## 2. Politique monétaire : où en est la région Moyen-Orient et Asie centrale ?

## Source details

**Canonical URL:** [2. Politique monétaire : où en est la région Moyen-Orient et Asie centrale ?](https://www.imf.org/-/media/files/publications/reo/mcd-cca/2023/april/french/text.pdf)

## Other formats

- [Markdown version](/-/media/files/publications/reo/mcd-cca/2023/april/french/text.pdf.md)
- [Structured JSON version](/-/media/files/publications/reo/mcd-cca/2023/april/french/text.pdf.json)

---

### 2.1. Introduction — enjeux principaux
- Restaurer la stabilité des prix demeure un défi essentiel pour les pays de la région MOAC.
- L’inflation a fortement augmenté ces deux dernières années en raison d’une combinaison de facteurs d’offre et de demande, y compris une hausse des prix des denrées alimentaires et des perturbations des chaînes d’approvisionnement mondiales.
- Observations clés :
  - les prix des produits alimentaires et de l’énergie restent plus élevés qu’avant la pandémie;
  - l’inflation est supérieure à la cible dans la plupart des pays qui en ont défini une;
  - l’inflation hors alimentation et énergie demeure obstinément élevée.
- Questions analysées :
  - Les relèvements des taux directeurs et autres mesures de politique monétaire suffisent-ils à maîtriser l’inflation ?
  - Dépendances : conversion des taux nominaux en taux réels, niveau du taux d’intérêt naturel, délais et efficacité de la transmission, conditions financières (y compris taux à moyen terme et entrées nettes de capitaux).
- Limitation méthodologique : absence d’analyses pour certains canaux (anticipations inflationnistes, évolution des salaires nominaux et réels, mesures du sous-emploi) faute de données suffisantes.

### 2.2. Instruments de politique monétaire et mesures récentes
- Instruments principaux dans la région :
  - Les taux directeurs et les réserves obligatoires sont les principaux instruments.
  - "Les deux tiers des banques centrales de la région MOAC se servent d’un taux directeur pour signaler l’orientation de leur politique monétaire."
  - "Près des trois quarts utilisent comme instrument les réserves obligatoires sur les passifs libellés en monnaie locale."
  - "Un peu plus de la moitié [utilisent] les réserves obligatoires sur les passifs en devises."
- Actions observées en 2021–22 :
  - La plupart des banques centrales ont relevé les taux directeurs, à des niveaux variables.
  - Par rapport aux niveaux moyens du premier semestre 2021 :
    - sept banques centrales ont relevé le taux de réserves obligatoires sur les passifs en monnaie locale;
    - quatre ont relevé le taux des réserves obligatoires sur les passifs en devises.
  - Exemples de mesures complémentaires : émission de titres propres, vente de titres publics, opérations de mise en pension, interventions sur les marchés des changes, usage limité des outils macroprudentiels.
  - Communication : presque les deux tiers des banques centrales publient un communiqué pour annoncer une décision de politique monétaire; rares sont celles qui fournissent des indications prospectives sur les taux d’intérêt.
- Coordination des politiques :
  - Dans environ la moitié des pays MOAC, manque de coordination entre politique monétaire et politique budgétaire; primauté budgétaire nuit à l’efficacité monétaire.

### 2.3. Évaluer l’orientation de la politique monétaire
- Approche analytique :
  - Comparaison des taux directeurs actuels avec estimations des taux naturels via deux méthodes.
  - Comparaison avec orientation impliquée par une règle de politique monétaire flexible.
  - Estimation d’un indice des conditions de financement (ICF).
- Définitions méthodologiques conservées :
  - Taux naturel = taux d’intérêt qui n’a sur l’économie ni effet stimulant ni effet de freinage.
  - Deux mesures des taux naturels : taux court naturel (anticipations inflationnistes à un an) et taux à long terme (anticipations à cinq ans).
  - Deux méthodes d’estimation : petit modèle semistructurel d’économie ouverte; TVP-VAR.
- Résultats sommaires :
  - "Les estimations ponctuelles des taux directeurs naturels semblent indiquer que l’orientation de la politique monétaire était assez restrictive ou neutre dans de nombreux pays au début de 2023."
  - Toutefois, "la politique monétaire reste souple (taux d’intérêt directeur inférieur aux taux naturels)" dans certains pays; un resserrement pourrait se justifier en Égypte, Pakistan, Tunisie.
  - Observation : "Une fois la poussée inflationniste à court terme maîtrisée, les taux directeurs actuellement bien au-dessus des taux terminaux estimés — finiront par converger à la baisse."
- Incertitude : les estimations des taux naturels sont très incertaines en temps réel.

### 2.4. Comparaison des réactions récentes avec épisodes antérieurs et pairs internationaux
- Références comparatives :
  - Réaction historique de la région MOAC aux deux dernières décennies (règle de politique monétaire);
  - Réaction d’un sous-ensemble de banques centrales de pays émergents et pays en développement (PEPD) pratiquant le ciblage de l’inflation.
- Résultats :
  - Résidus positifs de la règle monétaire depuis 2021 pour les pays avec ciblage de l’inflation ou rattachement classique — ces pays ont davantage relevé les taux que lors de chocs passés d’ampleur comparable.
  - Dans les pays ciblant l’inflation (Caucase et Asie centrale), la hausse des taux était du même ordre que dans les PEPD de référence — indique engagement déterminé contre l’inflation.
  - Égypte et Tunisie : hausses des taux conformes à leurs pratiques historiques et moins importantes que dans les PEPD de référence — moins réactifs face à l’inflation, possiblement en raison de l’arbitrage entre relèvement des taux et viabilité de la dette.
- Note technique : pour les régimes de rattachement classique, variations des taux reflètent la condition de parité des taux sans couverture.

### 2.5. Évolution des conditions de financement et mécanisme de transmission
- Indice des conditions de financement (ICF) :
  - ICF nominal mensuel estimé pour 14 pays MOAC à partir d’indicateurs monétaires, obligataires et boursiers, en tenant compte de facteurs extérieurs.
  - Corrélation positive entre ICF et taux directeurs.
- Tendances récentes :
  - Depuis fin 2021, durcissement des conditions de financement dans la région MOAC, avec importantes disparités entre pays.
  - Ces dernières semaines, conditions détériorées après épisodes de difficultés du secteur bancaire dans quelques pays avancés.
- Transmission temporelle (effets sur l’inflation) :
  - Effets sur l’inflation trimestrielle culminent entre 1 et 3 trimestres après un choc monétaire.
  - Inflation trimestrielle atteint environ la moitié de l’effet maximal environ 4 à 11 trimestres après le choc.
  - Pour l’inflation en glissement annuel : pics à 4 à 6 trimestres; demi-effet à 6 à 13 trimestres.
- Canal du taux de change :
  - Après un resserrement surprise, appréciation notable du taux de change nominal dans le même trimestre.
  - Un choc monétaire récessif de 100 points de base entraîne une appréciation du taux de change nominal de presque 2% en rythme annuel dans les pays à régime de change flottant ou dirigé.
  - Estimations SVAR : en moyenne 40% de l’effet maximal des chocs monétaires sur l’inflation est transmis par le taux de change.
  - Lorsque le taux de change s’apprécie après un choc restrictif, l’inflation baisse davantage et les retards de transmission sont plus brefs.
- Canal du crédit bancaire :
  - Pays à rattachement classique (Arabie saoudite, Azerbaïdjan, Bahreïn, Émirats arabes unis, Jordanie, Koweït, Oman, Qatar) — effet d’un resserrement monétaire américain de 100 points de base :
    - hausse de 81 points de base des rendements des actifs (mesure indirecte des taux débiteurs effectifs),
    - hausse de 66 points de base des rendements des passifs (mesure indirecte des taux créditeurs effectifs),
    - baisse de 3,2% de la croissance réelle du crédit.
    - Retards : environ 30 points de base d’augmentation en moyenne dans l’année suivant un resserrement de 100 points de base; réactions maximales observées 8 à 10 trimestres plus tard.
    - Sensibilité au prix du pétrole : transmission atténuée quand le prix du pétrole est élevé; transmission affiche 20 points supplémentaires quand le baril est à 65 dollars par rapport à 82 dollars.
  - Pays à régime de change flottant :
    - Pour une hausse de 100 points de base du taux directeur : transmissions maximales de 60 et 34 points de base aux rendements des actifs et des passifs respectivement.
  - Pays à rattachement dirigé :
    - Pour une hausse de 100 points de base du taux directeur : transmissions maximales de 28 et 22 points de base aux rendements des actifs et des passifs respectivement.
  - Réaction de la croissance du crédit : économiquement modeste et statistiquement insignifiante partout, sauf au Pakistan.
  - Transmission plus forte dans les pays où les banques publiques sont moins nombreuses.
- Conclusion sur la transmission :
  - Le secteur bancaire joue un rôle limité dans la transmission de la politique monétaire à l’économie réelle, surtout dans les pays en régime de change flottant ou de rattachement dirigé et lorsque les banques publiques dominent.

