## menap0419-french

## Source details

**Canonical URL:** [menap0419-french](https://www.imf.org/-/media/files/publications/reo/mcd-cca/2019/april/french/menap0419-french.pdf)

## Other formats

- [Markdown version](/-/media/files/publications/reo/mcd-cca/2019/april/french/menap0419-french.pdf.md)
- [Structured JSON version](/-/media/files/publications/reo/mcd-cca/2019/april/french/menap0419-french.pdf.json)

---

### 1. Pays exportateurs de pétrole — Contexte et enjeux
- Croissance attendue : « La croissance dans les pays exportateurs de pétrole de la région Moyen‑Orient, Afrique du Nord, Afghanistan et Pakistan (MOANAP) devrait rester faible par rapport à 2018 » en raison de la baisse des prix du pétrole, de la restriction de la production de pétrole et du ralentissement de la croissance mondiale.
- Priorités politiques :
  - Reprendre le rééquilibrage budgétaire tout en soutenant la croissance dans un contexte extérieur plus incertain.
  - Ancrer la politique budgétaire dans un cadre à moyen terme pour préserver les économies de la volatilité des prix du pétrole et aménager progressivement de l’espace budgétaire.
  - Éliminer les faiblesses structurelles et lutter contre la corruption.
  - Améliorer l’accès des petites et moyennes entreprises (PME) au crédit pour favoriser la diversification, la création d’emplois et une croissance plus robuste et plus inclusive.

### 1. Pays exportateurs de pétrole — Ajustement à la volatilité des prix du pétrole
- Évolution et volatilité :
  - « Les prix du pétrole ont augmenté de près de 30 % au cours des dix premiers mois de 2018 pour dépasser la barre des 80 dollars le baril, puis ont fortement chuté au quatrième trimestre. »
  - « Le baril de pétrole se négocie actuellement à environ 65 dollars, soit juste au‑dessus de la moyenne prévue pour cette année. »
- Facteurs expliquant la volatilité accrue :
  - Perturbations de l’offre, inquiétudes liées à la croissance mondiale, évolution technologique et incertitudes géopolitiques.
  - Rétablissement des sanctions américaines à l’encontre de l’Iran et quotas de production (OPEP+), augmentation de la production de l’Arabie saoudite.
  - Accord de décembre 2018 (OPEP+) décidant de restreindre la production au moins jusqu’au mois de juin.
- Conséquences macroéconomiques :
  - Effet combiné de la faiblesse des prix du pétrole, de facteurs propres aux pays et des freins à la croissance non pétrolière liés au resserrement des conditions financières et monétaires intérieures a assombri les perspectives de croissance à court terme.
  - « La hausse des prix du pétrole a amélioré sensiblement les soldes courants et budgétaires en 2018, mais ces gains ne seront pas durables compte tenu des perspectives modestes des prix du pétrole. »
  - Forte probabilité de persistance des fortes fluctuations des prix du pétrole en raison des tensions commerciales mondiales, des sanctions à l’encontre de l’Iran, et de la stratégie de production de l’OPEP.
- Implications pour la politique :
  - Les mesures de relance budgétaire pourraient être « contre‑productives, intenables et coûteuses » du fait de l’affaiblissement de la croissance potentielle.
  - Les efforts récents d’ajustement budgétaire sont salués mais n’assurent pas la viabilité à long terme compte tenu des perspectives médiocres des prix du pétrole.

### 1. Pays exportateurs de pétrole — Croissance modérée (prévisions et évolutions par sous‑région)
- Perspectives générales :
  - « La croissance dans les pays exportateurs de pétrole de la région MOANAP devrait s’établir à 0,4 % en 2019 selon les projections. »
  - Facteurs : déclin marqué de l’activité économique de l’Iran (de 6 %), diminutions de la production de pétrole (accord OPEP+ décembre 2018), resserrement des conditions financières et monétaires intérieures.
- Par sous‑groupe :
  - Pays membres du Conseil de coopération du Golfe (CCG) :
    - Croissance prévue : « 2,1 % en 2019, contre 2 % en 2018. »
    - Facteurs de soutien : dépenses publiques et plans d’investissement pluriannuels (Koweït, Arabie saoudite), dépenses liées à l’Expo 2020 à Dubaï, plan de relance budgétaire à Abou Dhabi, lancement des opérations du projet gazier de Barzan au Qatar.
    - Tendances spécifiques : croissance hors hydrocarbures au Qatar devrait ralentir en 2019; croissance non pétrolière à Bahreïn devrait ralentir en raison de l’assainissement budgétaire.
  - Pays exportateurs non membres du CCG :
    - « La croissance devrait se contracter de 1,7 % après s’être tassée de 1,1 % en 2018. »
    - Ralentissement principalement imputable à l’Iran, où la récession devrait s’aggraver, entraînant « une baisse de la croissance prévue de 10 points de pourcentage au cours de la période 2018– ».

*Préparé par Selim Cakir (auteur principal) et Jorge de León Miranda. Département Moyen-Orient et Asie centrale — Mise à jour des PER, avril 2019*

---

### 20. La croissance de l’Algérie devrait être — Croissance et perspectives régionales
- Algérie : « La croissance de l’Algérie devrait être légèrement plus élevée en 2019, sous l’effet d’un rebond de la production de pétrole et de gaz. »
- Projections à moyen terme : fortement dépendantes du degré de mise en œuvre des mesures d’ajustement et des réformes préconisées; incertitude accrue en raison des derniers événements politiques.
- Autres pays :
  - Yémen : « va probablement enregistrer une amélioration modérée de sa production de pétrole malgré le conflit en cours. »
  - Iraq : croissance soutenue par la reconstruction post‑conflit, augmentation des dépenses budgétaires et légère augmentation de la production de pétrole suite à l’accord fédéral‑Kurdistan.
  - Projections des pays exportateurs non membres du CCG partent de l’hypothèse d’une dissipation progressive des tensions régionales; une escalade pèserait sur les perspectives.

