## 2. Pays importateurs de pétrole de la région

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### Contexte et principaux défis
- La croissance dans les pays importateurs de pétrole de la région Moyen-Orient, Afrique du Nord, Afghanistan et Pakistan (MOANAP) devrait rester relativement modeste, limitée par des rigidités structurelles persistantes.
- Le niveau élevé de la dette publique dans de nombreux pays limite l’espace budgétaire pour des dépenses sociales et infrastructurelles clés et accroît la vulnérabilité face à la détérioration des conditions financières.
- Les perspectives sont assombries par la montée des tensions commerciales mondiales et l’incertitude sur les marchés financiers.
- Les tensions sociales s’accentuent en raison d’un chômage élevé et de conditions socioéconomiques détériorées.

### Croissance et perspectives
- Croissance régionale prévue :
  - 4,2 % en 2018
  - 3,6 % en 2019
  - 4,3 % sur la période 2020–23
- Pakistan :
  - croissance prévue de 5,2 % en 2018 à 2,9 % en 2019, en raison d’importants déséquilibres macroéconomiques et d’un ajustement des politiques.
- Chômage et participation :
  - taux de chômage des jeunes : 24,4 % en 2018
  - taux de chômage des femmes : 18,9 % en 2018
  - taux de participation des femmes au marché du travail : 26 % en 2018
- Projections de croissance régulièrement révisées à la baisse dans plusieurs pays : Jordanie, Liban, Maroc, Pakistan, Soudan.
- Aléas principalement baissiers : tensions commerciales mondiales, affaiblissement de la demande chez des partenaires stratégiques (Chine, Union européenne, États-Unis), forte dépendance au tourisme pour certains pays (Égypte, Jordanie).

### Pays à faible revenu importateurs de pétrole (encadré synthétique)
- Pays cités : Afghanistan, Cisjordanie et Gaza, Somalie, Soudan, Syrie.
- Vulnérabilités : conflits persistants, pauvreté, forte dépendance à l’aide extérieure, secteur financier très précoce, crédit très faible au secteur privé.
- Envois de fonds : constituent une part considérable du PIB pour certains (Somalie), exposant ces pays aux risques liés à l’évolution mondiale.
- Pressions supplémentaires : accélération de la croissance démographique, limitations de capacité, déplacements de populations pesant sur les pays voisins (Jordanie, Liban).

### Vulnérabilités extérieures et balance courante
- Déficit courant régional prévu :
  - 6,5 % du PIB en 2018
  - 5,9 % en 2019
  - 5,2 % en 2020
- Baisse des prix du pétrole contribuant à l’amélioration des termes de l’échange pour les pays importateurs de pétrole, mais durabilité incertaine en raison de tensions géopolitiques persistantes.
- Croissance des exportations prévue :
  - 7 % en 2019
  - 6,5 % en 2020
- Perspectives d’exportations par pays :
  - Égypte : reprise continue après un choc sur le tourisme et nouvelle production de gaz naturel
  - Jordanie : accélération (tourisme, ouverture de frontières stratégiques, accords commerciaux avec l’Union européenne)
  - Mauritanie : augmentation des exportations de minerai de fer et d’or
  - Autres pays : exportations prévues en tassement
- Envois de fonds : important matelas pour déficits courants dans plusieurs pays (Maroc, Pakistan, Somalie), mais exposés à des aléas baissiers si ralentissement chez les pays émetteurs (principalement en Europe ou membres du CCG).

### Dette publique et espace budgétaire
- Augmentation moyenne des ratios de la dette publique de 20 % du PIB depuis 2008.
- Plusieurs pays dépassent largement les seuils d’endettement public des marchés émergents ; exemples :
  - Égypte, Jordanie, Liban et Soudan dépassant 80 % du PIB.
- Volume important de dette libellée en devises arrivant à échéance : quelque 27 milliards de dollars dans les deux prochaines années.
- Conséquences de l’accroissement de la dette :
  - augmentation des charges d’intérêts, réduisant l’espace budgétaire et évincant d’autres dépenses prioritaires
  - limitation de la capacité à utiliser le levier budgétaire pour compenser l’affaiblissement de la demande extérieure et pour moderniser l’infrastructure, investir dans la santé et l’éducation, et créer un dispositif de protection sociale viable.

