## COVID-19 : une menace sans précédent pour le développement

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### Aperçu et chiffres clés
- Une contraction de 1,6 % de l’économie régionale est anticipée en 2020 — « le pire résultat jamais enregistré ».
- Révision à la baisse de 5,2 points de pourcentage par rapport aux prévisions d’octobre 2019.
- Au 9 avril, plus de 6 200 cas étaient confirmés dans 43 pays de la région, l’Afrique du Sud, le Cameroun et le Burkina Faso étant les plus touchés.
- Croissance prévue de rebond autour de 4 % en 2021, sous réserve de mesures décisives.

### Principaux canaux du choc économique
- Mesures d’endiguement et d’atténuation perturbant la production et réduisant nettement la demande.
- Effondrement de la croissance économique mondiale et resserrement des conditions financières avec retombées sur la région.
- Brusque baisse des cours des produits de base, notamment du pétrole, aggravant les difficultés dans des pays riches en ressources naturelles (mention explicite : l’Angola et le Nigéria).

### Conséquences sociales et vulnérabilités
- Risque de submersion des systèmes de santé déjà fragiles si la propagation du virus n’est pas maîtrisée.
- Mesures de distanciation sociale mettant en péril les moyens d’existence d’innombrables personnes vulnérables.
- Filets de sécurité sociale restreints ; absence d’espace budgétaire dans la plupart des pays compliquant la riposte publique.

### Priorités de politique publique (recommandations)
- Sauver des vies d’abord : accroître les dépenses publiques de santé, indépendamment de l’espace budgétaire et de la dette.
- Politique budgétaire : apporter en temps voulu un soutien budgétaire temporaire et de grande ampleur pour protéger les personnes et les entreprises les plus touchées, y compris le secteur informel.
  - Moyens : transferts monétaires ou aides en nature pour les personnes en difficulté (y compris via technologies numériques), soutien ciblé et temporaire aux secteurs gravement touchés.
  - Veiller, une fois la crise passée, à ce que la position budgétaire retrouve une trajectoire garantissant la viabilité de la dette publique.
- Solidarité internationale : mobilisation de financements extérieurs élevés sous forme de dons ou de prêts concessionnels, supérieurs aux niveaux habituels compte tenu des fortes perturbations des marchés de capitaux mondiaux.
  - Risque : l’absence de financement extérieur adapté pourrait transformer des problèmes de liquidités temporaires en problèmes de solvabilité.
- Politique monétaire et stabilité financière : assouplissement monétaire et injections de liquidités pour soutenir la demande et la survie des entreprises et des emplois ; surveillance du secteur financier visant à concilier préservation de la stabilité et maintien de l’activité économique.
  - Pour les régimes de change flottants : la flexibilité des taux de change peut amortir les chocs externes ; une ponction sur les réserves pour lisser un ajustement désordonné peut atténuer les implications financières des asymétries de devises.
  - Pour les pays confrontés à des sorties de capitaux désordonnées et de grande ampleur : envisager des mesures temporaires de gestion des flux de capitaux dans le cadre d’un ensemble plus large de mesures.

### Incertitudes et perspectives générales
- Les prévisions économiques sont soumises à une incertitude beaucoup plus forte qu’à l’habitude.
- L’ampleur du ralentissement en 2020 et la rapidité de la reprise dépendront notamment de :
  - l’interaction de la pandémie avec des systèmes de santé locaux fragiles,
  - l’efficacité des mesures nationales d’endiguement,
  - la vigueur du soutien apporté par la communauté internationale.

### Perspectives de croissance en 2020 : la pandémie et l’effondrement des cours du pétrole
- La croissance mondiale devrait s’effondrer, passant de 2,9 percent en 2019 à une contraction de 3,0 percent en 2020.
- Parmi les principaux partenaires commerciaux de l’Afrique subsaharienne :
  - la zone euro devrait connaître une contraction de 7,5 percent en 2020, contre une croissance de 1,2 percent en 2019;
  - la croissance en Chine devrait considérablement décélérer (de 6,1 percent à 1,2 percent).
- Les cours du pétrole ont plongé d’environ 50 percent depuis le début de l’année et atteignent leur plus bas niveau depuis 18 ans.
- Conditions financières mondiales :
  - les investisseurs ont retiré plus de 90 milliards de dollars des pays émergents depuis le début de la crise;
  - les écarts de rendement sur les obligations souveraines dans la région se sont creusés de plus de 850 points de base depuis février 2020;
  - les émissions obligataires sont à l’arrêt;
  - tant les pays préémergents que les pays émergents de la région sont confrontés à des sorties de capitaux considérables.

### La COVID-19 en Afrique subsaharienne et triple choc
- Au 9 avril, plus de 6 200 cas étaient confirmés dans 43 pays de la région, l’Afrique du Sud, le Cameroun et le Burkina Faso étant les plus touchés.
- Triple choc :
  - choc sanitaire intérieur : fermeture des lieux de travail, perturbation des filières d’approvisionnement, diminution de la main-d’œuvre, confinement et perte de revenus réduisant la demande;
  - retombées mondiales : choc sur les échanges, resserrement des conditions financières, baisse de la demande extérieure, perturbations des filières d’approvisionnement, risque de baisse des dépenses publiques, secteurs particulièrement touchés : tourisme, hôtellerie et transport;
  - choc sur les cours des produits de base : forte chute des prix aggravant l’impact pour les pays riches en ressources naturelles et pesant sur la croissance, la vulnérabilité budgétaire et extérieure.

### Contexte préexistant et vulnérabilités
- Activité économique terne dans les pays riches en ressources naturelles depuis le choc de 2014.
- Dans les pays pauvres en ressources naturelles, forte croissance soutenue par les investissements du secteur public, accompagnée d’une augmentation de la dette et de la vulnérabilité extérieure.
- Chocs récents : situation sécuritaire au Sahel, cyclones, sécheresses (Mozambique, Zambie, Zimbabwe), nuages de sauterelles (Éthiopie, Kenya, Ouganda, Soudan du Sud).

### Projections et scénarios régionaux
- Le PIB réel en Afrique subsaharienne devrait se contracter de 1,6 percent en 2020.
- Cette projection est inférieure d’environ 5,2 points de pourcentage à celle envisagée en octobre 2019.
- Par groupes de pays :
  - Pays exportateurs de pétrole : croissance de 1,8 percent en 2019 devrait faire place à une contraction de 2,8 percent en 2020. Au Nigéria, une contraction de 3,4 percent est anticipée.
  - Autres pays riches en ressources naturelles : taux de croissance devraient reculer d’environ 5,0 points de pourcentage, de +2,3 percent à –2,7 percent. En Afrique du Sud, croissance de 0,2 percent en 2019 faisant place à une contraction de 5,8 percent en 2020.
  - Pays pauvres en ressources naturelles : croissance attendue passer de 6,2 percent à 2,0 percent.
  - Pays dépendant du tourisme (Cabo Verde, Comores, Gambie, Maurice, Sao Tomé-et-Principe, Seychelles) : PIB devant se contracter de 5,1 percent en 2020 après une croissance moyenne de 3,9 percent en 2019.
- Scénario de référence :
  - suppose que les perturbations dues aux mesures d’endiguement et d’atténuation se concentrent au deuxième trimestre de 2020;
  - redressement attendu au second semestre de 2020;
  - les cours des produits de base devraient rester bas à moyen terme;
  - scénario prévoit une remontée de la croissance régionale à environ 4 percent en 2021.
- Effets à plus long terme :
  - en 2024, le PIB par habitant serait environ 4½ percent inférieur aux projections de l’avant-COVID-19.
- Risques à la baisse :
  - une pandémie plus longue et une reprise plus superficielle pourraient conduire à une baisse supplémentaire de 2,5 points de pourcentage de la croissance régionale.

