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### Perspectives de croissance régionales
- En Algérie, la croissance devrait ralentir à 1,5 % en 2017, puis descendre à 0,8 % en 2018, avant de se redresser à moyen terme.
- En Iran, la croissance devrait marquer un repli à 3,5 % en 2017.
- Les pays importateurs de pétrole de la région MOANAP devraient afficher un taux de croissance de 4,3 % en 2017.
- À moyen terme, la croissance des importateurs de pétrole MOANAP devrait atteindre 4,4 % en 2018, puis une moyenne de 5,3 % en 2019–22.
- Les perspectives de croissance de l’Iraq, de la Libye et du Yémen restent pesées par la situation sécuritaire et les contraintes de capacité de production de pétrole.

### Défis budgétaires et ajustements — exportateurs de pétrole
- Urgence à cesser de privilégier la redistribution des recettes pétrolières via la dépense publique et les subventions énergétiques.
- Nécessité de poursuivre les plans de réduction du déficit budgétaire pour préserver la viabilité des finances publiques et, dans certains cas, soutenir le régime de change.
- Déficits budgétaires des exportateurs MOANAP : creusement de 1,1 % du PIB en 2014 à 10,6 % du PIB en 2016.
- Déficit budgétaire global des exportateurs MOANAP prévu descendre à 5,2 % du PIB en 2017.
- Sur la période 2018–22, les déficits cumulés devraient atteindre 320 milliards de dollars.
- Consignes : engager d’autres mesures de rééquilibrage budgétaire en protégeant dépenses sociales et crédits propices à la croissance; renforcer institutions et dispositifs budgétaires.

### Prix du pétrole, production et financement des déficits
- Pétrole s’échange autour de 50–60 dollars le baril, contre en moyenne 43 dollars l’an dernier.
- Accord OPEP et non-OPEP prolongé jusqu’au premier trimestre 2018 (mai 2017 mentionné).
- Émission de créances principale source de financement; pays du CCG ont émis environ 30 milliards de dollars de créances au premier semestre 2017.
- Émission d’obligations à plus longue échéance utilisée pour atténuer les risques (ex. Oman obligation à 30 ans en mars 2017).
- En dehors du CCG, financement privilégiant émissions intérieures de créances et certain niveau de monétisation du déficit (Iran, Iraq, Libye, Yémen).
- Recommandation : inscrire emprunt et investissement dans une stratégie globale de gestion des actifs et des passifs; création/renforcement de bureaux de gestion de la dette (Koweït, Oman, Arabie saoudite, Abou Dhabi, Dubaï).

### Comptes externes et attractivité des capitaux privés
- Solde des transactions courantes de la région : excédent de 228 milliards de dollars en 2014 (8,8 % du PIB) à déficit de 77 milliards de dollars en 2016 (3,6 % du PIB).
- Solde global attendu redevenir légèrement excédentaire en 2019.
- Problèmes de financement extérieur pour pays avec déficits persistants, faibles volants de sécurité et taux de change peu flexibles.
- Importance de l’assainissement des finances publiques et des réformes structurelles pour attirer capitaux privés étrangers.

### Résilience du secteur financier et conditions de liquidité
- Banques du CCG et Algérie bien capitalisées; tensions : augmentation coûts de défaillance (ÉAU), baisse marges d’intérêt (Oman), hausse prêts à mention spéciale (Oman).
- Systèmes bancaires faibles en Iraq et en Iran; besoin de recapitalisations et restructurations pour l’Iran.
- Banques centrales du CCG ont relevé leurs taux directeurs en parallèle de la Réserve fédérale américaine.
- Dépendance aux dépôts des non-résidents et au financement de gros (ÉAU, Qatar) expose aux variations internationales.
- Mesures prises : réintroduction d’instruments de refinancement (Algérie), exigences de liquidités (Bahreïn), taux de référence interbancaire (Oman), développement marchés de capitaux (Arabie saoudite), renforcement macroprudentiel (Arabie saoudite, Bahreïn, Qatar), gouvernance banques islamiques (Koweït), lois sur banques centrales (ÉAU, Iran).

### Réformes structurelles et diversification — exportateurs de pétrole
- Stratégies de diversification ambitieuses présentées; mise en œuvre doit être accélérée.
- Faibles gains de productivité dans la région du CCG; productivité contribue peu à la croissance comparée au travail et au capital.
- Réformes prioritaires : marché du travail et éducation; amélioration climat des affaires; intégration stratégies nationales dans cadres macroéconomiques; privatisations et partenariats public–privé; développement marchés de capitaux nationaux.
- Exemples : Arabie saoudite (Vision 2030, réformes de formation et subventions), ÉAU/Oman/Qatar (guichets uniques, protection investisseurs, initiatives PME).

### Principaux risques — exportateurs de pétrole
- Volatilité des prix du pétrole perçue comme risque de dégradation.
- Risques géopolitiques et conflits régionaux (y compris crise diplomatique avec le Qatar).
- Normalisation plus rapide de la politique monétaire américaine pouvant durcir conditions financières mondiales.
- Contre‑scénario favorable : reprise mondiale plus forte et durable.

### Pays importateurs de pétrole — croissance et dynamique
- Croissance MOANAP importateurs : 4,3 % en 2017; 4,4 % en 2018; moyenne 5,3 % en 2019–22.
- Croissance nécessaire historiquement pour réduire sensiblement le chômage : au moins 5,5 %.
- Contributions à la hausse 2017 : raffermissement demande extérieure, reprise cyclique mondiale, demande intérieure, montée des exportations.
- Exemples de résultats 2017 : Jordanie 2,3 %; Maroc 4,8 %; Mauritanie 3,8 %; Djibouti 7,0 %; Tunisie 2,3 %; Soudan 3,7 %; Pakistan 5,3 %; Égypte (exercice 2017) 4,3 %; Somalie 2,4 %.

### Secteur extérieur, réserves et vulnérabilités — importateurs
- Déficit courant importateurs MOANAP : 5,3 % du PIB en 2016; prévu stable à 5,3 % en 2017; baisse à 4,8 % en 2018.
- Renforcement des réserves observé via : émission obligataire internationale (Égypte), entrées de capitaux (Djibouti, Égypte, Maroc, Tunisie), hausse exportations et envois de fonds, décaissements accords FMI.
- Risques extérieurs : appréciation du taux de change effectif réel dans certains pays.

### Finances publiques et dette — importateurs
- Solde budgétaire moyen MOANAP : -6,8 % du PIB en 2016; -6,6 % en 2017; -5,6 % en 2018.
- Dette publique brute d’environ 80 % du PIB fin 2016.
- Dette du Liban avoisinant 149 % du PIB.
- Risques de surendettement liés aux arriérés (Somalie, Soudan), garanties publiques (Pakistan), grands projets financés par emprunts extérieurs (Djibouti, Mauritanie, Pakistan).
- Recommandations : assainissement budgétaire prolongé; mobilisation recettes intérieures; amélioration transparence gestion des finances publiques; ciblage prudent des dépenses courantes; revue gestion masse salariale publique.

### Inflation et politique monétaire — importateurs
- Inflation MOANAP : 7,7 % en 2016; 15,0 % en 2017; 8,3 % en 2018.
- Sources du pic 2017 : Égypte quasi 30 % d’inflation suite à dépréciation monétaire, réduction subventions, introduction TVA; Soudan inflation au‑dessus de 25 % liée à dépréciation parallèle et monétisation du déficit.
- Recommandations monétaires : consolider et moderniser cadres; viser un régime de ciblage de l’inflation pour pays récemment passés au flottement (Égypte, Tunisie); renforcer indépendance banques centrales; prendre en compte dollarisation financière.

### Stabilité financière et crédit — importateurs
- Secteur financier globalement solide fin 2016 : banques majoritairement bien capitalisées, liquides et relativement rentables.
- Créances improductives : baisse au Pakistan et Soudan; hausse au Maroc.
- Réformes réglementaires en cours : cadres de résolution et dispositifs de garantie des dépôts (Pakistan).
- Croissance du crédit début 2017 : hausse au Maroc et Pakistan; recul en Jordanie.
- Recommandations : suivi constant solidité système financier; politiques macroprudentielles ciblées; attention aux fintechs.

### Réformes structurelles, emploi et inclusion — importateurs
- Priorités : amélioration climat des affaires; réduire déficits d’infrastructures (énergie, transports); assouplir marché du travail; aligner éducation sur demande du secteur privé; accroître productivité agricole; élargir accès au financement pour PME; développer marchés des capitaux.
- Inclusion financière : retard dans la région; renforcement recommandé pour faciliter entrepreneuriat et accès au crédit.

### Commerce et intégration — gains potentiels
- Une plus grande ouverture commerciale et participation accrue aux chaînes de valeur mondiales pourrait accroître le niveau des revenus d’environ 5 à 10 % au bout de cinq à dix ans.
- Simulation de progrès (Graphique 4.9) utilise paramètres :
  - Ouverture commerciale : 7,7 points de pourcentage (pp)
  - Participation aux chaînes de valeur : 4 pp
  - Diversification : 2,4 pp
  - Qualité : 1,5 pp
- Une progression continue de l’ouverture commerciale égale à la plus forte amélioration observée dans la région pourrait accroître la croissance moyenne d’1 point de pourcentage au bout de cinq ans.

### État de l’ouverture commerciale et intégration
- Degré d’ouverture commerciale a décliné dans MOANAP et CAC récemment, plus rapidement pour importateurs MOANAP que pour CAC.
- Exportations de services : en moyenne 44 % du total des exportations pour importateurs MOANAP et CAC; <15 % pour exportateurs de pétrole.
- Tourisme représente 51 % des services exportés pour importateurs MOANAP.
- Intégration aux réseaux commerciaux : pays MOANAP exportent vers près de 70 % de leurs partenaires potentiels en moyenne; CAC exporte vers 50 %.

