## Pays exportateurs de pétrole de la région MOANAP : poursuivre l’assainissement budgétaire et la diversification

## Source details

**Canonical URL:** [Pays exportateurs de pétrole de la région MOANAP : poursuivre l’assainissement budgétaire et la diversification](https://www.imf.org/-/media/files/publications/reo/mcd-cca/2017/october/menap/french/chapter-1-final-fre.pdf)

## Other formats

- [Markdown version](/-/media/files/publications/reo/mcd-cca/2017/october/menap/french/chapter-1-final-fre.pdf.md)
- [Structured JSON version](/-/media/files/publications/reo/mcd-cca/2017/october/menap/french/chapter-1-final-fre.pdf.json)

---

### Cours du pétrole et hypothèses
- Le pétrole s’échange aux environs de 50–60 dollars le baril, contre en moyenne 43 dollars l’an dernier.
- En mai 2017, l’OPEP et plusieurs producteurs non membres de l’OPEP ont prorogé leur accord de réduction de la production jusqu’au premier trimestre 2018.
- L’hypothèse du FMI relative aux cours pétroliers à moyen terme est fondée sur le marché à terme et demeure proche des niveaux actuels.

### Perspectives de croissance
- Facteurs principaux affectant la croissance : assainissement budgétaire, production pétrolière et conflits régionaux.
- CCG :
  - Croissance globale prévue d’environ 0,5 % en 2017 en raison de l’accord de limitation de la production.
  - Croissance hors pétrole prévue d’environ 2,6 % en 2017–18 pour le CCG.
  - Croissance hors pétrole CCG à moyen terme : vraisemblablement 3,4 % en 2022, inférieure à 6,7 % pour la période 2000–15.
- Pays spécifiques (prévisions et faits saillants) :
  - Algérie : croissance prévue au creux de 0,8 % l’an prochain, remontant à 2,4 % d’ici 2022.
  - Iran : révision à la hausse de la croissance du PIB de 2016 de 6,5 % à 12,5 % (modification de la méthode de mesure et révision de la croissance non pétrolière); croissance prévue en 2017 de 3,5 %.
  - Libye : production pétrolière passée à 1 million de barils par jour (mbl/j) à la mi-2017, contre 0,4 mbl/j l’an dernier.
  - Iraq : production fortement augmentée en 2016, mais stagnante depuis le début de 2017; budget resserré en 2017 a entraîné une révision à la baisse des prévisions de croissance hors pétrole.
  - Yémen : l’économie devrait à nouveau se contracter en 2017.
- Remarque : pays en conflit — perspectives très incertaines, croissance subordonnée à la sécurité; hausse récente de la production limite les gains futurs.

### Assainissement budgétaire et positions fiscales
- Evolution des déficits :
  - Déficits budgétaires passés de 1,1 % du PIB en 2014 à 10,6 % en 2016.
  - Prévision de redescente à 5,2 % en 2017 grâce au léger rétablissement des cours du pétrole et aux efforts de réduction des déficits.
  - Sur la période 2018–22, déficits cumulés prévus à 320 milliards de dollars.
- Divergences entre pays en 2016 :
  - Environ la moitié (Émirats arabes unis, Iran, Koweït, Qatar) : déficit < 5 % du PIB.
  - L’autre moitié : déficits très supérieurs à 10 % du PIB.
  - Pays à faible déficit : volants de sécurité substantiels ou moindre dépendance aux recettes pétrolières.
  - Algérie, Arabie saoudite : programmes d’assainissement ambitieux mais ajustements potentiellement plus progressifs.
  - Bahreïn, Oman : nécessité de réduire plus activement l’endettement.
  - Iraq : plan budgétaire appuyé par un accord avec le FMI visant à équilibrer le budget et réduire la dette à moyen terme.
- Solde primaire hors pétrole :
  - Progression de 11,5 % entre 2014 et 2016; progression prévue de 5,3 % pour la période 2016–18.
- Mesures prévues et réformes :
  - Réductions des dépenses récurrentes non salariales, réduction de la masse salariale publique en pourcentage du PIB, coupes dans les dépenses d’équipement.
  - Augmentation des recettes non pétrolières (notamment introduction de la taxe à la valeur ajoutée prévue à compter de janvier 2018) et droits d’accise.
  - Poursuite des réformes des prix de l’énergie durant la période de bas cours pétroliers.
  - Iran : efforts pour élargir l’assiette fiscale.
  - Iraq et Algérie : ajustement principalement ciblé sur les dépenses, en particulier les investissements publics.
- Gouvernance budgétaire :
  - Progrès dans l’établissement de cadres budgétaires à moyen terme : Arabie saoudite, Algérie, Koweït, Qatar, Émirats arabes unis (fédéral et émirats).
  - Mise en place d’unités macrobudgétaires : Arabie saoudite, Émirats arabes unis, Koweït, Oman, Qatar.
  - Renforcement de l’identification et du traitement des arriérés et garanties publiques en Iraq.
  - Publication de rapports financiers trimestriels en Arabie saoudite.
  - Nécessité d’un nouveau modèle de gestion de la masse salariale publique axé sur la qualité des diagnostics et des institutions adaptées.

### Financement des déficits et dette
- Emission de créances :
  - L’émission de créances reste la principale source de financement du déficit.
  - Au premier semestre de 2017, les pays du CCG ont émis des créances pour un montant d’environ 30 milliards de dollars.
  - Pays avec accès aux marchés internationaux ont eu recours à ces marchés; émissions intérieures utilisées pour développer les marchés domestiques.
  - Exemple cité : Oman a émis une obligation à 30 ans en mars 2017.
- Gestion des actifs et passifs :
  - Recommandation : inscrire décisions d’emprunt et d’investissement dans une stratégie de gestion des actifs et passifs tenant compte des risques macrofinanciers.
  - Mise en place ou renforcement de bureaux de gestion de la dette : Koweït, Oman, Arabie saoudite; renforcements à Abou Dhabi et Dubaï.
- Stratégies hors CCG :
  - Emissions intérieures de créances (y compris une certaine monétisation du déficit) demeurent la principale stratégie de financement en raison d’un accès extérieur limité (Iran, Iraq, Libye, Yémen).