### Priorités politiques et mesures macroéconomiques
- Priorité immédiate : accroître les dépenses de santé publique pour faire face aux besoins et ralentir la propagation.
- Politique budgétaire : un soutien budgétaire discrétionnaire est justifié, même pour les pays disposant d’un espace budgétaire réduit; priorité aux mesures ciblées allégeant les problèmes de liquidité des entreprises et des ménages.
- Pays exportateurs de pétrole : financement des dépenses de santé prioritaires, ajustements bien rythmés des dépenses favorables à la croissance, mobilisation de financements additionnels.
- Mesures discrétionnaires recommandées :
  - Allégements fiscaux temporaires, report des échéances, accélération des remboursements de TVA.
  - Exonérations fiscales et douanières sur les produits de santé.
  - Prêts à taux bonifié ou garantis pour secteurs gravement touchés; encouragement à préserver l’emploi et les salaires.
  - Dépenses sociales : élargir le ciblage, privilégier les transferts monétaires; transferts ponctuels via services d’argent mobile pour toucher le secteur informel.
  - Si impossibilité de transferts monétaires rapides : subventions alimentaires, paiement des factures d’électricité et de gaz, aide à la gestion des loyers, continuité des programmes en nature.
  - Profiter de la baisse des prix des carburants pour réduire les subventions et dégager un espace budgétaire pour la santé.
  - Recours aux technologies numériques pour renforcer l’efficacité.
- Contraintes et projections fiscales :
  - Niveau moyen de la dette en Afrique subsaharienne avoisinait 57 % du PIB en 2019.
  - Sept pays à faible revenu étaient en surendettement et neuf autres présentaient un risque élevé de surendettement.
  - Selon les prévisions actuelles, le déficit budgétaire des pays importateurs de pétrole en 2020 pourrait, en moyenne, être supérieur d’environ 2,5 % à celui de 2019.
  - Pour les pays exportateurs de pétrole, le déficit pourrait se creuser de 3 % du PIB.
  - Projection de la dette (moyenne arithmétique) : passage de 58 % du PIB en 2019 à 64 % du PIB en 2020, puis diminution à mesure que les plans d’ajustement budgétaire sont mis en œuvre (contre une baisse à 56 % prévue en octobre 2019).
  - Hétérogénéité considérable : augmentation de la dette variant entre 10 % et 25 % du PIB dans plusieurs pays.
- Exemples de mesures annoncées (chiffres partiels) :
  - Botswana : 1,9 % du PIB
  - Côte d’Ivoire : 4,7 % du PIB
  - Maurice : 0,8 % du PIB
  - Namibie : 4,25 % du PIB
  - Niger : 7,4 % du PIB
  - Rwanda : 1,5 % du PIB
  - Sénégal : 5,1 % du PIB

### Politique monétaire et stabilité financière
- Assouplir la politique monétaire pour réduire les coûts d’emprunt et fournir des liquidités.
- Points essentiels :
  - légère hausse de l’inflation observée récemment, souvent due à l’augmentation des prix alimentaires;
  - la baisse des cours du pétrole et le ralentissement de la croissance devraient atténuer les pressions inflationnistes, offrant la possibilité d’assouplir la politique monétaire;
  - les banques centrales doivent rester attentives aux pressions inflationnistes liées à la rareté des biens essentiels.
- Fournir des liquidités adéquates : instruments des banques centrales pour atténuer les tensions du système financier.

### Liquidité, crédit aux PME et stabilité du secteur bancaire
- Banques centrales : fournir des liquidités abondantes, en particulier aux banques prêtant aux PME.
- Mesures pour les PME : garanties publiques sur les dettes des entreprises solvables, guichets spéciaux de refinancement.
- Mesures observées : abaissement des taux d’intérêt (Afrique du Sud, Eswatini, Gambie, Ghana, Kenya, Maurice, Namibie); allègement des exigences de réserves (Ghana, Kenya, Rwanda); liquidités intrajournalières et opérations de refinancement accrus (Banque centrale sud-africaine).
- Risques bancaires :
  - forte augmentation prévue des prêts improductifs; part des prêts improductifs : 11 % en moyenne en 2019.
  - recommandations : flexibilité réglementaire, restructuration prudente des prêts, transparence et caractère temporaire des mesures, incitation aux banques à puiser dans leurs volants existants, dispositif renforcé d’information.

### Pressions sur le secteur extérieur et financement extérieur
- Le déficit courant moyen devrait se dégrader de 6,2 % du PIB en 2019 à 8,4 % en 2020.
- Retraits d’investissements de portefeuille : ont dépassé 4,2 milliards de dollars depuis la fin février.
- Conséquences : difficultés de financement des déficits, risque de turbulences sur les marchés, nécessité de recourir à davantage d’emprunts auprès des institutions internationales.
- Outils : ajustement du taux de change pour les régimes flexibles, interventions sur les marchés des changes pour pays avec réserves suffisantes, mesures temporaires de gestion des flux de capitaux, sollicitation de financements concessionnels extérieurs.

### Soutien international et mobilisation de financements
- Appel à une action rapide, globale et coordonnée : institutions financières internationales, G-20, OMS, philanthropes.
- Mesures internationales annoncées et disponibles :
  - Le FMI met 100 milliards de dollars à disposition au moyen de mécanismes de financement d’urgence à décaissement rapide.
  - Fonds fiduciaire d’assistance et de riposte aux catastrophes du FMI : dons possibles pour les pays les plus pauvres.
  - Appel conjoint FMI–Banque mondiale : suspension du remboursement de la dette par les créanciers bilatéraux officiels pour les pays relevant de l’Association internationale du développement (pays dont le revenu national brut par habitant est inférieur à 1 175 dollars en 2020) qui demandent un délai de grâce.
  - Groupe de la Banque mondiale : financement accéléré de 14 milliards de dollars.
  - Banque africaine de développement : emprunt obligataire social « Combattre le Covid-19 » de 3 milliards de dollars.
- Nécessité d’une coordination entre institutions financières internationales et créanciers bilatéraux.

### Leçons de la crise Ébola (2014–15)
- Impacts lors de la crise Ébola :
  - systèmes de santé submergés, redéploiement des ressources, arrêt de services non liés à l’épidémie;
  - retombées économiques majeures : chute de 9 % en moyenne dans les pays touchés;
  - augmentation des prêts improductifs et tensions pour les banques intérieures.
- Réponse internationale en 2014–15 :
  - aide financière des donateurs : 5,9 milliards de dollars engagés;
  - appui budgétaire du FMI : décaissement de 378 millions de dollars entre septembre 2014 et mars 2015, dont 100 millions de dollars sous forme d’allégement de la dette.
- Leçons : soutien international rapide crucial pour contenir la propagation et atténuer l’impact.