### Diversification et qualité des exportations
- Diversification des exportations MOANAP et CAC inférieure à la moyenne des PED.
- Exportateurs de pétrole : moins diversifiés, faible complexité économique; qualité souvent inférieure (exceptions : Jordanie, Tunisie).
- Améliorations sectorielles observées : habillement (Égypte, Jordanie, Pakistan); production manufacturière (Arménie, Géorgie, Jordanie, Maroc, Tunisie).

### Obstacles au commerce et recommandations
- Obstacles : tensions géopolitiques et conflits, restrictions de change, coût et qualité des infrastructures et procédures documentaires/douanières.
- Effets des contrôles de change : un écart‑type d’augmentation des contrôles réduit les échanges de l’équivalent d’une hausse des droits de douane de 11–14 points de pourcentage (référence à Wei et Zhang, 2007).
- Recommandations : mettre en œuvre l’Accord sur la facilitation des échanges (réduction coûts douaniers de 14 % selon l’OMC); signer accords commerciaux; réformes structurelles pour réduction coûts d’ajustement; encourager diversification et amélioration qualité exportations; exploiter innovations technologiques (commerce électronique).

### Inclusion distributive et politiques d’atténuation (Encadré 4.1)
- Échantillon de 106 pays (11 MOANAP/CAC) sur 1980–2013 : ouverture commerciale ne semble pas influencer directement le coefficient de Gini.
- Variables influentes sur Gini : expansion circuits financiers, niveau d’éducation, part de l’emploi dans la production.
- Politiques publiques pour atténuer coûts : 1) politiques d’intervention sur le marché du travail (aide à la recherche d’emploi, formation, assurance‑salaire); 2) politiques «passives» (assurance‑chômage); 3) politiques complémentaires (enseignement, logement, crédit, infrastructures, soutien local).

### FinTech — potentiel et obstacles
- Investissements mondiaux FinTech ont plus que décuplé entre 2012 et 2015; consolidation aux États‑Unis a réduit investissements mondiaux en 2016; forte reprise au 1er semestre 2017.
- Écosystème FinTech encore balbutiant dans MOANAP et CAC; MOANAP plus avancée que CAC; investissements concentrés (Égypte, ÉAU, Jordanie, Liban).
- Dans MOANAP, activités de paiement 50 % des start‑ups; prêts 30 %.
- Obstacles : climat des affaires, capital‑investissement limité (valeur ~1 milliard de dollars pour MOAN), lacunes réglementaires (monnaie électronique mais peu de lois sur bancarité mobile et protection des données), qualité/coût des TIC, manque d’incubateurs et de bacs à sable, confiance et éducation financière insuffisantes, cyberrisques et cybersécurité.
- Fin 2016, seulement sept pays MOANAP disposaient de réglementation en matière de cybercriminalité et cybersécurité (Algérie, ÉAU, Égypte, Maroc, Oman, Qatar, Tunisie); quatre pays CAC (Azerbaïdjan, Géorgie, Kazakhstan, Ouzbékistan) disposaient aussi de ces cadres (UIT, 2017).

### Apports potentiels des FinTech
- Inclusion financière : paiements mobiles peuvent réduire population non bancarisée; prêts aux PME potentiellement accrus via P2P et mégadonnées; prêts aux PME représentent 8 % du total des prêts bancaires dans la région MOAN contre 18 % moyenne pays à revenu intermédiaire.
- Envois de fonds et commerce transfrontalier : FinTech peut fournir paiements transfrontaliers plus efficaces et moins coûteux, atténuant perte de correspondants bancaires.
- Efficacité réglementaire et budgétaire : numérisation améliore collecte des recettes publiques, paiements, réduction fraude; exemples : Oman encourage paiements électroniques; Kazakhstan projette obligations d’État basées sur registres distribués et téléphonie mobile.
- Risques : risques opérationnels, cyberattaques, finance parallèle, émergence d’entreprises d’importance systémique, dépendance à prestataires tiers.

### Recommandations pour FinTech et politiques associées
- Adapter cadres juridiques et pratiques réglementaires pour produits financiers numériques; promouvoir réglementation fondée sur l’activité, non sur l’entité.
- Recourir davantage aux bacs à sable réglementaires pour appréhender risques et élaborer règles adaptées.
- Renforcer capacités de surveillance et conformité internationale; surveiller risques macrofinanciers et risques d’intégrité financière.
- Prioriser cybersécurité : prévention, détection, partage d’information, surveillance et redressement.
- Améliorer infrastructures TIC : taux de pénétration Internet et téléphonie mobile, bande passante, coût, interopérabilité des systèmes de paiement mobile.
- Promouvoir éducation financière et dispositifs de protection des consommateurs.
- Encourager incubateurs, accélérateurs et mesures favorisant capital‑investissement et capital‑risque.

*Source : Département Moyen‑Orient et Asie centrale, PER, octobre 2017 (extraits du chapitre "Pays exportateurs/importateurs de pétrole", "Tirer parti des échanges commerciaux", "Libérer le potentiel des FinTech" et annexes correspondantes).*

### 2017. En Algérie, la croissance devrait ralentir à

### 2017. En Algérie, la croissance devrait ralentir à

### Perspectives de croissance régionales
- En Algérie, la croissance devrait ralentir à 1,5 % en 2017, puis descendre à 0,8 % en 2018, sous l’effet de la compression projetée des dépenses publiques, avant de se redresser à moyen terme.
- En Iran, la croissance devrait marquer un repli à 3,5 % cette année, car l’impulsion donnée à la production pétrolière après la levée des sanctions perd de son intensité.
- La situation sécuritaire et les contraintes de capacité de production de pétrole continuent de peser sur les perspectives de croissance de l’Iraq, de la Libye et du Yémen.
- Les pays importateurs de pétrole de la région MOANAP devraient afficher un taux de croissance de 4,3 % en 2017, nettement supérieur aux 3,6 % enregistrés en 2016.
- À moyen terme, la croissance des pays importateurs de pétrole de la région MOANAP devrait atteindre 4,4 % en 2018, puis une moyenne de 5,3 % en 2019–22.

### Défis budgétaires et ajustements pour les exportateurs de pétrole
- Face au repli des cours du brut, il est urgent que les pays exportateurs cessent de privilégier la redistribution des recettes pétrolières par le biais de la dépense publique et des subventions énergétiques.
- Les pays exportateurs de pétrole doivent poursuivre la mise en œuvre de leurs plans de réduction du déficit budgétaire pour préserver la viabilité des finances publiques et, dans certains cas, soutenir le régime de change.
- Le tassement des cours du pétrole a provoqué un creusement des déficits budgétaires dans l’ensemble des pays exportateurs de la région MOANAP, de 1,1 % du PIB en 2014 à 10,6 % du PIB en 2016.
- Le déficit budgétaire global des exportateurs de pétrole de la région MOANAP devrait descendre à 5,2 % du PIB cette année grâce à un modeste redressement des cours et à un travail considérable de réduction des déficits.
- Les progrès sont inégaux entre pays; certains devront engager d’autres mesures de rééquilibrage budgétaire tout en protégeant les dépenses sociales et les crédits propices à la croissance.
- Tous gagneraient à renforcer davantage leurs institutions et dispositifs budgétaires.

### Vulnérabilités et risques (orientation générale)
- Les risques pesant sur la croissance des pays exportateurs de pétrole de la région MOANAP restent de nature baissière.
- L’évolution des cours est sujette à de grandes incertitudes; globalement, les risques relatifs à sa volatilité semblent plutôt être baissiers.
- S’ajoutent la persistance des risques liés aux conflits régionaux et aux phénomènes géopolitiques.
- Des facteurs mondiaux défavorables possibles : une normalisation plus rapide que prévu de la politique monétaire américaine et les politiques de repli sur soi d’économies avancées.
- Des facteurs mondiaux favorables possibles : une reprise mondiale plus forte et plus durable pourrait impulser la croissance dans la région.
- Pour les pays importateurs, les risques baissiers incluent les conflits régionaux et la situation sécuritaire, les tensions sociales et le sentiment de saturation face aux réformes, la vulnérabilité de l’activité agricole aux aléas climatiques et à l’évolution des prix.
- Des facteurs mondiaux pouvant affecter les importateurs : un durcissement plus rapide des conditions financières mondiales et les politiques de repli sur soi d’économies avancées; en revanche, une reprise plus forte de l’activité dans la zone euro et d’autres partenaires commerciaux soutiendrait la croissance.

### Recommandations de politique structurelle pour les importateurs de pétrole
- Accélérer nettement l’exécution de réformes structurelles ambitieuses pour renforcer l’activité du secteur privé et promouvoir une économie plus dynamique, plus compétitive et plus inclusive.
- Améliorer le climat des affaires, notamment en rehaussant la qualité des infrastructures; le Pacte pour l’Afrique récemment mis en place offre la possibilité de s’attaquer à ces obstacles.
- Réformer le marché du travail et l’éducation, améliorer la productivité, et faciliter un meilleur accès à la finance.
- Poursuivre un travail soutenu de rééquilibrage budgétaire et de réforme pour corriger les vulnérabilités liées à la dette; cibler précisément les dépenses courantes pour protéger les dépenses sociales et accroître l’efficience de l’investissement public afin d’atténuer les effets de contraction sur la croissance.