### Comptes externes et attractivité des capitaux privés
- Evolution des balances courantes :
  - Solde des transactions extérieures courantes passé d’un excédent de 228 milliards de dollars en 2014 (8,8 % du PIB) à un déficit de 77 milliards de dollars en 2016 (3,6 % du PIB).
  - Prévision de redressement du solde global pour redevenir légèrement excédentaire en 2019.
- Risques et besoins :
  - Pays avec déficits persistants, volants de sécurité faibles et taux de change peu flexibles font face à des problèmes de financement extérieur.
  - Importance d’un assainissement des finances publiques pour promouvoir des régimes de taux de change fixe et d’opérer des réformes structurelles pour attirer des capitaux privés étrangers.

### Constats et recommandations de politique (extraits)
- Poursuivre les programmes de réduction des déficits pour préserver la stabilité budgétaire et, le cas échéant, soutenir l’arrimage de la monnaie.
- Définir de nouvelles mesures d’assainissement budgétaire dans les pays qui en ont besoin, tout en préservant les dépenses sociales et axées sur la croissance.
- Accélérer la mise en œuvre des stratégies de diversification et des programmes de réforme pour exploiter l’élan de la reprise mondiale.
- Profiter du bas niveau des cours pétroliers pour parachever les réformes des prix de l’énergie.
- Renforcer la gestion des finances publiques, la transparence et la responsabilisation pour élargir la marge de manœuvre budgétaire.
- Inscrire les décisions d’emprunt et d’investissement dans une stratégie de gestion des actifs et passifs et développer les capacités de gestion de la dette.
- Mettre en œuvre des réformes structurelles pour attirer les capitaux privés étrangers et alléger les pressions sur les comptes extérieurs.

### Accès aux marchés et politiques macroéconomiques (Section 2)
- Progrès pour améliorer l’accès des investisseurs étrangers au marché de capitaux (ex. Arabie saoudite).
- Adoption de nouvelles lois sur l’investissement étranger reportée dans certains pays (Émirats arabes unis, Oman).
- Réformes visant à accroître la compétitivité et à favoriser la diversification contribueraient à réduire les déficits extérieurs.
- Un durcissement de la politique monétaire pourrait faciliter l’ajustement extérieur dans les pays dont la monnaie n’est pas rattachée en attirant des investissements de portefeuille supplémentaires.

### Résilience du secteur financier et mesures prudentielles (Section 2)
- Résilience générale :
  - Les banques du CCG et d’Algérie restent bien capitalisées, avec des ratios de fonds propres généralement bien supérieurs au minimum réglementaire, et rentables.
- Tensions identifiées :
  - Rentabilité en baisse dans certains pays (augmentation des coûts de défaillance — Émirats arabes unis).
  - Baisse des marges liée à une concurrence accrue pour les dépôts (Oman).
  - Part des prêts improductifs stable dans la plupart des pays du CCG, mais en augmentation en Algérie.
  - Risque de détérioration de la qualité des actifs : hausse des prêts à mention spéciale (Oman) et des prêts rééchelonnés (Émirats arabes unis).
- Systèmes bancaires faibles : Iraq et Iran (nécessitent recapitalisations et restructurations).
- Réponse des banques centrales du CCG : relèvement des taux directeurs en parallèle avec la Réserve fédérale américaine, augmentant les taux interbancaires et débiteurs.
- Liquidité :
  - Amélioration modeste de la liquidité, accélération de la croissance des dépôts.
  - Dépôts des non‑résidents et financement de gros demeurent des sources importantes, en particulier aux Émirats arabes unis et au Qatar.
- Initiatives citées :
  - Réintroduction d’instruments de refinancement (Algérie); exigences de liquidités (Bahreïn); taux de référence interbancaire (Oman); développement du marché de capitaux national (Arabie saoudite); renforcement du dispositif macroprudentiel (Arabie saoudite, Bahreïn, Qatar); nouveau dispositif de gouvernance pour les banques islamiques (Koweït); instruments d’apport de liquidités pour les banques islamiques (Oman); rédaction de nouvelles lois sur la banque centrale et les banques (Émirats arabes unis, Iran).
- Priorités recommandées :
  - Développement des marchés de capitaux nationaux pour financer le développement du secteur non pétrolier.
  - Exploiter les innovations technologiques dans le secteur financier pour améliorer l’accès au crédit, tout en gérant les risques afférents.

### Réformes structurelles pour la diversification (Section 2)
- Nécessité pour les pays exportateurs de pétrole de s’éloigner de la redistribution via dépenses publiques et subventions énergétiques.
- Observations sur la productivité (FMI 2016b) :
  - Dans la région du CCG, la productivité contribue généralement peu à la croissance par rapport au travail.
  - Modèle régional favorise emploi de travailleurs étrangers à faible salaire dans le privé et salaires élevés pour ressortissants locaux dans le public.
  - Lien productivité–investissement largement absent dans la région du CCG.
- Mesures sur le marché du travail et l’éducation recommandées pour faciliter la diversification et le développement du secteur privé.
- Exemples de réformes en cours :
  - Arabie saoudite : réforme des systèmes de formation et d’éducation; ciblage des subventions salariales; relèvement des taxes sur travailleurs expatriés; ajustement du système de quotas (Nitaqat).
  - Bahreïn, Émirats arabes unis, Qatar : réformes des systèmes de visas; projet de loi qatari pour statut de résident permanent pour certains expatriés.
  - Iran, Oman : alignement éducation/formation sur besoins des employeurs (Iran : introduction de cours d’entreprenariat); modernisation des lois du travail à Oman en attente.
  - Mesures pour améliorer climat des affaires : Algérie (stratégie pour croissance tirée par le privé); Iran (sixième plan national de développement); CCG (intégration des stratégies nationales dans cadres macroéconomiques à moyen terme); Arabie saoudite (Vision 2030 et réformes du cadre réglementaire et de marché).
- Gains potentiels : augmentation de la formalité de l’économie et du taux d’activité, en particulier des femmes.
- Coûts budgétaires probables des améliorations du marché du travail et du système d’éducation — renforcement de l’argument pour un assainissement propice à la croissance.
- Recommandation à terme : améliorer gouvernance et transparence des institutions, renforcer responsabilisation et efficience de l’État, s’attaquer aux risques de corruption, en particulier dans les pays touchés par des conflits.