*Source: https://www.imf.org/-/media/files/publications/reo/afr/2020/april/french/text.pdf*

### Section 1

### COVID-19 : une menace sans précédent pour le développement

### Aperçu et chiffres clés
- Une contraction de 1,6 % de l’économie régionale est anticipée en 2020 — « le pire résultat jamais enregistré ».
- Révision à la baisse de 5,2 points de pourcentage par rapport aux prévisions d’octobre 2019.
- Au 9 avril, plus de 6 200 cas étaient confirmés dans 43 pays de la région, l’Afrique du Sud, le Cameroun et le Burkina Faso étant les plus touchés.
- Croissance prévue de rebond autour de 4 % en 2021, sous réserve de mesures décisives.

### Principaux canaux du choc économique
- Mesures d’endiguement et d’atténuation perturbant la production et réduisant nettement la demande.
- Effondrement de la croissance économique mondiale et resserrement des conditions financières avec retombées sur la région.
- Brusque baisse des cours des produits de base, notamment du pétrole, aggravant les difficultés dans des pays riches en ressources naturelles (mention explicite : l’Angola et le Nigéria).

### Conséquences sociales et vulnérabilités
- Risque de submersion des systèmes de santé déjà fragiles si la propagation du virus n’est pas maîtrisée.
- Mesures de distanciation sociale mettant en péril les moyens d’existence d’innombrables personnes vulnérables.
- Filets de sécurité sociale restreints ; absence d’espace budgétaire dans la plupart des pays compliquant la riposte publique.

### Priorités de politique publique (recommandations)
- Sauver des vies d’abord : accroître les dépenses publiques de santé, indépendamment de l’espace budgétaire et de la dette.
- Politique budgétaire : apporter en temps voulu un soutien budgétaire temporaire et de grande ampleur pour protéger les personnes et les entreprises les plus touchées, y compris le secteur informel.
  - Moyens : transferts monétaires ou aides en nature pour les personnes en difficulté (y compris via technologies numériques), soutien ciblé et temporaire aux secteurs gravement touchés.
  - Veiller, une fois la crise passée, à ce que la position budgétaire retrouve une trajectoire garantissant la viabilité de la dette publique.
- Solidarité internationale : mobilisation de financements extérieurs élevés sous forme de dons ou de prêts concessionnels, supérieurs aux niveaux habituels compte tenu des fortes perturbations des marchés de capitaux mondiaux.
  - Risque : l’absence de financement extérieur adapté pourrait transformer des problèmes de liquidités temporaires en problèmes de solvabilité.
- Politique monétaire et stabilité financière : assouplissement monétaire et injections de liquidités pour soutenir la demande et la survie des entreprises et des emplois ; surveillance du secteur financier visant à concilier préservation de la stabilité et maintien de l’activité économique.
  - Pour les régimes de change flottants : la flexibilité des taux de change peut amortir les chocs externes ; une ponction sur les réserves pour lisser un ajustement désordonné peut atténuer les implications financières des asymétries de devises.
  - Pour les pays confrontés à des sorties de capitaux désordonnées et de grande ampleur : envisager des mesures temporaires de gestion des flux de capitaux dans le cadre d’un ensemble plus large de mesures.

### Incertitudes et perspectives
- Les prévisions économiques sont soumises à une incertitude beaucoup plus forte qu’à l’habitude.
- L’ampleur du ralentissement en 2020 et la rapidité de la reprise dépendront notamment de :
  - l’interaction de la pandémie avec des systèmes de santé locaux fragiles,
  - l’efficacité des mesures nationales d’endiguement,
  - la vigueur du soutien apporté par la communauté internationale.

*Source: https://www.imf.org/-/media/files/publications/reo/afr/2020/april/french/text.pdf*

### Section 2

### text - Section 2

### Contexte et incertitudes générales
- La sévérité du ralentissement en 2020 et la rapidité de la reprise dépendront de plusieurs facteurs, notamment l’interaction de la pandémie avec les fragiles systèmes de santé locaux, l’efficacité des mesures nationales d’endiguement et la vigueur du soutien apporté par la communauté internationale.
- La suite du rapport décrit l’évolution dans la région, les perspectives de croissance et les risques pesant sur celle-ci, et donne plus de détails sur les mesures que les pays doivent prendre pour résister à la crise en cours.

### Perspectives de croissance en 2020 : la pandémie de COVID-19 et l’effondrement des cours du pétrole
- Une récession mondiale est attendue du fait des perturbations généralisées provoquées par la pandémie de COVID-19.
- La croissance mondiale devrait s’effondrer, passant de 2,9 percent en 2019 à une contraction de 3,0 percent en 2020.
- Parmi les principaux partenaires commerciaux de l’Afrique subsaharienne :
  - la zone euro devrait connaître une contraction de 7,5 percent en 2020, contre une croissance de 1,2 percent en 2019;
  - la croissance en Chine devrait considérablement décélérer (de 6,1 percent à 1,2 percent).
- Les cours du pétrole ont plongé d’environ 50 percent depuis le début de l’année et atteignent leur plus bas niveau depuis 18 ans.
- La plupart des autres produits de base ont vu leurs cours baisser aussi, à l’exception des métaux précieux comme l’or.
- Les conditions financières mondiales se sont fortement tendues en 2020 :
  - les investisseurs ont retiré plus de 90 milliards de dollars des pays émergents depuis le début de la crise;
  - les écarts de rendement sur les obligations souveraines dans la région se sont creusés de plus de 850 points de base depuis février 2020;
  - les émissions obligataires sont à l’arrêt;
  - tant les pays préémergents que les pays émergents de la région sont confrontés à des sorties de capitaux considérables.

### La COVID-19 en Afrique subsaharienne
- Le nombre de cas confirmés de COVID-19 en Afrique subsaharienne est en augmentation rapide.
- Initialement, rythme proche de la plupart des autres pays, avec un doublement du nombre de cas tous les trois jours; l’augmentation quotidienne des cas s’est quelque peu infléchie depuis la première semaine d’avril en raison de mesures strictes d’endiguement et d’atténuation instaurées dans plusieurs pays.
- Au 9 avril, plus de 6 200 cas étaient confirmés dans 43 pays de la région, l’Afrique du Sud, le Cameroun et le Burkina Faso étant les plus touchés.
- Remarque : certains cas actifs n’ont peut-être pas été signalés en raison de l’insuffisance des capacités de dépistage.