### 2.6. Principales conclusions et recommandations de politique
- Conclusions principales :
  - La riposte des autorités monétaires MOAC à la poussée inflationniste de 2021–22 a été très variable.
  - L’orientation actuelle est restrictive ou neutre dans de nombreux pays se servant d’un taux directeur, mais un resserrement plus important s’impose dans d’autres.
  - La transmission est plus puissante dans les pays à régime de change flottant ou de flottement dirigé que dans les pays à régime de change fixe; le canal du crédit joue un rôle assez limité.
  - Même les pays dont la réaction a été suffisante gagneraient à renforcer leur cadre de politique monétaire et à favoriser le développement financier.
- Recommandations de politique (énumérées) :
  - Renforcer le cadre de politique monétaire et favoriser le développement financier pour améliorer l’efficacité de la politique monétaire.
  - Activer d’autres circuits de transmission pour réduire les coûts économiques de la lutte contre l’inflation.
  - Adopter des taux de change plus flexibles et utiliser des mesures macroprudentielles pour rendre la politique monétaire plus efficace.
  - Dans les pays où les banques publiques jouent un rôle important, réduire les activités quasi monétaires et quasi budgétaires de ces banques pour améliorer la transmission.
  - Améliorer la coordination entre politique monétaire et politique budgétaire pour éviter une primauté budgétaire qui sape les efforts des banques centrales.
  - Vigilance étroite et étalonnage de la politique monétaire fondés sur les données; communication claire pour prévenir le désancrage des anticipations inflationnistes.
  - Recommandations ciblées par situation :
    - Pays où l’orientation est restrictive ou neutre et l’inflation a culminé (ex. Arménie, Géorgie) : rester axé sur les données et n’assouplir que si l’inflation hors alimentation et énergie est en trajectoire descendante.
    - Pays à régime de rattachement : suivre la politique monétaire des États-Unis et envisager des mesures macroprudentielles supplémentaires (abaissement de la quotité des prêts et des ratios d’endettement) si nécessaire.
    - Pays où l’orientation n’est pas restrictive et où les tensions persistent (ex. Égypte, Pakistan, Tunisie) : envisager un nouveau resserrement de la politique monétaire.
    - Exportateurs d’énergie où le prix du pétrole atténue le canal du crédit : compléter le taux directeur par d’autres outils monétaires ou macroprudentiels.
  - Renforcement structurel :
    - Mettre au point des enquêtes sur les anticipations inflationnistes.
    - Développer le secteur financier : marchés interbancaires liquides, marchés secondaires pour les titres publics, mesures de dédollarisation.
    - Appliquer mêmes conditions aux banques commerciales et banques privées; proscrire l’usage des banques publiques à des fins monétaires ou budgétaires.
    - Recours aux mesures macroprudentielles dans les pays à régime de change fixe pour renforcer le lien entre variation du taux directeur et conditions de financement.
    - Améliorer la communication et la transparence des opérations monétaires et interventions de change.

### Indicateurs agrégés et statistiques clés (extraits)
- Région MOAC — Inflation (moyenne annuelle ; en pourcentage) :
  - Moyenne 2000–19 : 7,2
  - 2020 : 10,4
  - 2021 : 12,8
  - 2022 : 14,3
  - Projections 2023 : 15,9
  - Projections 2024 : 12,0
- Région MOAC — PIB réel (croissance annuelle) :
  - Moyenne 2000–19 : 4,5–2,7 4,6 5,3 2,9 3,5  (notation conservée telle que dans la source)
- Région MOAN — Inflation (moyenne annuelle ; en pourcentage) :
  - Moyenne 2000–19 : 7,1
  - 2020 : 10,9
  - 2021 : 13,9
  - 2022 : 14,8
  - Projections 2023 : 14,8
  - Projections 2024 : 11,1
- Région CAC — Inflation (moyenne annuelle ; en pourcentage) :
  - Moyenne 2000–19 : 8,9
  - 2020 : 7,4
  - 2021 : 9,4
  - 2022 : 13,0
  - Projections 2023 : 11,8
  - Projections 2024 : 8,5
- Encadrés et chiffres sélectionnés (chapitre 1, points saillants liés) :
  - En 2018–22, les pays du CCG ont fourni aux PE&PRI de la région MOAN et au Pakistan quelque 54 milliards de dollars pour financement de la balance des paiements et du budget.
  - Allégements de dette consentis par les pays du CCG avoisinaient 1,3 milliard de dollars à la fin de 2022.
  - Le Groupe de coordination arabe a lancé un programme de soutien représentant 10 milliards de dollars.
  - L’IDE des pays du CCG en 2021 est estimé à 55 milliards de dollars (environ 1,6 percent du PIB), soit une hausse de 85 percent depuis 2011.
  - Maroc a reçu 13 milliards de dollars en 2021.
  - Transferts monétaires nets depuis la Russie en 2022 : 17 percent du PIB (Arménie), 8 percent du PIB (Géorgie), 3 percent du PIB (Azerbaïdjan).
  - Envois de fonds nets doublés pour Ouzbékistan et Tadjikistan, hausse comprise entre 13 percent du PIB et 23 percent du PIB.
  - Dépôts des non-résidents progressés de 4 points de pourcentage du PIB à 8 points de pourcentage du PIB en Arménie, en Géorgie et en Ouzbékistan; niveaux désormais entre 6 percent du PIB et 18 percent du PIB.
  - Arrivée d’immigrés de Russie estimée entre 50,000 et 150,000, représentant jusqu’à 5 percent de la population du pays hôte.
  - Loyers réels augmentés de plus de 20 percent en glissement annuel à la fin de 2022 dans certains pays (Géorgie, Kazakhstan).
- Remarque : tableaux et séries détaillées par sous-groupe et pays (MOAC, MOAN, MOANAP, CAC et sous-groupes) figurent dans le document source.