### 20. La croissance de l’Algérie devrait être — Inflation et soldes extérieurs
- Inflation : après une accélération temporaire l’an dernier, « l’inflation en glissement annuel devrait baisser en 2019 » au fur et à mesure de l’estompage des effets de l’introduction de la TVA (Arabie saoudite et EAU) et de la dépréciation de la monnaie (Iran, Libye, Yémen).
- Solde des transactions courantes de la région : « devrait chuter de 5,3 % du PIB en 2018 à 0,9 % du PIB cette année. »
  - Risques accrus pour pays avec soldes extérieurs fragiles : Algérie, Bahreïn, Oman; nouvelles vulnérabilités : Iran, Iraq, Libye.
- Pressions : baisse prévue des prix du pétrole, engagements de l’OPEP+ en termes de production et sanctions américaines contre l’Iran.

### 20. La croissance de l’Algérie devrait être — Conditions financières, coût de l’emprunt et flux de capitaux
- Coût des emprunts souverains extérieurs : « a augmenté » en 2018, particulièrement pour Bahreïn et Oman.
- Indications récentes de la Réserve fédérale américaine : ont entraîné « un assouplissement notable des conditions financières début 2019. »
- Inclusion éventuelle des pays membres du CCG dans les indices obligataires mondiaux : pourrait générer « quelque 40 milliards de dollars de flux au cours de l’année à venir. »
  - Ces flux pourraient atténuer temporairement l’augmentation du coût de l’emprunt et offrir des possibilités d’emprunts supplémentaires.
- Facteurs propres aux pays (assainissement budgétaire du Bahreïn, aide financière régionale) pourraient réduire plus durablement les écarts de taux d’intérêt.

### 20. La croissance de l’Algérie devrait être — Resserrement des conditions financières intérieures et banques
- Resserrement des conditions financières et monétaires intérieures : freine la croissance non pétrolière dans certains pays.
- Facteurs : augmentation des taux directeurs dans les pays membres du CCG, normalisation de la politique monétaire de la Réserve fédérale américaine, déclin des prix de l’immobilier (Qatar, EAU) et des cours des actions (Dubaï, Oman).
- Conséquences : sorties nettes de capitaux au second semestre 2018, ralentissement de la croissance de la liquidité, crédit en déclin dans la plupart des pays.
- Système bancaire : globalement stable grâce à des capitaux élevés, mais « la baisse de la liquidité pourrait accroître la vulnérabilité » ; risque d’augmentation des prêts non productifs dans Bahreïn, EAU, Oman.

### 20. La croissance de l’Algérie devrait être — Rééquilibrage budgétaire et réformes structurelles
- Rééquilibrage budgétaire : commencé en 2014, a marqué le pas avec le rebond des prix du pétrole en 2018; devrait continuer de ralentir en 2019 malgré la baisse attendue des prix du pétrole.
- Risque : ralentissement du rééquilibrage conjugué à la baisse des prix du pétrole accentuerait la vulnérabilité à court terme pour certains pays à espace budgétaire limité et dette publique élevée.
- Recommandations structurelles et stratégie d’ajustement :
  - Maintenir les efforts de mobilisation des recettes (ex. introduction de la TVA, envisagée par Oman).
  - Envisager l’introduction d’impôts directs (impôt sur le revenu, taxe foncière).
  - Lutter contre l’évasion fiscale pour stimuler les recettes à moyen terme.
  - Réformes des dépenses : renforcer cadres de gestion de l’investissement public, rationaliser masse salariale et subventions, augmenter dépenses sociales, améliorer transparence budgétaire et gestion des finances publiques.
  - Ancrer la politique budgétaire dans un cadre budgétaire robuste à moyen terme avec objectif défini (ex. ratio d’endettement, solde primaire non pétrolier, règle budgétaire pluriannuelle).
  - Isoler les dépenses des fluctuations des prix du pétrole et éviter des politiques budgétaires procycliques.

### 20. La croissance de l’Algérie devrait être — Diversification économique, emploi et PME
- Nécessité d’intensifier la diversification en raison des perspectives modestes des prix du pétrole et de la dépendance aux hydrocarbures.
- Modèle de croissance : privilégier une croissance tirée par le secteur privé plutôt que pilotée par l’État.
- Emploi dans les pays du CCG : « il faudrait environ un million de nouveaux emplois par an au cours des cinq prochaines années » pour absorber les nouveaux entrants sur le marché.
- Actions prioritaires :
  - Améliorer qualité de l’éducation, réformer marchés du travail, intégrer les citoyens au secteur privé en préservant la compétitivité.
  - Améliorer le climat des affaires : cadres juridiques pour prévention et résolution des litiges, libéralisation des réglementations sur droits de propriété des étrangers.
  - Combattre la corruption et améliorer la gouvernance.
- PME :
  - « Les PME représentent plus de 90 % du total des entreprises mais contribuent peu à la production et à l’emploi. »
  - Approche recommandée : améliorer accès au financement, information de crédit, concurrence bancaire, développement des marchés de capitaux; améliorer capital humain et infrastructures (haut débit); créer climat des affaires favorable et réduire la concurrence du secteur public.

### Encadré 1.1 — Indice des conditions financières et monétaires (ICFM) pour les pays membres du CCG
- Objectif : ICFM comme « indicateur précoce des perspectives de l’activité économique non pétrolière. »
- Contraintes : manque de données actualisées, données immobilières exploitables seulement pour les EAU et le Qatar, absence d’indices d’anticipations inflationnistes, absence d’un indice mensuel de la production industrielle, disponibilité limitée des chiffres du PIB trimestriel, marchés obligataires peu liquides.
- Composantes retenues :
  - croissance de la masse monétaire, M2 (en glissement annuel) ;
  - marché boursier (en glissement annuel) ;
  - taux directeur réel (dernier taux d’inflation annuel utilisé pour simuler anticipations) ;
  - taux de change effectif réel (appréciation = resserrement, dépréciation = assouplissement) ;
  - prix de l’immobilier (EAU, Qatar).
- Méthode : variables les plus volatiles reçoivent la plus faible pondération; normalisation (série retranchée de la moyenne et divisée par son écart‑type); ICFM > 0 implique resserrement, ICFM < 0 implique assouplissement.
- Résultats :
  - ICFM sert d’indicateur précoce de la croissance du PIB non pétrolier, avec un décalage d’un trimestre lorsque le PIB trimestriel est disponible.
  - Corrélation particulièrement forte pour l’Arabie saoudite et le Qatar.
  - Resserrement de l’ICFM commencé fin 2017, s’est poursuivi et devrait freiner la croissance non pétrolière en 2019.
  - Principaux facteurs de resserrement : relèvement des taux directeurs, déclin des prix de l’immobilier (EAU, Qatar) et des actions (Bahreïn, Dubaï, Oman), ralentissement de la croissance de la liquidité en partie dû aux sorties de capitaux.