### Triple choc : canaux d’impact économique sur l’Afrique subsaharienne
- Perturbations économiques résultant du choc sanitaire intérieur :
  - fermeture des lieux de travail, perturbation des filières d’approvisionnement, diminution de la main-d’œuvre due à la maladie ou aux décès pouvant profondément perturber la production;
  - confinement pouvant avoir des effets dévastateurs (par exemple, l’insécurité alimentaire) sur des foyers vulnérables;
  - perte de revenus, peur de la contagion, perte de confiance et incertitude accrue réduisant la demande.
- Conséquences des retombées mondiales de la COVID-19 :
  - choc sur les échanges et resserrement des conditions financières mondiales;
  - ralentissement de la croissance des partenaires commerciaux réduisant la demande extérieure;
  - perturbations des filières d’approvisionnement réduisant la disponibilité des produits importés, pouvant engendrer des pressions inflationnistes;
  - resserrement brutal des conditions financières mondiales réduisant les flux d’investissement vers la région et la capacité à financer les dépenses nécessaires pour gérer la crise sanitaire et soutenir la croissance;
  - risque de baisse des dépenses publiques, accumulation d’arriérés ou augmentation des emprunts d’État sur les marchés locaux;
  - pour les pays préémergents, arrêt des entrées de capitaux et sorties de capitaux pesant sur les taux de change et causant un ajustement du solde courant par une contraction de la demande intérieure;
  - ralentissement de la croissance mondiale pouvant faire baisser les envois de fonds.
  - secteurs particulièrement touchés : tourisme, hôtellerie et transport.
- Choc sur les cours des produits de base :
  - forte chute des prix des produits de base aggravant l’impact de la pandémie pour les pays riches en ressources naturelles;
  - choc sur les termes de l’échange pesant sur la croissance et aggravant la vulnérabilité budgétaire et extérieure;
  - faibles recettes issues des produits de base réduiraient sensiblement les ressources pour combattre l’épidémie et soutenir la croissance.

### Contexte économique préexistant et vulnérabilités
- Activité économique terne dans les pays riches en ressources naturelles depuis le choc sur les cours des produits de base de 2014.
- Dans les pays pauvres en ressources naturelles, forte croissance soutenue par les investissements du secteur public, accompagnée d’une augmentation de la dette et de la vulnérabilité extérieure.
- Situation sécuritaire au Sahel difficile et le continent a subi des chocs météorologiques : cyclones, sécheresses en Afrique australe et orientale (Mozambique, Zambie, Zimbabwe) et nuages de sauterelles (Éthiopie, Kenya, Ouganda, Soudan du Sud).

### Perspectives de croissance dans la région (projections et scénarios)
- Le PIB réel en Afrique subsaharienne devrait se contracter de 1,6 percent en 2020, le pire résultat jamais enregistré.
- Cette projection est inférieure d’environ 5,2 points de pourcentage à celle envisagée dans l’édition d’octobre 2019 des Perspectives économiques régionales pour l’Afrique subsaharienne.
- Facteurs contribuant à la révision : propagation de la COVID-19, cours des produits de base inférieurs aux prévisions, contraintes structurelles permanentes (Afrique du Sud), ajustement de la politique économique (Éthiopie), chocs climatiques et invasion de sauterelles (Afrique orientale).
- Les retombées économiques devraient être les plus marquées dans les pays moins diversifiés.
- Par groupes de pays :
  - Pays exportateurs de pétrole : croissance de 1,8 percent en 2019 devrait faire place à une contraction de 2,8 percent en 2020 (soit 5,3 points de pourcentage de moins que prévu en octobre 2019). Au Nigéria, une contraction de 3,4 percent est anticipée.
  - Autres pays riches en ressources naturelles : taux de croissance devraient reculer d’environ 5,0 points de pourcentage, de +2,3 percent à –2,7 percent. En Afrique du Sud, croissance de 0,2 percent en 2019 faisant place à une contraction de 5,8 percent en 2020.
  - Pays pauvres en ressources naturelles : croissance attendue passer de 6,2 percent à 2,0 percent.
  - Pays dépendant du tourisme (Cabo Verde, Comores, Gambie, Maurice, Sao Tomé-et-Principe, Seychelles) : PIB devant se contracter de 5,1 percent en 2020 après une croissance moyenne de 3,9 percent en 2019.
- Scénario de référence :
  - suppose que les perturbations dues aux mesures d’endiguement et d’atténuation se concentrent au deuxième trimestre de 2020;
  - redressement attendu au second semestre de 2020 lorsque les mesures de confinement se relâcheront et que les mesures de relance dans les pays avancés et plusieurs pays émergents viendront soutenir l’activité;
  - les cours des produits de base, du pétrole en particulier, devraient rester bas à moyen terme;
  - scénario prévoit une remontée de la croissance régionale à environ 4 percent en 2021.
- Effets à plus long terme :
  - même avec une reprise relativement rapide, la pandémie entraînera des pertes de production élevées et persistantes; en 2024, le PIB par habitant serait environ 4½ percent inférieur aux projections de l’avant-COVID-19.
- Risques à la baisse :
  - une pandémie plus longue entraînant une contraction plus profonde de l’économie mondiale en 2020 et une reprise plus superficielle, une baisse des cours des produits de base et un resserrement des conditions financières plus marqué que dans le scénario de référence pourraient conduire à une baisse supplémentaire de 2,5 points de pourcentage de la croissance régionale.

### Priorités politiques
- Première priorité : accroître les dépenses de santé publique afin de faire face aux besoins croissants de services de santé et de ralentir la propagation du virus. 

*FONDS MONÉTAIRE INTERNATIONAL | AVRIL 2020*

### Section 3

### Section 3

### Importance d’une politique macroéconomique efficace
- Une politique macroéconomique efficace est essentielle pour limiter les pertes économiques, protéger les groupes les plus vulnérables et assurer une reprise rapide lorsque la pandémie s’éloignera.
- Étant donné l’ampleur du choc et son caractère temporaire, un certain soutien budgétaire discrétionnaire se justifie, même dans les pays disposant d’un espace budgétaire réduit.
- Priorité aux mesures ciblées qui allègent les problèmes de liquidité des entreprises et des ménages pour assurer la continuité de l’approvisionnement en produits de première nécessité.
- Pour les pays exportateurs de pétrole, la marge de relance budgétaire discrétionnaire est plus restreinte :
  - Objectif : financer les dépenses de santé prioritaires et entreprendre des ajustements bien rythmés des dépenses favorables à la croissance visant à protéger et à créer l’espace pour les dépenses sociales.
  - Mobiliser des financements additionnels auprès des institutions financières internationales et de la communauté des donateurs.
- Flexibilité des taux de change (pour les régimes flottants) et ponctions sur les réserves lorsque celles-ci sont suffisantes peuvent amortir le choc extérieur.
- Pour les pays confrontés à un brusque retournement du financement extérieur, des mesures temporaires de gestion des flux de capitaux pourraient être envisagées dans le cadre d’un ensemble de mesures plus large.
- Un large soutien des partenaires au développement est indispensable pour aider la région à préparer les systèmes de santé et à lever les financements indispensables.
- Les mesures de riposte doivent être temporaires, mises en œuvre dans la transparence et bien communiquées pour assurer aux parties prenantes que la hausse du déficit budgétaire et de la dette publique sera corrigée après la crise.
- Objectifs à moyen terme : accroître la résilience, rétablir la croissance pour créer des emplois et atteindre d’autres objectifs de développement durable.