*Source : FONDS MONÉTAIRE INTERNATIONAL, "2. Politique monétaire : où en est la région Moyen-Orient et Asie centrale ?", Mai 2023.*

### 2. Politique monétaire : où en est la région Moyen-Orient et Asie centrale ? ...................................25

### 2. Politique monétaire : où en est la région Moyen-Orient et Asie centrale ? ...................................25

### 2.1. Introduction
- Section listée dans la table des matières : "2.1. Introduction .....................................................................................................25"

### 2.2. Instruments de politique monétaire et mesures récentes
- Section listée dans la table des matières : "2.2. Instruments de politique monétaire et mesures récentes ..................................................26"
- Graphiques associés (présents dans la table des matières) :
  - Graphique 2.1. Instruments des banques centrales dans les pays de la région MOAC
  - Graphique 2.2. Région MOAC : variation des taux directeurs et de l’inflation
  - Graphique 2.3. Créances nettes des banques centrales sur l’administration centrale et créances sur les sociétés publiques non financières

### 2.3. Évaluer l’orientation de la politique monétaire
- Section listée dans la table des matières : "2.3. Évaluer l’orientation de la politique monétaire ..............................................................27"
- Graphiques associés :
  - Graphique 2.4. Taux directeurs nominaux
  - Graphique 2.5. Écart entre les variations de taux directeurs effectives et liées à une règle

### 2.4. Le mécanisme de transmission de la politique monétaire dans les pays de la région MOAC
- Section listée dans la table des matières : "2.4. Le mécanisme de transmission de la politique monétaire dans les pays de la région MOAC ...........30"
- Graphiques associés :
  - Graphique 2.6. Région MOAC : indices des conditions de financement
  - Graphique 2.7. Effet maximal sur l’inflation, le PIB réel et le taux de change d’un choc de politique monétaire récessif de 100 points de base dans les pays de la région MOAC
  - Graphique 2.8. Effet maximal sur l’inflation d’un choc de politique monétaire récessif de 100 points de base dans les pays de la région MOAC
  - Graphique 2.9. Effet du resserrement de la politique monétaire sur les taux d’intérêt effectifs et la croissance du crédit

### 2.5. Recommandations
- Section listée dans la table des matières : "2.5. Recommandations .............................................................................................34"
- Graphique associé :
  - Graphique 2.10. Effets estimés des hausses de taux directeurs

*Source : PERSPECTIVES ÉCONOMIQUES RÉGIONALES : Moyen-Orient et Asie centrale, FONDS MONÉTAIRE INTERNATIONAL • Mai 2023 (chapitre 2 listé, pages 25–35 ; graphiques 2.1–2.10).*

### 1. Regional Developments and Economic Outlook: Safeguarding Macroeconomic Stability and Continued Uncertainty

### 1. Regional Developments and Economic Outlook: Safeguarding Macroeconomic Stability and Continued Uncertainty

### Principaux risques pour la région
- Un durcissement plus marqué et plus durable des conditions financières mondiales et des risques de surendettement pouvant:
  - amener les investisseurs à réévaluer la viabilité de la dette de nombreux PE&PRI de la région MOAN et pousser les plus vulnérables au bord du surendettement;
  - provoquer des fuites vers des placements refuges, des sorties de capitaux, des pressions baissières sur le taux de change et des difficultés financières;
  - peser sur le crédit au secteur privé et sur la croissance via la hausse des taux d’emprunt intérieurs.
- Une escalade de la guerre en Ukraine pouvant engendrer:
  - forte volatilité des marchés de produits de base, pénuries, et nouvelles hausses des prix de l’énergie, des produits alimentaires et des engrais;
  - amplification des tensions inflationnistes, en particulier dans la région MOAC.
- Des anticipations d’inflation plus profondément enracinées dues à une recrudescence des tensions sur les prix des produits de base et des perturbations des chaînes d’approvisionnement, conduisant potentiellement à:
  - persistance d’une forte inflation sous-jacente et spirales prix–salaires;
  - nouveau tour de vis monétaire, ralentissement marqué de la croissance et difficultés financières.
- Risques liés aux changements climatiques:
  - phénomènes défavorables (fortes vagues de chaleur, sécheresses en Afrique du Nord, inondations au Pakistan et au Soudan);
  - impacts significatifs sur la production agricole, insécurité alimentaire et pauvreté, en particulier dans les PFR et pays fragiles ou touchés par un conflit.
- Insécurité alimentaire et exacerbation des tensions sociales dans les PFR et PE&PRI fortement dépendants des importations d’énergie et de produits alimentaires.
- Pour la région CAC:
  - une contraction plus marquée que prévu de l’économie russe, une mauvaise récolte, une inversion des flux de devises et une longue perturbation du Caspian Pipeline Consortium pourraient brider l’activité;
  - risques de divergence à la hausse: afflux d’immigrés hautement qualifiés en provenance de Russie et entrées de devises pouvant stimuler la demande et la productivité.
- Accroissement de la fragmentation internationale pouvant restreindre les flux transfrontières de main-d’œuvre et de capitaux, restreindre les paiements internationaux, augmenter le coût des intrants et aggraver l’instabilité financière.

### Politiques économiques recommandées
- Cadre général:
  - trouver le juste équilibre entre objectifs (préservation de la stabilité économique, maîtrise de l’inflation, maintien de la résilience financière);
  - appliquer des politiques monétaires et budgétaires rigoureuses tout en accélérant les réformes structurelles pour stimuler la croissance potentielle, la résilience et l’inclusion.

- Politique monétaire: retrouver la stabilité des prix dans un environnement incertain
  - l’inflation a semblé atteindre un pic en 2022 dans quelques pays seulement et reste forte dans de nombreux cas; l’inflation hors alimentation et énergie demeure obstinément élevée;
  - principes:
    - les pays où les tensions inflationnistes perdurent et où la politique monétaire est accommodante devraient envisager de donner un tour de vis à la politique monétaire (Égypte, Pakistan, Tunisie).
    - dans les pays où la politique monétaire est restrictive ou neutre et où l’inflation a déjà atteint un pic, les banques centrales devraient continuer de s’appuyer sur des données et se garder d’assouplir leur politique avant que des signes clairs montrent que l’inflation hors alimentation et énergie est sur une trajectoire descendante.
  - priorité à la communication: améliorer les stratégies de communication et la transparence des opérations monétaires; utiliser des outils complémentaires (réserves obligatoires) pour ancrer les anticipations;
  - renforcer les cadres de politique monétaire et l’indépendance de la banque centrale pour accroître la crédibilité et améliorer la transmission monétaire;
  - développer le secteur financier pour renforcer le rôle du taux directeur et réduire l’importance de la gestion du taux de change.

- Préserver la stabilité financière
  - le secteur bancaire a bien résisté à la pandémie: rentabilité redressée, volants de liquidité et de fonds propres amples;
  - vigilance requise face aux risques d’instabilité financière en cas de durcissement monétaire prolongé;
  - superviseurs bancaires: s’assurer de politiques de gouvernance et de gestion des risques appropriées, tests de résistance aux risques de fonds propres et de liquidité, consolidation des régimes de résolution et cadres de gestion des crises.

