## 2. Remonter la pente : appliquer des réformes pour favoriser la résilience et la prospérité

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### 2.1. Contexte : marge de manœuvre réduite et nécessité d’un assainissement
- Après une longue période marquée par des chocs successifs, la marge de manœuvre s’est réduite dans de nombreux pays du Moyen-Orient et d’Asie centrale (MOAC), en particulier dans les pays émergents et les pays à revenu intermédiaire (PE&PRI).
- La dette publique des PE&PRI de la région MOAC s’est établie à 83,5 percent du PIB en moyenne en 2022 (contre 79 percent du PIB avant la pandémie).
- L’inflation globale dans les PE&PRI a atteint un taux à deux chiffres en 2022.
- Le resserrement monétaire opéré par les grands pays avancés s’est traduit par un durcissement des conditions financières dans les pays émergents et les pays en développement (PEPD) et par une augmentation des coûts d’emprunt.
- Les pouvoirs publics doivent trouver l’équilibre entre :
  - procéder à un tour de vis budgétaire et monétaire pour préserver la stabilité macroéconomique et la viabilité de la dette, et
  - favoriser la croissance.
- La marge de manœuvre est particulièrement faible dans de nombreux pays du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (MOAN) — pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG) exclus — et au Pakistan.
- Plusieurs pays du CCG et de la région Caucase et Asie centrale (CAC) ont vu leur situation quelque peu s’améliorer, notamment grâce au renchérissement du pétrole en 2022 ou aux flux financiers en provenance de Russie vers la région CAC.

### 2.2. Rôle et effets des réformes structurelles
- Objectifs des réformes structurelles :
  - rehausser la croissance potentielle,
  - générer des gains de croissance à court terme,
  - accélérer la diversification économique des pays exportateurs de pétrole.
- Résultats généraux :
  - La plupart des réformes structurelles ont un effet positif sur la production, effet qui s’amplifie avec le temps.
  - Les réformes de la gouvernance (renforcement de l’état de droit et efficacité des pouvoirs publics) sont particulièrement importantes et peuvent faire augmenter la production même lorsque la croissance est faible ou que la marge d’action est limitée.
  - Améliorer la capacité des pouvoirs publics à appliquer des politiques et des réglementations propices au développement du secteur privé stimule l’investissement et la productivité et, partant, la croissance.
  - Articuler les réformes de façon stratégique (par exemple, une réforme simultanée du secteur extérieur et du marché du crédit) peut augmenter les gains de production.
  - Il est important de prendre en compte les enjeux politiques et les effets distributionnels des réformes structurelles dès leur conception.

### 2.3. Progrès limités et lacunes en gouvernance
- Progrès limités dans la mise en œuvre des réformes structurelles ; de nombreux pays MOAC présentent plusieurs indicateurs inférieurs aux pays situés à la frontière.
- Points forts des pays du CCG par rapport aux autres PEPD :
  - marché du travail,
  - secteur extérieur,
  - flexibilité du marché du crédit.
- Points faibles des pays du CCG par rapport aux autres PEPD :
  - réglementations relatives à l’égalité des genres.
- Réformes de la gouvernance en retard dans plusieurs pays MOAC, avec résultats faibles en comparaison internationale sur :
  - voix citoyenne et responsabilité,
  - stabilité politique,
  - efficacité des pouvoirs publics,
  - état de droit,
  - maîtrise de la corruption.
- Lacunes les plus importantes en matière de gouvernance : état de droit, corruption et stabilité politique dans les pays à faible revenu (PFR) et les pays fragiles ou touchés par un conflit (PFC), notamment Afghanistan, Libye, Soudan et Yémen.
- Insuffisances relatives au droit à la parole et à l’obligation de rendre des comptes manifestes en Algérie, République islamique d’Iran, Turkménistan et plusieurs pays du CCG (Arabie saoudite et Qatar cités).