### Indicateurs clés — Région MOANAP et sous-groupes (2000–18, pourcentage du PIB sauf indication contraire)
- MOANAP (PIB réel croissance annuelle) : 4,9 2,8 2,7 5,0 2,6 3,5
- MOANAP (Solde des transactions courantes) : 8,9 5,5 -3,7 -4,1 -1,9 -1,6
- MOANAP (Solde budgétaire global) : 2,4 -3,1 -8,6 -9,3 -5,7 -4,6
- MOANAP (Inflation progression annuelle, %) : 6,9 7,0 5,8 5,7 7,9 6,9

- Exportateurs de pétrole de la région MOANAP (PIB réel croissance annuelle) : 5,1 2,6 2,1 5,6 1,7 3,0
- Exportateurs (dont croissance hors pétrole) : 6,9 3,9 0,6 1,1 2,6 2,5
- Exportateurs (Solde des transactions courantes) : 12,9 8,8 -3,5 -3,6 -0,4 -0,2
- Exportateurs (Solde budgétaire global) : 6,2 -1,1 -9,3 -10,6 -5,2 -4,1
- Exportateurs (Inflation moyenne annuelle, %) : 7,5 5,8 5,4 4,7 4,4 6,1

- Dont Conseil de coopération du Golfe (CCG) (PIB réel croissance annuelle) : 5,0 3,3 3,8 2,2 0,5 2,2
- CCG (dont croissance hors pétrole) : 7,0 5,4 3,8 1,8 2,6 2,4
- CCG (Solde des transactions courantes) : 16,6 14,4 -2,4 -3,4 0,2 0,0
- CCG (Solde budgétaire global) : 10,0 2,1 -9,2 -11,9 -6,3 -5,0
- CCG (Inflation moyenne annuelle, %) : 2,8 2,6 2,5 2,9 0,8 4,2

- Exportateurs non-membres du CCG (PIB réel croissance annuelle) : 5,2 1,7 0,1 9,5 3,1 3,8
- Exportateurs non-CCG (dont croissance hors pétrole) : 6,7 2,0 -3,4 0,3 2,6 2,6
- Exportateurs non-CCG (Solde des transactions courantes) : 7,5 -1,0 -5,3 -3,9 -1,6 -0,6
- Exportateurs non-CCG (Solde budgétaire global) : 2,3 -4,8 -9,3 -9,1 -4,1 -3,2
- Exportateurs non-CCG (Inflation moyenne annuelle, %) : 13,5 9,6 8,8 6,7 8,3 8,3

- Importateurs de pétrole de la région MOANAP (PIB réel croissance annuelle) : 4,5 3,2 3,9 3,6 4,3 4,4
- Importateurs (Solde des transactions courantes) : -2,4 -4,2 -4,4 -5,3 -5,3 -4,8
- Importateurs (Solde budgétaire global) : -5,5 -7,3 -7,3 -6,8 -6,6 -5,6
- Importateurs (Inflation moyenne annuelle, %) : 6,0 9,4 6,7 7,7 15,0 8,3

- MOAN (PIB réel croissance annuelle) : 4,9 2,6 2,6 5,1 2,2 3,2
- MOAN (Solde des transactions courantes) : 9,6 6,0 -4,0 -4,4 -1,7 -1,3
- MOAN (Solde budgétaire global) : 3,2 -2,9 -9,1 -10,0 -5,7 -4,5
- MOAN (Inflation moyenne annuelle, %) : 6,8 6,8 6,0 6,0 8,4 7,1

- Monde arabe (PIB réel croissance annuelle) : 5,3 2,5 3,4 3,3 2,0 3,1
- Monde arabe (Solde des transactions courantes) : 10,6 6,4 -5,0 -5,9 -2,8 -2,3
- Monde arabe (Solde budgétaire global) : 3,6 -3,3 -10,7 -11,8 -6,6 -5,1
- Monde arabe (Inflation moyenne annuelle, %) : 4,1 4,8 4,7 5,3 7,8 6,4

*Département Moyen-Orient et Asie centrale, PER, octobre 2017.*

### 1.  Pays exportateurs de pétrole de la région

### 1.  Pays exportateurs de pétrole de la région

### Perspectives des prix du pétrole et production
- Le pétrole s’échange aux environs de 50–60 dollars le baril, contre en moyenne 43 dollars l’an dernier.
- En mai 2017, l’OPEP et plusieurs producteurs non membres de l’OPEP ont prorogé leur accord de réduction de la production jusqu’au premier trimestre 2018.
- L’hypothèse du FMI relative aux cours pétroliers à moyen terme demeure proche des niveaux actuels.

### Croissance : évolutions récentes et projections
- Le bas niveau des cours mondiaux du pétrole continue d’avoir des répercussions sur la croissance hors pétrole, qui devrait rester en dessous des moyennes historiques.
- Parmi les membres du Conseil de coopération du Golfe (CCG), la croissance globale devrait atteindre environ 0,5 % en 2017.
- La croissance hors pétrole devrait revenir à environ 2,6 % en 2017–18 dans la région.
- Dans les pays du CCG, la croissance hors pétrole sera vraisemblablement modeste, à 3,4 % en 2022, inférieure à 6,7 % pour la période 2000–15.
- Algérie : croissance prévue atteindre 0,8 % l’an prochain, puis remonter à 2,4 % d’ici 2022.
- Iran : réajustement de la croissance du PIB en 2016 de 6,5 % à 12,5 % après modification méthodologique; croissance prévue chuter à 3,5 % cette année (2017).
- Libye : production pétrolière passée à 1 million de barils par jour (mbl/j) à la mi-2017, en hausse par rapport à 0,4 mbl/j l’an dernier.
- Iraq : production en stagnation depuis le début de l’année; budget 2017 resserré a entraîné une révision à la baisse de la croissance hors pétrole.
- Yémen : l’économie devrait à nouveau se contracter cette année.

### Solde budgétaire et assainissement
- Les déficits budgétaires ont bondi de 1,1 % du PIB en 2014 à 10,6 % en 2016, mais devraient redescendre à 5,2 % en 2017.
- Sur la période 2018–22, les déficits cumulés devraient atteindre 320 milliards de dollars.
- Environ la moitié des pays exportateurs de pétrole (Émirats arabes unis, Iran, Koweït, Qatar) affichaient un déficit budgétaire inférieur à 5 % du PIB en 2016; l’autre moitié présentait des déficits très supérieurs à 10 %.
- Les plans budgétaires du CCG comptent notamment :
  - nouvelles réductions des dépenses récurrentes non salariales;
  - réduction de la masse salariale publique en pourcentage du PIB;
  - nouvelles coupes dans les dépenses d’équipement;
  - augmentation des recettes non pétrolières, avec introduction de taxes à la valeur ajoutée (prévues à compter de janvier 2018) et de droits d’accise.
- L’assainissement prévu par l’Iraq repose essentiellement sur de nouvelles coupes dans les investissements publics et une modération des salaires.
- En Algérie, l’ajustement cible principalement les dépenses, en particulier les investissements publics.
- En Iran, les efforts visent à élargir l’assiette de l’impôt pour diminuer la dépendance aux recettes pétrolières.

### Financement des déficits et gestion de la dette
- L’émission de créances reste la principale source de financement du déficit.
- Au premier semestre de 2017, les pays du CCG ont émis des créances pour un montant d’environ 30 milliards de dollars.
- Émission d’obligations à plus longue échéance atténuant les risques (ex. Oman a émis une obligation à 30 ans en mars 2017).
- En dehors du CCG, le financement privilégie les émissions intérieures de créances, y compris une certaine monétisation du déficit (Iran, Iraq, Libye, Yémen).
- Nécessité d’inscrire emprunt et investissement dans une stratégie globale de gestion des actifs et des passifs; création ou renforcement de bureaux de gestion de la dette au Koweït, Oman, Arabie saoudite, Abou Dhabi et Dubaï.

### Comptes externes et attractivité des capitaux privés
- Le solde des transactions extérieures courantes de la région est passé d’un excédent de 228 milliards de dollars en 2014 (8,8 % du PIB) à un déficit de 77 milliards de dollars en 2016 (3,6 % du PIB).
- Le solde global devrait redevenir légèrement excédentaire en 2019.
- Les pays avec des déficits persistants, faibles volants de sécurité et taux de change peu flexibles rencontrent des problèmes de financement extérieur.
- Importance de poursuivre l’assainissement des finances publiques et d’opérer des réformes structurelles pour attirer des capitaux privés étrangers.
- Progrès observés pour améliorer l’accès des investisseurs étrangers au marché de capitaux (ex. Arabie saoudite), mais adoption de nouvelles lois sur l’investissement étranger reportée dans certains pays (Émirats arabes unis, Oman).

### Résilience du secteur financier et conditions de liquidité
- Les banques dans la région du CCG et en Algérie restent bien capitalisées avec des ratios de fonds propres généralement bien supérieurs au minimum réglementaire.
- Tensions observées : augmentation des coûts de défaillance (Émirats arabes unis); baisse des marges d’intérêt (Oman); hausse des prêts à mention spéciale (Oman) et des prêts rééchelonnés (Émirats arabes unis).
- Systèmes bancaires faibles en Iraq et en Iran; Irak élabore une stratégie pour les banques publiques; Iran nécessite recapitalisations et restructurations.
- La plupart des banques centrales du CCG ont relevé leur taux directeur en parallèle avec la Réserve fédérale américaine, entraînant une augmentation des taux interbancaires et débiteurs.
- Amélioration modeste de la liquidité se manifeste par l’accélération de la croissance des dépôts et la stabilisation de la croissance du crédit au secteur privé.
- Dépendance aux dépôts des non-résidents et au financement de gros reste importante (notamment Émirats arabes unis et Qatar), exposant ces banques aux variations des conditions de liquidité mondiales.
- Mesures renforçant la gestion de la liquidité et le cadre prudentiel : réintroduction d’instruments de refinancement (Algérie), exigences de liquidités (Bahreïn), taux de référence interbancaire (Oman), développement du marché de capitaux national (Arabie saoudite), renforcement macroprudentiel (Arabie saoudite, Bahreïn, Qatar), nouveaux dispositifs de gouvernance pour banques islamiques (Koweït), lois sur la banque centrale et les banques (Émirats arabes unis, Iran).