- Politique budgétaire: aides ciblées tout en préservant la viabilité de la dette
  - marge budgétaire comprimée par niveau élevé de la dette, mesures de soutien au coût de la vie et renchérissement du service de la dette; recul prévu des prix du pétrole réduit les recettes des pays exportateurs;
  - recommandations à court terme lorsque la latitude budgétaire existe:
    - prioriser aides ciblées et temporaires, notamment transferts monétaires pour protéger les plus vulnérables contre les prix élevés de l’énergie et des produits alimentaires;
    - supprimer progressivement les subventions mal ciblées et renforcer/étendre les dispositifs de protection sociale.
  - recommandations spécifiques:
    - pays exportateurs de pétrole: gérer judicieusement recettes pétrolières, éviter d’augmenter les dépenses courantes, améliorer la transparence du budget; répondre aux défis climatiques et de transition énergétique par des réformes fiscales et une rationalisation de la masse salariale.
    - PE&PRI: diminuer la dette comme pilier de l’assainissement via mobilisation des recettes (élimination des exonérations fiscales) et maîtrise des dépenses (éviter subventions non ciblées, frein à l’accroissement de la masse salariale).
    - région CAC: conserver une orientation prudente pour accroître les volants de sécurité face au risque de brusque retournement des retombées favorables de la guerre.
    - améliorer les institutions budgétaires, la transparence et adopter des cadres budgétaires à moyen terme crédibles, notamment des règles budgétaires.
    - soutien international indispensable pour les PFR et pays fragiles afin d’éviter une crise humanitaire dans un contexte d’insécurité alimentaire aiguë et de pauvreté persistante.

- Politiques structurelles: maximiser la croissance potentielle
  - intensifier les réformes favorables à l’essor du secteur privé pour maximiser la croissance potentielle, attirer les investissements, faciliter la création d’emplois (réduire la place disproportionnée des entreprises publiques, assurer des conditions de concurrence équitables, alléger les formalités administratives, libéraliser le marché du travail);
  - repenser la politique commerciale pour améliorer la résilience: diversification des produits et des destinations, réduction des restrictions aux échanges;
  - accélérer la diversification et la décarbonation: investir dans les énergies renouvelables et infrastructures résilientes, adopter des mesures pour relever le taux d’imposition effectif du carbone (élimination progressive des subventions);
  - coopération entre pays et coopération internationale pour remédier aux contraintes de capacités et à l’engorgement des financements.

### Appui du FMI et mesures opérationnelles
- Le FMI apporte conseils de politique économique, financements et développement des capacités.
- Depuis janvier 2020:
  - approuvé 29,3 milliards de nouveaux financements au bénéfice des pays de la région, notamment dans le cadre de programmes récents avec l’Arménie (accord de confirmation), l’Égypte (facilité élargie de crédit), la Mauritanie (facilité élargie de crédit et mécanisme élargi de crédit) et le Maroc (ligne de crédit modulable).
- Instruments et actions récents:
  - création du fonds fiduciaire pour la résilience et la durabilité pour aider les PFR et PRI vulnérables via la facilité pour la résilience et la durabilité;
  - mise en place d’un guichet « chocs alimentaires » pour faciliter l’accès aux financements d’urgence aux pays subissant des pressions sur la balance des paiements liées aux prix des produits alimentaires;
  - renforcement de la présence sur le terrain: développement du réseau des bureaux de représentants résidents, réouverture du Centre d’assistance technique au Moyen-Orient, inauguration d’un nouveau bureau régional à Riyad;
  - la prochaine Assemblée annuelle du FMI et du Groupe de la Banque mondiale se tiendra à Marrakech à l’automne 2023.

### Points saillants des encadrés (sélection de chiffres et dynamiques)
- Encadré 1.1 — Empreinte financière des pays du CCG dans la région MOAN et au Pakistan:
  - En 2018–22, les pays du CCG ont fourni aux PE&PRI de la région MOAN et au Pakistan quelque 54 milliards de dollars aux fins du financement de la balance des paiements et du budget.
  - Allégements de dette consentis par les pays du CCG avoisinaient 1,3 milliard de dollars à la fin de 2022.
  - Le Groupe de coordination arabe a lancé un programme de soutien représentant 10 milliards de dollars.
  - L’IDE des pays du CCG en 2021 est estimé à 55 milliards de dollars (environ 1,6 % du PIB), soit une hausse de 85 % depuis 2011.
  - Le Maroc a reçu 13 milliards de dollars en 2021.
- Encadré 1.2 — Retombées inattendues de la guerre en Ukraine dans la région CAC:
  - transferts monétaires nets depuis la Russie multipliés par plus de cinq en glissement annuel en 2022, atteignant 17 % du PIB (Arménie), 8 % du PIB (Géorgie) et 3 % du PIB (Azerbaïdjan);
  - Ouzbékistan et Tadjikistan: envois de fonds nets doublés, hausse comprise entre 13 % du PIB et 23 % du PIB;
  - République kirghize: entrées d’envois de fonds nettes ont reculé d’environ 6 points de pourcentage du PIB en 2022;
  - dépôts des non-résidents ont progressé de 4 points de pourcentage du PIB à 8 points de pourcentage du PIB en Arménie, en Géorgie et en Ouzbékistan; niveaux désormais entre 6 % du PIB et 18 % du PIB;
  - arrivée d’immigrés de Russie estimée entre 50,000 et 150,000, représentant jusqu’à 5 % de la population du pays hôte;
  - loyers réels augmentés de plus de 20 % en glissement annuel à la fin de 2022 dans certains pays (Géorgie, Kazakhstan).
- Encadré 1.3 — Conséquences des turbulences financières mondiales:
  - exposition directe aux banques américaines et européennes limitée; aucun impact direct majeur lié à la SVB et exposition faible au Crédit Suisse;
  - marchés d’actions ont baissé dans la majeure partie de la région, avec contractions importantes en Égypte, Jordanie, Oman, Pakistan et Qatar;
  - écarts de rendement obligataire sensiblement creusés pour le Pakistan, la Tunisie et, dans une moindre mesure, l’Égypte;
  - risques en cas d’inversion des flux de capitaux: recours du secteur public aux banques locales, tensions liquidité, ventes d’actifs, pertes de fonds propres bancaires, réduction du crédit et dégradation de la qualité des actifs.

*Source : 1. Regional Developments and Economic Outlook: Safeguarding Macroeconomic Stability and Continued Uncertainty (texte), Mai 2023, FONDS MONÉTAIRE INTERNATIONAL.*

### 2. Politique monétaire : où en est la région

### 2. Politique monétaire : où en est la région Moyen-Orient et Asie centrale ?

### 2.1. Introduction — enjeux principaux
- Restaurer la stabilité des prix demeure un défi essentiel pour les pays de la région MOAC.
- L’inflation est montée en flèche ces deux dernières années sous l’effet combiné de facteurs liés à l’offre et à la demande, y compris une hausse des prix des denrées alimentaires et des perturbations des chaînes d’approvisionnement mondiales (édition d’avril 2022 des Perspectives économiques régionales : Moyen-Orient et Asie centrale).
- L’inflation pourrait avoir culminé dans plusieurs pays (chapitre 1), mais :
  - les prix des produits alimentaires et de l’énergie restent plus élevés qu’avant la pandémie;
  - l’inflation est supérieure à la cible dans la plupart des pays qui en ont défini une;
  - l’inflation hors alimentation et énergie demeure obstinément élevée.
- Questions analysées dans le chapitre :
  - Les relèvements des taux directeurs et autres mesures de politique monétaire suffisent-ils à maîtriser l’inflation ?
  - Dépendances : conversion des taux nominaux en taux réels, niveau du taux d’intérêt naturel, délais et efficacité de la transmission, conditions financières plus généralement (y compris taux à moyen terme et entrées nettes de capitaux).
- Remarque méthodologique : Faute de données suffisantes, le chapitre ne couvre pas certains aspects comme le canal des anticipations inflationnistes; l’évolution des salaires nominaux et réels et les mesures du sous-emploi ne sont pas analysées ici.

