à destination de l’Afrique subsaharienne sont généralement plus instables que les flux vers les pays émergents.
- Mesures empiriques de volatilité (médiane de l’écart-type des flux en pourcentage du PIB, valeurs extraites du tableau 2.1) :
  - Flux financiers nets : 5,66 3,07 5,73 4,13 3,98 3,76
  - IDE net : 2,16 1,09 2,36 1,44 1,13 1,21
  - Portefeuille net : 0,68 0,08 0,80 1,59 1,22 1,84
  - Autres investissements nets : 3,85 2,61 3,61 3,25 3,30 2,62
  - Flux d’engagements : 4,78 2,75 4,39 3,78 4,56 3,24
  - IDE (engagements) : 2,54 0,96 2,28 1,49 1,31 1,10
  - Portefeuille (engagements) : 0,28 0,03 0,30 1,53 0,89 1,57
  - Autres investissements (engagements) : 3,34 2,15 3,38 2,81 2,93 1,61
  - Flux d’actifs : 2,92 1,69 2,72 1,94 1,12 1,93
  - IDE (actifs) : 0,27 0,08 0,28 0,70 0,18 0,71
  - Portefeuille (actifs) : 0,21 0,03 0,18 0,78 0,20 0,83
  - Autres investissements (actifs) : 1,83 1,33 2,15 1,64 1,09 1,66

### Moteurs des flux de capitaux
- Facteurs mondiaux importants : taux d’intérêt américains (rendement des obligations du Trésor à dix ans), prix des produits de base, volatilité des marchés mondiaux.
- Effets quantifiés :
  - Une baisse de 100 points de base du rendement nominal des obligations du Trésor à dix ans se traduit en moyenne par une augmentation des flux nets d’environ 0,2 percent à 0,4 percent du PIB.
  - L’effet de la baisse des taux américains sur les flux nets résulte principalement d’une augmentation des flux de capitaux de non-résidents : une baisse de 100 points de base entraîne en moyenne une progression de ces flux d’environ 0,3 percent à 0,5 percent du PIB.
  - Une hausse de 10 percent de l’indice des prix mondiaux des produits de base implique une augmentation des flux de capitaux de non-résidents d’environ 0,2 percent à 0,3 percent du PIB.
- Facteurs intérieurs influents :
  - Les pays plus ouverts au commerce, affichant une croissance économique et un revenu par habitant plus élevés et bénéficiant d’institutions de meilleure qualité attirent plus les capitaux de non-résidents.
  - Les pays dont la dette extérieure est plus importante attirent moins de capitaux de non-résidents.
- Effets selon type de flux :
  - Les taux d’intérêt américains et les prix des produits de base influent davantage sur l’investissement direct entrant (IDE) que sur d’autres types de flux.
  - La volatilité des marchés mondiaux exerce un effet statistiquement plus fort sur les flux d’investissement de portefeuille étrangers.
  - Exemples chiffrés :
    - Une baisse de 100 points de base du rendement des obligations du Trésor américain entraîne une hausse de l’IDE d’environ 0,2 percent du PIB, mais d’environ 0,03 percent du PIB pour les investissements de portefeuille étrangers en Afrique subsaharienne.
    - Un choc d’un écart-type de l’indice de volatilité des marchés diminue les flux de portefeuille vers l’Afrique subsaharienne d’environ 0,1 percent du PIB, sans effet statistiquement significatif sur l’IDE.

### Flux massifs et inversions
- La fréquence des afflux massifs de capitaux étrangers en Afrique subsaharienne a progressivement augmenté.
- Facteurs influençant la probabilité d’apparition et d’inversion des épisodes d’afflux massifs :
  - Les facteurs mondiaux sont déterminants, mais leur effet n’est pas nécessairement symétrique sur les afflux massifs et sur les inversions.
  - Exemple chiffré : une hausse de 100 points de base du taux d’intérêt américain autour de la médiane :
    - abaisse la probabilité de survenue d’un épisode d’afflux massifs d’environ 2 points de pourcentage;
    - augmente la probabilité d’une inversion importante de 2 points (contre une probabilité inconditionnelle d’afflux massifs et d’inversion d’environ 20 percent dans l’échantillon estimé).
  - Une hausse des prix mondiaux des produits de base détermine largement la probabilité d’un afflux massif dans les pays subsahariens, mais n’a pas nécessairement d’effet symétrique sur les inversions.
- Observations qualitatives :
  - Les gonflements des flux résultent habituellement de modifications des flux de capitaux de non-résidents.
  - Parmi les pays ayant enregistré un afflux massif après l’effondrement récent des prix du pétrole, la plupart sont des pays dépourvus de ressources naturelles (et aucun n’était exportateur de pétrole en 2016).