### Réformes structurelles et diversification
- Les pays exportateurs de pétrole ont présenté des stratégies de diversification ambitieuses mais doivent accélérer la mise en œuvre, notamment pour tirer parti de la reprise cyclique de la croissance mondiale.
- Faibles gains de productivité dans la région du CCG : la productivité contribue généralement peu à la croissance comparée au travail et au capital.
- Réformes prioritaires :
  - Marché du travail et éducation pour faciliter la diversification et le développement du secteur privé.
  - Amélioration du climat des affaires pour encourager l’investissement privé et la création d’emplois.
  - Intégration des stratégies nationales de développement dans des cadres macroéconomiques solides à moyen terme.
  - Programmes de privatisation et développement de partenariats public–privé (Algérie, Arabie saoudite, Émirats arabes unis, Oman, Qatar).
  - Développement des marchés de capitaux nationaux pour assurer le financement du secteur non pétrolier.
- Exemples de réformes en cours :
  - Arabie saoudite : réformes de formation et d’éducation, ciblage des subventions salariales, hausse des taxes sur travailleurs expatriés, affinage du système de quotas (Nitaqat), programme d’élimination des obstacles au secteur privé, mise en place d’indicateurs de résultats pour la Vision 2030.
  - Émirats arabes unis, Oman, Qatar : introduction d’indicateurs de résultats, guichets uniques, accélération des procédures douanières, protection des investisseurs minoritaires, initiatives pour PME, amélioration de l’accès au crédit.

### Risques principaux
- Volatilité des prix du pétrole : volatilité perçue globalement comme risque de dégradation en raison des déficits budgétaires et courants.
- Risques géopolitiques et conflits régionaux, y compris la crise diplomatique entre le Qatar et d’autres pays.
- Risque d’adoption de politiques de repli sur soi dans les pays avancés, pouvant peser sur la croissance mondiale et sur les prix du pétrole.
- Normalisation plus rapide de la politique monétaire aux États-Unis pourrait durcir les conditions financières mondiales et accroître le coût du financement international.
- À l’inverse, une reprise mondiale plus solide et plus durable contribuerait à accélérer la croissance dans la région.

### Encadré : implications économiques de la crise diplomatique avec le Qatar (résumé)
- Le 5 juin 2017, plusieurs pays ont rompu relations diplomatiques et économiques avec le Qatar, fermé leur espace aérien aux vols de Qatar Airways et la frontière terrestre entre le Qatar et l’Arabie saoudite a été fermée.
- Impacts immédiatement observés au Qatar :
  - Perturbations des flux commerciaux et financiers : environ un sixième des importations du Qatar proviennent de pays imposant des restrictions commerciales; une part élevée des autres importations transite par l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis.
  - Réacheminement d’une partie du commerce via le Koweït et Oman; diversification des sources d’approvisionnement alimentaire pour atténuer les craintes de pénurie.
  - Tensions financières : déclassement de la notation souveraine du Qatar a fait monter les taux interbancaires; diminution des dépôts du secteur privé (résidents et non-résidents); baisse des engagements envers les banques étrangères.
  - Impact sur bilans des banques atténué par injections de liquidités de la banque centrale et hausse des dépôts du secteur public.
- Impact dans le reste de la région : pour l’heure modéré; exportations du Qatar vers ces pays maintenues; réactions limitées sur marchés financiers du CCG.
- Risque d’une crise prolongée : ralentissement de l’intégration au sein du CCG, érosion de la confiance, impact négatif sur investissement et croissance, hausse des coûts de financement au Qatar et potentiellement dans d’autres pays du CCG.

*Source : Département Moyen-Orient et Asie centrale, PER, octobre 2017 (document : Pays exportateurs de pétrole de la région).*

### 2. Pays importateurs de pétrole de la région

### 2. Pays importateurs de pétrole de la région

### Perspectives de croissance et dynamique récente
- La croissance dans les pays importateurs de pétrole de la région MOANAP devrait s’élever à 4,3 % en 2017.
- Perspectives à moyen terme : 4,4 % en 2018 et 5,3 % en moyenne sur la période 2019–22.
- Malgré l’amélioration, la croissance restera inférieure à ce qui serait nécessaire pour relever le défi du chômage; une croissance d’au moins 5,5 % est associée historiquement à un recul notable du chômage.
- La hausse attendue de la croissance en 2017 s’explique principalement par le raffermissement de la demande extérieure, une reprise cyclique de l’économie mondiale, la demande intérieure et la montée des exportations.
- Résultats nationaux notables attendus en 2017 :
  - Jordanie : 2,3 %
  - Maroc : 4,8 %
  - Mauritanie : 3,8 %
  - Djibouti : 7,0 %
  - Tunisie : 2,3 %
  - Soudan : 3,7 %
  - Pakistan : 5,3 %
  - Égypte (exercice 2017) : 4,3 %
  - Somalie : 2,4 % (réduction par rapport à 3,2 % en 2016)

### Secteur extérieur et réserves
- En 2016, le déficit courant des importateurs de pétrole MOANAP s’est accru à 5,3 % du PIB (creusement d’environ 1 point de PIB).
- Prévisions : déficit courant stable à 5,3 % du PIB en 2017, puis baisse à 4,8 % du PIB en 2018.
- Facteurs d’amélioration : hausse modérée des prix du pétrole, retombées positives du raffermissement de l’économie mondiale (arrivées de touristes, envois de fonds), hausse des prix de matières premières (minerai de fer, or, phosphates, coton).
- Renforcement des réserves de change observé dans certains pays grâce à :
  - émission obligataire internationale (Égypte),
  - entrées de capitaux (Djibouti, Égypte, Maroc, Tunisie),
  - augmentation des exportations et des envois de fonds,
  - décaissements liés aux accords programmatiques avec le FMI.
- Risques extérieurs : appréciation du taux de change effectif réel dans certains pays (graphique 2.5) pouvant créer des vulnérabilités.

### Finances publiques et dette
- Solde budgétaire moyen MOANAP : de -6,8 % du PIB en 2016 à -6,6 % en 2017, puis -5,6 % en 2018.
- Mesures d’assainissement en cours ou prévues : maîtrise du coût des subventions à l’énergie (Égypte, Tunisie), réduction des dépenses courantes non prioritaires (Maroc, Tunisie), renforcement de la gestion des finances publiques locales, réduction des régimes fiscaux spéciaux (Djibouti), suppression d’exonérations, lutte contre la fraude fiscale et élargissement de l’assiette (Égypte, Jordanie, Soudan, Tunisie), modération des salaires (Djibouti, Égypte).
- Vulnérabilités persistantes :
  - Dette publique brute d’environ 80 % du PIB fin 2016.
  - Dette du Liban avoisinant 149 % du PIB.
  - Risques de surendettement liés aux arriérés (Somalie, Soudan), garanties publiques (Pakistan), grands projets d’infrastructure financés par emprunts extérieurs (Djibouti, Mauritanie, Pakistan).
- Recommandations budgétaires :
  - Poursuivre un assainissement budgétaire prolongé.
  - Mobiliser davantage les recettes intérieures.
  - Améliorer la transparence et la responsabilisation de la gestion des finances publiques.
  - Cibler prudemment les dépenses courantes pour protéger les dépenses sociales et améliorer l’efficience de l’investissement public.
  - Revoir et améliorer le ciblage de l’aide sociale (Égypte, Jordanie, Maroc).
  - Refonte de la gestion de la masse salariale publique selon un nouveau modèle intégrant diagnostics, complémentarité avec d’autres réformes et institutions adaptées.

### Inflation et politique monétaire
- Inflation MOANAP : 7,7 % en 2016, 15,0 % en 2017 (pic), puis 8,3 % en 2018.
- Sources du pic 2017 :
  - Égypte : quasi 30 % d’inflation suite à forte dépréciation monétaire, réduction des subventions aux carburants, introduction de la TVA et hausse des tarifs des services publics.
  - Soudan : inflation au‑dessus de 25 % liée à la forte dépréciation parallèle et à la monétisation du déficit budgétaire.
- Autres pays : hausse de l’inflation en Afghanistan et Somalie pour raisons alimentaires et sécheresse; inflation plus modérée ou négligeable dans certains pays (Liban, Maroc, Pakistan, Jordanie).
- Recommandations de politique monétaire :
  - Consolider et moderniser les cadres pour renforcer la transmission, la communication et la transparence.
  - Pour les pays récemment passés au flottement (Égypte, Tunisie), viser à terme un véritable régime de ciblage de l’inflation.
  - Renforcer l’indépendance des banques centrales pour ancrer les anticipations d’inflation.
  - Prendre en compte la dollarisation financière là où elle est présente.

### Stabilité financière et crédit
- Secteur financier globalement solide fin 2016 : banques en majorité bien capitalisées, liquides et relativement rentables.
- Créances improductives : en baisse au Pakistan et au Soudan, en hausse au Maroc.
- Réformes réglementaires en cours : renforcement des cadres de résolution et dispositifs de garantie des dépôts (Pakistan).
- Envois de fonds et correspondance bancaire : réduction des relations de correspondance pèse sur envois de fonds, dépôts et expansion du crédit (Djibouti, Somalie, Soudan).
- Croissance du crédit au secteur privé (début 2017) :
  - En hausse : Maroc, Pakistan (politique monétaire accommodante).
  - En recul : Jordanie (resserrement monétaire).
- Recommandations : suivi constant de la solidité du système financier, surveillance rigoureuse des établissements, politiques macroprudentielles ciblées, attention aux fintech et aux défis qu’elles posent.