*Département Moyen-Orient et Asie centrale — Mise à jour des PER, avril 2019*

---

### 5. Koweït — ICFM inversé et PIB réel non pétrolier (corrélations)
- Corrélations entre ICFM inversé (1 trimestre d'avance) et PIB réel non pétrolier corrigé des variations saisonnières (trimestriel, glissement annuel) :
  - Koweït : Corrélation = 0,34.
  - Arabie saoudite : Corrélation = 0,90 (ICFM inversé, 1 trimestre d'avance).
  - EAU : Dubaï — Corrélation = 0,89 (ICFM inversé, 1 an d'avance).
  - Qatar : Corrélation = 0,73 (ICFM inversé, 1 trimestre d'avance).
  - Oman : mentionnée dans le graphique sans valeur chiffrée fournie dans l’extrait.
- Interprétation :
  - ICFM inversé utilisé comme indicateur avancé du PIB réel non pétrolier; corrélations varient sensiblement selon les pays (0,34 à 0,90), montrant des degrés différents de liaison entre conditions financières et activité non pétrolière.
- Méthodologie et sources :
  - Sources : Haver Analytics ; autorités nationales ; calculs des services du FMI.
  - Note : ICFM = indice des conditions financières et monétaires.
  - Dernière observation des corrélations : décembre 2018.
- Auteurs de la section : Matthew Gaertner et Atif Chaudry (auteurs principaux), et Gohar Abajvan.

*Source : Extrait de la section 5. Koweït, Département Moyen-Orient et Asie centrale — Mise à jour des PER, avril 2019.*

---

### 2. Pays importateurs de pétrole de la région — Aperçu et constats généraux
- Croissance : « devrait rester relativement modeste, limitée par des rigidités structurelles persistantes. »
- Dette publique élevée dans de nombreux pays limite l’espace budgétaire et expose les économies à la dégradation des conditions financières.
- Tensions sociales croissantes en raison d’un chômage élevé et d’une détérioration des conditions socioéconomiques.
- Recommandations générales : rééquilibrage budgétaire favorable à la croissance, intensification des réformes structurelles et de gouvernance, renforcement de l’intégration régionale.

### 2. Pays importateurs de pétrole de la région — Croissance et marché du travail (chiffres clés)
- Croissance régionale projetée :
  - 4,2 % en 2018
  - 3,6 % en 2019
  - 4,3 % au cours de la période 2020–23
- Pakistan : « 5,2 % en 2018 à 2,9 % en 2019. »
- Chômage régional :
  - 24,4 % de chômage des jeunes en 2018
  - 18,9 % de chômage des femmes en 2018
  - taux de participation des femmes au marché du travail : 26 % en 2018
- Révisions à la baisse des projections pour Jordanie, Liban, Maroc, Pakistan, Soudan; croissance régionale pour 2019 estimée à 4,0 % en octobre 2018 contre 3,6 % dans les projections actuelles.
- Aléas principalement baissiers : exposition aux partenaires commerciaux (Chine, Union européenne, États‑Unis) et dépendance au tourisme pour certains pays; conflits et risques sécuritaires (Afghanistan, Jordanie, Liban, Somalie, Syrie).

### 2. Pays importateurs de pétrole de la région — Soldes externes, exportations et envois de fonds
- Déficit courant régional projeté :
  - 6,5 % du PIB en 2018
  - 5,9 % du PIB en 2019
  - 5,2 % du PIB en 2020
- Croissance des exportations prévue :
  - 7 % en 2019
  - 6,5 % en 2020
- Envois de fonds : matelas pour certains pays (Maroc, Pakistan, Somalie) mais soumis à aléas baissiers liés au ralentissement dans les pays émetteurs (Europe et CCG).

### 2. Pays importateurs de pétrole de la région — Dette publique et espace budgétaire
- « Ratios de la dette publique : augmentation considérable, de 20 % du PIB en moyenne depuis 2008. »
- Pays dépassant largement les seuils des marchés émergents : Égypte, Jordanie, Liban et Soudan dépassent 80 % du PIB.
- Service de la dette : augmentation des charges d’intérêts qui limite l’espace budgétaire.
- Dette en devises : « quelque 27 milliards de dollars arrivera à échéance dans les deux prochaines années. »
- Recommandations budgétaires :
  - Intensifier rééquilibrage budgétaire calibré pour favoriser la croissance.
  - Améliorer efficience et composition des dépenses pour préserver dépenses sociales et infrastructures.
  - Remplacer certaines subventions générales par des transferts sociaux (ex. subventions aux combustibles au Soudan et en Tunisie; subventions croisées à l’électricité en Jordanie).
  - Restructurer entreprises publiques (Égypte, Pakistan).
  - Augmenter recettes dans pays à perception fiscale faible (Afghanistan, Pakistan, Soudan) : éliminer exonérations distorsives, imposer segments plus riches (impôt foncier, impôt sur la fortune), élargir base d’imposition, lutter contre économie souterraine.
  - Renforcer transparence budgétaire, réduire corruption et utiliser technologies pour améliorer conformité fiscale.

### 2. Pays importateurs de pétrole de la région — Inflation, politique monétaire et secteur financier
- Inflation régionale : « hausse légère à 11,3 % en 2019 », principalement due à l’Égypte et au Pakistan.
- Projections d’inflation : inférieure à 10 % dans la plupart des pays; 3 % pour Afghanistan, Jordanie, Liban et Maroc.
- Politiques monétaires : majoritairement neutres; resserrements en Égypte, Pakistan et Tunisie.
- Limitations : politique monétaire limitée dans pays avec arrimage ou office de stabilisation (Djibouti, Jordanie, Liban).
- Besoin de renforcement des secteurs bancaires : consolidation des cadres de réglementation et de surveillance et des régimes d’insolvabilité.
- Risques : fragilité bancaire susceptible de réapparaître en cas de conditions moins favorables; nécessité de renforcer cadres anti‑blanchiment et lutte contre le financement du terrorisme (Soudan, Tunisie).