*Source : extrait du chapitre "2. FLUX DE CAPITAUX VERS L’AFRIQUE SUBSAHARIENNE : CAUSES ET CONSÉQUENCES" (PDF fourni).*

### 1. Investissement direct étranger

### 1. Investissement direct étranger

### Facteurs mondiaux et sensibilité des flux
- Un choc d’un écart-type sur l’indice VIX (en logarithme) :
  - réduit, en moyenne, les flux de fonds d’environ 0,4 % du PIB;
  - augmente les rendements obligataires d’environ 20 points de base;
  - diminue les rendements réels des actions d’environ 2 points de pourcentage.
- Une augmentation de 100 points de base du rendement des obligations du Trésor américain :
  - est, en moyenne, corrélée à une baisse des flux de fonds d’environ 1 % du PIB;
  - est corrélée à une diminution des rendements réels des actions d’environ 1 point de pourcentage;
  - est corrélée à une hausse proportionnelle des rendements obligataires.
- Importance relative des facteurs mondiaux selon le type de flux :
  - Les flux de portefeuille sont plus sensibles à la volatilité des marchés financiers (VIX).
  - L’IDE semble davantage sensible aux taux d’intérêt mondiaux et aux prix des produits de base.
- Évolution temporelle :
  - La sensibilité des flux de fonds et des prix des actifs à ces facteurs mondiaux s’est généralement accrue après la crise financière mondiale.
  - Exemple comparatif avant/après crise : une hausse de 100 points de base du rendement des obligations du Trésor américain avait un effet statistiquement négligeable avant la crise, mais depuis la crise elle se traduit par une baisse des flux d’environ 1 % du PIB et par une augmentation des rendements obligataires d’environ 115 points de base.

### Effets macroéconomiques différenciés des types de flux
- Effets des entrées de portefeuille non-résidentes (moyennes):
  - Une augmentation des entrées en portefeuille de 1 % du PIB est associée à :
    - une appréciation du taux de change réel de 0,3 point de pourcentage par rapport à la tendance;
    - un élargissement de l’écart entre la production réelle et la tendance de 0,2 point de pourcentage;
    - une hausse du crédit au secteur privé de 0,1 % du PIB.
  - Les flux de portefeuille tendent à faire passer le taux de change réel et la production réelle au-dessus de leurs niveaux tendanciels et favorisent la croissance du crédit.
  - Peu d’éléments montrent qu’en moyenne ces flux sont liés de manière significative aux investissements intérieurs (publics ou privés) ou à la croissance économique; ils semblent toutefois corrélés à une augmentation de la consommation publique (y compris des dépenses sociales).
- Effets de l’IDE (moyennes):
  - Une hausse de l’IDE de 1 % du PIB entraîne :
    - une augmentation d’environ 0.5 point de pourcentage du ratio d’investissement;
    - une augmentation du taux de croissance à court terme d’environ 0,1 point de pourcentage.
  - L’IDE est étroitement corrélé tant à l’investissement privé qu’à l’investissement total et semble favoriser directement l’investissement intérieur et, par là, la croissance économique.
- Risques associés à l’essor du crédit :
  - L’essor du crédit intérieur dans un contexte de développement financier généralement faible peut accroître le risque d’instabilité financière (érosion de la qualité des actifs, exposition excessive à des secteurs spécifiques, prêts politiques).

### Conséquences et dynamique du cycle financier mondial
- Les facteurs mondiaux (taux d’intérêt aux États-Unis, indice VIX, prix des produits de base) affectent non seulement les flux d’obligations et d’actions mais aussi les rendements obligataires et les prix des actions en Afrique subsaharienne.
- Les effets de ces facteurs sont similaires à ceux observés pour les pays émergents, sauf que l’impact des prix des produits de base est nettement plus important dans l’échantillon subsaharien.
- La région apparaît de plus en plus liée au « cycle financier mondial » : les conditions financières nationales suivent davantage l’évolution des conditions financières mondiales depuis la crise.

### Conclusions et recommandations de politique
- Synthèse des constats :
  - Les flux de capitaux non publics vers l’Afrique subsaharienne ont fortement augmenté depuis la crise financière mondiale.
  - Ces flux offrent des avantages (financement du développement) mais comportent des risques liés à leur instabilité et à leur composition (engagements versus actifs).
  - Les facteurs intérieurs comptent : meilleurs bilans macroéconomiques, plus forte ouverture commerciale et institutions de meilleure qualité sont associés à des flux plus importants et à un moindre risque de repli brutal.
- Recommandations pratiques pour les décideurs :
  - Gérer prudemment les flux de capitaux en tenant compte de la nature des capitaux (IDE, portefeuille, prêts, etc.), de leurs usages et de leurs effets dans le pays, ainsi que du type d’investisseur et d’emprunteur.
  - Veiller à ce que les ressources empruntées sur les marchés de capitaux internationaux soient bien utilisées, accroissent la productivité et favorisent la croissance économique.
  - Suivre et gérer efficacement le risque de crédit dans le secteur financier pour limiter les vulnérabilités liées à l’essor du crédit.
  - Anticiper et atténuer les conséquences sur les taux de change inhérentes à l’entrée de capitaux, afin d’éviter des distorsions susceptibles de nuire au secteur des biens échangeables et à la compétitivité.
  - Envisager des politiques structurelles visant à assouplir les rigidités nominales et à faciliter les ajustements nécessaires face aux entrées de capitaux.