### Réformes structurelles, emploi et inclusion
- Besoin d’accélérer des réformes structurelles pour améliorer le cadre d’activité des entreprises, créer des emplois et favoriser une croissance inclusive.
- Priorités identifiées :
  - Améliorer le climat des affaires (gouvernance, transparence, responsabilisation, efficience administrative). Exemple : Égypte a simplifié l’enregistrement et l’activité des entreprises en 2017.
  - Réduire les déficits d’infrastructures, en particulier énergie et transports, et promouvoir des partenariats public–privé innovants tout en maîtrisant les risques budgétaires.
  - Assouplir le marché du travail, réduire la dépendance aux emplois publics, améliorer les systèmes éducatifs pour mieux aligner les compétences sur la demande du secteur privé.
  - Accroître la productivité agricole et la diversification agroalimentaire pour lutter contre la pauvreté et créer des emplois (importance en Afghanistan, Maroc, Pakistan).
  - Élargir l’accès au financement, en particulier pour les PME, développer les marchés des capitaux et établir une courbe des rendements via émissions régulières de titres d’État.
- Inclusion financière : la région accuse un retard (graphique 2.12); renforcer l’inclusion financière faciliterait l’entrepreneuriat et l’accès au crédit.

### Risques principaux
- Orientation des risques : plutôt baissière.
- Risques régionaux :
  - Conflits et menaces sécuritaires persistants ou aggravés entraînant pertes humaines, destruction d’infrastructures, flux migratoires, perturbation du commerce régional et recul du tourisme.
  - Tensions sociales et essoufflement des réformes si la croissance reste morose et le chômage persistant.
  - Vulnérabilité agricole face aux aléas météorologiques et à l’évolution des cours (Maroc, Pakistan, Somalie).
- Risques mondiaux :
  - Durcissement rapide des conditions financières mondiales (normalisation monétaire aux États-Unis) augmentant le coût du financement et aggravant les tensions budgétaires; risque d’un dollar plus fort affectant les pays avec dette en devises (Pakistan, Tunisie).
  - Risque de politiques protectionnistes dans certains pays avancés nuisant aux exportations de la région.
  - Contre‑scénario : regain d’activité plus fort que prévu dans la zone euro et chez d’autres partenaires commerciaux pourrait soutenir la croissance régionale.

*Source : Département Moyen-Orient et Asie centrale, PER, octobre 2017.*

### 4. Tirer parti des échanges commerciaux

### 4. Tirer parti des échanges commerciaux

### Principales conclusions
- Une plus grande ouverture commerciale, liée à une participation accrue aux chaînes de valeur mondiales, à la diversification des exportations ou à l’amélioration de la qualité des produits, pourrait contribuer à accroître le niveau des revenus d’environ 5 à 10 % au bout de cinq à dix ans.
- Les pays importateurs de pétrole sont mieux placés que les autres pays de la région pour tirer parti de l’amélioration des perspectives du commerce international, car ils sont mieux intégrés aux chaînes de valeur mondiales et leurs exportations sont plus diversifiées; toutefois, ils pourraient encore améliorer la qualité de leurs exportations.
- Les pays exportateurs de pétrole devraient concentrer leurs efforts sur la diversification de leur économie, afin de produire et d’exporter une gamme plus étendue de biens et de services.
- Des réformes structurelles visant à favoriser l’investissement et la création d’emplois, ainsi que des politiques budgétaires ciblées permettant de réduire les coûts d’ajustement, pourraient être nécessaires pour atténuer les effets négatifs éventuels d’une ouverture commerciale accrue et faire en sorte que la croissance soit aussi inclusive que possible.

### Preuves empiriques et mécanismes
- Une analyse couvrant 131 pays dont 20 appartenant aux régions MOANAP ou CAC montre que :
  - les investissements dans les infrastructures,
  - l’investissement direct étranger (IDE),
  - et le degré global d’ouverture commerciale (mesuré par le total des exportations et des importations en proportion du PIB)
  sont tous des facteurs qui favorisent la croissance du PIB réel par habitant.
- La diversification et la qualité des exportations, ainsi que l’intégration aux chaînes de valeur mondiales (notamment la part de la valeur ajoutée nationale dans les exportations), semblent toutes jouer un rôle important dans la croissance économique.
- Il existe une corrélation négative entre la croissance et le niveau initial du PIB par habitant, suggérant une convergence progressive des niveaux de PIB par habitant.
- Les effets du niveau d’éducation sur la croissance sont moins évidents lorsque l’échantillon inclut des pays à faible revenu comptant très peu de travailleurs diplômés de l’enseignement supérieur.
- Les effets de l’ouverture commerciale sur l’inclusivité sont ambivalents : le commerce contribue à la hausse des revenus et à la réduction de la pauvreté, mais l’ouverture accrue peut engendrer des coûts d’ajustement pour certaines collectivités ou catégories de travailleurs.

### Évolution récente de l’ouverture commerciale dans MOANAP et CAC
- Le degré d’ouverture commerciale a décliné ces dernières années dans les régions MOANAP et CAC, reflétant :
  - l’atonie générale de l’activité économique mondiale,
  - le ralentissement de la libéralisation des échanges,
  - la baisse des cours des matières premières, y compris du pétrole,
  - et la croissance plus lente des chaînes de valeur mondiales.
- Parmi les pays importateurs de pétrole, le déclin a été plus rapide dans la région MOANAP que dans le Caucase et l’Asie centrale en raison des conflits et des tensions géopolitiques régionaux.
- Pour les pays exportateurs de pétrole, la faible ouverture s’explique en grande partie par la stagnation ou le recul des exportations de pétrole et de gaz et par la chute des cours du pétrole; hors pétrole, l’ouverture commerciale a légèrement progressé dans les exportateurs MOANAP et est restée globalement stable dans les exportateurs CAC.
- Pour les importateurs de pétrole du CAC, la baisse des importations due à une diminution des envois de fonds des travailleurs émigrés explique le déclin général de l’ouverture au commerce.

### Commerce de services et intégration
- Les exportations de services se sont accrues au cours des dix dernières années, mais elles restent trop modestes, en particulier dans les pays exportateurs de pétrole.
- Les services ont représenté en moyenne 44 % des exportations totales des pays importateurs de pétrole des régions MOANAP et CAC, contre moins de 15 % dans les pays exportateurs de pétrole.
- Dans les pays importateurs de pétrole de la région MOANAP, le tourisme représente 51 % du total des services exportés.
- Les politiques restrictives dans le domaine des services persistent (tous secteurs confondus, les services professionnels et de transport sont parmi les plus protégés), tandis que l’opacité et le caractère discrétionnaire de l’attribution des licences freinent l’accès aux marchés.
- Les innovations technologiques (par exemple le commerce électronique) pourraient faciliter l’intégration aux chaînes de valeur mondiales et favoriser l’émergence de réseaux de valeur régionaux.

### Niveau d’intégration aux réseaux commerciaux
- La région MOANAP semble globalement plus insérée dans le commerce mondial que le Caucase et l’Asie centrale en termes de nombre de partenaires et de valeur des exportations par partenaire :
  - En moyenne, les pays de la région MOANAP exportent vers près de 70 % de leurs partenaires commerciaux potentiels, tandis que les pays du Caucase et de l’Asie centrale n’exportent que vers 50 % de leurs partenaires potentiels.
- La Chine est devenue un partenaire commercial majeur pour quasiment tous les pays des régions MOANAP et CAC.
- Les relations d’exportation entre les pays des régions MOANAP et CAC sont assez faibles.

### Diversification et qualité des exportations
- La diversification des exportations dans les pays des régions MOANAP et CAC est inférieure à celle des pays émergents et en développement.
- Les pays exportateurs de pétrole présentent les exportations les moins diversifiées et une faible complexité économique par rapport aux importateurs de pétrole.
- La qualité des exportations est généralement inférieure à la moyenne des pays émergents et en développement; la Jordanie et la Tunisie font exception.
- Certains importateurs de pétrole ont amélioré la qualité de leurs exportations dans l’habillement (Égypte, Jordanie, Pakistan) et la production manufacturière (Arménie, Géorgie, Jordanie, Maroc, Tunisie).
- La qualité des exportations de pétrole (combustibles minéraux) reste assez faible et s’est détériorée en Algérie et en Azerbaïdjan.

### Recommandations de politique
- Signer des accords commerciaux et tirer parti de nouvelles possibilités d’intégration (par exemple projets régionaux majeurs) pour consolider l’accès aux marchés d’exportation.
- Mettre en œuvre des réformes structurelles pour favoriser l’investissement et la création d’emplois.
- Adopter des politiques budgétaires ciblées pour réduire les coûts d’ajustement liés à une plus grande ouverture commerciale.
- Encourager la diversification des exportations et l’amélioration de la qualité des produits afin d’accroître la valeur des exportations et l’intégration aux chaînes de valeur mondiales.
- Exploiter les innovations technologiques (notamment le commerce électronique) pour faciliter l’accès aux marchés internationaux et l’intégration régionale.

*Préparé par Alexei Kireyev (auteur principal), Maxym Kryshko, Boaz Nandwa et Magali Pinat, assistés par James Aylward et Samira Kalla pour les recherches.*

### 1. I ndice de diversification des exportations, 2014 1/

### 1. Indice de diversification des exportations, 2014

### Indices de diversification et de qualité des exportations (principes et données)
- Indice de diversification des exportations mesuré sur une échelle "De 0 à 1; indice plus élevé = diversification accrue".
- Données disponibles les plus récentes : 2014 (1/ Les données de 2014 sont les plus récentes disponibles pour l'indice de diversification).
- L'indice de diversification a été recalculé pour être compris entre 0 et 1 et équivaut à un indice de concentration des exportations de Theil.
- Indice de qualité des exportations mesuré sur "De 0 à 1,2; indice plus élevé = qualité supérieure".
- Données disponibles les plus récentes : 2014 (1/ Les données 2014 sont les plus récentes disponibles pour l'indice de qualité).
- Les pays sont désignés par les codes ISO; définitions régionales : CAC = Caucase et Asie centrale; MOANAP = Moyen-Orient, Afrique du Nord, Afghanistan et Pakistan; PED = pays émergents et pays en développement.
- Listes d'exemples exactes fournies dans la source :  
  - Autres pays importateurs de pétrole incluent le Bangladesh, le Cambodge et le Viet Nam.  
  - Autres pays exportateurs de pétrole incluent la Malaisie, le Mexique et l'Indonésie.