### 2. Pays importateurs de pétrole de la région — Réformes structurelles prioritaires
- Priorités :
  - Amélioration de l’accès au crédit : crédit au secteur privé reste faible; obstacles juridiques et institutionnels (droits de propriété, exécution des contrats, information de crédit, insolvabilité, garanties), lourdeurs d’enregistrement des biens fonciers.
  - Amélioration du climat des affaires et de la gouvernance : lois facilitant création et exploitation d’entreprises adoptées dans plusieurs pays (Égypte, Jordanie, Maroc, Tunisie); lutte contre la corruption (Afghanistan, Égypte, Mauritanie, Tunisie).
  - Développement des compétences et réformes du marché du travail : pénuries et inadéquations de qualifications; amélioration de l’efficience des dépenses d’éducation; réformes réglementaires pour flexibilité des marchés du travail; ajustement du coût du travail (ex. contributions des employés élevées en Jordanie).
  - Réformes des marchés des produits et concurrence : réduction des prix administrés, des subventions et des entreprises publiques inefficientes (Jordan, Liban, Soudan, Tunisie, Pakistan).
  - Intégration régionale : intégration du Maghreb pourrait aboutir à un marché régional d’environ 100 millions de personnes avec un revenu annuel moyen d’environ 4 000 dollars par habitant en termes nominaux; pourrait accroître la croissance d’un point de pourcentage en moyenne dans chaque pays de la région sur le long terme.

*Source : Département Moyen-Orient et Asie centrale — Mise à jour des PER, avril 2019.*

### 1. Pays exportateurs de pétrole

### 1. Pays exportateurs de pétrole

### Contexte et enjeux
- La croissance dans les pays exportateurs de pétrole de la région Moyen‑Orient, Afrique du Nord, Afghanistan et Pakistan (MOANAP) devrait rester faible par rapport à 2018 en raison de la baisse des prix du pétrole, de la restriction de la production de pétrole et du ralentissement de la croissance mondiale.
- Les dirigeants doivent reprendre le rééquilibrage budgétaire tout en soutenant la croissance dans un contexte extérieur plus incertain marqué par des poussées de volatilité des prix du pétrole qui devraient persister à court terme.
- Recommandations structurelles mises en avant :
  - Ancrer la politique budgétaire dans un cadre à moyen terme pour préserver les économies de la volatilité des prix du pétrole et aménager progressivement de l’espace budgétaire.
  - Éliminer les faiblesses structurelles et lutter contre la corruption.
  - Améliorer l’accès des petites et moyennes entreprises (PME) au crédit pour favoriser la diversification, la création d’emplois et une croissance plus robuste et plus inclusive.

### Ajustement à la volatilité des prix du pétrole
- Évolution et volatilité :
  - Les prix du pétrole ont augmenté de près de 30 % au cours des dix premiers mois de 2018 pour dépasser la barre des 80 dollars le baril, puis ont fortement chuté au quatrième trimestre.
  - Leur volatilité s’est portée à des niveaux qu’elle n’avait pas atteints depuis le choc de 2014-15 sur les prix des produits de base.
  - Le baril de pétrole se négocie actuellement à environ 65 dollars, soit juste au‑dessus de la moyenne prévue pour cette année.
- Facteurs expliquant la volatilité accrue :
  - Perturbations de l’offre, inquiétudes liées à la croissance mondiale, évolution technologique et incertitudes géopolitiques.
  - Rétablissement des sanctions américaines à l’encontre de l’Iran et quotas de production (OPEP+), augmentation de la production de l’Arabie saoudite.
  - Accord de décembre 2018 lors de la cinquième réunion du Comité ministériel des pays membres et non membres de l’OPEP (OPEP+) décidant de restreindre la production au moins jusqu’au mois de juin.
- Conséquences macroéconomiques :
  - L’effet combiné de la faiblesse des prix du pétrole, de facteurs propres aux pays et des freins à la croissance non pétrolière liés au resserrement des conditions financières et monétaires intérieures a assombri les perspectives de croissance à court terme.
  - La hausse des prix du pétrole a amélioré sensiblement les soldes courants et budgétaires en 2018, mais ces gains ne seront pas durables compte tenu des perspectives modestes des prix du pétrole.
  - Les fortes fluctuations des prix du pétrole persisteront probablement, compte tenu des incertitudes liées aux tensions commerciales mondiales, aux sanctions à l’encontre de l’Iran, ainsi qu’à la stratégie de production de l’OPEP et sa capacité à réagir à des chocs imprévus sur l’offre.
  - Le ralentissement de la croissance mondiale et les tensions géopolitiques représentent aussi des risques majeurs pour la région.
- Implications pour la politique :
  - Les mesures de relance budgétaire pourraient se révéler contre‑productives, intenables et coûteuses du fait de l’affaiblissement de la croissance potentielle.
  - Les récents efforts d’ajustement budgétaire sont salués, mais n’assurent pas encore la viabilité à long terme compte tenu des perspectives médiocres des prix du pétrole.

### Croissance modérée (prévisions et évolutions par sous‑région)
- Perspectives générales :
  - La croissance dans les pays exportateurs de pétrole de la région MOANAP devrait s’établir à 0,4 % en 2019 selon les projections.
  - Facteurs explicatifs : déclin marqué de l’activité économique de l’Iran (de 6 %), diminutions de la production de pétrole (en vertu de l’accord de décembre 2018 de l’OPEP+), et resserrement des conditions financières et monétaires intérieures dans certains pays.
- Par sous‑groupe :
  - Pays membres du Conseil de coopération du Golfe (CCG) :
    - La croissance devrait s’améliorer légèrement pour atteindre 2,1 % en 2019, contre 2 % en 2018.
    - Facteurs de soutien : dépenses publiques et plans d’investissement pluriannuels sur les infrastructures au Koweït et en Arabie saoudite; dépenses liées à l’Expo 2020 à Dubaï et plan de relance budgétaire à Abou Dhabi soutenant la croissance aux Émirats arabes unis; lancement des opérations du projet gazier de Barzan au Qatar soutenant la production d’hydrocarbures.
    - Tendances spécifiques : la croissance hors hydrocarbures au Qatar devrait ralentir en 2019; la croissance non pétrolière à Bahreïn devrait également ralentir sous l’effet de l’assainissement budgétaire prévu dans le programme des autorités.
  - Pays exportateurs non membres du CCG :
    - La croissance devrait se contracter de 1,7 % après s’être tassée de 1,1 % en 2018.
    - Ce ralentissement tient principalement à l’évolution de la situation en Iran, où la récession devrait s’aggraver, entraînant une baisse de la croissance prévue de 10 points de pourcentage au cours de la période 2018– 