### 2.2. Instruments de politique monétaire et mesures récentes
- Instruments principaux utilisés dans la région :
  - Les taux directeurs et les réserves obligatoires sont les principaux instruments de la politique monétaire.
  - "Les deux tiers des banques centrales de la région MOAC se servent d’un taux directeur pour signaler l’orientation de leur politique monétaire."
  - "Près des trois quarts utilisent comme instrument les réserves obligatoires sur les passifs libellés en monnaie locale."
  - "Un peu plus de la moitié [utilisent] les réserves obligatoires sur les passifs en devises."
- Actions observées durant 2021–22 :
  - La plupart des banques centrales ont relevé les taux directeurs, quoique à des niveaux variables.
  - Par rapport aux niveaux moyens du premier semestre 2021 :
    - sept banques centrales ont relevé le taux de réserves obligatoires sur les passifs en monnaie locale;
    - quatre ont relevé le taux des réserves obligatoires sur les passifs en devises.
    - Cependant, ces changements reflétaient dans la majorité des cas la levée de mesures liées à la COVID-19.
  - Exemple : "La décision de l’Égypte de relever le coefficient de réserves obligatoires de 14 à 18 % en septembre 2022 a été prise à des fins de politique monétaire."
- Mesures complémentaires prises par la plupart des banques centrales :
  - Émission de leurs propres titres;
  - Vente de titres publics;
  - Opérations de mise en pension;
  - Intervention sur les marchés des changes pour vendre des devises;
  - Usage limité des outils macroprudentiels (environ la moitié des actions décidées par les banques centrales se rapportaient au dénouement de mesures liées à la pandémie).
- Communication :
  - Presque les deux tiers des banques centrales publient un communiqué pour annoncer une décision de politique monétaire;
  - Rares sont celles qui fournissent des indications prospectives sur les taux d’intérêt.
- Coordination des politiques :
  - Le manque de coordination entre politique monétaire et politique budgétaire et la primauté de la seconde nuisent à l’efficacité de la politique monétaire.
  - Ces problèmes se posent dans environ la moitié des pays de la région MOAC.
  - Le rôle prééminent de la politique budgétaire s’est accentué dans plusieurs pays durant les deux dernières années, en raison de la pandémie, de la guerre menée par la Russie en Ukraine et de conditions de financement extérieur plus restrictives.

### 2.3. Évaluer l’orientation de la politique monétaire
- Approche analytique :
  - Comparaison des taux directeurs actuels avec estimations des taux naturels via deux méthodes.
  - Comparaison de l’orientation actuelle avec celle impliquée par une règle de politique monétaire flexible.
  - Estimation d’un indice des conditions de financement (ICF) pour mesurer l’effet sur les conditions de financement intérieur.
- Définitions et méthodes :
  - Taux naturel : taux d’intérêt qui n’a sur l’économie ni effet stimulant ni effet de freinage, compatible avec une production à son potentiel et une inflation stable.
  - Deux mesures des taux naturels :
    - Taux court naturel = taux naturel réel + anticipations inflationnistes à un an (tirées des bases de données des Perspectives de l’économie mondiale); indique le niveau où les taux nominaux devraient se situer pour stabiliser l’inflation à court terme.
    - Taux à long terme (taux terminal) = taux naturel réel + anticipations inflationnistes à cinq ans; estimation du point vers lequel les taux nominaux finiront par converger quand l’inflation atteindra son niveau de long terme souhaité.
  - Deux méthodes d’estimation :
    1. Petit modèle semistructurel d’économie ouverte estimant en même temps taux naturels, production potentielle et taux de change d’équilibre.
    2. Modèle vectoriel autorégressif à paramètres variables dans le temps (TVP-VAR).
- Résultats sommaires :
  - "Les estimations ponctuelles des taux directeurs naturels semblent indiquer que l’orientation de la politique monétaire était assez restrictive ou neutre dans de nombreux pays au début de 2023."
  - Toutefois, "la politique monétaire reste souple (taux d’intérêt directeur inférieur aux taux naturels)" dans certains pays, et "un nouveau resserrement pourrait se justifier pour stabiliser l’inflation dans certains pays (Égypte, Pakistan, Tunisie; graphique 2.4)."
  - Observation : "Une fois la poussée inflationniste à court terme maîtrisée, les taux directeurs actuellement bien au-dessus des taux terminaux estimés — finiront par converger à la baisse."
- Incertitude :
  - Les taux naturels sont notoirement difficiles à mesurer en temps réel; leurs estimations sont très incertaines.

### 2.4. Comparaison des réactions récentes avec épisodes antérieurs et pairs internationaux
- Référence comparative :
  - Deux références de réaction de politique monétaire :
    1. Réaction des pays de la région MOAC au cours des deux dernières décennies (estimée par une règle de politique monétaire).
    2. Réaction d’un sous-ensemble de banques centrales de pays émergents et pays en développement (PEPD) avec expérience du ciblage de l’inflation (référence).
- Résultats :
  - L’exercice met en évidence des résidus positifs de la règle monétaire depuis 2021 pour les pays ayant un régime avec ciblage de l’inflation ou un régime classique d’arrimage des taux — indication que ces pays ont davantage relevé les taux directeurs que lors de chocs précédents d’ampleur comparable.
  - Dans les pays où le cadre cible l’inflation (pays du Caucase et d’Asie centrale, exclusivement), la hausse des taux directeurs était du même ordre que dans les PEPD de référence.
    - Interprétation : réaction en accord avec un engagement déterminé à combattre les tensions inflationnistes; illustre l’amélioration des cadres de politique monétaire.
  - À l’inverse, les pays dotés d’autres cadres monétaires (Égypte, Tunisie) ont augmenté les taux d’intérêt comme ils en avaient l’habitude et moins que les PEPD de référence; ils sont donc apparemment moins réactifs que leurs homologues à l’évolution de l’inflation, sans doute en raison de l’arbitrage crucial entre relèvement des taux et viabilité de la dette.
- Note technique : Pour les pays avec un régime de rattachement classique, les variations des taux d’intérêt reflètent la condition de parité des taux sans couverture.

### 2.5. Évolution des conditions de financement et transmission
- Objectif : déterminer dans quelle mesure le resserrement monétaire s’est transmis aux conditions de financement intérieur, qui influent sur la demande et l’inflation.
- Méthode : estimation d’un ICF nominal mensuel pour 14 pays MOAC, à partir d’indicateurs des marchés monétaires, obligataires et boursiers, en tenant compte de facteurs extérieurs.
- Tendances récentes :
  - Ces derniers mois, les conditions de financement se sont un peu assouplies dans certains pays avancés, mais, "au Moyen-Orient et en Asie centrale, elles demeurent plus restrictives qu’il y a deux ans."
  - Les conditions se sont détériorées ces dernières semaines après des épisodes de difficultés du secteur bancaire dans quelques pays avancés.
- Résultats :
  - Les résultats montrent une corrélation positive entre l’ICF et les taux directeurs.
  - Durcissement des conditions de financement dans la région MOAC depuis fin 2021, avec d’importantes disparités entre pays, principalement dues à :
    - une forte hausse des taux d’intérêt en général;
    - l’évolution de facteurs mondiaux.
- Remarque : L’effet des conditions de financement sur l’inflation dépend de divers facteurs, notamment la structure des marchés et le cadre des prix (y compris l’existence éventuelle de prix réglementés ou subventionnés).