### Diversification des exportations et volatilité de la production
- Variables graphiquées (présentées dans le texte) :
  - Volatilité de la croissance du PIB réel par habitant, 1995‒2014 (écart-type).
  - Diversification des exportations, 2014 (valeurs élevées = diversification accrue).
- Comparaisons régionales et catégorielles explicitement mentionnées :
  - Exportateurs de pétrole MOANAP; Importateurs de pétrole MOANAP; Exportateurs de pétrole CAC; Importateurs de pétrole CAC; Moyenne PED; Tendance pour les pays couverts par MCD; Tendance pour tous les pays.
- Observations clé implicites dans les graphiques et la description : les pays avec diversification d'exportations plus élevée tendent à présenter moindre volatilité de la croissance du PIB par habitant (graphiques référencés dans le texte).

### Indice de qualité des exportations et composition sectorielle
- Classification des produits utilisée : CTCI-1 (avec catégories listées dans la source), qualité des produits référencée par le 90e centile (Qualité des produits (1 = 90e centile de tous les pays)).
- Échelle mondiale de qualité : "De 0 à 1,2; indice plus élevé = qualité supérieure".
- Catégories de produits mentionnées textuellement : Produits alim. et animaux vivants; Bois, boissons et tabacs; Matières brutes, hors carburants; Combustibles minéraux; Huiles d'origine animale ou végétale; Produits chimiques; Articles manufacturés; Machines et matériel de transport.
- Remarque méthodologique : Les catégories «Articles manufacturés divers» et «Articles et transactions non classés ailleurs» de la CTCI-1 sont exclues car elles représentent une part négligeable des exportations des pays.

### Participation aux chaînes de valeur mondiales (intégration en amont et en aval)
- Mesures et sources :
  - Mesure basée sur la définition de Koopman, Wang et Wei (2014); détails de calcul supplémentaires fournis par Aslam, Novta et Rodrigues-Bastos (2017).
  - Données utilisées : base Eora MRIO; validation par comparaison avec la base Comtrade de l'ONU pour exportations de biens intermédiaires.
- Indicateurs présentés :
  - Intégration en amont : part de la valeur ajoutée étrangère dans les exportations des pays (Moyenne, 2009‒13).
  - Intégration en aval : part des exportations brutes destinée à être utilisée dans les exportations du pays de destination (Moyenne, 2009‒13).
- Principales constations factuelles :
  - La part de la valeur ajoutée étrangère importée (intégration en amont) est relativement élevée en Jordanie, Liban et Tunisie (MOANAP) et en République kirghize (CAC) par rapport aux PED.
  - La part de la valeur ajoutée destinée à être utilisée dans la production des pays destinataires (intégration en aval) est supérieure à la moyenne des PED en Égypte, Mauritanie, Maroc (MOANAP) et Arménie (CAC).
  - Parmi les exportateurs de pétrole des deux régions, l’intégration en amont est particulièrement faible, suggérant qu'ils importent principalement des produits finis destinés à la consommation et à l’investissement.
  - Les exportateurs de pétrole affichent une intégration en aval assez élevée principalement en raison du volume important d'exportations de pétrole brut raffiné ensuite par des partenaires commerciaux.
- Évolution temporelle et facteurs :
  - Les importateurs de pétrole MOANAP ont amélioré leur intégration en amont et en aval, en partie grâce à des efforts de diversification (ex. industrie manufacturière légère en Jordanie, Maroc, Tunisie).
  - Les importateurs de pétrole CAC ont surtout progressé en intégration en amont en renforçant leur rôle de plaque tournante pour le transport de produits chinois vers la Russie et le reste de la région CAC; leur intégration en aval s’est détériorée avec le déclin de la diversification.
  - La plupart des exportateurs de pétrole des régions MOANAP et CAC ont vu leur intégration en amont décliner tandis que leur intégration en aval progressait, reflétant un développement des activités de transformation et de raffinage.

### Environnement du commerce international : obstacles et implications
- Facteurs défavorables cités :
  - Tensions géopolitiques et conflits (Perspectives de l'économie mondiale, octobre 2016) perturbant échanges, infrastructures, tourisme et marchés du travail (Afghanistan, Iraq, Libye, Somalie, Syrie, Yémen); retombées sur pays voisins (Jordanie, Liban, Pakistan).
  - Crise diplomatique récente entre le Qatar et d'autres pays MOANAP affectant commerce et flux financiers (référence encadré 1.1).
- Indicateurs de l'environnement commercial :
  - Total des échanges transfrontaliers (Distance par rapport à la frontière; distance plus élevée = échanges plus élevés) — source : Banque mondiale, Doing Business2017.
  - Restrictions de change (Proportion des pays d'une région qui ont des restrictions de change et/ou des taux de change multiples) — données et graphiques fournis.
- Effets des contrôles de change (chiffres empiriques cités) :
  - Augmentation d’un écart-type des contrôles sur les paiements commerciaux ou les opérations de change réduit les échanges dans des proportions équivalentes à une hausse des droits de douane comprise entre 11 et 14 points de pourcentage (référence à Wei et Zhang, 2007).
- Effet des taux de change sur le commerce :
  - Certaines études concluent qu’une dépréciation effective réelle de 10 % de la monnaie d’un pays s’accompagne d’une hausse des exportations nettes réelles de 1,5 % du PIB en moyenne, avec de fortes variations pays par pays.
  - La participation accrue aux chaînes de valeur mondiales a atténué les effets des variations des taux de change sur les flux commerciaux (Perspectives de l'économie mondiale, octobre 2015).

### Réformes, accords commerciaux et recommandations politiques
- Besoin de réformes structurelles :
  - Améliorer l’efficience de l’économie et réduire les coûts liés aux procédures documentaires et douanières et au transport intérieur.
  - Mettre en œuvre des réformes pour améliorer l’environnement du commerce transfrontalier, notamment pour les pays MOANAP où cet environnement semble s’être détérioré récemment.
- Accords commerciaux et intégration :
  - Seuls les importateurs de pétrole MOANAP se distinguent par un recours fréquent aux accords commerciaux bilatéraux et régionaux; la plupart des autres pays des deux régions ont un nombre d’accords commercialement notablement inférieur à la moyenne des PED.
  - Les pays des régions MOANAP et CAC devraient envisager des mesures énergiques pour mettre en œuvre l’Accord sur la facilitation des échanges (entré en vigueur début 2017). L’OMC estime que sa mise en œuvre ferait baisser les coûts douaniers du commerce de marchandises de 14 % et pourrait entraîner une hausse des échanges internationaux de 1.000 milliards de dollars par an.
- Progression et exemples concrets de liaisons commerciales :
  - Au plan multilatéral : huit pays MOANAP (Algérie, Iran, Iraq, Liban, Libye, Somalie, Soudan, Syrie) et deux pays CAC (Azerbaïdjan, Ouzbékistan) négocient leur adhésion à l’OMC (progrès lents).
  - Au plan bilatéral : accords d'association avec l'Union européenne (Algérie, Égypte, Jordanie, Liban, Maroc, Syrie, Tunisie; Géorgie dans la CAC) et accord de libre-échange Géorgie–Chine; certains pays CAC et Iraq ont signé des accords de partenariat et de coopération avec l'Union européenne.
  - Initiatives régionales : Maroc et Tunisie ont rejoint le Pacte avec l'Afrique (initiative du G20 visant à accroître l’investissement privé, améliorer les infrastructures et lutter contre le chômage), ce qui pourrait élargir l’accès aux marchés (référence encadré 2.3).

*Source : extraits et graphiques tirés du chapitre et des calculs des services du FMI (données 2014 pour indices; sources additionnelles citées dans le texte).*

### Conclusion et mesures envisageables

### Conclusion et mesures envisageables

### Effets attendus de l’ouverture commerciale et de l’intégration
- Une progression continue de l’ouverture commerciale, égale à la plus forte amélioration en glissement périodique observée dans la région, pourrait accroître la croissance moyenne de 1 point de pourcentage au bout de cinq ans.
- La combinaison d’une plus grande ouverture commerciale avec une diversification accrue, une amélioration de la qualité des exportations et une participation plus active aux chaînes de valeur mondiales produirait des effets de croissance encore plus marqués.
- Mise en perspective quantitative : la mise en œuvre de réformes stimulant la croissance pourrait faire progresser le niveau des revenus de 5 à 10 % au bout de cinq à dix ans.

### Paramètres de commerce et amplitude de la progression simulée (utilisée pour la simulation de Graphique 4.9)
- Ouverture commerciale : 7,7 points de pourcentage (pp)
- Participation aux chaînes de valeur : 4 pp
- Diversification : 2,4 pp
- Qualité : 1,5 pp

Groupes analysés dans la simulation de contribution à la croissance (Graphique 4.9) :
- Exportateurs de pétrole MOANAP
- Importateurs de pétrole MOANAP
- Exportateurs de pétrole CAC
- Importateurs de pétrole CAC

### Inclusion et distribution (Encadré 4.1)
- Échantillon : données relatives à 106 pays, dont 11 issus des régions MOANAP et CAC, période 1980–2013.
- Résultat principal : l’inclusion, telle que mesurée par le coefficient de Gini, ne semble pas être directement influencée par l’ouverture commerciale.
- Variables semblant jouer un rôle plus important sur le coefficient de Gini : expansion des circuits financiers, niveau d’éducation, part de l’emploi dans la production.
- Politique redistributive : les politiques budgétaires de redistribution peuvent être efficaces pour compenser les pertes d’emplois dans le secteur industriel (impact nets non significatif de l’emploi industriel sur le Gini net).
- Politiques publiques pour atténuer les coûts d’ajustement liés au commerce :
  - 1) Politiques d’intervention sur le marché du travail : aide à la recherche d’emploi, programmes de formation, assurance-salaire soigneusement conçue.
  - 2) Politiques «passives» : assurance-chômage, protection de l’emploi et autres mesures aidant l’ajustement individuel.
  - 3) Politiques complémentaires : enseignement, logement, crédit, infrastructures, et mesures «locales» pour soutenir régions et communautés affectées.
  - Réformes du climat des affaires pour développer le secteur privé.