### 2.4. Conséquences sur la convergence des revenus et la productivité
- Le mouvement de convergence des niveaux de revenus par habitant vers ceux des pays avancés est toujours enlisé, en particulier dans des sous-régions comme les pays de la région MOAN (hors CCG) et le Pakistan.
- Depuis deux décennies, la productivité du travail stagne dans la région MOAC, alors qu’elle suit une trajectoire ascendante dans les pays avancés et les autres pays émergents.
- Ces évolutions tiennent essentiellement aux résultats des pays du CCG (et, dans une moindre mesure, aux PFR et aux PFC), où la productivité du travail hors pétrole a reculé en raison de :
  - la place excessive occupée par le secteur public,
  - le sous‑développement du secteur privé,
  - le manque de diversification économique.
- Malgré une ample marge de manœuvre, les pays du CCG conservent des écarts de productivité du travail dans le secteur non pétrolier par rapport aux pays émergents constituant la frontière.
- Le secteur non pétrolier contribue moins à la productivité globale du travail dans les pays du CCG que dans d’autres pays exportateurs de pétrole comme la Norvège.

### 2.5. Marché du travail, inégalités et participation des femmes
- Situation : marché du travail difficile et taux de chômage toujours élevé, en particulier chez les femmes et les jeunes.
- Malgré des progrès éducatifs, disparités femmes–hommes sur le marché du travail alarmantes.
- Taux d’activité des femmes (2022) :
  - 44,5 percent dans les pays du CCG,
  - 18,2 percent dans les pays de la région MOAN, hors CCG, et au Pakistan.
- La région présente des résultats semblables à la moyenne des PEPD pour :
  - la taille du secteur financier,
  - l’ouverture commerciale.

### 2.6. Adhésion politique, facteurs déterminants et exemples de réussite
- Degré de résistance aux réformes et perspectives de réussite varient fortement selon la nature et la portée des réformes.
- Considérations d’économie politique et appropriation par les décideurs souvent déterminantes du rythme des réformes.
- Exemples de réussite cités :
  - CAC (Arménie, Géorgie) : améliorations rapides de la gouvernance, en particulier dans la lutte contre la corruption, ayant tiré la croissance.
  - Kazakhstan : utilisation d’améliorations de la gouvernance pour protéger l’économie contre certains chocs extérieurs.
  - Jordanie : libéralisation des échanges et privatisation favorisant la participation du secteur privé.

### 4. Taux de chômage — méthode et principales conclusions empiriques
- Méthode et champ :
  - Échantillon de 27 pays de la région MOAC, données annuelles couvrant 2000–21.
  - Méthode : projections locales de Jordà (2005) adaptée à la région MOAC.
  - Définition des « grandes réformes » : variation annuelle de l’indicateur strictement supérieure à deux écarts-types de la distribution.
  - Ajustements : prise en compte des prix du pétrole (en pourcentage de variation) ; examen de l’impact sur la croissance du PIB non pétrolier et la productivité moyenne du travail pour les pays exportateurs de pétrole.
  - Estimations comportant des incertitudes ; intervalles de confiance à 90 percent mentionnés.
- Effets des réformes de gouvernance :
  - Cinq ans après mise en œuvre, les réformes de la gouvernance sont associées aux gains de production les plus élevés (environ 6 percent).
  - Si les pays MOAC comblaient leur écart avec les PEPD sur le plan de la gouvernance, gain de production moyen à moyen terme d’environ 1,3 percent.
    - Sous-région CAC : gain le plus faible, 1 percent.
    - PFR et PFC : gain le plus élevé, 3 percent.
  - Les pays du CCG pourraient voir leur production croître d’environ 3 percent s’ils comblaient leur écart avec les pays avancés.
  - Renforcer l’état de droit peut accroître la production d’environ 6 percent au bout de cinq ans.
- Effets des réformes sur la qualité de la réglementation :
  - Hausse de la production d’environ 4 percent au bout de cinq ans.
  - Productivité du travail : accroissement d’environ 5,5 percent cinq ans après application.
- Effets des réformes du secteur extérieur et du marché du crédit :
  - Gain de production d’environ 2,5 percent au bout de cinq ans.
  - Nette hausse de la productivité du travail à moyen terme.
- Effets des réformes du marché du travail :
  - Impact sur l’emploi et la production long à se matérialiser ; parfois faible à court terme.
  - Effet sur l’emploi dans le scénario de référence non statistiquement significatif (potentiellement en raison de l’importance du secteur informel).
- Réformes en période de faible croissance (définition : croissance inférieure à la médiane) :
  - Flexibiliser le marché intérieur du crédit en période de faible croissance : gain de 1,7 percent par rapport au scénario de référence au bout de cinq ans.
  - Améliorer la qualité de la réglementation en période de faible croissance : 1,2 percent par rapport au scénario de référence au bout de cinq ans.
  - Flexibilisation du marché du crédit génère, au bout de cinq ans, des gains supplémentaires liés à l’investissement et à la productivité du travail de respectivement 11 points de pourcentage et 4 points de pourcentage par rapport au scénario de référence.
  - Exemples historiques : Koweït et République islamique d’Iran ont assoupli leur marché du crédit au début des années 2000 ; en 2004–07, la croissance moyenne hors pétrole a dépassé 10 percent pour le Koweït et 6 percent pour la République islamique d’Iran.
  - Certaines estimations (réforme du marché du crédit en période de faible croissance, effet à court terme) ne sont pas statistiquement significatives.
- Réformes lorsque la marge de manœuvre est limitée (définition : indice de marge de manœuvre inférieur à la médiane) :
  - Assouplir le marché du crédit en situation de faible marge de manœuvre augmenterait la production de 8 percent au bout de cinq ans, contre un peu moins de 3 percent dans le scénario de référence.
  - Les surcroîts de gains tiennent principalement à une forte hausse de l’investissement et de la productivité du travail.
  - Améliorer la qualité de la réglementation peut renforcer la confiance et stimuler l’investissement lorsque la croissance est atone ou que la marge d’action est limitée.
- Enchaîner et articuler les réformes :
  - Prioriser les réformes dans les domaines où le pays a des lacunes internationales (par ex. gouvernance) produit les gains les plus importants.
  - Un programme de réformes de « première génération » (gouvernance, qualité de la réglementation, secteur extérieur) a un effet positif sur les gains générés par les réformes ultérieures.
  - Réformes de large portée produisent des impacts plus importants que réformes ponctuelles.