### Risques pesant sur les perspectives
- Incertitude considérable sur les perspectives des prix du pétrole; volatilité des prix considérée comme davantage un risque de dégradation vu l’ampleur des déficits budgétaires et courants.
- Risques régionaux et géopolitiques persistants, notamment la crise diplomatique entre le Qatar et d’autres pays.
- Exposition à des risques mondiaux (par ex. adoption éventuelle de politiques de repli sur soi dans les pays avancés).
- Risque d’une normalisation plus rapide que prévu de la politique monétaire aux États‑Unis :
  - Pourrait entraîner un durcissement plus rapide des conditions financières mondiales et une forte appréciation du dollar américain.
  - Accroîtrait le coût et réduirait l’offre de financements internationaux, en particulier pour les pays moins bien notés.
  - Renforcerait les arguments en faveur d’un assainissement des finances publiques.
- Scénario positif : reprise mondiale plus solide et durable contribuerait à une accélération de la croissance dans la région.

### Encadré 1.1 — Implications économiques de la crise diplomatique avec le Qatar
- Contexte : le 5 juin 2017, certains pays (Arabie saoudite, Bahreïn, Égypte, Émirats arabes unis) ont rompu leurs relations diplomatiques et économiques avec le Qatar; fermeture de l’espace aérien aux vols de Qatar Airways; fermeture de la frontière terrestre entre le Qatar et l’Arabie saoudite; réduction des transactions bancaires avec des clients liés au Qatar.
- Effets au Qatar :
  - Perturbations des flux commerciaux et financiers.
  - Environ un sixième des importations provient de pays imposant des restrictions commerciales; une part élevée des autres importations transite par l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis.
  - Réacheminement d’une partie des échanges via le Koweït et Oman; établissement d’autres sources d’approvisionnement alimentaire atténuant les craintes de pénurie.
  - Préoccupations initiales sur l’exécution de projets d’infrastructures atténuées par stocks et autres sources d’importations.
  - Efforts accrus pour diversifier les sources d’importations et de financement extérieur, et pour améliorer la transformation alimentaire intérieure.
- Tensions financières au Qatar :
  - Déclassement de la notation souveraine et de ses perspectives, hausse des taux d’intérêt interbancaires, diminution des dépôts du secteur privé (résidents et non‑résidents).
  - Baisse des engagements envers les banques étrangères.
  - Impact atténué jusqu’à présent par injections de liquidités de la banque centrale et par la hausse des dépôts du secteur public.
  - Banques cherchant des financements supplémentaires à long terme de manière préventive.
- Impact dans le reste de la région :
  - Effets modérés jusqu’à présent; exportations du Qatar vers ces pays plus ou moins maintenues; volumes élevés de gaz pour les Émirats arabes unis et Oman.
  - Répercussions initiales sur les marchés financiers des pays du CCG négligeables et rapidement dissipées.
  - Risque à plus long terme : une crise prolongée pourrait ralentir l’intégration au sein du CCG, éroder la confiance, peser sur l’investissement et la croissance, et accroître les coûts de financement au Qatar et potentiellement dans les autres pays du CCG.

### Données macroéconomiques clés (extraits de la table — chiffres reproduits tels qu’affichés)
- Evolution agrégée des comptes et indicateurs (sélection) :
  - Solde des transactions extérieures courantes : excédent de 228 milliards de dollars en 2014 (8,8 % du PIB) → déficit de 77 milliards de dollars en 2016 (3,6 % du PIB); redressement attendu pour redevenir légèrement excédentaire en 2019.
- Exemples pays (sélection de valeurs extraites exactement) :
  - Algérie — Croissance du PIB réel : 5,1 2,6 2,1 5,6 1,7 3,0; Solde budg. global : 6,2 -1,1 -9,3 -10,6 -5,2 -4,1; Solde des transactions courantes : 12,9 8,8 -3,5 -3,6 -0,4 -0,2.
  - Bahreïn — Croissance du PIB réel : 3,7 3,8 3,7 3,3 1,5 0,8; Solde budg. global : 3,7 -8,0 -15,7 -13,7 -3,5 -1,2; Solde des transactions courantes : 12,5 -4,4 -16,5 -16,5 -13,0 -10,8.
  - Iran, R.I. d' — Croissance du PIB réel : 5,1 4,4 2,9 3,0 2,5 1,7; Solde budg. global : 2 -0,9 -1,6 -18,4 -17,8 -13,2 -11,9; Solde des transactions courantes : 6,4 4,6 -2,4 -4,7 -4,6 -4,2.
  - Libye — Solde budg. global : 11,7 -73,8 -126,6 -102,7 -43,0 -23,3; Solde des transactions courantes : 23,7 -78,4 -52,6 -22,4 1,8 9,8.
  - Qatar — Croissance du PIB réel : 11,7 4,0 3,6 2,2 2,5 3,1; Solde budg. global : 10,3 15,3 5,6 -3,9 -1,0 0,5; Solde des transactions courantes : 20,8 24,0 8,4 -4,9 2,3 1,0.
  - Arabie Saoudite — Croissance du PIB réel : 4,2 3,7 4,1 1,7 0,1 1,1; Solde budg. global : 8,0 -3,4 -15,8 -17,2 -8,6 -7,2; Solde des transactions courantes : 16,8 9,8 -8,7 -4,3 0,6 0,4.
  - Émirats arabes unis (EAU) — Croissance du PIB réel : 4,9 3,3 3,8 3,0 1,3 3,4; Solde budg. global : 4 7,7 1,9 -3,4 -4,1 -3,7 -2,2; Solde des transactions courantes : 10,3 13,3 4,7 2,4 2,1 2,1.
  - Yémen — Croissance du PIB réel : 1 3,1 -0,2 -28,1 -9,8 -2,0 8,5; Hausse des prix à la consommation : 1 11,5 8,2 39,4 5,0 20,0 29,5; Solde budg. global : 1 -3,0 -4,1 -10,6 -13,5 -9,9 -6,6.
- Note : la table du document contient des présentations multi-lignes et des notes pour certaines lignes (par ex. variables déclarées sur la base de l'exercice pour l'Iran, projections sous condition de fin de conflit pour certains pays).