### Gérer la crise sanitaire
- Priorité : réduire au plus bas le coût humain de la crise en accélérant la préparation des systèmes de santé.
- Les systèmes de santé de la région sont sous-équipés pour répondre à une demande accrue de services critiques.
- Il faut assurer les dépenses de santé essentielles, indépendamment de l’espace budgétaire ou de la position de la dette.
- Priorités recensées par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) :
  - se procurer les médicaments essentiels pour un traitement efficace (y compris pour les soins intensifs),
  - mettre en place des tests en laboratoire pour permettre une détection rapide des cas,
  - mettre en œuvre un traçage des contacts et une mise en quarantaine efficaces,
  - soutenir les travailleurs de la santé en première ligne.
- Dans les pays où le manque d’espace budgétaire empêche des dépenses de santé adéquates, priorité à la mobilisation de dons ou de prêts à taux zéro.
- Mesures d’endiguement et d’atténuation : confinement, fermeture des frontières, interdiction des rassemblements publics, fermeture des écoles, etc.
- Distanciation sociale conjuguée aux tests et confinement des personnes exposées peuvent ralentir la propagation, bien que la mise en œuvre soit plus difficile dans les pays à faible revenu en raison du secteur informel et du surpeuplement des logements urbains.

### Apporter un soutien budgétaire aux personnes et aux entreprises
- Situation pré-crise :
  - Niveau moyen de la dette en Afrique subsaharienne avoisinait 57 % du PIB en 2019.
  - Sept pays à faible revenu étaient en surendettement et neuf autres présentaient un risque élevé de surendettement.
- Malgré l’espace restreint, il est crucial d’engager un soutien budgétaire en temps voulu pour :
  - limiter la propagation du virus,
  - protéger les entreprises et les ménages vulnérables,
  - atténuer l’impact économique global,
  - promouvoir une reprise rapide et éviter des pertes économiques permanentes.
- Orientation selon le type de pays :
  - Pays importateurs de pétrole :
    - Une politique budgétaire de soutien à la croissance est justifiée compte tenu de l’ampleur du choc et de son caractère temporaire.
    - Les stabilisateurs automatiques doivent pouvoir fonctionner ; plusieurs pays importateurs pourraient envisager un relâchement discrétionnaire supplémentaire lorsque des financements sont disponibles.
    - Les mesures discrétionnaires doivent être ciblées sur les secteurs et personnes les plus touchés.
  - Pays exportateurs de pétrole :
    - Si les cours du pétrole restent bas après 2020, les recettes demeureront faibles sur une longue période.
    - Priorité : assurer les dépenses de santé essentielles et combiner des ajustements bien rythmés des dépenses favorables à la croissance qui protègent les dépenses sociales et l’investissement public avec des financements supplémentaires des institutions financières internationales et de la communauté des donateurs.
    - Un relâchement budgétaire pourrait être une option pour les pays exportateurs de pétrole peu endettés et disposant de davantage d’espace budgétaire.
- Mesures discrétionnaires recommandées (ciblées et transparentes) :
  - Allégements fiscaux temporaires : réduction du taux des impôts sur le chiffre d’affaires et les salaires, report des échéances de déclaration des impôts, accélération des remboursements de TVA.
  - Empêcher l’accumulation d’arriérés pour éviter des problèmes de trésorerie aux entreprises.
  - Exonérations fiscales et douanières sur les produits de santé.
  - Ciblage des besoins de liquidités des entreprises : prêts à taux bonifié ou garantis pour secteurs gravement touchés (compagnies aériennes, hôtellerie) et encouragement à préserver l’emploi et les salaires, avec transparence pour toutes les aides aux entreprises.
  - Dépenses sociales : accroître et faciliter l’accès aux programmes sociaux existants, élargir le ciblage (allocations pour enfant à charge, prestations aux personnes âgées), privilégier les transferts monétaires.
  - Transferts ponctuels via services d’argent mobile pour toucher le secteur informel si les informations socioéconomiques permettent d’identifier les bénéficiaires.
  - Si les transferts monétaires rapides sont impossibles : subventions alimentaires, paiement des factures d’électricité et de gaz, aide à la gestion des loyers et remboursement des dettes, continuité des programmes en nature (gratuité des repas à l’école).
  - Profiter de la baisse des prix des carburants pour réduire les subventions et dégager un espace budgétaire pour les dépenses de santé essentielles.
  - Recours aux technologies numériques pour renforcer l’efficacité (déclaration et paiement des impôts en ligne, meilleur ciblage des prestations publiques).
- Contraintes et financements :
  - Le paiement des intérêts absorbe une part croissante des recettes.
  - Il est essentiel de mobiliser des financements concessionnels pour garantir que les mesures budgétaires nécessaires puissent être prises, y compris pour les pays surendettés qui ne peuvent pas se financer sur les marchés.
  - Nécessité d’un soutien coordonné des institutions financières internationales, du G-20 et des autres partenaires au développement.
- Exemples de mesures annoncées par des pays de la région (chiffres partiels) :
  - Botswana : 1,9 % du PIB
  - Côte d’Ivoire : 4,7 % du PIB
  - Maurice : 0,8 % du PIB
  - Namibie : 4,25 % du PIB
  - Niger : 7,4 % du PIB
  - Rwanda : 1,5 % du PIB
  - Sénégal : 5,1 % du PIB
- Mesures fiscales et de dépenses observées :
  - Réduction d’impôt temporaire : Botswana, Madagascar, Maurice, Sénégal.
  - Accélération des remboursements d’impôts : Afrique du Sud, Botswana, Cabo Verde, Eswatini, Kenya, Namibie.
  - Prolongation des délais de paiement des impôts : Cabo Verde, Eswatini, Sénégal.
  - Exonération ou report des charges sociales : Botswana, Cabo Verde, Madagascar.
  - Transferts monétaires aux ménages : Afrique du Sud, Madagascar, Maurice, Namibie, Zimbabwe.
  - Subventions salariales : Botswana, Namibie, Seychelles.
  - Aides au paiement des factures de services collectifs : Namibie, Sénégal.
  - Transferts en nature : Rwanda, Sénégal.
  - Prêts garantis : Botswana, Cabo Verde.
  - Prêts à taux bonifié : Rwanda.
  - Suspension des échéances de prêts pour particuliers : Botswana, Maurice, Namibie.
- Impact budgétaire et dettes :
  - Selon les prévisions actuelles, le déficit budgétaire des pays importateurs de pétrole en 2020 pourrait, en moyenne, être supérieur d’environ 2,5 % à celui de 2019, principalement à cause d’une augmentation des dépenses.
  - Pour les pays exportateurs de pétrole, le déficit pourrait se creuser de 3 % du PIB, du fait d’une baisse des recettes.
  - L’augmentation des dépenses dans les pays exportateurs de pétrole devrait être inférieure à celle des pays importateurs en raison de l’espace budgétaire restreint, et principalement ciblée sur la santé.
  - Projection de la dette (moyenne arithmétique) : passage de 58 % du PIB en 2019 à 64 % du PIB en 2020, puis diminution à mesure que les plans d’ajustement budgétaire sont mis en œuvre (contre une baisse à 56 % prévue dans l’édition d’octobre 2019).
  - Hétérogénéité considérable : l’augmentation de la dette devrait varier entre 10 % et 25 % du PIB dans plusieurs pays en raison de la baisse de la production, du creusement du déficit budgétaire et de la dépréciation du taux de change.
  - Lorsque la crise sanitaire s’atténuera, la politique budgétaire devra retrouver sa trajectoire à moyen terme pour réduire la vulnérabilité liée à la dette.
  - L’assainissement des finances publiques devrait reposer principalement sur une augmentation des recettes intérieures afin de réduire au minimum les effets sur la croissance et viser des gains d’efficience dans les dépenses courantes.