### 2.6. Principales conclusions et recommandations de politique
- Conclusions principales :
  - La riposte des autorités monétaires de la région MOAC à la poussée inflationniste de 2021–22 a été très variable.
  - L’orientation actuelle est suffisamment restrictive ou neutre dans de nombreux pays se servant d’un taux directeur, mais un resserrement plus important s’impose dans d’autres.
  - La transmission de la politique monétaire est plus puissante dans les pays avec un régime de change flottant ou de flottement dirigé que dans les pays à régime de change fixe, s’effectuant essentiellement par le canal des taux de change; le canal du crédit joue un rôle assez limité.
  - Même les pays dont la réaction a été suffisante gagneraient à renforcer leur cadre de politique monétaire et à favoriser le développement financier.
- Recommandations de politique :
  - Renforcer le cadre de politique monétaire et favoriser le développement financier pour améliorer l’efficacité de la politique monétaire.
  - Activer d’autres circuits de transmission pour réduire les coûts économiques de la lutte contre l’inflation.
  - Adopter des taux de change plus flexibles et utiliser des mesures macroprudentielles pour rendre la politique monétaire plus efficace.
  - Dans les pays où les banques publiques jouent un rôle important dans l’intermédiation financière, réduire les activités quasi monétaires et quasi budgétaires de ces banques pour améliorer la transmission.
  - Améliorer la coordination entre politique monétaire et politique budgétaire pour éviter une primauté budgétaire qui sape les efforts des banques centrales.

*Source : 2. Politique monétaire : où en est la région — extrait du PDF "text - 2. Politique monétaire : où en est la région" (FONDS MONÉTAIRE INTERNATIONAL, Mai 2023).*

### 2. Politique monétaire : où en est la région Moyen-Orient et Asie centrale ?

### 2. Politique monétaire : où en est la région Moyen-Orient et Asie centrale ?

### Transmission globale de la politique monétaire
- La relation entre les hausses de taux directeurs et le durcissement des conditions financières est positive mais inégale dans la région.
- L’extrême diversité des réactions s’explique par des instruments différents utilisés par les banques centrales et par l’hétérogénéité des canaux de transmission, y compris l’ampleur et le délai de la transmission par les taux d’intérêt.
- Effets temporels sur l’inflation :
  - Les effets sur l’inflation trimestrielle culminent entre 1 et 3 trimestres après un choc monétaire.
  - L’inflation atteint environ la moitié de l’effet maximal environ 4 à 11 trimestres après le choc (pour l’inflation trimestrielle).
  - Pour l’inflation en glissement annuel, ces décalages sont respectivement 4 à 6 trimestres (pic) et 6 à 13 trimestres (demi-effet).

### Canal des taux de change
- Mécanisme attendu : une hausse surprise des taux d’intérêt attire les capitaux, provoque une appréciation du taux de change nominal, rehausse le coût des exportations facturées en monnaie locale, abaisse le coût des importations et pèse sur la production et l’inflation.
- Observations et estimations :
  - Après un resserrement surprise, une appréciation notable du taux de change nominal est observée au cours du même trimestre.
  - Un choc de politique monétaire de 100 points de base entraîne une appréciation du taux de change nominal de presque 2% en rythme annuel dans les pays à régime de change flottant ou dirigé.
  - Les estimations par autorégression vectorielle structurelle indiquent qu’en moyenne 40% de l’effet maximal des chocs monétaires sur l’inflation est transmis par le taux de change.
  - Les projections locales (méthode de Jordà, 2005) montrent que l’inflation baisse davantage quand le taux de change s’apprécie après un choc restrictif ; les retards de transmission sont aussi plus brefs quand le taux de change amplifie l’effet.

### Canal du crédit bancaire
- Méthodologie : estimation par projections locales et données trimestrielles bancaires ; pour les pays à rattachement, transmission de la politique monétaire américaine ; pour régimes dirigé ou flottant, effet d’une hausse du taux directeur.
- Pays à régime de change fixe (échantillon : Arabie saoudite, Azerbaïdjan, Bahreïn, Émirats arabes unis, Jordanie, Koweït, Oman, Qatar) :
  - À son point culminant, un resserrement monétaire américain de 100 points de base se traduit par :
    - hausse de 81 points de base des rendements des actifs (mesure indirecte des taux débiteurs effectifs),
    - hausse de 66 points de base des rendements des passifs (mesure indirecte des taux créditeurs effectifs),
    - baisse de 3,2% de la croissance réelle du crédit.
  - La transmission aux rendements des actifs et passifs présente des retards : environ 30 points de base d’augmentation en moyenne dans l’année suivant un resserrement de 100 points de base ; réactions maximales observées 8 à 10 trimestres plus tard.
  - Sensibilité au prix du pétrole :
    - La transmission d’une hausse de 100 points de base des taux d’intérêt américains aux taux nationaux est atténuée quand le prix du pétrole est élevé.
    - La transmission affiche 20 points supplémentaires quand le baril est à 65 dollars (projection à moyen terme) par rapport à 82 dollars (prix la semaine du 18 janvier 2023).
    - Le renchérissement du pétrole atténue aussi la transmission à la croissance réelle du crédit.
- Pays à régime de rattachement dirigé ou à change flottant :
  - La transmission aux rendements des actifs et passifs est en moyenne plus faible que pour les pays à rattachement classique.
  - Pour une hausse de 100 points de base du taux directeur :
    - pays à régime de change flottant : transmissions maximales de 60 et 34 points de base aux rendements des actifs et des passifs respectivement.
    - pays à rattachement dirigé : transmissions maximales de 28 et 22 points de base aux rendements des actifs et des passifs respectivement.
  - La réaction de la croissance du crédit est économiquement modeste et statistiquement insignifiante partout, sauf au Pakistan.
  - La transmission est plus forte dans les pays où les banques publiques sont moins nombreuses.
- Conclusion sur le canal bancaire : en moyenne, le secteur bancaire joue un rôle limité dans la transmission de la politique monétaire à l’économie réelle dans les pays en régime de change flottant ou de rattachement dirigé, surtout lorsque les banques publiques sont prépondérantes.

### Situation actuelle et perspectives immédiates
- Les taux d’inflation sont relativement élevés depuis 2021 ; toutefois, ils auraient pu être sensiblement plus élevés sans les relèvements des taux directeurs.
- Les hausses de taux observées depuis 2020 ont réduit l’inflation dans tous les pays examinés, surtout dans ceux au régime de change plus souple (exemples : Arménie, Géorgie, Kazakhstan, Pakistan).
- Exceptions notables : l’inflation a poursuivi sa hausse en Égypte, au Pakistan et en Tunisie ; la comparaison des taux directeurs actuels avec le taux directeur naturel suggère que de nouvelles hausses pourraient être nécessaires pour stabiliser l’inflation dans ces pays.
- Il est probable que le niveau élevé des taux directeurs par rapport aux taux terminaux à la fin de 2022 continuera de peser sur l’inflation jusqu’à la fin de 2023.
- L’ampleur des ajustements de taux requis à court terme dépendra de l’évolution de l’inflation et des anticipations inflationnistes, compte tenu des effets passés et de la situation économique domestique et internationale.