### Politiques budgétaires recommandées et mesures d’atténuation
- Intensifier les efforts de rééquilibrage budgétaire pour reconstituer les amortisseurs, en calibrant les ajustements en faveur de la croissance.
- Améliorer l’efficience des dépenses publiques et les rationaliser afin de préserver l’espace pour les dépenses sociales et infrastructurelles.
- Remplacer les subventions inefficaces par des transferts sociaux ciblés :
  - subventions aux combustibles au Soudan et en Tunisie
  - subventions croisées à l’électricité en Jordanie
- Restructuration des entreprises publiques (Égypte, Pakistan) pour améliorer l’efficience des dépenses.
- Pays à faible perception de l’impôt (Afghanistan, Pakistan, Soudan) : possibilités d’augmenter les recettes en :
  - éliminant des exonérations
  - imposant les segments plus riches (impôt foncier, impôt sur la fortune)
  - élargissant la base d’imposition
  - luttant contre l’économie souterraine
- Renforcer l’efficacité et l’efficience des institutions publiques, accroître la transparence budgétaire, réduire la corruption et renforcer la confiance des citoyens dans les institutions budgétaires.
- Utiliser les technologies pour améliorer la conformité fiscale, l’efficacité et la gouvernance, en développant la capacité institutionnelle et en traitant les inquiétudes liées à la confidentialité et à la cybersécurité.

### Politique monétaire et santé du secteur financier
- Inflation régionale prévue : hausse légère à 11,3 % en 2019, principalement due à l’Égypte (réforme des subventions aux combustibles) et au Pakistan (baisse du taux de change).
- Dans la plupart des pays, projections d’inflation inférieure à 10 % ; exemples d’inflation à 3 % pour l’Afghanistan, la Jordanie, le Liban et le Maroc.
- Politiques monétaires observées :
  - majorité des autorités ont maintenu des politiques neutres, avec des resserrements en Égypte, au Pakistan et en Tunisie.
  - marges de manœuvre monétaire limitées dans les pays avec arrimage ou office de stabilisation des changes (Djibouti, Jordanie, Liban).
  - les pays aux taux de change plus flexibles mieux à même d’absorber les chocs externes et de préserver la compétitivité extérieure.
- Recommandations pour le secteur bancaire :
  - renforcer cadres de réglementation et de surveillance et régimes d’insolvabilité
  - renforcer les cadres de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme (Soudan, Tunisie) afin d’éviter la perte de relations de correspondance bancaire

### Réformes structurelles prioritaires
- Importance accrue des réformes structurelles étant donné les marges budgétaires et monétaires limitées.
- Objectifs : améliorer les perspectives de croissance à moyen terme, stimuler la création d’emplois par le secteur privé et améliorer l’inclusion.
- Mesures prioritaires :
  - amélioration de l’infrastructure et de l’éducation
  - renforcement de la gouvernance et des institutions
  - élaboration d’un meilleur accès au crédit et développement du secteur financier
- Accès au crédit :
  - le crédit au secteur privé reste faible ; le secteur bancaire sert principalement les grandes entreprises établies
  - les PME, les prêts hypothécaires et les prêts à la consommation représentent une petite part de l’activité bancaire
  - obstacles : déficiences des cadres juridiques et institutionnels (droits de propriété, exécution des contrats, information de crédit, procédures d’insolvabilité, mise en œuvre des garanties), lourdeurs du processus d’enregistrement des biens fonciers
  - développement plus large du secteur financier pour soutenir l’investissement privé

### Accès au crédit et formalisation des PME
- L’amélioration de l’accès des PME au crédit encouragerait ces dernières à intégrer le secteur formel, réduisant ainsi le volume de l’économie souterraine et contribuant à élargir la base d’imposition.
- Graphique mentionné : Graphique 2.11. — Prêts aux PME en part du total des prêts bancaires par région, 2016 (en pourcentage).

### Amélioration du climat des affaires et de la gouvernance
- Plusieurs pays ont adopté des lois qui facilitent la création et l’exploitation d’entreprises : Égypte, Jordanie, Maroc, Tunisie.
- Des réformes législatives visent à lutter contre la corruption : Afghanistan, Égypte, Mauritanie, Tunisie.
- Effets attendus de la réduction de la corruption :
  - diminution des pertes de recettes
  - plus grande efficience des dépenses publiques
  - amélioration de la qualité de l’éducation et des infrastructures publiques
- Recommandation : déployer des efforts plus décisifs pour renforcer la bonne gouvernance et améliorer l’efficacité des cadres de lutte contre la corruption et le blanchiment d’argent dans la région.