*Préparé par les services du Département Moyen-Orient et Asie centrale, PER, octobre 2017*

### Section 1

### Pays exportateurs de pétrole de la région MOANAP : poursuivre l’assainissement budgétaire et la diversification

### Cours du pétrole et hypothèses
- Le pétrole s’échange aux environs de 50–60 dollars le baril, contre en moyenne 43 dollars l’an dernier.
- En mai 2017, l’OPEP et plusieurs producteurs non membres de l’OPEP ont prorogé leur accord de réduction de la production jusqu’au premier trimestre 2018.
- L’hypothèse du FMI relative aux cours pétroliers à moyen terme est fondée sur le marché à terme et demeure proche des niveaux actuels.

### Perspectives de croissance
- Facteurs principaux affectant la croissance : assainissement budgétaire, production pétrolière et conflits régionaux.
- Croissance globale et hors pétrole :
  - Dans les pays membres du Conseil de coopération du Golfe (CCG) : croissance globale prévue d’environ 0,5 % en 2017 en raison de l’accord de limitation de la production.
  - Croissance hors pétrole prévue d’environ 2,6 % en 2017–18 pour le CCG.
  - Croissance hors pétrole CCG à moyen terme : vraisemblablement 3,4 % en 2022, inférieure à 6,7 % pour la période 2000–15.
- Pays spécifiques :
  - Algérie : croissance prévue au creux de 0,8 % l’an prochain, remontant à 2,4 % d’ici 2022.
  - Iran : révision à la hausse de la croissance du PIB de 2016 de 6,5 % à 12,5 % (modification de la méthode de mesure et révision de la croissance non pétrolière); croissance prévue en 2017 de 3,5 %.
  - Libye : production pétrolière passée à 1 million de barils par jour (mbl/j) à la mi-2017, contre 0,4 mbl/j l’an dernier.
  - Iraq : production fortement augmentée en 2016, mais stagnante depuis le début de 2017; budget resserré en 2017 a entraîné une révision à la baisse des prévisions de croissance hors pétrole.
  - Yémen : l’économie devrait à nouveau se contracter en 2017.
- Remarques sur les pays en conflit : perspectives très incertaines, croissance subordonnée à la sécurité; hausse récente de la production limite les gains futurs.

### Assainissement budgétaire et positions fiscales
- Evolution des déficits :
  - Déficits budgétaires passés de 1,1 % du PIB en 2014 à 10,6 % en 2016.
  - Prévision de redescente à 5,2 % en 2017 grâce au léger rétablissement des cours du pétrole et aux efforts de réduction des déficits.
  - Sur la période 2018–22, déficits cumulés prévus à 320 milliards de dollars.
- Divergences entre pays :
  - En 2016, environ la moitié des pays (Émirats arabes unis, Iran, Koweït, Qatar) affichaient un déficit budgétaire inférieur à 5 % du PIB; l’autre moitié présentait des déficits très supérieurs à 10 % du PIB.
  - Les pays à faible déficit disposent généralement de volants de sécurité substantiels ou sont moins dépendants des recettes pétrolières.
  - Certains pays (Algérie, Arabie saoudite) ont annoncé des programmes d’assainissement ambitieux mais pourraient ajuster plus progressivement pour limiter l’impact sur la croissance.
  - D’autres pays (Bahreïn, Oman) doivent réduire plus activement leur endettement.
  - L’Iraq vise, via un plan budgétaire appuyé par un accord avec le FMI, à équilibrer le budget et réduire la dette à moyen terme.
- Solde primaire hors pétrole :
  - Les soldes primaires hors pétrole ont progressé de 11,5 % entre 2014 et 2016, mais ne devraient augmenter que de 5,3 % pour la période 2016–18.
- Mesures prévues et réformes :
  - Diverses mesures dans les plans budgétaires du CCG : réductions des dépenses récurrentes non salariales, réduction de la masse salariale publique en pourcentage du PIB, coupes dans les dépenses d’équipement, augmentation des recettes non pétrolières (notamment introduction de la taxe à la valeur ajoutée prévue à compter de janvier 2018) et droits d’accise.
  - Poursuite des réformes des prix de l’énergie et achèvement des réformes pendant la période de bas cours pétroliers.
  - En Iran : efforts pour élargir l’assiette fiscale afin de diminuer la dépendance aux recettes pétrolières.
  - En Iraq et Algérie : ajustement principalement ciblé sur les dépenses, en particulier les investissements publics.
- Gouvernance budgétaire :
  - Progrès notables dans l’établissement de cadres budgétaires à moyen terme : Arabie saoudite, Algérie, Koweït, Qatar, Émirats arabes unis (fédéral et émirats).
  - Mise en place d’unités macrobudgétaires en Arabie saoudite, Émirats arabes unis, Koweït, Oman et Qatar.
  - Renforcement de l’identification et du traitement des arriérés et garanties publiques en Iraq.
  - Publication de rapports financiers trimestriels en Arabie saoudite comme progrès en transparence budgétaire.
  - Nécessité d’un nouveau modèle de gestion de la masse salariale publique axé sur la qualité des diagnostics et des institutions adaptées.