### Assouplir la politique monétaire pour soutenir la croissance
- La relance monétaire peut jouer un rôle important pour limiter les conséquences économiques du choc en réduisant les coûts d’emprunt et en fournissant des liquidités vitales aux ménages et aux entreprises.
- Trois points essentiels :
  - Assouplir la politique monétaire :
    - Une légère hausse de l’inflation a été observée ces derniers mois, souvent due à l’augmentation des prix alimentaires consécutive à des sécheresses.
    - La baisse des cours du pétrole et le ralentissement de la croissance devraient atténuer les pressions inflationnistes, ce qui donnera la possibilité d’assouplir la politique monétaire.
    - Les banques centrales devront rester attentives aux pressions inflationnistes découlant de la rareté des biens essentiels due aux perturbations des approvisionnements.
    - L’assouplissement agressif de la politique monétaire dans plusieurs pays avancés pourrait faciliter l’assouplissement pour les banques centrales de la région.
  - Fournir des liquidités adéquates :
    - La fourniture de liquidités par les banques centrales peut aider à atténuer les tensions au sein du système financier.

*Source : PERSPECTIVES ÉCONOMIQUES RÉGIONALES : AFRIQUE SUBSAHARIENNE, FONDS MONÉTAIRE INTERNATIONAL | AVRIL 2020*

### Section 4

### Section 4

### Liquidité, soutien monétaire et crédit aux PME
- Les banques centrales doivent fournir des liquidités abondantes aux banques et aux autres établissements financiers, en particulier aux banques qui prêtent aux petites et moyennes entreprises (PME).
- Satisfaire les besoins de crédit des PME :
  - Développer les initiatives en place pour garantir l’offre de crédit aux PME (ex. : examen d’un guichet spécial pour refinancer les crédits consentis aux PME par la Banque de développement des États de l’Afrique de l’Ouest).
  - Envisager des garanties publiques sur les dettes contractées par les entreprises solvables, prises de manière transparente et soigneusement ciblée afin de limiter les risques budgétaires.
- Mesures déjà prises dans la région :
  - Abaissement des taux d’intérêt : Afrique du Sud, Eswatini, Gambie, Ghana, Kenya, Maurice, Namibie (voir graphique 1.14).
  - Fourniture de liquidités supplémentaires par certaines banques centrales :
    - Banque centrale sud-africaine : liquidités intrajournalières aux banques de compensation et relèvement du montant des opérations hebdomadaires de refinancement.
    - Banque centrale de l’Union économique et monétaire ouest-africaine : augmentation des liquidités fournies aux banques et élargissement de l’éventail de garanties acceptées.
    - Banques centrales du Ghana, du Kenya et du Rwanda : allègement des exigences de réserves pour apporter des liquidités au système bancaire.

### Préserver la stabilité financière tout en assurant une offre de crédit suffisante
- La pandémie de COVID-19 devrait frapper les systèmes bancaires de toute la région, la menace la plus grave résidant dans les portefeuilles de prêts.
- Risques actuels et observations :
  - De nombreux emprunteurs font face à une chute brutale de leur revenu et auront des difficultés à s’acquitter de leurs obligations à l’échéance.
  - Forte augmentation prévue des prêts improductifs, dont la part dans le portefeuille était déjà élevée : 11 % en moyenne en 2019.
- Recommandations pour les autorités de surveillance et les banques :
  - Encourager les banques à faire preuve de flexibilité réglementaire et à renégocier prudemment les modalités des prêts pour emprunteurs en difficulté, surtout les PME.
  - Fournir des indications claires sur la restructuration des prêts et travailler en étroite collaboration avec les banques pour garantir la transparence et le caractère temporaire des mesures.
  - Inciter les banques à puiser dans leurs volants existants pour absorber les coûts de restructuration.
  - Introduire un dispositif renforcé d’information, y compris l’échange d’informations avec d’autres autorités de surveillance dans la région, pour suivre les tensions sur la liquidité.

### Pressions sur le secteur extérieur et financement extérieur
- Vulnérabilité accrue due aux engagements extérieurs élevés accumulés avec les entrées massives de capitaux.
- Projections et impacts macroéconomiques :
  - Le déficit courant moyen (moyenne arithmétique) devrait se dégrader de 6,2 % du PIB en 2019 à 8,4 % en 2020.
  - Les pays exportateurs de pétrole et les pays très dépendants du tourisme enregistreront le recul le plus marqué.
- Conséquences possibles :
  - Difficultés de financement des déficits accrus, recours à davantage d’emprunts auprès des institutions internationales.
  - Risque de turbulences sur les marchés, difficulté à refinancer les obligations (voir graphique 1.15), ajustement considérable des soldes courants par réduction de la demande intérieure et pertes élevées de réserves.
- Données de marché récentes :
  - Retraits d’investissements de portefeuille internationaux des pays préémergents et émergents de la région : ont dépassé 4,2 milliards de dollars depuis la fin février, un rythme de retrait jamais vu jusqu’ici.
  - Dégradation récente de la note de crédit de l’Afrique du Sud (sortie de la catégorie « investissement ») susceptible d’accentuer les sorties.
- Outils de riposte possibles selon la situation du pays :
  - Ajustement du taux de change pour les régimes flexibles, laisser le taux s’ajuster.
  - Interventions sur les marchés des changes pour les pays dotés de réserves suffisantes afin de lisser la volatilité.
  - Mesures temporaires de gestion des flux de capitaux dans le cadre d’un ensemble plus large de mesures, avec communication claire sur leur caractère temporaire.
  - Solliciter des financements concessionnels extérieurs, y compris auprès des institutions financières internationales, pour combler les déficits de financement dus à de violents chocs extérieurs.