*Source : estimations des services du FMI.*

### 2.  FLUX DE CAPITAUX VERS L’AFRIQUE SUBSAHARIENNE : CAUSES ET CONSÉQUENCES

### 2.  FLUX DE CAPITAUX VERS L’AFRIQUE SUBSAHARIENNE : CAUSES ET CONSÉQUENCES

### Politiques et mesures face aux entrées et sorties de capitaux
- L’ajustement du taux de change réel est une option, même si, dans certains cas, une intervention sur les changes visant à limiter la surévaluation de la monnaie et à constituer des réserves suffisantes peut être justifiée.
- Vigilance nécessaire pour lutter contre la surchauffe de l’économie et l’accumulation de vulnérabilités financières (secteurs public et privé) afin d’atténuer le risque d’atterrissage brutal en cas de repli des flux.
- Adoption de politiques prudentielles et macroéconomiques contracycliques pour limiter les vulnérabilités et préserver la viabilité de la dette.
- Amélioration de la compilation et du délai de diffusion des données relatives à la balance des paiements pour assurer un suivi des flux en temps réel et appliquer rapidement des politiques opportunes.
- Prioriser l’attraction d’investissements directs étrangers (IDE), car l’IDE est généralement moins susceptible d’engendrer des vulnérabilités que d’autres types de flux et tend davantage à stimuler l’investissement privé et la croissance.
- Promotion de la stabilité macroéconomique et amélioration du climat des affaires pour attirer l’IDE.
- Anticipation d’un rôle croissant de la solidité des paramètres fondamentaux nationaux dans l’attractivité d’un pays, surtout si les conditions financières mondiales se durcissent avec la normalisation de la politique monétaire dans les pays avancés.

### Bibliographie sélective citée (extraits du texte)
- Aykut, D., A. Sanghi, and G. Kosmidou. 2017. “What to Do When Foreign Direct Investment is Not Direct or Foreign: FDI Round Tripping.” Policy Research Working Paper 8046, World Bank, Washington, DC.
- Caballero, J. 2016. “Do Surges in International Capital Inflows Influence the Likelihood of Banking Crises?” The Economic Journal 126(591): 281–316.
- Ghosh, A., J. Ostry, and M. Qureshi. 2017. “Taming the Tide of Capital Flows: A Policy Guide.” MIT Press, Cambridge, MA.
- Magnud, N., C. Reinhart, and E. Vesperoni. 2014. “Capital Inflows, Exchange Rate Flexibility and Credit Booms.” Review of Development Economics 18(3): 415–30.
- Obstfeld, M., J. Ostry, and M. Qureshi. 2017. “A Tie that Binds: Revisiting the Trilemma in Emerging Market Economies.” IMF Working Paper 7/130, Washington, DC.
- United Nations Conference on Trade and Development (UNCTAD). 2017. World Investment Report. Geneva.
- Note : Une annexe présentant des chiffres et des données supplémentaires relatives à ce chapitre est disponible en ligne, en anglais uniquement. International Monetary Fund (IMF). 2018. Chapter 2, Background Paper, Regional Economic Outlook: Sub-Saharan Africa. Washington, DC, October.

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### 3.  L’AVENIR DE L’EMPLOI EN AFRIQUE SUBSAHARIENNE

### Contexte et enjeux principaux
- La quatrième révolution industrielle (intelligence artificielle, robotique, Internet des objets, véhicules autonomes, impression 3‑D, nanotechnologies, biotechnologie, science des matériaux, stockage de l’énergie, informatique quantique) devrait bouleverser les marchés du travail nationaux et mondiaux.
- En Afrique subsaharienne, la population active continue d’augmenter rapidement ; il faudra créer 20 millions d’emplois par an nécessaires sur les deux prochaines décennies pour absorber la population active croissante.
- Le futur de l’emploi dépendra d’interactions entre facteurs mondiaux (technologie, intégration économique mondiale, changement climatique) et évolutions nationales/régionales.
- Les pays doivent prendre des décisions aujourd’hui, bien que nombre d’investissements et de réformes structurelles porteront leurs fruits à long terme.

### Principales conclusions et recommandations synthétiques
- L’avenir de l’emploi est déjà là : la quatrième révolution industrielle redéfinit le mode et le lieu de production des biens.
- Certaines nouvelles technologies sont plus faciles à adopter et à adapter et pourraient permettre à l’Afrique subsaharienne de sauter des étapes en matière d’infrastructures pour créer de nouveaux secteurs de croissance, en particulier dans les services.
- Les emplois existants sont peut-être moins susceptibles d’être automatisés directement que dans les pays avancés en raison des différences de structure économique et de niveau de salaire. Toutefois, l’automatisation qui remplace les travailleurs peu qualifiés peut entraîner une relocalisation de la production vers les pays avancés, fragilisant le modèle de croissance basé sur le manufacturier.
- Les mesures prises aujourd’hui par les pouvoirs publics détermineront les résultats futurs ; les pays peuvent soutenir et faciliter l’ajustement de leur économie et de leur main-d’œuvre.
- L’intégration et la connectivité sont essentielles et nécessitent :
  - infrastructures traditionnelles ou numériques,
  - un système scolaire adapté aux compétences requises,
  - urbanisation intelligente,
  - dispositifs de protection sociale pour remédier à la volatilité du marché du travail,
  - intégration commerciale.