### 1. Gouvernance — effets macroéconomiques, preuves et recommandations
- Effets macroéconomiques :
  - Réformes du marché du crédit mises en œuvre après des réformes de première génération : gain de production estimé avoisinant 2 percent (supérieur au chiffre de 1,4 percent obtenu dans le scénario de référence).
  - Réformes du marché du travail réalisées après des réformes de première génération : effet positif, plus prononcé à court terme.
  - Programme de première génération (gouvernance, secteur extérieur, qualité de la réglementation) :
    - Effet brut supérieur à la somme des effets des réformes exécutées isolément.
    - Programme de première génération pourrait faire augmenter la production d’environ 3 percent l’année de sa mise en œuvre, et de plus de 9 percent au bout de cinq ans.
- Preuves empiriques et méthodologie :
  - Courbes de réaction et intervalles de confiance à 90 percent utilisés pour évaluer effets dynamiques ; distinctions entre réactions statistiquement significatives et non significatives.
- Recommandations de politique prioritaires :
  - Accorder la primauté aux réformes de la gouvernance : efficacité des pouvoirs publics et état de droit.
  - Réduire l’intervention de l’État dans les secteurs non essentiels, simplifier les démarches administratives et créer des conditions favorables aux entreprises jeunes et innovantes.
  - Enchaîner et articuler stratégiquement les réformes : réforme de première génération à privilégier.
  - Prendre en compte les effets sur la répartition et protéger les groupes vulnérables :
    - Coupler libéralisation du secteur extérieur avec politiques actives du marché du travail (formation et reconversion).
    - Renforcer les dispositifs de protection sociale.
  - Mesures complémentaires :
    - Accroître la flexibilité du marché du travail lorsque la conjoncture est favorable.
    - Participer aux échanges régionaux et internationaux.
    - Garantir l’accès de tous les segments de la société au financement.
    - Investir dans des réformes axées sur l’égalité des genres (accès à l’éducation et à la formation professionnelle, congé parental, encouragement de l’entrepreneuriat féminin, accès à des postes de direction).
- Mise en œuvre et facteurs déterminants :
  - Approche multidimensionnelle, détermination des autorités, qualité de la communication, construction de coalitions et consensus, consultations publiques, recours aux acteurs extérieurs pour assistance technique et soutien financier, persévérance.