### Soutien international et mobilisation de financements
- Appel à une action rapide, globale et coordonnée de tous les partenaires au développement : institutions financières internationales, G-20, OMS, philanthropes.
- Santé : coopération multilatérale cruciale pour éviter les restrictions aux échanges de fournitures médicales et obtenir dons et prêts d’urgence à taux zéro pour matériel et expertise médicaux pour les pays aux capacités sanitaires restreintes.
- Mesures financières internationales annoncées et disponibles :
  - Le FMI met 100 milliards de dollars à disposition au moyen de mécanismes de financement d’urgence à décaissement rapide.
  - Fonds fiduciaire d’assistance et de riposte aux catastrophes du FMI : possibilité pour les pays les plus pauvres d’obtenir des dons permettant de rembourser leur dette envers l’institution.
  - Appel conjoint de la Directrice générale du FMI et du Président du Groupe de la Banque mondiale : suspension du remboursement de la dette par les créanciers bilatéraux officiels pour les pays relevant de l’Association internationale du développement (pays dont le revenu national brut par habitant est inférieur à 1 175 dollars en 2020) qui demandent un délai de grâce.
  - Groupe de la Banque mondiale : financement accéléré de 14 milliards de dollars pour aider les pays à faire face à la crise, en complément de l’aide pour renforcer les capacités du système de santé.
  - Banque africaine de développement : emprunt obligataire social « Combattre le Covid-19 » d’un montant record de 3 milliards de dollars.
- Nécessité d’une coordination entre institutions financières internationales et créanciers bilatéraux pour garantir un soutien adéquat et opportun aux pays de la région.

### Leçons tirées de la crise Ébola de 2014–15
- Ébola et COVID-19 sont des maladies très différentes (Ébola plus meurtrière mais moins contagieuse), mais l’expérience de 2014–15 reste pertinente en raison de mesures de santé publique similaires.
- Impacts observés lors de la crise Ébola :
  - Systèmes de santé submergés, redéploiement des ressources vers la lutte contre l’épidémie, mise à l’arrêt de services de santé non liés à l’épidémie.
  - Retombées économiques majeures : forte baisse de l’offre de main-d’œuvre, services publics non essentiels arrêtés, fermeture des écoles, perturbations du tourisme, échanges, production et marchés agricoles, et hausse de l’insécurité alimentaire.
  - Augmentation des prêts improductifs et tensions pour les banques intérieures.
  - Croissance en baisse : chute de 9 % en moyenne dans les pays touchés.
- Réponse internationale en 2014–15 :
  - Aide financière massive des donateurs : 5,9 milliards de dollars engagés.
  - Appui budgétaire du FMI : décaissement de 378 millions de dollars entre septembre 2014 et mars 2015, dont 100 millions de dollars sous forme d’allégement de la dette.
  - Rôle crucial d’un soutien international rapide pour contenir la propagation et atténuer l’impact.

### Données, groupes de pays et méthodes
- Données et projections utilisées reposent sur les estimations des services du FMI au 7 avril 2020 et correspondent à celles utilisées pour l’édition d’avril 2020 des Perspectives de l’économie mondiale (PEM).
- Couverture : 45 pays d’Afrique subsaharienne relevant du département Afrique.
- Groupes de pays (définitions extraites du texte) :
  - Pays exportateurs de pétrole : exportations nettes de pétrole représentent au moins 30 % des exportations totales.
  - Autres pays riches en ressources naturelles : ressources naturelles non renouvelables représentent au moins 25 % des exportations totales.
  - Pays pauvres en ressources naturelles : n’appartiennent ni aux exportateurs de pétrole ni aux autres pays riches en ressources naturelles.
- Autres classifications et seuils :
  - Pays à revenu intermédiaire : revenu national brut par habitant dépassant 1 025,00 dollars sur la période 2016–18 (méthode Atlas, Banque mondiale).
  - Pays à faible revenu : revenu national brut par habitant égal ou inférieur à 1 025,00 dollars sur la période 2016–18 (méthode Atlas, Banque mondiale).
  - Pays en situation de fragilité : note ÉPIN moyenne égale ou inférieure à 3,2 sur la période 2016–18 et/ou mission de maintien ou de rétablissement de la paix dans les trois dernières années.
- Méthodes d’agrégation :
  - Pour les tableaux AS1 et AS3, les chiffres composites des groupes de pays sur la croissance du PIB réel et la masse monétaire au sens large correspondent à la moyenne arithmétique des données de chaque pays, pondérée par le PIB calculé à parité de pouvoir d’achat (PPA) et exprimé en pourcentage du PIB du groupe de pays considéré.
  - Les pondérations afférentes à la PPA sont tirées de la base de données des PEM.

*Source : text - Section 4 (extrait du PDF "text - Section 4").*

### Section 5

### Section 5

### Méthodologie des agrégats (tableau AS1)
- Pour le tableau AS1, les chiffres composites des groupes de pays sur les prix à la consommation correspondent à la moyenne géométrique des données de chaque pays, pondérée par le PIB calculé à parité de pouvoir d’achat (PPA) et exprimé en pourcentage du PIB du groupe de pays considéré.
- Les pondérations afférentes à la PPA sont tirées de la base de données des PEM.

### Méthodologie des agrégats (tableaux AS2–AS4)
- Pour les tableaux AS2–AS4, à l’exception de la masse monétaire au sens large, les chiffres composites des groupes de pays correspondent à la moyenne arithmétique des données de chaque pays pondérée par le PIB converti en dollars aux taux de change du marché et exprimé en pourcentage du PIB du groupe considéré.
- Exception explicite : la masse monétaire au sens large est traitée différemment (voir tableau AS3 pour la série correspondante).

### Groupements régionaux et listes de pays
- Groupes régionaux cités : Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), Marché commun de l’Afrique de l’Est et de l’Afrique australe (COMESA), Communauté de l’Afrique de l’Est (CAE-5), Communauté du développement de l’Afrique australe (SADC), Union douanière d’Afrique australe (SACU), Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).
- Plusieurs listes de pays sont fournies, par exemple (extraits) :
  - UEMOA : Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée Bissau, Mali, Niger, Sénégal, Togo.
  - CEMAC : Cameroun, Congo, Rép. du, Gabon, Guinée équatoriale, République centrafricaine, Tchad.
  - CAE-5 : Burundi, Kenya, Ouganda, Rwanda, Tanzanie.
  - SADC / SACU / SADC members: Afrique du Sud, Botswana, Eswatini, Lesotho, Namibie, etc.
- Catégories économiques mentionnées : Pays exportateurs de pétrole; Autres pays riches en ressources naturelles; Pays pauvres en ressources naturelles; Pays à revenu intermédiaire; Pays à faible revenu; Pays en situation de fragilité.

### Sources et notes des tableaux AS1–AS4
- Sources principales : FMI, base de données de surveillance commune ; base de données des Perspectives de l’économie mondiale, avril 2020.
- Notes spécifiques (extraits) :
  - 1 Le pays étant membre de l’UEMOA, les données sur les réserves figurent dans l’agrégat UEMOA.
  - 2 Le pays étant membre de la CEMAC, les données sur les réserves figurent dans l’agrégat CEMAC.
  - 3 Données de l’exercice budgétaire.
  - 4 En 2019, les autorités zimbabwéennes ont introduit le dollar RTGS, qui par la suite a été renommé dollar du Zimbabwe, et sont en train de modifier la monnaie de libellé de leurs comptes nationaux. Les données actuelles sont sujettes à révision. Le dollar du Zimbabwe avait cessé de circuler en 2009 et le pays avait adopté un régime multi-devises avec le dollar comme unité de compte.
- Note : ... indique que les données ne sont pas disponibles.