### Main-d’œuvre qualifiée et réformes des marchés du travail
- Les pénuries et les inadéquations de qualifications ainsi que l’inefficience des marchés du travail nuisent fortement à la productivité et limitent la capacité des entreprises à se montrer concurrentielles et à créer des emplois.
- Les niveaux d’instruction et d’apprentissage dans les pays importateurs de pétrole de la région MOANAP restent faibles par rapport à ceux d’autres pays émergents.
- Actions recommandées :
  - améliorer l’efficience des dépenses d’éducation pour développer les compétences nécessaires à la main-d’œuvre afin de stimuler la productivité et générer une croissance plus inclusive et équitable
  - mener une réforme réglementaire visant à améliorer la flexibilité des marchés du travail pour dynamiser le secteur privé
  - ajuster le coût de la main-d’œuvre (ex. : contributions des employés élevées en Jordanie) afin d’améliorer la situation de l’emploi

### Réformes des marchés des produits et concurrence
- La création d’un climat des affaires plus concurrentiel, avec un rôle de l’État amoindri, améliorerait la productivité totale des facteurs et orienterait les capitaux vers des secteurs plus productifs.
- Facteurs qui étouffent la concurrence et détournent les ressources :
  - prix administrés
  - subventions à l’électricité et aux combustibles (Jordanie, Liban, Soudan, Tunisie)
  - entreprises publiques inefficientes (Pakistan, Tunisie)

### Intégration régionale
- Analyse : le renforcement de l’intégration dans les pays du Maghreb déboucherait sur un marché régional de près de 100 millions de personnes avec un revenu annuel moyen d’environ 4 000 dollars par habitant en termes nominaux.
- Effet estimé : l’intégration du Maghreb pourrait contribuer à relever la croissance d’un point de pourcentage en moyenne dans chaque pays de la région sur le long terme.

*Dept. Moyen-Orient et Asie centrale — Mise à jour des PER, avril 2019 (section rédigée par Matthew Gaertner et Atif Chaudry, avec Gohar Abajvan).*

### Section 1

### 2. Pays importateurs de pétrole de la région

### Contexte et principaux défis
- La croissance dans les pays importateurs de pétrole de la région Moyen-Orient, Afrique du Nord, Afghanistan et Pakistan (MOANAP) devrait rester relativement modeste, limitée par des rigidités structurelles persistantes.
- Le niveau élevé de la dette publique dans de nombreux pays limite l’espace budgétaire pour des dépenses sociales et infrastructurelles clés et accroît la vulnérabilité face à la détérioration des conditions financières.
- Les perspectives sont assombries par la montée des tensions commerciales mondiales et l’incertitude sur les marchés financiers.
- Les tensions sociales s’accentuent en raison d’un chômage élevé et de conditions socioéconomiques détériorées.

### Croissance et perspectives
- Croissance régionale prévue :
  - 4,2 % en 2018
  - 3,6 % en 2019
  - 4,3 % sur la période 2020–23
- Pakistan : croissance prévue de 5,2 % en 2018 à 2,9 % en 2019, en raison d’importants déséquilibres macroéconomiques et d’un ajustement des politiques.
- Le chômage reste particulièrement élevé :
  - taux de chômage des jeunes : 24,4 % en 2018
  - taux de chômage des femmes : 18,9 % en 2018
  - taux de participation des femmes au marché du travail : 26 % en 2018
- Les projections de croissance ont été régulièrement révisées à la baisse dans plusieurs pays (Jordanie, Liban, Maroc, Pakistan, Soudan).
- Aléas principalement baissiers : tensions commerciales mondiales, affaiblissement de la demande chez des partenaires stratégiques (Chine, Union européenne, États-Unis), forte dépendance au tourisme pour certains pays (Égypte, Jordanie).

### Pays à faible revenu importateurs de pétrole (encadré synthétique)
- Pays cités : Afghanistan, Cisjordanie et Gaza, Somalie, Soudan, Syrie.
- Vulnérabilités : conflits persistants, pauvreté, forte dépendance à l’aide extérieure, secteur financier très précoce, crédit très faible au secteur privé.
- Envois de fonds : constituent une part considérable du PIB pour certains (Somalie), exposant ces pays aux risques liés à l’évolution mondiale.
- Pressions supplémentaires : accélération de la croissance démographique, limitations de capacité, déplacements de populations pesant sur les pays voisins (Jordanie, Liban).