### Effets potentiels de la quatrième révolution industrielle sur l’emploi
- Les innovations peuvent soit substituer le travail (robots remplaçant travailleurs sur tâches répétitives), soit compléter le travail (technologies numériques améliorant la productivité des travailleurs).
- Estimations des pertes d’emplois imputables à l’intelligence artificielle, à l’apprentissage automatique et à la robotique : entre 7% et 47% de la population active (McKinsey Global Institute, 2017; Frey et Osborne, 2017; Nedelkoska et Quintini, 2018; Borland et Coelli, 2017).
- Point de départ en Afrique subsaharienne :
  - la plupart des pays n’ont pas de secteur manufacturier solide ;
  - l’essentiel des emplois se trouve dans l’agriculture et dans les services au consommateur, souvent dans le secteur informel, avec des revenus instables ;
  - les infrastructures ne répondent généralement pas aux besoins.

### Exemples technologiques déjà adoptés en Afrique subsaharienne (extraits)
- Agriculture : téléphones portables et smartphones pour météo, mouvements du marché, conseils sur ensemencement/fertilisation/récolte, identification et traitement d’infestation parasitaire.
- Santé et logistique : drones pour livraisons de fournitures médicales dans les zones rurales.
- Construction : imprimante 3‑D permettant de « construire » une maison en un seul jour à faible coût.
- Identification et services publics : données GPS pour définir des adresses au Ghana ; informations biométriques et cartes de paiements en Afrique du Sud pour verser des prestations sociales.
- Services financiers : services financiers mobiles développés au Kenya ayant permis l’accès à des services financiers à des millions de personnes jusqu’alors exclues.

### Modélisation des effets (résultats clés)
- Modèle à deux régions : pays avancés et région à faible revenu (Afrique subsaharienne). Biens produits avec capital classique, travail et « robots » (au sens large : automatisation, apprentissage automatique, intelligence artificielle).
- Les deux régions diffèrent par la productivité globale ; la région des pays avancés est plus productive, expliquant un écart de revenu par habitant.
- Choc étudié : productivité des robots multipliée par deux.
- Résultats selon relation robots–travail :
  - Si travail et robots sont complémentaires :
    - l’augmentation du PIB par habitant est plus forte en Afrique subsaharienne que dans les pays avancés → convergence ;
    - les salaires augmentent plus que le stock de capital ;
    - la part du travail augmente dans les deux régions, davantage en Afrique subsaharienne.
  - Si travail et robots sont substituables :
    - la hausse du PIB par habitant est plus forte dans les pays avancés qu’en Afrique subsaharienne → l’écart de revenus se creuse ;
    - l’investissement dans robots et capital physique est plus rentable là où les salaires sont élevés ;
    - le capital quitte l’Afrique subsaharienne durant la période de transition ;
    - comme les robots remplacent les travailleurs, le stock de capital et de robots augmente dans les pays avancés au détriment de l’Afrique subsaharienne.

### Illustrations et données visuelles mentionnées
- Graphique 3.1 : Part des secteurs dans l’emploi total, 1995 et 2017 — montre une forte part de l’emploi dans le primaire et le tertiaire en Afrique subsaharienne (source : Banque mondiale, Indicateurs du développement dans le monde).
- Graphique 3.2 : Afrique subsaharienne : évolution de la connectivité, 1970–2014 — illustre le saut de la région vers la téléphonie mobile par rapport au téléphone fixe (source : Banque mondiale, Indicateurs du développement dans le monde).
- Graphique 3.3 et Graphique 3.4 : estimations du modèle — variations du PIB par habitant et part du travail selon scénarios de complémentarité ou de substituabilité entre robots et travail (source : calculs des services du FMI).

*International Monetary Fund (IMF). 2018. Extraits des chapitres 2 et 3, Regional Economic Outlook: Sub‑Saharan Africa (texte fourni).*

### 3. L’AVENIR DE L’EMPLOI EN AFRIQUE SUBSAHARIENNE

### 3. L’AVENIR DE L’EMPLOI EN AFRIQUE SUBSAHARIENNE

### Tendances générales et enseignements des modèles
- L’automatisation et l’augmentation de la productivité des robots peuvent réduire la part du travail, diminution plus marquée dans les pays avancés qu’en Afrique subsaharienne.
- Historiquement, la part du travail est demeurée relativement constante en Afrique subsaharienne depuis les années 50 (d’après des données disponibles pour 26 pays d’Afrique subsaharienne issues des Penn World Tables 9.0).
- Le modèle étudié indique que des gains de productivité globale peuvent compenser et dépasser l’impact négatif de l’automatisation sur les revenus.
- Les politiques visant à améliorer les infrastructures, l’éducation, l’accès au crédit et le climat des affaires jouent un rôle central pour générer des gains de productivité globale.