### Réformes structurelles porteuses de transformations — synthèse d’exemples (Géorgie, Maroc, Arabie saoudite)
- Objectif commun : accélérer la transformation structurelle par des réformes ciblées sur la gouvernance, l’environnement des entreprises, le capital humain, l’inclusion et la diversification économique.
- Mécanismes récurrents : volonté politique de haut niveau, renforcement de l’application des règles, simplification administrative, réformes fiscales et douanières, réformes du marché du travail et du capital humain, digitalisation des administrations et soutien à l’investissement privé.

- Géorgie :
  - Tolérance zéro vis‑à‑vis de la corruption après 2003 ; réformes de la justice, administration fiscale, douanes, distribution d’électricité, enregistrement foncier et enseignement supérieur.
  - Adoption en 2005 d’un nouveau code fiscal ; réforme douanière en 2006 : taux nul couvrant 86 percent des importations.
  - En cinq ans, progression aux 30 premiers centiles pour les indicateurs relatifs à la corruption, efficacité des pouvoirs publics et qualité de la réglementation.
  - Rappel : maintien des réformes nécessite fermeté et constance de la volonté politique.

- Maroc :
  - Nouveau Modèle de développement visant à stimuler l’investissement privé, augmenter l’accumulation de capital humain, accroître la participation des femmes, améliorer la protection sociale et renforcer la gouvernance.
  - Mesures : réforme du système de santé (extension de la couverture de l’assurance maladie), réforme de la protection sociale (nouveau registre social unique, ciblage), réforme éducative (réduction du décrochage scolaire, acquisition de compétences), soutien au secteur privé (remaniement des entreprises publiques, nouvelle charte de l’investissement, Fonds Mohammed VI).

- Arabie saoudite (Vision 2030, lancée en 2016) :
  - Diversification du secteur extérieur et réel, augmentation du taux d’activité des femmes et généralisation du numérique.
  - Résultats observés :
    - Taux d’activité des femmes : 23 percent en 2016, 28 percent en 2022, objectif de 30 percent pour 2025.
    - Prêts bancaires aux PME multipliés par près de quatre, passant de 2 percent à 7,7 percent sur la même période.
    - Opérations sans espèces : 62 percent en 2022 versus 18 percent en 2016.
    - Part des Saoudiens occupant un emploi très qualifié : 32 percent en 2016 à 42 percent en 2022 (objectif moyen terme 40 percent pour 2025).
    - Croissance hors pétrole : 5,3 percent en 2022 ; perspectives : croissance hors pétrole devrait demeurer vigoureuse et supérieure à 4 percent à moyen terme.

*Source: ch2 - 2. Remonter la pente : appliquer des réformes pour favoriser la résilience et la prospérité, PERSPECTIVES ÉCONOMIQUES RÉGIONALES : Moyen-Orient et Asie centrale, Octobre 2023, FONDS MONÉTAIRE INTERNATIONAL*

### 2. Remonter la pente : appliquer des réformes pour favoriser la résilience et la prospérité

### 2. Remonter la pente : appliquer des réformes pour favoriser la résilience et la prospérité

### 2.1. Contexte : marge de manœuvre réduite et nécessité d’un assainissement
- Après une longue période marquée par des chocs successifs, la marge de manœuvre s’est réduite dans de nombreux pays du Moyen-Orient et d’Asie centrale (MOAC), en particulier dans les pays émergents et les pays à revenu intermédiaire (PE&PRI).
- La dette publique des PE&PRI de la région MOAC s’est établie à 83,5 percent du PIB en moyenne en 2022 (contre 79 percent du PIB avant la pandémie).
- L’inflation globale dans les PE&PRI a atteint un taux à deux chiffres en 2022.
- Le resserrement monétaire opéré par les grands pays avancés s’est traduit par un durcissement des conditions financières dans les pays émergents et les pays en développement (PEPD) et par une augmentation des coûts d’emprunt.
- Dans ce contexte, les pouvoirs publics doivent trouver l’équilibre entre :
  - procéder à un tour de vis budgétaire et monétaire pour préserver la stabilité macroéconomique et la viabilité de la dette, et
  - favoriser la croissance.
- La marge de manœuvre est particulièrement faible dans de nombreux pays du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (MOAN) — pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG) exclus — et au Pakistan. Plusieurs pays du CCG et de la région Caucase et Asie centrale (CAC) ont vu leur situation quelque peu s’améliorer, notamment grâce au renchérissement du pétrole en 2022 ou aux flux financiers en provenance de Russie vers la région CAC.