### Vulnérabilités extérieures et balance courante
- Déficit courant régional prévu :
  - 6,5 % du PIB en 2018
  - 5,9 % en 2019
  - 5,2 % en 2020
- Baisse des prix du pétrole contribuant à l’amélioration des termes de l’échange pour les pays importateurs de pétrole, mais durabilité incertaine en raison de tensions géopolitiques persistantes.
- Croissance des exportations prévue :
  - 7 % en 2019
  - 6,5 % en 2020
- Perspectives d’exportations par pays :
  - Égypte : reprise continue après un choc sur le tourisme et nouvelle production de gaz naturel
  - Jordanie : accélération (tourisme, ouverture de frontières stratégiques, accords commerciaux avec l’Union européenne)
  - Mauritanie : augmentation des exportations de minerai de fer et d’or
  - Autres pays : exportations prévues en tassement
- Envois de fonds : important matelas pour déficits courants dans plusieurs pays (Maroc, Pakistan, Somalie), mais exposés à des aléas baissiers si ralentissement chez les pays émetteurs (principalement en Europe ou membres du CCG).

### Dette publique et espace budgétaire
- Augmentation moyenne des ratios de la dette publique de 20 % du PIB depuis 2008.
- Plusieurs pays dépassent largement les seuils d’endettement public des marchés émergents ; exemples :
  - Égypte, Jordanie, Liban et Soudan dépassant 80 % du PIB.
- Volume important de dette libellée en devises arrivant à échéance : quelque 27 milliards de dollars dans les deux prochaines années.
- Conséquences de l’accroissement de la dette :
  - augmentation des charges d’intérêts, réduisant l’espace budgétaire et évincant d’autres dépenses prioritaires
  - limitation de la capacité à utiliser le levier budgétaire pour compenser l’affaiblissement de la demande extérieure et pour moderniser l’infrastructure, investir dans la santé et l’éducation, et créer un dispositif de protection sociale viable.

### Politiques budgétaires recommandées et mesures d’atténuation
- Intensifier les efforts de rééquilibrage budgétaire pour reconstituer les amortisseurs, en calibrant les ajustements en faveur de la croissance.
- Améliorer l’efficience des dépenses publiques et les rationaliser afin de préserver l’espace pour les dépenses sociales et infrastructurelles.
- Remplacer les subventions inefficaces (subventions aux combustibles au Soudan et en Tunisie, subventions croisées à l’électricité en Jordanie) par des transferts sociaux ciblés.
- Restructuration des entreprises publiques (Égypte, Pakistan) pour améliorer l’efficience des dépenses.
- Pays à faible perception de l’impôt (Afghanistan, Pakistan, Soudan) : possibilités d’augmenter les recettes en éliminant des exonérations, en imposant les segments plus riches (impôt foncier, impôt sur la fortune), en élargissant la base d’imposition et en luttant contre l’économie souterraine.
- Renforcer l’efficacité et l’efficience des institutions publiques, accroître la transparence budgétaire, réduire la corruption et renforcer la confiance des citoyens dans les institutions budgétaires.
- Utiliser les technologies pour améliorer la conformité fiscale, l’efficacité et la gouvernance, en développant la capacité institutionnelle et en traitant les inquiétudes liées à la confidentialité et à la cybersécurité.

### Politique monétaire et santé du secteur financier
- Inflation régionale prévue : hausse légère à 11,3 % en 2019, principalement due à l’Égypte (réforme des subventions aux combustibles) et au Pakistan (baisse du taux de change).
- Dans la plupart des pays, projections d’inflation inférieure à 10 % ; exemples d’inflation à 3 % pour l’Afghanistan, la Jordanie, le Liban et le Maroc.
- Politiques monétaires :
  - Majorité des autorités ont maintenu des politiques neutres, avec des resserrements en Égypte, au Pakistan et en Tunisie.
  - Marges de manœuvre monétaire limitées dans les pays avec arrimage ou office de stabilisation des changes (Djibouti, Jordanie, Liban).
  - Les pays aux taux de change plus flexibles mieux à même d’absorber les chocs externes et de préserver la compétitivité extérieure.
- Recommandations pour le secteur bancaire :
  - Renforcer cadres de réglementation et de surveillance et régimes d’insolvabilité.
  - Renforcer les cadres de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme (Soudan, Tunisie) afin d’éviter la perte de relations de correspondance bancaire.