*Préparé par Selim Cakir (auteur principal) et Jorge de León Miranda. Département Moyen-Orient et Asie centrale — Mise à jour des PER, avril 2019*

### 20. La croissance de l’Algérie devrait être

### 20. La croissance de l’Algérie devrait être

### Croissance et perspectives régionales
- La croissance de l’Algérie devrait être légèrement plus élevée en 2019, sous l’effet d’un rebond de la production de pétrole et de gaz.
- Les projections à moyen terme dépendent fortement du degré de mise en œuvre des mesures d’ajustement et de la série de réformes préconisées, lequel est désormais incertain compte tenu des derniers événements politiques.
- Le Yémen va probablement enregistrer une amélioration modérée de sa production de pétrole malgré le conflit en cours.
- En Iraq, la croissance sera soutenue par la reconstruction post-conflit, une augmentation des dépenses budgétaires et une légère augmentation de la production de pétrole suite à l’accord entre le gouvernement fédéral et le gouvernement régional du Kurdistan sur les conditions des exportations de pétrole.
- Les projections de croissance à moyen terme des pays exportateurs de pétrole non membres du CCG partent de l’hypothèse que les tensions régionales vont se dissiper progressivement; une escalade de ces tensions pèserait sur les perspectives.

### Inflation et soldes extérieurs
- Après une accélération temporaire l’an dernier, l’inflation en glissement annuel devrait baisser en 2019 au fur et à mesure que les effets de l’introduction de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) (Arabie saoudite et Émirats arabes unis) et de la dépréciation de la monnaie (Iran, Libye, Yémen) s’estompent.
- Le solde des transactions courantes de la région devrait chuter de 5,3 % du PIB en 2018 à 0,9 % du PIB cette année, ce qui laisse entrevoir une augmentation des risques dans les pays présentant déjà des soldes extérieurs fragiles (Algérie, Bahreïn, Oman) et de nouvelles sources de vulnérabilité dans d’autres pays (Iran, Iraq, Libye).
- La baisse des prix prévus du pétrole alourdit les pressions liées aux engagements de l’OPEP+ en termes de production et aux sanctions américaines à l’encontre de l’Iran.

### Conditions financières, coût de l’emprunt et flux de capitaux
- En 2018, le coût des emprunts souverains extérieurs a augmenté, en particulier dans les pays dont les paramètres fondamentaux macroéconomiques sont plus fragiles (Bahreïn, Oman).
- Les indications récentes de la Réserve fédérale américaine ont entraîné un assouplissement notable des conditions financières début 2019.
- L’inclusion dans les indices obligataires mondiaux des pays membres du CCG pourrait, selon les analystes de marchés, générer quelque 40 milliards de dollars de flux au cours de l’année à venir.
  - Ces flux pourraient atténuer temporairement l’augmentation du coût de l’emprunt entraînée par les incertitudes régionales et les fluctuations des prix du pétrole.
  - Cette inclusion offre également des possibilités d’emprunts supplémentaires.
- Des facteurs propres aux pays, tels que l’assainissement budgétaire planifié du Bahreïn et l’aide financière de la région, pourraient contribuer plus durablement à réduire les écarts de taux d’intérêt.

### Resserrement des conditions financières intérieures et banques
- Le resserrement des conditions financières et monétaires intérieures freine la croissance non pétrolière dans certains pays.
- Facteurs identifiés du resserrement : augmentation des taux directeurs dans les pays membres du CCG, normalisation de la politique monétaire de la Réserve fédérale américaine, déclin des prix de l’immobilier (Qatar, Émirats arabes unis) et des cours des actions (Dubaï, Oman).
- Les pressions ont entraîné des sorties nettes de capitaux dans la région au second semestre 2018, contribuant à un ralentissement de la croissance de la liquidité.
- Compte tenu de la baisse des prix du pétrole, de la hausse des taux d’intérêt et de l’affaiblissement de la demande, le crédit devrait décliner dans la plupart des pays.
- Bien que les banques de la région soient généralement stables grâce à des capitaux élevés, la baisse de la liquidité pourrait accroître la vulnérabilité de certaines d’entre elles.
  - Risque d’augmentation des prêts non productifs dans certains pays : Bahreïn, Émirats arabes unis, Oman.

### Rééquilibrage budgétaire
- Le rééquilibrage budgétaire a débuté en 2014, mais il a marqué le pas avec le rebond des prix du pétrole l’an dernier.
- Le rééquilibrage devrait continuer de ralentir cette année malgré la baisse attendue des prix du pétrole, pendant que des expansions budgétaires sont attendues en Algérie, en Arabie saoudite et en Iraq.
- Le ralentissement du rééquilibrage budgétaire, conjugué à la baisse attendue des prix du pétrole, accentuerait la vulnérabilité à court terme de certains pays disposant d’un espace budgétaire limité, du fait notamment d’une dette publique élevée.
- Les cours correspondant au seuil de rentabilité budgétaire restent largement au-dessus de la trajectoire actuelle des prix du pétrole, bien que ce seuil ait récemment baissé dans la plupart des pays.