### Financement des déficits et dette
- Emission de créances :
  - L’émission de créances reste la principale source de financement du déficit.
  - Au premier semestre de 2017, les pays du CCG ont émis des créances pour un montant d’environ 30 milliards de dollars.
  - Les pays avec accès aux marchés internationaux ont largement eu recours à ces marchés; émissions intérieures utilisées pour développer les marchés domestiques.
  - Exemples : Oman a émis une obligation à 30 ans en mars 2017.
- Gestion des actifs et passifs :
  - Recommandation de décisions d’emprunt et d’investissement inscrites dans une stratégie de gestion des actifs et passifs tenant compte des risques macrofinanciers.
  - Mise en place ou renforcement de bureaux de gestion de la dette : Koweït, Oman, Arabie saoudite; renforcements à Abou Dhabi et Dubaï.
- Stratégies hors CCG :
  - Dans les pays hors CCG, émissions intérieures de créances (y compris une certaine monétisation du déficit) demeurent la principale stratégie de financement en raison d’un accès extérieur limité (Iran, Iraq, Libye, Yémen).

### Comptes externes et attractivité des capitaux privés
- Evolution des balances courantes :
  - Solde des transactions extérieures courantes passé d’un excédent de 228 milliards de dollars en 2014 (8,8 % du PIB) à un déficit de 77 milliards de dollars en 2016 (3,6 % du PIB).
  - Prévision de redressement du solde global pour redevenir légèrement excédentaire en 2019.
- Risques et besoins :
  - Pays avec déficits persistants, volants de sécurité faibles et taux de change peu flexibles font face à des problèmes de financement extérieur.
  - Importance de poursuivre l’assainissement des finances publiques pour promouvoir des régimes de taux de change fixe et d’opérer des réformes structurelles pour attirer des capitaux privés étrangers.

### Constats et recommandations de politique (extraits)
- Poursuivre les programmes de réduction des déficits pour préserver la stabilité budgétaire et, le cas échéant, soutenir l’arrimage de la monnaie.
- Définir de nouvelles mesures d’assainissement budgétaire dans les pays qui en ont besoin, tout en préservant les dépenses sociales et axées sur la croissance.
- Accélérer la mise en œuvre des stratégies de diversification et des programmes de réforme pour exploiter l’élan de la reprise mondiale.
- Profiter du bas niveau des cours pétroliers pour parachever les réformes des prix de l’énergie.
- Renforcer la gestion des finances publiques, la transparence et la responsabilisation pour élargir la marge de manœuvre budgétaire.
- Inscrire les décisions d’emprunt et d’investissement dans une stratégie de gestion des actifs et passifs et développer les capacités de gestion de la dette.
- Mettre en œuvre des réformes structurelles pour attirer les capitaux privés étrangers et alléger les pressions sur les comptes extérieurs.

*Préparé par les services du Département Moyen-Orient et Asie centrale, PER, octobre 2017*

### Section 2

### chapter-1-final-fre - Section 2

### Accès aux marchés et politiques macroéconomiques
- Progrès accomplis pour améliorer l’accès des investisseurs étrangers au marché de capitaux (par exemple en Arabie saoudite).
- Adoption de nouvelles lois sur l’investissement étranger reportée dans certains pays (Émirats arabes unis, Oman).
- Réformes visant à accroître la compétitivité et à favoriser la diversification de l’économie contribueraient à réduire les déficits extérieurs.
- En fonction de la situation conjoncturelle, un durcissement de la politique monétaire peut faciliter l’ajustement extérieur dans les pays dont la monnaie n’est pas rattachée en attirant des investissements de portefeuille supplémentaires.

### Résilience persistante du secteur financier
- Les secteurs financiers sont restés plus ou moins résilients face à la baisse des prix des hydrocarbures.
- Les banques dans la région du CCG et en Algérie restent bien capitalisées, avec des ratios de fonds propres généralement bien supérieurs au minimum réglementaire, et rentables.
- Tensions identifiées :
  - Rentabilité des banques en baisse dans certains pays, en particulier en raison d’une augmentation des coûts de défaillance (Émirats arabes unis).
  - Baisse des marges de taux d’intérêt liée à une concurrence accrue pour les dépôts (Oman).
  - Part des prêts improductifs stable dans la plupart des pays du CCG, mais en augmentation en Algérie.
  - Risque de détérioration de la qualité des actifs subsistant : hausse des prêts à mention spéciale (Oman) et des prêts rééchelonnés (Émirats arabes unis).
- Systèmes bancaires faibles en Iraq et en Iran :
  - Iraq : mise en place d’une stratégie pour s’attaquer aux problèmes des banques publiques.
  - Iran : réforme bancaire en cours, nécessitant des recapitalisations et des restructurations.
- Most banques centrales des pays de la région du CCG ont relevé leur taux directeur en parallèle avec la Réserve fédérale américaine, entraînant une augmentation des taux interbancaires et débiteurs.
- L’augmentation modeste des prix du pétrole et l’assouplissement des contraintes de trésorerie de l’État ont réduit les tensions sur la liquidité dans certains pays, notamment en Arabie saoudite et aux Émirats arabes unis, et ont limité la répercussion de la hausse des taux directeurs.
- Amélioration modeste de la liquidité visible dans l’accélération de la croissance des dépôts.
- Dépôts des non‑résidents et financement de gros restent des sources importantes pour les banques, en particulier aux Émirats arabes unis et au Qatar, exposant ces banques aux variations des conditions de liquidités mondiales.
- Croissance du crédit au secteur privé : après un ralentissement généralisé l’an dernier, la croissance s’est stabilisée dans la région du CCG et en Algérie, mais reste bien plus lente qu’avant la chute des prix du pétrole.
- Initiatives pour renforcer la gestion des liquidités et les cadres prudentiels (exemples) :
  - Réintroduction d’instruments de refinancement (Algérie).
  - Mise en place d’exigences de liquidités (Bahreïn).
  - Introduction d’un taux de référence interbancaire (Oman).
  - Développement du marché de capitaux national (Arabie saoudite).
  - Renforcement du dispositif macroprudentiel (Arabie saoudite, Bahreïn, Qatar).
  - Nouveau dispositif de gouvernance pour les banques islamiques (Koweït).
  - Instruments d’apport de liquidités pour les banques islamiques (Oman).
  - Rédaction de nouvelles lois sur la banque centrale et les banques (Émirats arabes unis, Iran).
- Le bas niveau des prix du pétrole et le cycle de relèvement des taux d’intérêt aux États‑Unis continueront de peser sur la qualité des actifs bancaires, nuisant à la capacité des banques de fournir du crédit au secteur privé et contribuant à affaiblir la croissance.
- Priorité recommandée : développement des marchés de capitaux nationaux pour financer le développement du secteur non pétrolier.
- Recommandation : exploiter les possibilités offertes par les rapides innovations technologiques dans le secteur financier pour améliorer l’accès au crédit, tout en gérant les risques afférents.