### Recommandations de politique
- Vigilance étroite et étalonnage de la politique monétaire fondés sur les données ; communication claire pour prévenir le désancrage des anticipations inflationnistes.
- Recommandations ciblées :
  - Dans les pays où l’orientation monétaire est restrictive ou neutre et où l’inflation paraît avoir culminé (ex. Arménie, Géorgie) : rester concentré sur les données et n’assouplir que si des signes clairs montrent que l’inflation hors alimentation et énergie est en trajectoire descendante.
  - Pays avec régime de rattachement : continuer de suivre la politique monétaire des États-Unis et envisager des mesures macroprudentielles supplémentaires (abaissement de la quotité des prêts et des ratios d’endettement, par exemple) si une appréciation substantielle des actifs survient ou si les conditions financières demeurent favorables ou se détendent.
  - Pays où l’orientation n’est pas restrictive et où les tensions inflationnistes persistent (ex. Égypte, Pakistan, Tunisie) : envisager un nouveau resserrement de la politique monétaire pour stabiliser l’inflation et les anticipations.
  - En cas de coordination insuffisante entre politique monétaire et politique budgétaire ou de primauté budgétaire : corriger les déséquilibres budgétaires pour rendre la politique monétaire plus efficace ; en attendant, la politique monétaire devra être davantage resserrée.
  - Dans les exportateurs d’énergie où les prix du pétrole atténuent le canal du crédit bancaire : compléter le taux directeur par d’autres outils monétaires ou macroprudentiels.
  - Ne pas négliger les risques pour la stabilité financière, en surveillant de près les vulnérabilités que les hausses de taux pourraient créer, particulièrement dans les pays qui durciront encore leur politique monétaire.
- Renforcement structurel de la transmission :
  - Mettre au point des enquêtes sur les anticipations inflationnistes (peu de pays disposent de telles données).
  - Renforcer le canal du crédit en développant le secteur financier : promouvoir des marchés interbancaires très liquides pour les réserves, développer des marchés secondaires pour les titres publics avec un large éventail d’échéances, favoriser des mesures de dédollarisation des systèmes financiers très dollarisés.
  - Favoriser une coordination plus étroite entre politique monétaire, politiques financières et budgétaires ; appliquer les mêmes conditions aux banques commerciales et banques privées et proscrire l’utilisation des banques publiques à des fins monétaires ou budgétaires (notamment en réduisant progressivement les activités quasi budgétaires et le subventionnement des prêts).
  - Recours aux mesures macroprudentielles dans les pays à régime de change fixe pour renforcer le lien entre variations du taux directeur et conditions de financement, notamment dans le Caucase et l’Asie centrale et dans les pays du Conseil de coopération du Golfe.
  - Améliorer les cadres de politique monétaire en renforçant la communication des banques centrales et en rendant les opérations monétaires et les interventions de change plus transparentes.

*Source : FONDS MONÉTAIRE INTERNATIONAL, "2. Politique monétaire : où en est la région Moyen-Orient et Asie centrale ?", Mai 2023.*

### 2. Politique monétaire : où en est la région Moyen-Orient et Asie centrale ?

### 2. Politique monétaire : où en est la région Moyen-Orient et Asie centrale ?

### Région MOAC : principaux indicateurs économiques, 2000–24 (en pourcentage du PIB, sauf indication contraire)
- Moyenne 2000–19, 2020, 2021, 2022, Projections 2023, 2024 (MOAC)
  - PIB réel (croissance annuelle)4,5–2,7 4,6 5,3 2,9 3,5
  - dont croissance non pétrolière5,3–2,7 5,3 4,5 3,2 3,7
  - Solde du compte des transactions courantes 5,8–3,0 3,3 7,5 3,6 2,1
  - Solde budgétaire global1,4–7,9 –2,5 1,4 –1,5 –2,2
  - Inflation (moyenne annuelle ; en pourcentage) 7,2 10,4 12,8 14,3 15,9 12,0
- Pays exportateurs de pétrole de la région MOAC
  - PIB réel (croissance annuelle)4,5–3,9 4,7 5,4 3,2 3,2
  - dont croissance non pétrolière5,6–3,7 5,8 4,0 3,7 3,5
  - Solde du compte des transactions courantes 8,9–2,8 6,5 12,5 6,5 4,3
  - Solde budgétaire global3,3–8,5 –1,0 4,3 0,2 –0,6
  - Inflation (moyenne annuelle ; en pourcentage) 6,7 8,7 11,0 13,0 12,1 8,7
- Pays émergents et pays à revenu intermédiaire de la région MOAC
  - PIB réel (croissance annuelle)4,2–0,8 4,6 5,6 2,4 4,1
  - Solde du compte des transactions courantes –3,6 –3,1 –3,5 –4,8 –3,5 –3,5
  - Solde budgétaire global –5,4 –7,3 –6,3 –6,2 –6,6 –7,2
  - Inflation (moyenne annuelle ; en pourcentage) 7,1 8,2 7,8 11,5 21,5 17,1
- Pays en développement à faible revenu de la région MOAC
  - PIB réel (croissance annuelle)4,4–1,4 4,3 3,1 3,5 4,3
  - Solde du compte des transactions courantes 1,0 –5,1 –6,8 –4,8 –6,8 –6,4
  - Solde budgétaire global –2,0 –3,8 –2,8 –2,7 –2,7 –2,5
  - Inflation (moyenne annuelle ; en pourcentage) 13,9 38,9 67,0 38,1 24,7 19,4

Notes issues in source:
- Sources : autorités nationales ; calculs et projections des services du FMI.
- Les données relatives à la période 2011–24 excluent la République arabe syrienne.
- Les données relatives à la période 2021–24 excluent l’Afghanistan.
- Note sur exercices budgétaires pour Afghanistan, République islamique d’Iran, Égypte et Pakistan.
- Définition des 3 groupes MOAC : 1) pays exportateurs de pétrole (PEP MOAC) ; 2) pays émergents et pays à revenu intermédiaire (PE&PRI MOAC) ; 3) pays en développement à faible revenu (PDFR MOAC).
- Liste des pays par groupe fournie dans le document.