### Vulnérabilité des exportations à la quatrième révolution industrielle
- L’impact de l’automatisation sur l’Afrique subsaharienne pourrait transiter principalement par les exportations : relocalisation de la production, accès plus difficile aux chaînes de valeur, déplacement de l’avantage comparatif vers d’autres pays.
- Deux indices basés sur Frey et Osborne (2017) et Brynjolfsson, Mitchell et Rock (2018) donnent des résultats divergents sur l’exposition des exportations de la région à l’automatisation :
  - L’indice Frey–Osborne montre que les exportations d’Afrique subsaharienne et des pays à faible revenu et en développement en général sont relativement plus exposées à l’automatisation.
  - L’indice fondé sur Brynjolfsson, Mitchell et Rock indique que l’Afrique subsaharienne ne semble pas si sujette à l’automatisation.
- Source de la divergence : hypothèses différentes sur les technologies affectant l’emploi — Frey et Osborne ciblent les technologies remplaçant emplois répétitifs du secteur manufacturier de produits bas de gamme; Brynjolfsson, Mitchell et Rock mettent l’accent sur l’apprentissage automatique réalisant des tâches cognitives non répétitives, davantage requises par les exportations des pays avancés (électronique et machines).
- Conclusion : incertitude importante quant aux effets du changement technologique ; les effets dépendront du degré de complémentarité ou de substituabilité entre technologies et types d’emploi.

### Analyse de scénarios pour les deux prochaines décennies
- Constat démographique certain : la population de la région devrait presque doubler au cours des deux prochaines décennies, passant d’environ 900 millions d’habitants en 2015 à 1,7 milliard en 2040. Du fait de l’accroissement de la main-d’œuvre, il faudra créer 20 millions d’emplois chaque année.
- Objectif de l’analyse de scénarios : explorer futurs possibles en situation d’« incertitude knightienne » sans fournir de prédiction statistique, identifier politiques « à l’épreuve des avenirs possibles ».

- Scénario « l’Afrique avancée » :
  - Le changement technologique est en grande partie complémentaire au travail, y compris pour de nombreux emplois peu qualifiés.
  - L’économie mondiale approfondit son intégration.
  - Le changement climatique freine la croissance, mais les avancées technologiques permettent d’atténuer ses conséquences.
  - Les entrepreneurs d’Afrique subsaharienne s’insèrent dans les chaînes de valeur mondiales.

- Scénario « l’Afrique au service de l’Afrique » :
  - Le changement technologique entraîne un déplacement massif de main-d’œuvre dans les pays avancés et émergents, conduisant à des politiques de repli et à une inversion de l’intégration économique mondiale.
  - L’Afrique subsaharienne est relativement moins touchée par l’automatisation du fait du faible coût du travail, mais le changement climatique pèse sur la croissance.
  - Les pays appliquent pleinement l’accord sur la Zone de libre-échange continentale et investissent dans les infrastructures régionales, créant un marché commun de plus de 1,7 milliard de personnes en 2040.

- Scénario « l’Afrique à la dérive » :
  - Les pays avancés et émergents sont dominés par des usines automatisées.
  - Les investissements africains lourds en infrastructures pour la production locale sont contrecarrés, entraînant des actifs échoués et une forte dette.
  - Le changement climatique entrave fortement la croissance et les pays n’agissent pas pour l’atténuer.
  - L’Afrique subsaharienne reste tributaire des produits de base, le développement stagne, et de fortes incitations à l’émigration apparaissent, bien que l’automatisation limite l’absorption des immigrés.

### Politiques requises pour créer des emplois « à l’épreuve de l’avenir »
- Principes généraux :
  - Conserver une attitude ouverte envers différentes stratégies de croissance et saisir les opportunités de la quatrième révolution industrielle.
  - Identifier politiques robustes qui fonctionnent dans la plupart des avenirs possibles.

- Favoriser la connectivité :
  - Les infrastructures de connectivité incluent au-delà des routes, voies ferrées et ports : infrastructures numériques, moyens de stockage et d’échange de données via un système accessible.
  - Les partenariats public–privé seront nécessaires compte tenu de la faible marge de manœuvre budgétaire.
  - Situation actuelle :
    - Le niveau de pénétration d’Internet en Afrique subsaharienne est le plus faible du monde : il est inférieur à la moitié de la moyenne mondiale.
    - Plusieurs pays (Kenya, Nigéria et Seychelles) ont réalisé d’importants progrès et le niveau de pénétration atteint dans ces pays près de 50 %, soit un peu plus que la moyenne mondiale.
    - Le prix d’une connexion fixe à large bande est plus élevé en Afrique subsaharienne que dans d’autres régions.
    - Les prix du haut débit mobile sont similaires, en dollars, à ceux observés dans d’autres régions.
    - En revanche, rapportés au revenu national brut, les prix du haut débit mobile en Afrique subsaharienne sont les plus élevés dans le monde.