### 2.2. Rôle et effets des réformes structurelles
- Les réformes structurelles offrent un moyen de :
  - rehausser la croissance potentielle,
  - générer des gains de croissance à court terme,
  - accélérer la diversification économique des pays exportateurs de pétrole.
- L’analyse du chapitre montre que la plupart des réformes structurelles ont un effet positif sur la production, effet qui s’amplifie avec le temps.
- Les réformes de la gouvernance (renforcement de l’état de droit et efficacité des pouvoirs publics) sont particulièrement importantes et peuvent faire augmenter la production même lorsque la croissance est faible ou que la marge d’action est limitée.
- Améliorer la capacité des pouvoirs publics à appliquer des politiques et des réglementations propices au développement du secteur privé stimule l’investissement et la productivité et, partant, la croissance.
- Articuler les réformes de façon stratégique (par exemple, une réforme simultanée du secteur extérieur et du marché du crédit) peut augmenter les gains de production.
- Il est important de prendre en compte les enjeux politiques et les effets distributionnels des réformes structurelles dès leur conception.

### 2.3. Progrès limités et retards dans la région MOAC
- Des progrès limités ont été accomplis dans la mise en œuvre des réformes structurelles ; de nombreux pays de la région MOAC présentent plusieurs indicateurs inférieurs à ceux des pays situés à la frontière (les pays émergents les mieux classés).
- Les pays du CCG obtiennent des scores supérieurs aux autres PEPD pour :
  - le marché du travail,
  - le secteur extérieur,
  - la flexibilité du marché du crédit.
- Les pays du CCG obtiennent des scores inférieurs aux autres PEPD pour :
  - les réglementations relatives à l’égalité des genres.
- Les réformes de la gouvernance restent à la traîne dans un certain nombre de pays de la région MOAC, avec de faibles résultats en comparaison internationale dans :
  - voix citoyenne et responsabilité,
  - stabilité politique,
  - efficacité des pouvoirs publics,
  - état de droit,
  - maîtrise de la corruption.
- Les lacunes les plus importantes en matière de gouvernance concernent l’état de droit, la corruption et la stabilité politique dans les pays à faible revenu (PFR) et les pays fragiles ou touchés par un conflit (PFC), notamment l’Afghanistan, la Libye, le Soudan et le Yémen.
- Des insuffisances en matière de gouvernance concernant le droit à la parole et l’obligation de rendre des comptes sont manifestes en Algérie, en République islamique d’Iran, au Turkménistan et dans plusieurs pays du CCG (Arabie saoudite et Qatar cités).

### 2.4. Conséquences sur la convergence des revenus et la productivité
- Le mouvement de convergence des niveaux de revenus par habitant vers ceux des pays avancés est toujours enlisé, en particulier dans des sous-régions comme les pays de la région MOAN (hors CCG) et le Pakistan.
- Depuis deux décennies, la productivité du travail stagne dans la région MOAC, alors qu’elle suit une trajectoire ascendante dans les pays avancés et les autres pays émergents.
- Ces évolutions tiennent essentiellement aux résultats des pays du CCG (et, dans une moindre mesure, aux PFR et aux PFC), où la productivité du travail hors pétrole a reculé en raison de :
  - la place excessive occupée par le secteur public,
  - le sous‑développement du secteur privé,
  - le manque de diversification économique.
- Même si les pays du CCG disposent d’une ample marge de manœuvre, ils conservent des écarts de productivité du travail dans le secteur non pétrolier par rapport aux pays émergents constituant la frontière.
- Le secteur non pétrolier contribue moins à la productivité globale du travail dans les pays du CCG que dans d’autres pays exportateurs de pétrole comme la Norvège.