### Région MOAN : principaux indicateurs économiques, 2000–24 (en pourcentage du PIB, sauf indication contraire)
- Moyenne 2000–19, 2020, 2021, 2022, Projections 2023, 2024 (MOAN)
  - PIB réel (croissance annuelle)4,2–3,1 4,3 5,3 3,1 3,4
  - dont croissance non pétrolière5,2–3,0 5,2 4,0 3,6 3,7
  - Solde du compte des transactions courantes 6,8–3,3 4,2 9,0 4,5 2,7
  - Solde budgétaire global1,6–8,4 –2,0 2,5 –1,0 –1,7
  - Inflation (moyenne annuelle ; en pourcentage) 7,1 10,9 13,9 14,8 14,8 11,1
- Pays exportateurs de pétrole de la région MOAN
  - PIB réel (croissance annuelle)4,3–4,1 4,7 5,7 3,1 3,0
  - dont croissance non pétrolière5,5–3,9 5,9 3,8 3,7 3,5
  - Solde du compte des transactions courantes 9,6–2,9 7,2 13,0 6,9 4,6
  - Solde budgétaire global3,3–8,9 –0,8 4,6 0,4 –0,5
  - Inflation (moyenne annuelle ; en pourcentage) 6,6 9,0 11,0 13,3 12,0 8,7
- Pays émergents et pays à revenu intermédiaire de la région MOAN
  - PIB réel (croissance annuelle)4,1–0,5 3,6 5,1 3,4 4,4
  - Solde du compte des transactions courantes –4,0 –3,7 –4,7 –5,1 –4,1 –4,1
  - Solde budgétaire global –5,8 –7,4 –6,6 –5,6 –6,9 –7,1
  - Inflation (moyenne annuelle ; en pourcentage) 7,1 6,8 7,1 11,2 19,1 14,9
- Pays en développement à faible revenu de la région MOAN
  - PIB réel (croissance annuelle)2,2–4,1 0,6 –0,6 1,3 2,9
  - Solde du compte des transactions courantes –3,5 –12,0 –8,4 –8,8 –10,5 –9,8
  - Solde budgétaire global –3,2 –3,8 –0,2 –1,7 –2,1 –1,8
  - Inflation (moyenne annuelle ; en pourcentage) 17,1 9,2 1175,9 83,2 45,9 35,0

- Région MOAN, à l’exclusion des pays touchés par un conflit
  - PIB réel (croissance annuelle)4,3–2,7 3,9 5,6 2,9 3,3
  - dont croissance non pétrolière5,3–2,7 5,2 4,2 3,4 3,6
  - Solde du compte des transactions courantes 6,8–3,2 4,3 9,1 4,6 2,7
  - Solde budgétaire global1,6–8,2 –2,2 2,5 –1,1 –1,8
  - Inflation (moyenne annuelle ; en pourcentage) 7,1 10,9 14,1 14,9 15,0 11,2
- Région MOAN, à l’exclusion des pays fragiles ou touchés par un conflit
  - PIB réel (croissance annuelle)3,9–1,7 3,9 5,7 2,9 3,3
  - dont croissance non pétrolière5,1–1,4 4,5 4,5 3,5 3,6
  - Solde du compte des transactions courantes 7,6–2,3 4,4 9,5 4,9 3,4
  - Solde budgétaire global1,9–7,9 –2,4 2,3 –0,9 –1,5
  - Inflation (moyenne annuelle ; en pourcentage) 6,8 8,4 9,6 12,6 13,9 10,7

Notes et définitions extraites du document:
- MOAN : Algérie, Arabie saoudite, Bahreïn, Cisjordanie et Gaza, Djibouti, Égypte, Émirats arabes unis, Iraq, Jordanie, Koweït, Liban, Libye, Maroc, Mauritanie, Oman, Qatar, République arabe syrienne, République islamique d’Iran, Somalie, Soudan, Tunisie et Yémen.
- MOANAP : MOAN, Afghanistan et Pakistan.
- Conseil de coopération du Golfe : Arabie saoudite, Bahreïn, Émirats arabes unis, Koweït, Oman et Qatar.

### Région MOANAP et sous-groupes : principaux indicateurs (extraits)
- MOANAP (Moyenne 2000–19, 2020, 2021, 2022, Projections 2023, 2024)
  - PIB réel (croissance annuelle)4,3–2,8 4,5 5,4 2,7 3,4
  - dont croissance non pétrolière5,2–2,7 5,3 4,3 3,1 3,7
  - Solde du compte des transactions courantes 6,4–3,0 3,8 7,8 3,9 2,3
  - Solde budgétaire global1,3–8,2 –2,4 1,6 –1,5 –2,3
  - Inflation (moyenne annuelle ; en pourcentage) 7,1 10,8 13,2 14,4 16,4 12,5
- Conseil de coopération du Golfe
  - PIB réel (croissance annuelle)4,2–4,7 3,5 7,7 2,9 3,3
  - dont croissance non pétrolière5,9–4,1 5,2 4,9 4,2 3,9
  - Solde du compte des transactions courantes 12,8–1,1 8,6 15,2 8,6 6,5
  - Solde budgétaire global6,0–8,0 0,0 6,0 2,4 1,6
  - Inflation (moyenne annuelle ; en pourcentage) 2,3 1,3 2,2 3,3 2,9 2,3
- Monde arabe (sélection)
  - PIB réel (croissance annuelle)4,5–4,5 4,2 5,9 3,3 3,7
  - Solde budgétaire global2,4–8,6 –1,8 3,1 –0,5 –1,2
  - Inflation (moyenne annuelle ; en pourcentage) 4,8 6,1 9,1 8,9 9,9 7,7

### Région CAC : principaux indicateurs économiques, 2000–24 (en pourcentage du PIB, sauf indication contraire)
- CAC (Moyenne 2000–19, 2020, 2021, 2022, Projections 2023, 2024)
  - PIB réel (croissance annuelle)6,7–2,1 5,6 4,8 4,2 4,5
  - Solde du compte des transactions courantes –0,2 –3,0 –0,6 5,8 1,1 0,5
  - Solde budgétaire global2,0 –5,4 –3,0 0,1 –1,6 –1,4
  - Inflation (moyenne annuelle ; en pourcentage) 8,9 7,4 9,4 13,0 11,8 8,5
- Pays exportateurs de gaz et de pétrole de la région CAC
  - PIB réel (croissance annuelle)7,0–3,0 4,5 3,3 3,8 4,1
  - dont croissance non pétrolière7,0–2,1 5,3 5,2 3,4 3,2
  - Solde du compte des transactions courantes 0,2–2,4 1,5 8,6 3,1 2,5
  - Solde budgétaire global2,6–5,6 –2,3 1,4 –1,1 –0,8
  - Inflation (moyenne annuelle ; en pourcentage) 7,7 5,9 9,2 14,3 13,0 8,7
- Pays émergents et pays à revenu intermédiaire de la région CAC
  - PIB réel (croissance annuelle)5,9–6,9 8,5 11,1 4,6 5,0
  - Solde du compte des transactions courantes –9,1 –8,6 –7,5 –1,7 –3,0 –3,8
  - Solde budgétaire global –1,7 –6,9 –4,6 –1,9 –2,1 –1,9
  - Inflation (moyenne annuelle ; en pourcentage) 4,3 3,5 8,6 10,5 6,4 4,0
- Pays en développement à faible revenu de la région CAC
  - PIB réel (croissance annuelle)6,4 1,2 7,3 6,0 5,1 5,2
  - Solde du compte des transactions courantes 1,0 –3,0 –5,5 –1,1 –4,0 –4,1
  - Solde budgétaire global 0,0 –4,3 –5,0 –3,6 –3,1 –3,1
  - Inflation (moyenne annuelle ; en pourcentage) 13,0 11,7 10,7 11,1 11,0 9,3

Notes extraites du document:
- Sources : autorités nationales ; calculs et projections des services du FMI.
- Définition des sous-groupes CAC : pays exportateurs de gaz et de pétrole : Azerbaïdjan, Kazakhstan et Turkménistan ; pays émergents et pays à revenu intermédiaire : Arménie et Géorgie ; pays en développement à faible revenu : Ouzbékistan, République kirghize et Tadjikistan.

*FONDS MONÉTAIRE INTERNATIONAL • Mai 2023*

---


_Source: https://www.imf.org/-/media/files/publications/reo/mcd-cca/2023/april/french/text.pdf_