- Investir dans des systèmes éducatifs flexibles :
  - Anticiper quelles compétences seront requises et adapter les systèmes éducatifs pour que les nouvelles technologies soient des substituts ou des compléments du travail.
  - Les investissements dans les infrastructures numériques contribueront aussi à favoriser les gains de productivité en agriculture, notamment dans le contexte du changement climatique.
  - Les stratégies d’atténuation du changement climatique nécessiteront des investissements complémentaires pour limiter les effets sur la productivité agricole et industrielle.

*Source : sreo1018f - 3. L’AVENIR DE L’EMPLOI EN AFRIQUE SUBSAHARIENNE (PDF).*

### 3. L’AVENIR DE L’EMPLOI EN AFRIQUE SUBSAHARIENNE

### 3. L’AVENIR DE L’EMPLOI EN AFRIQUE SUBSAHARIENNE

### Scénarios prospectifs — synthèse des trajectoires possibles
- Scénario 1 : l’Afrique avancée
  - Technologie accrue et intégration mondiale soutenue ont élevé la productivité.
  - Innovations agricoles ont contrebalancé les effets du changement climatique.
  - Émergence d’une classe moyenne dynamique, mais volatilité élevée de l’emploi dans une économie centrée sur les services à la demande.
  - Transformation de l’agriculture : nouvelles variétés de semences, conseils par SMS, meilleur accès au crédit ; augmentation des rendements et de la superficie cultivée ; exportation non seulement de produits de base mais aussi d’aliments transformés.
  - Inégalités d’accès à l’éducation de qualité persistantes ; grandes exploitations technologiquement avancées emploient peu de travailleurs.
  - Infrastructures numériques stratégiques concentrées entre les mains de quelques entreprises internationales privées.
  - États fournissent des dispositifs d’assistance chômage sous conditions de ressources ; nécessité d’améliorer le recouvrement des impôts pour financer ces prestations.
  - Messages politiques et économiques : poursuivre les investissements dans les qualifications, les infrastructures numériques, et chercher de nouveaux marchés et secteurs porteurs.

- Scénario 2 : l’Afrique au service de l’Afrique
  - Politiques de repli dans les pays avancés ont réduit l’accès aux marchés et au crédit mondiaux.
  - Environ 80 % de nos exportations, majoritairement des ressources naturelles, quittaient l’Afrique (contexte historique évoqué).
  - Réponse régionale : accord sur la Zone de libre-échange continentale conclu en 2023 ; création du Fonds africain d’investissement dans les infrastructures pour étendre les infrastructures physiques et numériques régionales.
  - Retour de la diaspora apportant compétences, idées et capitaux ; essor d’entrepreneurs locaux exploitant des technologies peu gourmandes en capital.
  - Réalisations technologiques adaptées au contexte : gains de productivité en agriculture ; autosuffisance alimentaire ; impression 3-D pour production et construction à petite échelle ; réalité augmentée dans tourisme et divertissement ; intelligence artificielle et réalité virtuelle en éducation et santé.
  - Contraintes persistantes : faiblesse des recettes fiscales, limites des marchés locaux et régionaux, goulets d’étranglement infrastructurels, manque de crédit, explosion démographique, concurrence sur le marché du travail, prévalence du secteur informel, emplois instables et bas salaires.

- Scénario 3 : l’Afrique à la dérive
  - Automatisation rapide a relocalisé la production manufacturière vers les pays avancés.
  - Changement climatique plus dur et plus précoce que prévu ; impacts sévères (exemples cités : pénurie d’eau dans plusieurs grandes villes dans les années 2020 ; culture du cacao rendue impossible en 2030).
  - Conséquences : actifs échoués, dette élevée, recettes intérieures faibles, réduction significative des financements extérieurs.
  - Persistence d’emplois informels dans l’agriculture vivrière et les services à faible productivité ; forte proportion de personnes vivant dans l’extrême pauvreté.
  - Effets sociaux : pénurie de logements et de transports abordables, prix alimentaires élevés, montée de la criminalité et du terrorisme, conflits locaux/régionaux pour l’accès à des biens de première nécessité et à l’eau.
  - Éducation : opportunités de qualité réservées à une minorité ; nécessité d’améliorer et d’adapter le système d’éducation.
  - Initiatives positives : amélioration de l’accès à l’Internet et ouverture de centres d’apprentissage en ligne gratuits offrant des opportunités complémentaires.

### Compétences, éducation et formation
- Incertitude sur les compétences précises requises à l’avenir ; nécessité de systèmes éducatifs flexibles.
- Compétences probables liées à la réussite : culture numérique, capacité d’adaptation, formation tout au long de la vie ; importance accrue de l’enseignement secondaire.
- Réalisations passées : augmentation nette du taux d’achèvement de l’école primaire en Afrique subsaharienne (graphique 3.9), mais retard persistant pour l’enseignement secondaire (graphique 3.10).
- Recommandation : assurer la scolarisation universelle et l’utilisation des technologies dans toutes les salles de classe.