### Réformes structurelles prioritaires
- Importance accrue des réformes structurelles étant donné les marges budgétaires et monétaires limitées.
- Objectifs : améliorer les perspectives de croissance à moyen terme, stimuler la création d’emplois par le secteur privé et améliorer l’inclusion.
- Mesures prioritaires :
  - Amélioration de l’infrastructure et de l’éducation.
  - Renforcement de la gouvernance et des institutions.
  - Élaboration d’un meilleur accès au crédit et développement du secteur financier.
- Accès au crédit :
  - Le crédit au secteur privé reste faible ; le secteur bancaire sert principalement les grandes entreprises établies.
  - Les PME, les prêts hypothécaires et les prêts à la consommation représentent une petite part de l’activité bancaire.
  - Obstacles : déficiences des cadres juridiques et institutionnels (droits de propriété, exécution des contrats, information de crédit, procédures d’insolvabilité, mise en œuvre des garanties), lourdeurs du processus d’enregistrement des biens fonciers.
  - Développement plus large du secteur financier pour soutenir l’investissement privé.

_Dept. Moyen-Orient et Asie centrale — Mise à jour des PER, avril 2019 (section rédigée par Matthew Gaertner et Atif Chaudry, avec Gohar Abajvan)._

### Section 2

### Section 2

### Accès au crédit et formalisation des PME
- L’amélioration de l’accès des PME au crédit encouragerait ces dernières à intégrer le secteur formel, réduisant ainsi le volume de l’économie souterraine et contribuant à élargir la base d’imposition (voir Blancher et al., 2019 ; Stepanyan et al., à venir).
- Graphique mentionné : Graphique 2.11. — Prêts aux PME en part du total des prêts bancaires par région, 2016 (en pourcentage).

### Amélioration du climat des affaires et de la gouvernance
- Plusieurs pays ont adopté des lois qui facilitent la création et l’exploitation d’entreprises (Égypte, Jordanie, Maroc, Tunisie) (Perspectives économiques régionales d’octobre 2018).
- Des réformes législatives visent à lutter contre la corruption (Afghanistan, Égypte, Mauritanie, Tunisie) (Perspectives économiques régionales d’octobre 2018).
- Effets attendus de la réduction de la corruption :
  - diminution des pertes de recettes;
  - plus grande efficience des dépenses publiques;
  - amélioration de la qualité de l’éducation et des infrastructures publiques (voir le Moniteur des finances publiques d’avril 2019).
- Recommandation : déployer des efforts plus décisifs pour renforcer la bonne gouvernance et améliorer l’efficacité des cadres de lutte contre la corruption et le blanchiment d’argent dans la région.

### Main-d’œuvre qualifiée et réformes des marchés du travail
- Les pénuries et les inadéquations de qualifications ainsi que l’inefficience des marchés du travail nuisent fortement à la productivité et limitent la capacité des entreprises à se montrer concurrentielles et à créer des emplois.
- Les niveaux d’instruction et d’apprentissage dans les pays importateurs de pétrole de la région MOANAP restent faibles par rapport à ceux d’autres pays émergents.
- Actions recommandées :
  - améliorer l’efficience des dépenses d’éducation pour développer les compétences nécessaires à la main-d’œuvre afin de stimuler la productivité et générer une croissance plus inclusive et équitable;
  - mener une réforme réglementaire visant à améliorer la flexibilité des marchés du travail pour dynamiser le secteur privé;
  - ajuster le coût de la main-d’œuvre (ex. : contributions des employés élevées en Jordanie) afin d’améliorer la situation de l’emploi.

### Réformes des marchés des produits et concurrence
- La création d’un climat des affaires plus concurrentiel, avec un rôle de l’État amoindri, améliorerait la productivité totale des facteurs et orienterait les capitaux vers des secteurs plus productifs.
- Facteurs qui étouffent la concurrence et détournent les ressources :
  - prix administrés;
  - subventions à l’électricité et aux combustibles (Jordanie, Liban, Soudan, Tunisie);
  - entreprises publiques inefficientes (Pakistan, Tunisie).

### Intégration régionale
- Une analyse du FMI indique que le renforcement de l’intégration dans les pays du Maghreb déboucherait sur un marché régional de près de 100 millions de personnes avec un revenu annuel moyen d’environ 4 000 dollars par habitant en termes nominaux (FMI, 2019).
- Effet estimé : L’intégration du Maghreb pourrait contribuer à relever la croissance d’un point de pourcentage en moyenne dans chaque pays de la région sur le long terme.

*Source : Département Moyen-Orient et Asie centrale — Mise à jour des PER, avril 2019.*

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_Source: https://www.imf.org/-/media/files/publications/reo/mcd-cca/2019/april/french/menap-chapter2-french.pdf_