### Besoin de réformes structurelles et stratégie d’ajustement
- La relance de la croissance exige des réformes plus approfondies : reconstitution de marges de manœuvre par rééquilibrage progressif des finances publiques, approfondissement et élargissement des réformes structurelles pour diversifier l’économie, promotion d’une croissance plus robuste et plus inclusive.
- Recommandations clés pour la stratégie d’ajustement :
  - Maintenir les efforts de mobilisation des recettes.
    - Bienvenu qu’Oman envisage d’introduire la TVA comme l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis et Bahreïn.
    - Les pays doivent envisager l’introduction d’impôts directs, comme l’impôt sur le revenu ou la taxe foncière.
    - La lutte contre l’évasion fiscale permettrait de stimuler les recettes à moyen terme.
  - Réformes des dépenses :
    - Renforcer les cadres de gestion de l’investissement public pour assurer une meilleure qualité de l’investissement.
    - Continuer de rationaliser la masse salariale du secteur public et les subventions, et augmenter les dépenses sociales.
    - Les pays disposant d’un espace budgétaire restreint doivent mettre l’accent sur l’efficience et la composition des dépenses.
    - Améliorer la transparence budgétaire et renforcer les systèmes de gestion des finances publiques.
  - Ancrer la politique budgétaire dans un cadre budgétaire robuste à moyen terme, avec un objectif bien défini (par exemple ratio d’endettement, objectif intermédiaire fondé sur le solde primaire non pétrolier, ou une règle budgétaire pluriannuelle).
- Les pays doivent isoler les dépenses des fluctuations des prix du pétrole et éviter des politiques budgétaires procycliques.
- Une viabilisation du cadre budgétaire soutiendrait l’amélioration des soldes des transactions courantes, d’autant plus qu’une augmentation des prix du pétrole à court terme est peu probable.

### Diversification économique, emploi et PME
- Les perspectives modestes des prix du pétrole devraient inciter les pays à intensifier leurs efforts pour diversifier leurs économies, trop dépendantes des hydrocarbures.
- Les modèles de croissance pilotés par l’État ont échoué à produire une croissance généralisée et durable nécessaire pour créer de l’emploi et rendre l’économie plus inclusive; il convient de privilégier une croissance tirée par le secteur privé.
- Pour les pays membres du CCG, le FMI estime qu’il faudrait environ un million de nouveaux emplois par an au cours des cinq prochaines années pour absorber les nouveaux entrants sur le marché.
- Actions prioritaires pour favoriser l’emploi et la diversification :
  - Améliorer la qualité de l’éducation, réformer les marchés du travail et intégrer les citoyens à l’emploi dans le privé, tout en préservant la compétitivité.
  - Améliorer le climat des affaires : cadres juridiques pour la prévention et la résolution des litiges, libéralisation des règlementations régissant les droits de propriété des étrangers.
  - Combattre la corruption et améliorer la gouvernance (mesures de lutte contre les pots-de-vin, intégrité dans la gouvernance publique, gestion des conflits d’intérêts).
- Développement et amélioration de la productivité des PME :
  - Les PME représentent plus de 90 % du total des entreprises mais contribuent peu à la production et à l’emploi.
  - Approche exhaustive recommandée incluant :
    - Amélioration de l’accès au financement adapté aux besoins des PME, cadre pour amélioration de l’information de crédit et concurrence bancaire, développement des marchés de capitaux.
    - Amélioration du capital humain et modernisation de l’infrastructure physique par des dépenses efficientes dans l’éducation, la technologie et des infrastructures clés (haut débit).
    - Création d’un climat des affaires plus favorable par des cadres juridiques, réglementaires et fiscaux solides; amélioration de la gouvernance administrative et réduction de la concurrence du secteur public.

### Encadré 1.1 — Indice des conditions financières et monétaires (ICFM) pour les pays membres du CCG
- Objectif : l’ICFM pourrait servir d’indicateur précoce des perspectives de l’activité économique non pétrolière.
- Contraintes pour l’élaboration d’un ICFM : manque de données actualisées, données immobilières exploitables seulement pour les Émirats arabes unis et le Qatar, absence d’indices d’anticipations inflationnistes, absence d’un indice mensuel de la production industrielle, disponibilité limitée des chiffres du PIB trimestriel, marchés obligataires peu liquides.
- Composantes retenues pour l’ICFM :
  - la croissance de la masse monétaire, M2 (en glissement annuel), comme mesure de la liquidité ;
  - le marché boursier (en glissement annuel) ;
  - le taux directeur réel : le dernier taux d’inflation annuel est utilisé pour simuler les anticipations inflationnistes afin de calculer le taux directeur réel ;
  - le taux de change effectif réel : appréciation = resserrement, dépréciation = assouplissement ;
  - les prix de l’immobilier (Émirats arabes unis, Qatar).
- Méthode : variables les plus volatiles reçoivent la plus faible pondération; la série est normalisée en retranchant la moyenne et en divisant par son écart-type; une valeur de l’ICFM au-dessus (en dessous) de zéro implique un resserrement (un assouplissement) des conditions financières.
- Résultats et implications :
  - L’ICFM sert d’indicateur précoce de la croissance du PIB non pétrolier, avec un décalage d’un trimestre lorsque le PIB trimestriel est disponible.
  - Corrélation particulièrement forte entre l’ICFM et la croissance du PIB non pétrolier en Arabie saoudite et au Qatar.
  - Le resserrement de l’ICFM, qui a commencé fin 2017, s’est poursuivi et devrait freiner la croissance non pétrolière en 2019.
  - Principaux facteurs de resserrement : relèvement des taux directeurs, déclin des prix de l’immobilier (Émirats arabes unis, Qatar) et des actions (Bahreïn, Dubaï, Oman), ralentissement de la croissance de la liquidité en partie dû aux sorties de capitaux.

*Département Moyen-Orient et Asie centrale — Mise à jour des PER, avril 2019*

### 5. Koweït

### 5. Koweït

### Principales corrélations entre ICFM inversé et PIB réel non pétrolier
- ICFM inversé (1 trimestre d'avance) — PIB réel non pétrolier corrigé des variations saisonnières (trimestriel, glissement annuel) : Corrélation = 0,34 (Koweït).
- Comparaisons régionales présentées dans le même graphique :
  - 1. Arabie saoudite — ICFM inversé (1 trimestre d'avance) : Corrélation = 0,90.
  - 2. EAU : Dubaï — ICFM inversé (1 an d'avance) : Corrélation = 0,89.
  - 3. Qatar — ICFM inversé (1 trimestre d'avance) : Corrélation = 0,73.
  - 6. Oman — ICFM inversé (mentionnée dans le graphique sans valeur chiffrée fournie dans l'extrait).