### Urbanisation et développement des villes
- Foyers de la quatrième révolution industrielle concentrés dans les villes.
- De nombreuses villes d’Afrique subsaharienne manquent d’infrastructures et restent tournées vers les services aux consommateurs locaux, contrairement à des centres urbains moteurs de croissance ailleurs.
- Recommandation : accorder une attention particulière à l’urbanisation et au développement des villes pour permettre aux entrepreneurs d’être des moteurs d’adaptation et d’innovation technologiques.

### Protection sociale et marché du travail volatil
- Changement fréquent d’emplois probable dans une économie des services à la demande ; instabilité déjà courante pour les travailleurs du secteur de subsistance et informel en Afrique subsaharienne.
- Familles et liens sociaux comme filet de secours ; nécessité d’élargir les dispositifs de protection sociale pour garantir une sécurité des revenus minimale.
- Rôle des nouvelles technologies (identification biométrique, fintech) pour améliorer le ciblage et la gestion des prestations.
- Mobilisation des recettes jugée essentielle pour créer la marge de manœuvre budgétaire nécessaire.

### Intégration commerciale régionale
- Approfondir l’intégration commerciale régionale est présenté comme un facteur clé de développement, particulièrement si l’environnement mondial se détériore.
- L’accord sur la Zone de libre-échange continentale (conclu en 2023) est une étape importante ; priorité à son application à l’échelle régionale.
- Potentiel : former un grand marché intérieur si progrès rapides sur la facilitation des échanges et les infrastructures régionales.
- Historique : « L’intégration commerciale en Afrique subsaharienne a presque triplé depuis les années 80, mais elle reste faible par rapport à d’autres régions. »
- Obstacles identifiés : distances, différences socioéconomiques, langue et histoire coloniale.

### Exemples chiffrés et repères temporels mentionnés
- « Environ 80 % de nos exportations, majoritairement des ressources naturelles, quittaient l’Afrique. »
- Accord sur la Zone de libre-échange continentale conclu en 2023.
- Références temporelles d’impacts climatiques : pénurie d’eau dans plusieurs grandes villes au cours des années 2020 ; culture du cacao rendue impossible en 2030.
- Remarque empirique : « L’intégration commerciale en Afrique subsaharienne a presque triplé depuis les années 80. »

_Extrait du chapitre « 3. L’AVENIR DE L’EMPLOI EN AFRIQUE SUBSAHARIENNE » (document source fourni)._

### CONCLUSION

### CONCLUSION

### Contexte historique et défis
- Tout au long de l’histoire, les perturbations technologiques ont entraîné de nettes améliorations des conditions de vie.
- Les périodes de transition ont souvent été difficiles, en particulier pour les métiers et les secteurs en déclin.
- Le principal enjeu pour les pouvoirs publics est de soutenir les secteurs nouveaux et émergents porteurs de croissance.
- Si les pouvoirs publics y parviennent, l’Afrique subsaharienne pourra créer les 20 millions d’emplois de qualité par an dont sa population jeune en plein essor a besoin et accomplir des progrès en vue de la réalisation des objectifs de développement durable.

### Priorités et mesures publiques
- Les mesures prises aujourd’hui par les pouvoirs publics seront déterminantes pour la forme que prendra l’emploi à l’avenir.
- Les stratégies de développement doivent être adaptées aux exigences et aux possibilités offertes par la quatrième révolution industrielle.
- L’intégration et la connectivité sont des composantes essentielles de toute politique de croissance fructueuse.
- Ces composantes passent par :
  - des infrastructures traditionnelles et numériques,
  - un système scolaire en phase avec l’évolution des compétences requises,
  - une urbanisation intelligente,
  - des dispositifs de protection sociale pour compenser la volatilité du marché du travail,
  - l’intégration des échanges.

### Statistiques clés (Graphique 3.11)
- Exportations de biens vers différentes régions, 2017 (valeurs affichées dans le graphique) :
  - AfSS: 21
  - Asie: 56
  - Amériques: 55
  - MOAN: 18
  - Europe: 70

*Source: sreo1018f - CONCLUSION*

### Chapter 3, Washington, DC, April.

### sreo1018f - Chapter 3, Washington, DC, April.

### Aperçu et notes méthodologiques
- Sauf indication contraire, les données et projections utilisées reposent sur les estimations des services du FMI au 20 septembre 2018 et correspondent à celles qui ont servi pour l’édition d’octobre 2018 des Perspectives de l’économie mondiale (PEM).
- La base de données et les projections couvrent 45 pays d’Afrique subsaharienne qui relèvent du département Afrique.
- Les données obéissent, dans la mesure du possible, aux méthodes statistiques internationalement reconnues ; toutefois, le manque de données limite dans certains cas la portée des comparaisons internationales.
- Des annexes présentant des chiffres et des données supplémentaires relatives à ce chapitre sont disponibles en ligne, en anglais uniquement.