### 2.5. Marché du travail, inégalités et participation des femmes
- La région pâtit d’une situation difficile sur le marché du travail et d’un taux de chômage toujours élevé, en particulier chez les femmes et les jeunes.
- Malgré des progrès sur le plan du niveau d’études, les disparités entre les femmes et les hommes sur le marché du travail sont alarmantes.
- Les inégalités femmes–hommes dans la région CAC sont similaires à celles observées dans d’autres PEPD, tandis que les taux d’activité des femmes dans les pays de la région MOAN sont parmi les plus faibles dans le monde :
  - 44,5 percent dans les pays du CCG (taux d’activité des femmes, 2022),
  - 18,2 percent dans les pays de la région MOAN, hors CCG, et au Pakistan (taux d’activité des femmes, 2022).
- La région présente des résultats semblables à la moyenne des PEPD en ce qui concerne :
  - la taille du secteur financier,
  - l’ouverture commerciale.

### 2.6. Adhésion politique et exemples de réussite
- Le degré de résistance aux réformes structurelles et les perspectives de réussite varieront fortement d’un pays à l’autre en fonction de la nature et de la portée des réformes.
- Les considérations d’économie politique et l’appropriation par les décideurs sont souvent des facteurs déterminants du rythme des réformes.
- Certains pays ont démontré qu’il est possible de mettre en œuvre un vaste programme de réformes structurelles porteur de transformations :
  - Des pays de la région CAC (Arménie, Géorgie) ont connu des améliorations rapides de la gouvernance, en particulier dans la lutte contre la corruption, qui ont tiré la croissance.
  - Le Kazakhstan a utilisé des améliorations de la gouvernance pour protéger l’économie contre certains chocs extérieurs.
  - La Jordanie illustre que des mesures de libéralisation des échanges et de privatisation peuvent favoriser la participation du secteur privé à l’activité.

*FONDS MONÉTAIRE INTERNATIONAL, Octobre 2023.*

### 4. Taux de chômage

### 4. Taux de chômage

### Méthode et champ de l’analyse
- Échantillon composé de 27 pays de la région MOAC. Les données sont annuelles et couvrent la période 2000–21.
- Méthode : projections locales de Jordà (2005) adaptée à la région MOAC.
- Définition des « grandes réformes » : variation annuelle de l’indicateur strictement supérieure à deux écarts-types de la distribution (variations annuelles dans l’ensemble de l’échantillon).
- Ajustements spécifiques : prise en compte des prix du pétrole (en pourcentage de variation) comme variable explicative ; examen de l’impact sur la croissance du PIB non pétrolier et la productivité moyenne du travail dans le secteur non pétrolier pour les pays exportateurs de pétrole.
- Les estimations comportent des incertitudes ; intervalles de confiance à 90 % mentionnés pour les courbes de réaction.

### Principales conclusions empiriques
- Effets des réformes de gouvernance :
  - Cinq ans après mise en œuvre, les réformes de la gouvernance sont associées aux gains de production les plus élevés (environ 6 %).
  - Si les pays de la région MOAC comblaient leur écart avec les PEPD sur le plan de la gouvernance, gain de production moyen à moyen terme d’environ 1,3 %.
    - Sous-région CAC : gain le plus faible, 1 %.
    - PFR et pays fragiles ou touchés par un conflit : gain le plus élevé, 3 %.
  - Les pays du CCG pourraient voir leur production croître d’environ 3 % s’ils comblaient leur écart avec les pays avancés.
  - Améliorer l’efficacité des pouvoirs publics a un fort impact positif à court et à moyen termes ; renforcer l’état de droit peut accroître la production d’environ 6 % au bout de cinq ans.
  - Les effets positifs sur l’emploi et la productivité du travail à moyen terme suggèrent que ces réformes catalysent la croissance potentielle.

- Effets des réformes sur la qualité de la réglementation :
  - Hausse de la production d’environ 4 % au bout de cinq ans.
  - Accélère l’investissement dès l’année même de la mise en œuvre et présente des rendements d’échelle croissants l’année suivante.
  - Productivité du travail : accroissement d’environ 5,5 % cinq ans après application.

- Effets des réformes du secteur extérieur et du marché du crédit :
  - Les réformes du secteur extérieur et du marché du crédit augmentent progressivement l’investissement et la production, entraînant un gain de production d’environ 2,5 % au bout de cinq ans.
  - Ces réformes produisent une nette hausse de la productivité du travail à moyen terme.