- Graphique référencé : Graphique 1.1.1. Indices des conditions financières et taux de croissance trimestriel du PIB non pétrolier en glissement annuel (Corrélations, dernière observation, décembre 2018).

### Interprétation et implications (extrait)
- L'ICFM (indice des conditions financières et monétaires) inversé est utilisé comme indicateur avancé du PIB réel non pétrolier.
- Les corrélations varient sensiblement selon les pays de la région, de 0,34 (Koweït) à 0,90 (Arabie saoudite), indiquant des degrés différents de liaison statistique entre les conditions financières et l'activité non pétrolière.

### Méthodologie et sources
- Sources : Haver Analytics ; autorités nationales ; calculs des services du FMI.
- Note : ICFM = indice des conditions financières et monétaires.
- Dernière observation des corrélations : décembre 2018.

### Bibliographie citée (extrait)
- Angelopoulou, E., H. Balfoussia, and H. Gibson. 2013. “Building a Financial Conditions Index for the Euro Area and Selected Euro Area Countries: What Does It Tell Us about the Crisis?” European Central Bank Working Paper 154, Frankfurt.
- Ben Ltaifa, N., A. Alreshan, A. Bibolov, D. Kirti, A. Ndoye, and E. Roos. 2018. “How Developed and Inclusive Are Financial Systems in GCC?” IMF Policy Paper, International Monetary Fund, Washington, DC.
- Blancher, N., M. Appendino, A. Bibolov, A. Fouejieu, J. Li, A. Ndoye, A. Panagiotakopoulou, W. Shi, and T. Sydorenko. 2019. “Financial Inclusion of Small and Medium-Sized Enterprises in the Middle East and Central Asia.” IMF Departmental Paper 19/02, International Monetary Fund, Washington, DC.
- Cakir, S. 2017. “Reforms to the Monetary Policy Framework.” IMF Country Report 17/63, International Monetary Fund, Washington, DC.
- English, W., K. Tsatsaronis, and E. Zoli. 2005. “Assessing the Predictive Power of Measures of Financial Conditions for Macroeconomic Variables.” BIS Paper 22, Bank for International Settlements, Basel.
- Erdem, M., and K. Tsatsaronis. 2013. “Financial Conditions and Economic Activity: A Statistical Approach.” BIS Quarterly Review (March).
- Gauthier, C., C. Graham, and Y. Liu. 2004. “Financial Conditions Indexes for Canada.” Bank of Canada Working Paper 22, Ottawa.
- Hatzius, J., P. Hooper, F. S. Mishkin, K. L. Schoenholtz, and M. W. Watson. 2010. “Financial Conditions Indexes: A Fresh Look after the Financial Crisis.” NBER Working Paper 16150, National Bureau of Economic Research, Cambridge, MA.
- Purfield, C., H. Finger, K. Ongley, B. Baduel, C. Castellanos, G. Pierre, V. Stepanyan, and E. Roos. 2018. “Opportunity for All: Promoting Growth and Inclusiveness in the Middle East and North Africa.” IMF Departmental Paper 18/11, International Monetary Fund, Washington, DC.
- Stepanyan V., B. Baltabaev, A. Guscina, M. Zaher, L. Zhu, and T. Stone. 2018. “Trade and Foreign Investment—Keys to Diversification and Growth in the GCC.” IMF Policy Paper, International Monetary Fund, Washington, DC.
- Stepanyan, V., G. Abajyan, M. Alnasaa, and A. Ndoye. Forthcoming. “Enhancing the Role of SMEs in the Arab World: Some Key Considerations.” International Monetary Fund, Washington, DC.

### Auteurs de la section
- Rédigé par Matthew Gaertner et Atif Chaudry (auteurs principaux), et Gohar Abajvan.

*Source : Extrait de la section 5. Koweït, Département Moyen-Orient et Asie centrale — Mise à jour des PER, avril 2019.*

### 2. Pays importateurs de pétrole de la région

### 2. Pays importateurs de pétrole de la région

### Aperçu et constats généraux
- La croissance dans les pays importateurs de pétrole de la région Moyen-Orient, Afrique du Nord, Afghanistan et Pakistan (MOANAP) devrait rester relativement modeste, limitée par des rigidités structurelles persistantes.
- Le niveau élevé de la dette publique dans de nombreux pays limite l’espace budgétaire pour des dépenses sociales et infrastructurelles clés et expose les économies à la dégradation des conditions financières.
- Les perspectives sont assombries par la montée des tensions commerciales mondiales et par l’incertitude sur les marchés financiers.
- Les tensions sociales s’accentuent dans de nombreux pays en raison d’un chômage élevé et d’une détérioration des conditions socioéconomiques.
- Actions recommandées : rééquilibrage budgétaire favorable à la croissance pour reconstituer les amortisseurs, intensification des réformes structurelles et de gouvernance, et renforcement de l’intégration régionale.

### Croissance et marché du travail
- Croissance régionale projetée :
  - 4,2 % en 2018
  - 3,6 % en 2019
  - 4,3 % au cours de la période 2020–23
- Le ralentissement régional en 2019 s’explique notamment par le Pakistan : 5,2 % en 2018 à 2,9 % en 2019.
- Le chômage régional reste particulièrement élevé :
  - 24,4 % de chômage des jeunes en 2018
  - 18,9 % de chômage des femmes en 2018
  - taux de participation des femmes au marché du travail : 26 % en 2018
- Les projections de croissance ont été révisées à la baisse dans plusieurs pays (Jordanie, Liban, Maroc, Pakistan, Soudan) ; la croissance régionale pour 2019 était estimée à 4,0 % en octobre 2018 contre 3,6 % dans les projections actuelles.
- Les aléas restent de nature baissière, notamment du fait de l’exposition aux partenaires commerciaux (Chine, Union européenne, États-Unis) et de la dépendance au tourisme pour certains pays (Égypte, Jordanie).
- Les conflits et les risques sécuritaires pèsent sur les perspectives (Afghanistan, Jordanie, Liban, Somalie, Syrie).