### Poursuivre les réformes structurelles
- Urgence pour les pays exportateurs de pétrole de s’éloigner de la redistribution des recettes pétrolières via dépenses publiques et subventions énergétiques.
- Pays exportateurs de pétrole de la région MOANAP ont présenté des stratégies de diversification ambitieuses, mais les perspectives de croissance à moyen terme restent en deçà des moyennes historiques en raison de l’assainissement des finances publiques.
- Observation sur la productivité (FMI 2016b) :
  - Dans la région du CCG, la productivité contribue généralement peu à la croissance par rapport aux autres pays, contrairement au travail.
  - Le modèle régional favorise l’emploi de travailleurs étrangers à faible salaire dans le secteur privé et des salaires élevés pour les ressortissants locaux dans le secteur public.
  - Association positive entre contributions du capital et de la productivité à la croissance pendant des périodes de croissance élevée.
  - Composition de la croissance en Algérie et en Iran proche de la tendance mondiale ; lien productivité–investissement largement absent dans la région du CCG.
- Importance des réformes du marché du travail et de l’éducation pour faciliter la diversification et le développement du secteur privé.
- Exemples de réformes :
  - Arabie saoudite : réforme des systèmes de formation et d’éducation, ciblage des subventions salariales, relèvement des taxes sur les travailleurs expatriés, ajustement du système de quotas (Nitaqat) avec programmes exigeant des salariés saoudiens dans certains secteurs.
  - Bahreïn, Émirats arabes unis, Qatar : réformes des systèmes de visas pour accroître la mobilité interne des travailleurs expatriés; projet de loi au Qatar doterait certains travailleurs expatriés d’un statut de résident permanent.
  - Iran et Oman : mesures pour aligner éducation et formation sur les besoins des employeurs (Iran : introduction de cours d’entreprenariat); modernisation des lois du travail à Oman en attente.
- Gain potentiel : augmentation de la formalité de l’économie et du taux d’activité, en particulier des femmes, bénéfique pour la productivité et la croissance.
- Coûts budgétaires probables des améliorations du marché du travail et du système d’éducation, renforçant les arguments en faveur d’un assainissement propice à la croissance.
- Mesures pour améliorer le climat des affaires et encourager l’investissement privé et la création d’emplois :
  - Algérie : formulation d’une vaste stratégie axée sur une croissance tirée par le secteur privé.
  - Iran : sixième plan national de développement visant à développer le secteur privé et réduire la dépendance au pétrole.
  - CCG : stratégies nationales ambitieuses de développement en phase d’exécution ; intégration des stratégies dans des cadres macroéconomiques à moyen terme.
  - Arabie saoudite : mise en œuvre de la Vision 2030 avec système de suivi axé sur des indicateurs de résultats; programme d’élimination des obstacles au secteur privé avec réformes pour développer les marchés de capitaux, accélérer le dédouanement, mettre à jour la loi sur la concurrence, et instaurer une loi sur les crédits hypothécaires commerciaux; lois sur l’insolvabilité et la concurrence presque achevées.
  - Autres avancées régionales : guichets uniques pour enregistrement et agrément des entreprises (Koweït, Oman, Qatar); accélération des procédures douanières (Bahreïn, Oman); protection des investisseurs minoritaires (Arabie saoudite, Émirats arabes unis); initiatives pour PME (Algérie, Oman); amélioration de l’accès au crédit (Bahreïn, Émirats arabes unis, Oman).
- Recommandation à terme : améliorer gouvernance et transparence des institutions, renforcer responsabilisation et efficience de l’État, s’attaquer aux risques de corruption, en particulier dans les pays touchés par des conflits.

### Risques pesant sur les perspectives
- Facteurs influant sur la croissance dans les pays exportateurs de pétrole de la région MOANAP orientés à la baisse.
- Incertitude considérable sur les perspectives des prix du pétrole ; volatilité des prix considérée comme davantage un risque de dégradation vu l’ampleur des déficits budgétaires et courants.
- Risques régionaux et géopolitiques persistants, notamment la crise diplomatique entre le Qatar et d’autres pays.
- Exposition à des risques mondiaux, par exemple l’adoption éventuelle de politiques de repli sur soi dans les pays avancés, qui pourrait réduire la croissance mondiale et faire baisser les prix du pétrole.
- Risque d’une normalisation plus rapide que prévu de la politique monétaire aux États‑Unis :
  - Pourrait entraîner un durcissement plus rapide des conditions financières mondiales et une forte appréciation du dollar américain.
  - Accroîtrait le coût et réduirait l’offre de financements internationaux, en particulier pour les pays moins bien notés.
  - Renforcerait les arguments en faveur d’un assainissement des finances publiques.
- Scénario positif : facteurs de hausse mondiaux, y compris une reprise mondiale plus solide et plus durable, contribueraient à une accélération de la croissance dans la région.