Table 4.1.1 — extraits de coefficients (Ouverture commerciale et inégalités)
- Expansion des circuits financiers (t-1) : 0.0276*** (Gini marchand)
- Éducation (t-1) : -0.736* (Gini marchand); -0.725** (Gini net)
- Part de l'agriculture dans l'emploi (t-1) : -0.124*** (Gini marchand); -0.0830** (Gini net)
- Part de l'industrie dans l'emploi (t-1) : -0.199*** (Gini marchand); -0.0841 (Gini net)
- Constante : 55.82*** (Gini marchand); 43.88*** (Gini net)
- Observations : 435 ; Nombre de pays : 106

### Tirer profit des accords commerciaux (Encadré 4.2)
- Multilatéral : tirer parti des atouts institutionnels et juridiques du système piloté par l’Organisation mondiale du commerce (OMC) est essentiel.
- Constat : plusieurs pays des régions MOANAP et CAC ne sont pas membres de l’OMC; d’autres viennent d’adhérer. Une étude (Kireyev, 2016) montre que les pays ayant récemment rejoint l’OMC et mis en œuvre les réformes ont enregistré de meilleurs résultats que certains membres d’origine.
- Effets de l’adhésion (groupe de membres récents, 1996–2015) : neutres dans 63 % des cas, positifs dans 24 % des cas, négatifs dans 13 % des cas.
- Préférentiels et régionaux :
  - Nombre d’accords commerciaux préférentiels (ACP) notifiés à l’OMC : de 50 en 1990 à près de 300 en 2017.
  - Beaucoup d’ACP impliquant des pays MOANAP et CAC restent peu profonds (couvrant aspects élémentaires).
  - Exemples d’impacts projetés : pour un ALECA négocié entre le Maroc, la Tunisie et l’Union européenne, gains potentiels de PIB à long terme jusqu’à 1,6 % pour le Maroc et 7,4 % pour la Tunisie.

### Méthodologie et résultats robustes (Annexe 4.1)
- Régression de base estimée pour la croissance du PIB par habitant : ∆y_{i,t} = α1 y_{i,t−1} + α2 Controls_{i,t} + α3 TC_{i,t} + δ_t + γ_i + ε_{i,t}.
- Variables de contrôle usuelles : logarithme des termes de l’échange, niveau d’éducation, substitution pour le développement des infrastructures publiques, ratio IDE/PIB. Variables de commerce incluses séquentiellement.
- Méthode d’estimation : méthode des moments généralisés en système (system GMM) combinant niveau et différence pour traiter effets inobservés et endogénéité.
- Tests de validation appliqués : test de sur-identification de Hansen, test d’orthogonalité de Hansen, test d’autocorrélation des erreurs — les trois tests valident la spécification estimée.
- Échantillon pour les régressions principales : moyennes calculées pour 131 pays sur périodes de cinq ans (non chevauchantes) entre 1960 et 2013.

Extraits de résultats (Tableau "Ouverture commerciale et croissance économique") — coefficients sélectionnés
- PIB par habitant initial : 5.014*** (col. 1) ; 5.730*** (col. 6)
- Infrastructures : 2.241*** (col. 1) ; 2.908** (col. 6)
- Entrées d'IDE/PIB : 0.667** (col. 1) ; 1.102* (col. 6)
- Ouverture commerciale : 2.446*** (col. 1) ; 2.122 (col. 6)
- Diversification des exportations : 4.249** (col. 2)
- Qualité des exportations : 5.034* (col. 3)
- Participation aux CVM : 9.170** (col. 4)
- Intégration en aval : 11.72** (col. 4)
- Nombre d’observations : 1,030 (col. 1) ; 641 (cols. 4–6)
- Nombre de pays : 131 ; nombre d’instruments variables selon spécification
- Tests de validation (exemples) : Test de sur-identification de Hansen = 0.293 (col. 1); Valeur p AR(2) = 0.236 (col. 1)

### Recommandations de politique publique
- Favoriser une libéralisation accrue des échanges et des réformes structurelles pour accroître l’ouverture commerciale et l’intégration aux chaînes de valeur mondiales.
- Encourager la diversification économique vers des secteurs à fort potentiel de création d’emplois et améliorer la qualité des exportations par un accès élargi aux financements, à l’éducation et aux technologies.
- Mettre en place des politiques budgétaires ciblées pour réduire les coûts de la transition vers une ouverture commerciale accrue et compenser la baisse éventuelle des recettes liées à la réduction des taxes sur le commerce.
- Utiliser les gains de croissance pour dégager marges de manœuvre budgétaires et financer l’augmentation éventuelle de l’investissement public dans les infrastructures.
- Poursuivre des réformes du climat des affaires pour soutenir l’expansion du secteur privé et l’attraction d’investissements directs étrangers.

*Source : Département Moyen-Orient et Asie centrale, PER octobre 2017 (extraits du chapitre "Conclusion et mesures envisageables").*

### 5.  Libérer le potentiel des FinTech

### 5.  Libérer le potentiel des FinTech

### La révolution FinTech
- Les investissements mondiaux dans les FinTech connaissent depuis cinq ans une croissance rapide qui devrait se poursuivre.
- La valeur de ces investissements a plus que décuplé entre 2012 et 2015.
- La consolidation du secteur aux États-Unis a entraîné une baisse des investissements mondiaux en 2016, mais la croissance s’est poursuivie dans d’autres régions, dont le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord (MOAN), et les investissements ont fortement rebondi au premier semestre de 2017 (KPMG, 2017).
- L’écosystème des FinTech est encore balbutiant dans les régions MOANAP et CAC, mais :
  - La région MOANAP est plus avancée que la région CAC dans le développement de ces technologies.
  - Les investissements sont concentrés dans quelques pays.
  - Les États y jouent un rôle de premier plan pour encourager l’innovation en matière de FinTech, et l’arrivée d’entreprises internationales de ce secteur contribue encore à cet élan.
- Selon une enquête récente portant sur douze pays de la région MOANAP (WAMDA, 2016), le nombre de start-ups a été multiplié par sept depuis 2009, avec une forte concentration des investissements en Égypte, aux Émirats arabes unis, en Jordanie et au Liban.
- Dans la région MOANAP, les activités de paiement occupent 50 % des start-ups, les activités de prêt 30 %.
- Les transactions en liquide prédominent encore, et les FinTech ne représentent qu’une relativement petite voie d’accès au financement pour les PME.
- Dans la région CAC, les investissements dans les services financiers numériques sont jusqu’ici principalement consentis par les banques; l’Arménie et le Kazakhstan sont en tête.

### Entraves au potentiel de croissance des FinTech
- Facteurs structurels, institutionnels et de politique publique limitent la croissance des FinTech :
  - Climat des affaires :
    - Fin 2016, seuls quatre pays (Arménie, Émirats arabes unis, Géorgie et Kazakhstan) figuraient dans le quartile supérieur du classement Doing Business de la Banque mondiale.
    - Restrictions persistantes à l’entrée de capitaux étrangers limitent la pénétration des multinationales du secteur.
  - Capital-investissement et capital-risque :
    - Le volume du capital-investissement et du capital-risque reste faible.
    - La valeur totale des investissements en capital-investissement et en capital-risque dans la région MOAN stagnait à environ 1 milliard de dollars et a diminué en raison de la baisse des cours pétroliers.
    - Les investissements restent concentrés aux Émirats arabes unis.
  - Lacunes réglementaires et incertitudes juridiques :
    - Des cadres réglementaires sont en cours d’élaboration pour les services financiers numériques; la plupart des pays disposent à présent de lois relatives à l’émission de monnaie électronique, mais les progrès sont plus lents pour d’autres aspects liés aux FinTech.
    - Quelques pays seulement (Égypte, Maroc et Tunisie) ont adopté une législation relative aux services bancaires mobiles.
    - Peu de pays se sont dotés de cadres de protection des consommateurs de services financiers ou de lois sur la protection des données personnelles.
    - Les règles prudentielles n’ont pas été adaptées aux particularités des FinTech; les exigences de fonds propres applicables aux banques constituent un obstacle difficile à franchir pour les start-ups.
  - Infrastructure et coût des TIC :
    - Le taux de pénétration des TIC a sensiblement augmenté, mais la qualité et le coût des services d’accès à Internet et de téléphonie mobile freinent l’adoption des FinTech.
    - Internet s’étend à tous les pays, mais le taux de pénétration reste faible dans plusieurs d’entre eux, et le haut débit est rare et cher.
    - L’Azerbaïdjan, le Liban et les pays du Conseil de coopération du Golfe ont enregistré les plus grands progrès et présentent des taux de pénétration élevés; le Djibouti, le Pakistan, le Soudan, le Tadjikistan et le Yémen ont un faible taux de pénétration tant pour Internet que pour la téléphonie mobile.
    - L’absence d’interopérabilité entre les systèmes de paiement mobiles entraîne une fragmentation des marchés; dans certains pays (Arménie, Géorgie et Kirghizistan), le coût de la téléphonie mobile est prohibitif.
  - Services d’appui institutionnel limités :
    - Très peu de pays ont mis en place des incubateurs et des accélérateurs d’entreprises (Égypte, Émirats arabes unis et Liban) ou des bacs à sable réglementaires (Abou Dhabi, Arabie saoudite et Bahreïn).
  - Demande : confiance et éducation financière insuffisantes :
    - Le manque de confiance et d’éducation financière constitue des entraves majeures pour les start-ups.
    - L’enquête sur les start-ups dans la région MOAN révèle que la confiance est l’un des principaux obstacles, au même titre que la visibilité et le niveau d’information de la clientèle.
    - Le manque de confiance explique en partie la collaboration fréquente entre start-ups et banques.
  - Cyberrisques et cybersécurité :
    - Les cyberattaques peuvent entraîner des perturbations d’activité, des pertes financières, des atteintes à la réputation et des risques systémiques.
    - Le nombre d’attaques visant les banques de cette partie du monde est plus fréquent, évolue rapidement et devient de plus en plus sophistiqué (Symantec, 2017).
    - Le degré de préparation aux risques informatiques reste faible dans de nombreux pays.
    - Fin 2016, seuls sept pays de la région MOANAP (Algérie, Émirats arabes unis, Égypte, Maroc, Oman, Qatar et Tunisie) et quatre de la région CAC (Azerbaïdjan, Géorgie, Kazakhstan et Ouzbékistan) disposaient officiellement d’une réglementation en matière de cybercriminalité et de cybersécurité (UIT, 2017).