### Titres et portée des tableaux AS1–AS4 (liste fournie)
- AS1. Croissance du PIB réel et prix à la consommation
- AS2. Solde budgétaire global, dons compris, et dette publique
- AS3. Masse monétaire au sens large et solde extérieur courant, dons compris
- AS4. Dette extérieure publique par débiteur et réserves

### Extraits sélectionnés de séries chiffrées (sélection directe des valeurs publiées)
- Indicateurs agrégés (exemples tirés du tableau AS1 — PIB réel, variation annuelle en pourcentage) :
  - Afrique subsaharienne : 4,5 3,0 3,3 3,1–1,6 4,1 8,1 10,7 8,3 8,4 9,3 7,6
  - Médiane : 4,8 3,9 3,8 3,9–0,9 4,3 4,9 4,8 3,9 3,9 4,2 3,7
  - Hors Afrique du Sud et Nigéria : 5,4 4,8 4,9 4,5 0,7 4,9 7,5 5,9 8,7 7,8 3,9 6,8
- Solde budgétaire global et dette publique (extraits tableau AS2 — en pourcentage du PIB) :
  - Afrique du Sud (solde budgétaire) : –4,4 –4,4 –4,1 –6,3 –13,3–12,7 43,7 53,0 56,7 62,2 77,4 85,6
  - Afrique subsaharienne (dette publique) : 35,3 35,9 36,0 35,6 35,3 35,3–2,6 –2,2 –2,5 –4,0 –4,7 –4,2
  - Médiane (dette publique) : 25,3 27,2 27,1 28,0 28,4 27,8–6,5 –4,5 –4,6 –4,5 –5,4 –4,6
- Masse monétaire au sens large et solde extérieur courant (extraits tableau AS3 — en pourcentage du PIB) :
  - Afrique du Sud (masse monétaire au sens large) : 73,0 72,2 72,8 72,8 72,3 71,9
  - Afrique du Sud (solde extérieur courant, dons compris) : –3,9 –2,5 –3,5 –3,0 0,2 –1,3
  - Afrique subsaharienne (masse monétaire au sens large) : 35,3 35,9 36,0 35,6 35,3 35,3
  - Afrique subsaharienne (solde extérieur courant, dons compris) : –2,6 –2,2 –2,5 –4,0 –4,7 –4,2
- Réserves et dette extérieure publique (extraits tableau AS4 — niveaux en pourcentage et en unités monétaires selon les séries) :
  - Afrique du Sud (réserves, séries incomplètes dans l’extrait fourni) : 13,6 18,9 21,3 18,2 21,4 22,0 22,1 5,3 5,6 6,0 8,9 7,6 7,0
  - Angola (réserves) : 25,2 44,4 38,2 46,2 46,5 58,0 85,4 79,8 18,4 7,4 11,5 9,3 9,2
  - Plusieurs séries pays affichent des valeurs manquantes indiquées par des points de suspension ("..............." ou "..................").

*Fonds monétaire international, Appendice statistique, PERSPECTIVES ÉCONOMIQUES RÉGIONALES : AFRIQUE SUBSAHARIENNE, AVRIL 2020.*

### Section 6

### Tableau AS4. Dette extérieure publique par débiteur et réserves

### Données par pays et agrégats
- Nigéria: 6,511,815,616,515,517,416,95,96,65,16,13,93,2
- Ouganda: 14,519,021,623,626,629,030,14,74,54,14,13,73,5
- République centrafricaine: 2 22,327,229,526,927,226,624,9..................
- Rwanda: 21,333,637,340,845,147,748,44,84,44,75,53,63,6
- Sao Tomé-et-Principe: 77,980,378,066,366,773,569,14,03,62,73,83,03,2
- Sénégal: 1 26,530,139,444,947,148,647,3..................
- Seychelles: 41,231,829,328,426,932,327,03,33,53,65,32,01,8
- Sierra Leone: 28,336,740,538,639,746,848,72,74,03,54,03,63,4
- Soudan du Sud: .....................2,40,10,20,60,20,3
- Tanzanie: 23,828,228,628,827,428,128,84,26,25,74,94,64,4
- Tchad: 2 23,625,726,324,224,226,924,1..................
- Togo: 1 16,319,221,119,723,526,225,4..................
- Zambie: 19,338,236,741,750,570,773,23,02,22,12,21,10,8
- Zimbabwe: 4 36,633,831,133,939,142,242,50,50,50,20,20,20,2

### Agrégats régionaux et par groupes de pays
- Afrique subsaharienne: 15,422,024,224,625,728,728,15,05,04,65,94,44,2
- Médiane: 21,523,926,327,227,129,730,83,53,63,03,83,33,3
- Hors Afrique du Sud et Nigéria: 21,928,729,230,732,336,536,14,24,03,84,63,73,7
- Pays exportateurs de pétrole: 11,219,222,123,523,527,326,16,06,45,26,54,43,9
- Hors Nigéria: 21,836,334,137,643,857,855,16,46,05,37,45,95,8
- Pays importateurs de pétrole: 18,623,925,425,226,929,529,34,14,24,35,54,54,4
- Hors Afrique du Sud: 22,126,427,728,829,532,332,33,33,43,33,93,23,3
- Pays à revenu intermédiaire: 13,720,423,023,524,728,027,15,55,65,26,95,14,7
- Hors Afrique du Sud et Nigéria: 21,329,730,032,735,541,940,65,44,94,76,24,74,6
- Pays à faible revenu: 23,127,428,228,228,630,631,22,72,82,62,82,62,7
- Hors pays en situation de fragilité: 22,829,430,631,331,433,134,23,13,73,33,53,13,2
- Pays en situation de fragilité: 23,924,225,024,625,228,928,32,71,51,72,22,12,4
- Zone franc: 19,623,526,627,329,133,432,75,03,23,64,63,93,9
- CEMAC: 17,525,627,927,329,636,436,04,82,32,83,73,73,7
- UEMOA: 21,522,125,727,328,831,731,05,14,04,45,54,14,0
- COMESA (pays membres d’AfSS): 21,024,926,227,628,630,731,13,03,03,13,83,03,1
- CAE-5: 20,924,226,929,029,830,630,84,34,84,95,24,44,2
- CEDEAO: 11,016,219,821,020,423,222,45,05,24,15,13,53,1
- SACU: 13,618,720,717,920,721,421,45,45,76,18,77,56,9
- SADC: 18,226,426,425,728,832,932,35,35,65,67,66,15,8

### Informations contextuelles et notes
- Titre: Tableau AS4. Dette extérieure publique par débiteur et réserves
- Indicateurs: (En pourcentage du PIB)(Mois d’importations de biens et de services)
- Voir notes page 19.
- Publication: REGIONAL ECONOMIC OUTLOOK (FRENCH) SUB-SAHARAN AFRICA – APRIL 2020
- Sections listées sur la page: PARTIE 1 Perspectivess de croissance en 2020 : la pandémie de COVID-19 et l’effondrement des cours du pétrole; PARTIE 2 Priorités; PARTIE 3 Appendice statistique

*Source: text - Section 6 (PDF) — REGIONAL ECONOMIC OUTLOOK (FRENCH) SUB-SAHARAN AFRICA – APRIL 2020*

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_Source: https://www.imf.org/-/media/files/publications/reo/afr/2020/april/french/text.pdf_