### Groupes de pays et classifications
- Pays exportateurs de pétrole : pays où les exportations nettes de pétrole représentent au moins 30 % des exportations totales.
- Autres pays riches en ressources naturelles : pays où les ressources naturelles non renouvelables représentent au moins 25 % des exportations totales.
- Pays pauvres en ressources naturelles : pays qui n’appartiennent ni au groupe des exportateurs de pétrole, ni au groupe des autres pays riches en ressources naturelles.
- Répartition additionnelle (groupes pouvant se chevaucher) : pays exportateurs de pétrole, pays à revenu intermédiaire, pays à faible revenu et pays en situation de fragilité.
- Critères numériques mentionnés :
  - Les pays à revenu intermédiaire avaient un revenu national brut par habitant qui dépassait 9 95,00 dollars sur la période 2015–17, selon les calculs de la Banque mondiale fondés sur la méthode Atlas.
  - Les pays à faible revenu avaient un revenu national brut par habitant égal ou inférieur à 995,00 dollars sur la période 2015–17 (Banque mondiale, méthode Atlas).
  - Les pays en situation de fragilité avaient une note ÉPIN moyenne égale ou inférieure à 3,2 sur la période 2015–17 et/ou ont fait l’objet d’une mission de maintien ou de rétablissement de la paix dans les trois dernières années.

### Méthodes d’agrégation
- Pour les tableaux AS1 et AS5 : moyennes arithmétiques des données de chaque pays, pondérées par le PIB calculé à parité de pouvoir d’achat (PPA) et exprimées en pourcentage du PIB du groupe considéré. Les pondérations afférentes à la PPA sont tirées de la base de données des PEM.
- Pour le tableau AS2 : moyenne géométrique des données de chaque pays, pondérée par le PIB calculé à parité de pouvoir d’achat (PPA) et exprimée en pourcentage du PIB du groupe considéré. Les pondérations afférentes à la PPA sont tirées de la base de données des PEM.
- Pour les tableaux AS3, AS4 et AS6–AS8 : moyennes arithmétiques pondérées par le PIB converti en dollars aux taux de change du marché et exprimées en pourcentage du PIB du groupe considéré.

### Principaux chiffres et tendances (sélection tirée des tableaux AS1–AS8)
- Croissance du PIB réel (Tableau AS1, en pourcentage) — Afrique subsaharienne :
  - 2010–15 : 5,11
  - 2016 : 4,1
  - 2017 : 2,7
  - 2018 : 3,1
  - 2019 : 3,8
- Prix à la consommation (Tableau AS2, pourcentage moyen de variation annuelle) — Afrique subsaharienne :
  - 2010–15 : 7,7
  - 2016 : 11,2
  - 2017 : 11,0
  - 2018 : 8,6
  - 2019 : 8,5
- Solde budgétaire global, dons compris (Tableau AS3, en pourcentage du PIB) — Afrique subsaharienne :
  - 2010–15 : 1,7
  - 2016 : –4,5
  - 2017 : –4,8
  - 2018 : –4,2
  - 2019 : –3,9
- Dette publique (Tableau AS4, en pourcentage du PIB) — Afrique subsaharienne :
  - 2010–15 : 31,0
  - 2016 : 43,8
  - 2017 : 45,4
  - 2018 : 48,5
  - 2019 : 48,2
- Masse monétaire au sens large (Tableau AS5, en pourcentage du PIB) — Afrique subsaharienne :
  - 2010–15 : 36,2
  - 2016 : 38,2
  - 2017 : 37,7
  - 2018 : 38,0
  - 2019 : 38,3
- Solde extérieur courant (Tableau AS6, en pourcentage du PIB) — Afrique subsaharienne :
  - 2010–15 : –2,5
  - 2016 : –3,9
  - 2017 : –2,3
  - 2018 : –2,8
  - 2019 : –3,4
- Réserves (Tableau AS8, mois d’importations de biens et de services) — Afrique subsaharienne :
  - 2010–15 : 13,9
  - 2016 : 20,6
  - 2017 : 22,2
  - 2018 : 23,0
  - 2019 : 23,1

### Répartition régionale et listes de pays (extraits)
- Les annexes classent les pays par grands organes de coopération régionale : zone franc (UEMOA et CEMAC), COMESA, CAE–5, CEDEAO, SADC et SACU. La composition des agrégats est fournie par tableau (voir classifications et listes de pays dans le document).
- Les listes alphabétiques et codes pays figurent dans l’appendice statistique (AS1–AS8) et incluent 45 pays relevant du département Afrique.

_Italic: Source — Chapter 3, Background Paper, Regional Economic Outlook: Sub-Saharan Africa (IMF), estimations des services du FMI au 20 septembre 2018._

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_Source: https://www.imf.org/-/media/files/publications/reo/afr/2018/october/pdf/french/sreo1018f.pdf_