### Soldes externes, exportations et envois de fonds
- Déficit courant régional projeté :
  - 6,5 % du PIB en 2018
  - 5,9 % du PIB en 2019
  - 5,2 % du PIB en 2020
- Baisse des prix du pétrole améliore les termes de l’échange pour les pays importateurs de pétrole, mais la durabilité de cette amélioration reste incertaine.
- Croissance des exportations de la région prévue :
  - 7 % en 2019
  - 6,5 % en 2020
- Exportations robustes attendues en Égypte ; accélération en Jordanie et Mauritanie ; tassement prévu dans d’autres pays.
- Les envois de fonds constituent un matelas pour certains pays (Maroc, Pakistan, Somalie) mais sont soumis à des aléas baissiers liés au ralentissement dans les pays émetteurs (principalement Europe et CCG).

### Dette publique et espace budgétaire
- Ratios de la dette publique : augmentation considérable, de 20 % du PIB en moyenne depuis 2008.
- Plusieurs pays dépassent largement les seuils d’endettement public des marchés émergents ; l’Égypte, la Jordanie, le Liban et le Soudan dépassent 80 % du PIB.
- Conséquences : augmentation des charges d’intérêts qui limite l’espace budgétaire et évince d’autres dépenses prioritaires.
- Volume important de dette libellée en devises : quelque 27 milliards de dollars arrivera à échéance dans les deux prochaines années, exposant ces pays au ralentissement projeté de la croissance et à la volatilité des marchés financiers.
- Les autorités doivent concilier la reconstitution des marges de manœuvre pour la résilience à court terme et le traitement des problèmes de croissance à moyen terme.
- Recommandations budgétaires :
  - Intensifier les efforts de rééquilibrage budgétaire en les calibrant pour favoriser la croissance.
  - Améliorer l’efficience des dépenses publiques et les rationaliser pour préserver l’espace pour les dépenses sociales et infrastructurelles.
  - Remplacer certaines subventions générales par des transferts sociaux (exemples : subventions aux combustibles au Soudan et en Tunisie ; subventions croisées à l’électricité en Jordanie).
  - Restructurer les entreprises publiques (Égypte, Pakistan) pour améliorer l’efficience.
  - Augmenter les recettes dans les pays où la perception de l’impôt est faible (Afghanistan, Pakistan, Soudan) : éliminer des exonérations distorsives, imposer les segments plus riches (impôt foncier, impôt sur la fortune), élargir la base d’imposition et lutter contre l’économie souterraine.
  - Renforcer la transparence budgétaire, réduire la corruption et développer l’utilisation des technologies pour améliorer la conformité fiscale et la gouvernance.

### Inflation, politique monétaire et secteur financier
- Inflation régionale : hausse légère à 11,3 % en 2019, principalement due à l’Égypte (réforme des subventions aux combustibles) et au Pakistan (baisse du taux de change).
- Dans la plupart des pays, projections d’inflation inférieure à 10 % ; à 3 % pour l’Afghanistan, la Jordanie, le Liban et le Maroc.
- Politiques monétaires majoritairement neutres ; resserrements en Égypte, au Pakistan et en Tunisie.
- La politique monétaire est limitée dans les pays avec arrimage ou office de stabilisation (Djibouti, Jordanie, Liban) ; la flexibilité des taux de change améliore la capacité d’absorption des chocs externes.
- Besoin de renforcer les secteurs bancaires : consolidation des cadres de réglementation et de surveillance et des régimes d’insolvabilité.
- Risques : fragilité bancaire susceptible de réapparaître en cas de conditions moins favorables, aggravant la pression budgétaire.
- Nécessité de renforcer les cadres anti-blanchiment et de lutte contre le financement du terrorisme dans de nombreux pays (Soudan, Tunisie).

### Réformes structurelles prioritaires
- Importance accrue des réformes structurelles compte tenu de marges budgétaires et monétaires limitées pour améliorer la croissance à moyen terme, stimuler l’emploi privé et l’inclusion.
- Principales priorités et actions recommandées :
  - Amélioration de l’accès au crédit :
    - Le crédit au secteur privé reste faible ; les banques privilégient les grandes entreprises et marginalisent les PME, les prêts hypothécaires et les prêts à la consommation.
    - Obstacles : déficiences juridiques et institutionnelles (droits de propriété, exécution des contrats, information de crédit, procédures d’insolvabilité, mise en œuvre des garanties) et lourdeurs d’enregistrement des biens fonciers.
    - Développement du secteur financier et meilleure accès des PME au crédit pour encourager la formalisation et élargir la base d’imposition.
  - Amélioration du climat des affaires et de la gouvernance :
    - Des lois facilitant la création et l’exploitation d’entreprises ont été adoptées dans plusieurs pays (Égypte, Jordanie, Maroc, Tunisie).
    - Lutte contre la corruption : réformes législatives en Afghanistan, Égypte, Mauritanie, Tunisie.
    - Renforcement des cadres de lutte contre la corruption et le blanchiment d’argent.
  - Développement des compétences et réformes du marché du travail :
    - Pénuries et inadéquations de qualifications, inefficience des marchés du travail nuisent à la productivité.
    - Amélioration de l’efficience des dépenses d’éducation pour développer les compétences nécessaires et rendre la croissance plus inclusive.
    - Réformes réglementaires augmentant la flexibilité des marchés du travail ; ajustement du coût du travail (ex. contributions des employés élevées en Jordanie).
  - Réformes des marchés des produits et concurrence :
    - Réduction des prix administrés, des subventions et des entreprises publiques inefficientes (ex. Jordan, Liban, Soudan, Tunisie, Pakistan) pour améliorer la productivité totale des facteurs.
  - Intégration régionale :
    - L’intégration du Maghreb pourrait aboutir à un marché régional d’environ 100 millions de personnes avec un revenu annuel moyen d’environ 4 000 dollars par habitant en termes nominaux.
    - L’intégration du Maghreb pourrait accroître la croissance d’un point de pourcentage en moyenne dans chaque pays de la région sur le long terme.

*Source : Département Moyen-Orient et Asie centrale — Mise à jour des PER, avril 2019.*

---


_Source: https://www.imf.org/-/media/files/publications/reo/mcd-cca/2019/april/french/menap0419-french.pdf_