### Encadré 1.1 — Implications économiques de la crise diplomatique avec le Qatar
- Contexte : le 5 juin 2017, certains pays dont l’Arabie saoudite, le Bahreïn, l’Égypte et les Émirats arabes unis ont rompu leurs relations diplomatiques et économiques avec le Qatar, fermé leur espace aérien aux vols de Qatar Airways, et la frontière terrestre entre le Qatar et l’Arabie saoudite a été fermée; certaines banques de la région ont réduit leurs transactions avec des clients liés au Qatar.
- Effets au Qatar :
  - Perturbations des flux commerciaux et financiers.
  - Environ un sixième des importations du pays provient de pays imposant des restrictions commerciales, et une part élevée des autres importations transite par l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis.
  - Réacheminement d’une partie des échanges via le Koweït et Oman; établissement d’autres sources d’approvisionnement alimentaire atténuant les craintes de pénurie.
  - Préoccupations initiales sur l’exécution de projets d’infrastructures atténuées par l’existence de stocks et d’autres sources d’importations.
  - Efforts accrus pour diversifier les sources d’importations et de financement extérieur, et pour améliorer la transformation alimentaire intérieure.
- Tensions financières :
  - Déclassement de la notation souveraine du Qatar et de ses perspectives, hausse des taux d’intérêt interbancaires, diminution des dépôts du secteur privé (résidents et non‑résidents).
  - Baisse des engagements envers les banques étrangères.
  - Impact atténué jusqu’à présent par les injections de liquidités de la banque centrale et par la hausse des dépôts du secteur public.
  - Banques cherchant à obtenir des financements supplémentaires à long terme de manière préventive.
- Impact dans le reste de la région :
  - Effets modérés jusqu’à présent, exportations du Qatar vers ces pays plus ou moins maintenues, volumes élevés de gaz pour les Émirats arabes unis et Oman.
  - Répercussions initiales sur les marchés financiers des pays du CCG négligeables et rapidement dissipées.
  - Risque à plus long terme : une crise prolongée pourrait ralentir l’intégration au sein du CCG, éroder la confiance, peser sur l’investissement et la croissance, et accroître les coûts de financement au Qatar et potentiellement dans les autres pays du CCG.

*Source: chapter-1-final-fre - Section 2 (PDF).*

### Section 3

### chapter-1-final-fre - Section 3

### Recours des banques du CCG au financement étranger
- Graphique 1.1.2 : Recours des banques du CCG au financement étranger (Engagements étrangers/totaux, en pourcentage).
- Pays affichés : Bahreïn (droite), Koweït, Oman, Qatar, Arabie saoudite, EAU.
- Échelle temporelle du graphique : juin-16, sept.-16, déc.-16, mars-17, juin-17.
- Note : CCG = Conseil de coopération du Golfe; EAU = Émirats arabes unis; droite = échelle de droite.
- Source : autorités nationales.
- Note : EAU = Émirats arabes unis. Les données du Koweït et de l'Arabie saoudite se rapportent à 2015.

### Bibliographie citée dans la section
- Adler G., R. Duval, D. Furceri, S. Kiliç Çelik, K. Koloskova, and M. Poplawski-Ribeiro. 2017. “Gone with the Headwinds: Global Productivity.” IMF Staff Discussion Note 17/04, International Monetary Fund, Washington DC.
- International Monetary Fund (IMF). 2014. “Sovereign Asset-Liability Management—Guidance For Resource-Rich Economies.” Washington, DC. https://www.imf.org/external/np/pp/eng/2014/061014.pdf.
- International Monetary Fund (IMF). 2016a. “Diversifying Government Revenue in the GCC: Next Steps.” Paper presented at the Annual Meeting of GCC Ministers of Finance and Central Bank Governors, Riyadh, Saudi Arabia, October 26.
- International Monetary Fund (IMF). 2016b. “More Bang for the Buck in the GCC: Structural Reform Priorities to Power Growth in a Low Price Environment.” Paper presented at the Annual Meeting of GCC Ministers of Finance and Central Bank Governors, Riyadh, Saudi Arabia, October 26.
- International Monetary Fund (IMF). 2017. “If Not Now, When? Energy Price Reform in Arab Countries.” Paper presented at the Annual Meeting of Arab Ministers of Finance, Rabat, Morocco, April 18–19.
- Mitra, P., A. Hosny, G. Minasyan, G. Abajyan, and M. Fischer. 2016. “Avoiding the New Mediocre: Raising Potential Growth in the Middle East and Central Asia.” Middle East and Central Asia Departmental Paper 16/1, International Monetary Fund, Washington, DC.
- Sommer, M., G. Auclair, A. Fouejieu, I. Lukonga, S. Quayyum, A. Sadeghi, G. Shbaikat, A. Tiffin, J. Trevino, and B. Versailles. 2016. “Learning to Live with Cheaper Oil.” Middle East and Central Asia Departmental Paper 16/3, International Monetary Fund, Washington, DC.
- Tamirisa, N., G. Agou, C. Duenwald, T. Mirzoev, B. Nandwa, G. Pierre, T. Kass-Hanna, and K. Dybczak. Forthcoming. “Protecting and Promoting Inclusive Growth and Fiscal Sustainability through the Public Wage Bill in the Middle East and Central Asia Region.” International Monetary Fund, Washington, DC.
- World Bank. 2017. Doing Business Indicators. Washington, DC.

### Pays exportateurs de pétrole de la région MOANAP : principaux indicateurs économiques
- Périodes/colonnes présentées : Moyenne 2000–13, 2014, 2015, 2016, 2017 (Projections), 2018 (Projections).
- Indicateurs listés dans la table : Croissance du PIB réel (Variation annuelle; en pourcentage), Hausse des prix à la consommation (Moyenne de l'année; en pourcentage), Solde budg. global des adm. publ. (En pourcentage du PIB), Solde des transactions courantes (En pourcentage du PIB).
- Sources : autorités nationales; estimations et projections des services du FMI.
- Note : variables déclarées sur la base de l'exercice pour l'Iran (21 mars/20 mars).
- Notes additionnelles numérotées dans la table :
  - 1 La projection de 2018 suppose que le conflit prend fin au début de 2018.
  - 2 Administration centrale.
  - 3 Administration centrale et Fonds national de développement, hors Organisation des subventions ciblées.
  - 4 Comptes consolidés de l'État fédéral et des émirats Abou Dhabi, Dubaï et Sharjah.