- Effets des réformes du marché du travail :
  - Impact sur l’emploi et sur la production long à se matérialiser ; parfois faible à court terme.
  - Effet sur l’emploi dans le scénario de référence non statistiquement significatif (potentiellement en raison de l’importance du secteur informel dans les PEPD).

### Réformes en période de faible croissance
- Définition : année considérée de faible croissance lorsqu’un pays enregistre une croissance inférieure à la médiane durant cette période.
- Comparaison des effets en période de faible croissance vs scénario de référence :
  - Flexibiliser le marché intérieur du crédit en période de faible croissance peut entraîner un gain de croissance substantiel à moyen terme : 1,7 % par rapport au scénario de référence au bout de cinq ans.
  - Améliorer la qualité de la réglementation en période de faible croissance : 1,2 % par rapport au scénario de référence au bout de cinq ans.
  - Les effets sur la production tiennent notamment à l’augmentation de l’investissement et de la productivité du travail :
    - Flexibilisation du marché du crédit génère, au bout de cinq ans, des gains supplémentaires liés à l’investissement et à la productivité du travail de respectivement 11 points de pourcentage et 4 points de pourcentage par rapport au scénario de référence.
  - Exemple historique : Koweït et République islamique d’Iran ont assoupli leur marché du crédit au début des années 2000 ; en 2004–07, la croissance moyenne hors pétrole du Koweït et de la République islamique d’Iran a dépassé 10 % et 6 %, respectivement.
  - Note : Certaines estimations (réforme du marché du crédit en période de faible croissance, effet à court terme) ne sont pas statistiquement significatives.

### Réformes lorsque la marge de manœuvre est limitée
- Définition : marge de manœuvre limitée lorsqu’un pays a un indice de marge de manœuvre inférieur à la médiane des pays cette année-là.
- Résultats :
  - Assouplir le marché du crédit en situation de faible marge de manœuvre augmenterait la production de 8 % au bout de cinq ans, contre un peu moins de 3 % dans le scénario de référence.
  - Les surcroîts de gains tiennent principalement à une forte hausse de l’investissement et de la productivité du travail.
  - Améliorer la qualité de la réglementation peut renforcer la confiance et stimuler l’investissement lorsque la croissance est atone ou que la marge d’action est limitée.

### Enchaîner et articuler les réformes
- Prioriser les réformes dans les domaines où le pays a des lacunes internationales (par ex. gouvernance) produit les gains les plus importants.
  - Exemples cités : Géorgie et Kazakhstan, où la priorité donnée aux réformes gouvernementales et au renforcement de l’état de droit a été essentielle.
  - L’amélioration de la gouvernance accroît la confiance dans les institutions publiques et facilite l’efficacité d’autres réformes.
- Un programme de réformes de « première génération » (gouvernance, qualité de la réglementation, secteur extérieur) a un effet positif sur les gains générés par les réformes ultérieures.
- Réformes de large portée (ensemble de mesures améliorant la gouvernance globale) produisent des impacts plus importants que réformes ponctuelles.

*Source : PERSPECTIVES ÉCONOMIQUES RÉGIONALES : Moyen-Orient et Asie centrale, FONDS MONÉTAIRE INTERNATIONAL • Octobre 2023 (extrait : section 2.2 et figures associées).*

### 1. Gouvernance

### ch2 - 1. Gouvernance

### Effets macroéconomiques des réformes structurelles
- Réformes du marché du crédit mises en œuvre après des réformes de première génération : gain de production estimé avoisinant 2 % (supérieur au chiffre de 1,4 % obtenu dans le scénario de référence), effet positif se maintenant plusieurs années après la réforme.
- Réformes du marché du travail réalisées après des réformes de première génération : effet positif, plus prononcé à court terme.
- Programme de réformes de première génération (gouvernance, secteur extérieur, qualité de la réglementation) :
  - Effet brut supérieur à la somme des effets des réformes exécutées isolément.
  - Programme de première génération pourrait faire augmenter la production d’environ 3 % l’année de sa mise en œuvre, et de plus de 9 % au bout de cinq ans — soit plus de deux fois la somme des gains individuels.