### Les FinTech, une proposition de valeur pour les régions MOANAP et CAC
- Avantages et contributions potentielles :
  - Croissance inclusive et diversification économique grâce à l’inclusion financière :
    - Le nombre de téléphones portables est supérieur au nombre de comptes bancaires dans de nombreux pays des régions MOANAP et CAC.
    - Encadrés de façon adéquate, les paiements mobiles peuvent contribuer à réduire la part de la population non bancarisée.
    - Les FinTech pourraient fournir d’autres sources de financement pour les ménages et les PME via des plateformes d’échange de crédit (systèmes P2P) ou des programmes de financement en ligne des échanges commerciaux.
    - Les FinTech peuvent augmenter les prêts bancaires aux PME en réduisant l’asymétrie d’information grâce à des systèmes d’analyse fondés sur les mégadonnées et en fournissant des capacités accrues de tenue de registres de garanties (technologie des registres distribués).
    - Les paiements numériques laissent une trace utile pour évaluer la solvabilité des plus petites entreprises.
    - Contexte chiffré : les prêts aux PME représentent 8 % du total des prêts bancaires dans la région MOAN, contre 18 % en moyenne dans les pays à revenu intermédiaire.
    - Plus de 60 % de la population de la région MOAN a moins de 25 ans.
  - Commerce transfrontalier et envois de fonds :
    - Les FinTech (monnaies virtuelles, registres distribués utilisant la technologie des chaînes de blocs, plateformes P2P, etc.) peuvent fournir des mécanismes de paiement transfrontaliers plus efficaces, plus transparents et moins coûteux que les banques classiques ou les opérateurs de transfert de fonds dépendant des relations de correspondants bancaires.
    - Cela pourrait atténuer certains problèmes dus à la diminution de ces relations dans certains pays des régions MOANAP et CAC.
    - Les pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG) sont une grande source d’envois de fonds; l’Arménie, l’Égypte, la Géorgie, la Jordanie, le Kirghizistan, le Liban et le Tadjikistan sont d’importants destinataires.
  - Stabilité et intégrité financières :
    - Les FinTech peuvent réduire les coûts de fonctionnement des banques et faciliter l’analyse de grands volumes de données aux fins de gestion des risques et de détection de la fraude.
    - Les technologies fondées sur les données pourraient contribuer au respect de la réglementation, notamment pour lutter contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme.
  - Opérations budgétaires et monétaires :
    - La numérisation peut améliorer l’efficacité de la collecte des recettes publiques et des paiements, réduire la fraude et contribuer à une meilleure transmission de la politique monétaire.
    - Exemples : Oman encourage déjà les paiements électroniques pour l’administration; le Kazakhstan projette d’émettre des obligations d’État s’appuyant sur la technologie des registres distribués et la téléphonie mobile.

*Source : extrait du chapitre 5, "Libérer le potentiel des FinTech", french-final-print-dw095677.*

### 2. Adultes (15 ans et plus) bancarisés

### 2. Adultes (15 ans et plus) bancarisés

### Potentiel et défis des FinTech dans les régions MOANAP et CAC
- Les dirigeants des régions MOANAP et CAC reconnaissent le potentiel des FinTech, mais des efforts restent nécessaires dans plusieurs domaines prioritaires : combler des lacunes en matière de réglementation, de protection des consommateurs et de cybersécurité, améliorer le climat des affaires, combler les lacunes de l’infrastructure des TIC et adopter des mesures pour renforcer la confiance.
- Les cadres juridiques et pratiques réglementaires doivent être adaptés pour soutenir le développement des FinTech et veiller à la gestion des risques.
- Un réexamen des cadres juridiques et réglementaires ainsi que des dispositifs de surveillance et d’agrément pourrait assurer la clarté de la législation existante en ce qui concerne les produits financiers numériques et permettre un traitement approprié des nouveaux risques liés aux produits et modèles commerciaux innovants.
- Le recours accru à des bacs à sable réglementaires est recommandé pour mieux comprendre les risques liés aux FinTech et élaborer des règles adaptées.
- La réglementation doit être fondée sur les activités, et non plus sur les entités (He et al., 2017), et le cadre de collaboration doit inclure les autorités de réglementation des télécommunications.

### Surveillance, conformité internationale et risques systémiques
- Maintenir les réformes visant à assurer la mise en conformité avec les normes réglementaires internationales, combinées à une surveillance accrue.
- À mesure que les FinTech se développent à plus grande échelle, les autorités réglementaires et les banques centrales doivent prioritairement :
  - surveiller les risques macrofinanciers;
  - veiller à ce que ces nouvelles technologies ne deviennent pas des vecteurs de fraude, de blanchiment d’argent et de financement du terrorisme;
  - repérer et gérer les risques opérationnels dus aux prestataires de services tiers;
  - veiller à la bonne santé des institutions financières et au fonctionnement sûr et efficace des systèmes de paiement, compte tenu du rôle accru des entreprises non financières.
- Renforcer les capacités de surveillance pour rester pertinentes et efficaces face à la nature évolutive des technologies.

### Cybersécurité
- Les cyberattaques posant des risques systémiques, leur prévention doit être une priorité absolue des autorités réglementaires.
- La connectivité accrue des solutions numériques augmente le nombre de points d’entrée pour les pirates informatiques.
- Des dispositifs de cybersécurité sont nécessaires pour couvrir de façon complète les questions de prévention, de détection, de partage d’information, de surveillance et de redressement.

### Infrastructures des TIC et climat des affaires
- Des améliorations sont nécessaires dans les infrastructures des TIC : renforcer le taux de pénétration d’Internet et de la téléphonie mobile, augmenter la bande passante, réduire les coûts et veiller à l’interopérabilité des systèmes de paiement mobile.
- Des réformes du climat des affaires contribueront au développement des FinTech : lever les restrictions imposées aux investissements étrangers pour donner accès à davantage de capitaux et accélérer l’expansion grâce à l’arrivée d’acteurs établis.
- Revoir les facteurs qui entravent le capital-investissement et le capital-risque et réformer plus largement les marchés de capitaux.

### Éducation financière et protection des consommateurs
- Promouvoir l’éducation financière pour faciliter l’adoption et l’utilisation des services financiers numériques.
- Les programmes d’éducation financière doivent être étayés par des dispositifs de protection des consommateurs et pourraient nécessiter l’élaboration de nouvelles règles pour clarifier les droits et obligations.

### Encadré synthétique : innovations, avantages et risques des FinTech (Extraits)
- Les FinTech offrent : coûts réduits pour les consommateurs, paiements en temps réel, choix plus vaste et plus pratique, meilleure inclusion financière pour particuliers et PME mal desservis.
- Risques pour la stabilité financière : risques opérationnels, risques de crédit, de liquidités et de concentration, procyclicité, finance parallèle, intégrité financière, dépendance accrue à des prestataires tiers (cloud computing, services de gestion de données) et risque de concentration.
- Risques additionnels : émergence d’entreprises d’importance systémique, perturbations par grandes entreprises technologiques et hausse des risques de cyberattaques.

### Expériences internationales et enseignements (exemples)
- États-Unis : FinTech couvrant tous les aspects du monde financier; qualité des infrastructures et abondance de travailleurs qualifiés et de capitaux; incertitude réglementaire due aux nombreuses autorités fédérales; exemples de problèmes de gouvernance et de cybersécurité (cas Lending Club et cyberattaques ayant compromis des données clients).
- Royaume-Uni : forte croissance des plateformes de pair à pair, paiements en ligne et autres; mesures gouvernementales et réglementaires favorables; en 2014, la Financial Conduct Authority a lancé «Project Innovate» incluant un carrefour d’innovation et un bac à sable réglementaire; part de marché des banques principalement en ligne ou uniquement mobiles et d’autres prestataires de services financiers passée de 4 % en 2012 à 12 % en 2014; vulnérabilité mise en lumière par la cyberattaque «Wannacry».
- Chine : croissance stimulée par le commerce électronique, augmentation rapide du taux de pénétration d’Internet et de la téléphonie mobile, réglementation favorable et accès facile aux capitaux; déploiement massif des plateformes de prêt de pair à pair; renforcement ultérieur des règles prudentielles et de la protection des données personnelles après des problèmes récents et après l’attaque «Wannacry».
- Afrique subsaharienne : modèles d’inclusion financière numérique réussis; exemple du système M-Pesa au Kenya, qui s’est appuyé sur les technologies mobiles pour toucher 80 % des ménages en quatre ans; approche pragmatique de la réglementation par la Banque centrale du Kenya permettant aux banques et aux entreprises de secteurs non financiers d’offrir des services financiers mobiles; succès en Afrique de l’Ouest pour des technologies facilitant les services financiers transfrontières.

*Source : Banque mondiale; extraits du chapitre fourni.*

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_Source: https://www.imf.org/-/media/files/publications/reo/mcd-cca/2017/october/menap/french/french-final-print-dw095677.pdf_