- Algérie
  - Croissance du PIB réel : 5,1 2,6 2,1 5,6 1,7 3,0
  - Hausse des prix à la consommation : 7,5 5,8 5,4 4,7 4,4 6,1
  - Solde budg. global des adm. publ. : 6,2 -1,1 -9,3 -10,6 -5,2 -4,1
  - Solde des transactions courantes : 12,9 8,8 -3,5 -3,6 -0,4 -0,2

- Bahreïn
  - Croissance du PIB réel : 3,7 3,8 3,7 3,3 1,5 0,8
  - Hausse des prix à la consommation : 3,8 2,9 4,8 6,4 5,5 4,4
  - Solde budg. global des adm. publ. : 3,7 -8,0 -15,7 -13,7 -3,5 -1,2
  - Solde des transactions courantes : 12,5 -4,4 -16,5 -16,5 -13,0 -10,8

- Iran, R.I. d'
  - Croissance du PIB réel : 5,1 4,4 2,9 3,0 2,5 1,7
  - Hausse des prix à la consommation : 1,7 2,7 1,8 2,8 0,9 3,5
  - Solde budg. global des adm. publ. : 2 -0,9 -1,6 -18,4 -17,8 -13,2 -11,9
  - Solde des transactions courantes : 6,4 4,6 -2,4 -4,7 -4,6 -4,2

- Iraq
  - Croissance du PIB réel : Iran, R.I. d'3,3 3,2 -1,6 12,5 3,5 3,8 (table juxtaposition complexe dans le source)
  - Hausse des prix à la consommation : 18,2 15,6 11,9 9,0 10,5 10,1
  - Solde budg. global des adm. publ. : 3 1,6 -1,1 -1,8 -2,6 -2,2 -2,2
  - Solde des transactions courantes : Iran, R.I. d'5,0 3,2 2,4 4,1 5,1 5,9 (présentation multi-lignes dans le source)

- Koweït
  - Croissance du PIB réel : ... 0,7 4,8 11,0 -0,4 2,9
  - Hausse des prix à la consommation : ... 0,7 4,8 11,0 -0,4 2,9 (valeurs du tableau apparaissent répétées/alignement du source)
  - Solde budg. global des adm. publ. : Koweït 5,1 0,6 2,1 2,5 -2,1 4,1 (données du Koweït se rapportent à 2015)
  - Solde des transactions courantes : Koweït 33,3 33,4 3,5 -4,5 -0,6 -1,4

- Libye
  - Croissance du PIB réel : 5,1 -5 3,0 -10,3 -3,0 55,1 31,2 (présentation multi-valeurs dans le source)
  - Hausse des prix à la consommation : 5,1 2,4 9,8 27,1 32,8 32,1
  - Solde budg. global des adm. publ. : 11,7 -73,8 -126,6 -102,7 -43,0 -23,3
  - Solde des transactions courantes : 23,7 -78,4 -52,6 -22,4 1,8 9,8

- Oman
  - Croissance du PIB réel : 3,8 2,5 4,2 3,0 0,0 3,7
  - Hausse des prix à la consommation : 2,7 1,0 0,1 1,1 3,2 3,2
  - Solde budg. global des adm. publ. : 2 8,6 -1,1 -15,7 -21,6 -13,0 -11,4
  - Solde des transactions courantes : 8,7 5,8 -15,5 -18,6 -14,3 -13,2

- Qatar
  - Croissance du PIB réel : 11,7 4,0 3,6 2,2 2,5 3,1
  - Hausse des prix à la consommation : 4,4 3,4 1,8 2,7 0,9 4,8
  - Solde budg. global des adm. publ. : 10,3 15,3 5,6 -3,9 -1,0 0,5
  - Solde des transactions courantes : 20,8 24,0 8,4 -4,9 2,3 1,0

- Arabie Saoudite
  - Croissance du PIB réel : 4,2 3,7 4,1 1,7 0,1 1,1
  - Hausse des prix à la consommation : 2,2 2,7 2,2 3,5 -0,2 5,0
  - Solde budg. global des adm. publ. : 8,0 -3,4 -15,8 -17,2 -8,6 -7,2
  - Solde des transactions courantes : 16,8 9,8 -8,7 -4,3 0,6 0,4

- Émirats arabes unis (EAU)
  - Croissance du PIB réel : 4,9 3,3 3,8 3,0 1,3 3,4
  - Hausse des prix à la consommation : 4,2 2,3 4,1 1,8 2,1 2,9
  - Solde budg. global des adm. publ. : 4 7,7 1,9 -3,4 -4,1 -3,7 -2,2
  - Solde des transactions courantes : 10,3 13,3 4,7 2,4 2,1 2,1

- Yémen
  - Croissance du PIB réel : 1 3,1 -0,2 -28,1 -9,8 -2,0 8,5
  - Hausse des prix à la consommation : 1 11,5 8,2 39,4 5,0 20,0 29,5
  - Solde budg. global des adm. publ. : 1 -3,0 -4,1 -10,6 -13,5 -9,9 -6,6
  - Solde des transactions courantes : 1 0,0 -1,7 -5,5 -5,6 -2,3 -2,4

*Source : Extraits de chapter-1-final-fre - Section 3 (PDF). Les chiffres et notes sont reproduits exactement tels qu'ils apparaissent dans le document.*

---


_Source: https://www.imf.org/-/media/files/publications/reo/mcd-cca/2017/october/menap/french/chapter-1-final-fre.pdf_