### Preuves empiriques et méthodologie
- Les courbes bleues indiquent la réaction, dans le scénario de référence (moyenne empirique), à une grande réforme historique (variation annuelle de l’indice des réformes structurelles strictement supérieure à deux écarts-types).
- Les zones ombrées matérialisent l’intervalle de confiance à 90 %.
- Courbes jaunes : réaction à une réforme du même type lorsque l’indice des réformes de première génération est élevé (supérieur à la médiane de l’échantillon).
- Traits pleins vs pointillés : réaction statistiquement significative vs non significative au seuil de 90 %.
- L’axe des abscisses représente le temps en années, avec t = 0 la première année de mise en œuvre de la réforme.

### Exemples de pays et résultats observés
- Jordanie (début des années 2000) : part du crédit au secteur privé passée de 72 % en 2000 à 88 % en 2005.
- Arabie saoudite (Vision 2030) :
  - Taux d’activité des femmes : 23 % en 2016, 28 % en 2022, objectif de 30 % pour 2025.
  - Prêts bancaires aux petites et moyennes entreprises multipliés par près de quatre, passant de 2 % à 7,7 % sur la même période.
- Maroc : ensemble de réformes (libéralisation des échanges, modification du cadre de politique monétaire) visant de meilleurs résultats sociaux et économiques.

### Principales recommandations de politique
- Accorder la primauté aux réformes de la gouvernance : effet robuste et très positif sur la croissance économique et autres indicateurs macroéconomiques. Mesures d’importance particulière : efficacité des pouvoirs publics et état de droit.
- Réduire l’intervention de l’État dans les secteurs non essentiels, simplifier les démarches administratives et créer des conditions favorables au développement d’entreprises jeunes et innovantes pour stimuler l’investissement (qualité de la réglementation et marché du crédit).
- Enchaîner et articuler stratégiquement les réformes : les réformes de première génération (gouvernance, libéralisation du secteur extérieur, qualité de la réglementation) produisent des gains considérables, et leurs effets combinés dépassent la somme des effets isolés.
- Prendre en compte les effets sur la répartition et protéger les groupes vulnérables :
  - Coupler libéralisation du secteur extérieur avec politiques actives du marché du travail (formation et reconversion) pour limiter les effets défavorables sur la répartition des revenus.
  - Renforcer les dispositifs de protection sociale pour les groupes vulnérables.
- Mesures complémentaires pour soutenir la croissance et la résilience :
  - Accroître la flexibilité du marché du travail lorsque la conjoncture est favorable, en équilibrant efficience et protection des travailleurs.
  - Participer aux échanges régionaux et internationaux pour accéder à des marchés plus vastes et à de nouvelles technologies.
  - Garantir l’accès de tous les segments de la société au financement pour stimuler l’investissement.
  - Investir dans des réformes axées sur l’égalité des genres (égalité d’accès à l’éducation et à la formation professionnelle, mesures favorisant l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée, congé parental, encouragement de l’entrepreneuriat féminin et accès à des postes de direction).

### Mise en œuvre et facteurs déterminants
- Approche multidimensionnelle recommandée : la nature et la portée des réformes conditionnent l’ampleur de la résistance des parties prenantes.
- Détermination des autorités et qualité de la communication essentielles pour susciter adhésion et confiance.
- Créer des coalitions et un consensus entre parties prenantes pour contourner les résistances politiques ; transparence pour accroître le soutien.
- Associer le grand public via consultations et dispositifs participatifs pour légitimer les réformes.
- Recours possible aux acteurs extérieurs (organisations internationales et pays donateurs) pour assistance technique et soutien financier dans les pays à contrainte de capacité et marge budgétaire limitée.
- Persévérance et engagement en faveur du programme de réformes essentiels au succès.

*Source : ch2 - 1. Gouvernance, PERSPECTIVES ÉCONOMIQUES RÉGIONALES : Moyen-Orient et Asie centrale, Octobre 2023, FONDS MONÉTAIRE INTERNATIONAL*

### 2. Remonter la pente : appliquer des réformes pour favoriser la résilience et la prospérité

### 2. Remonter la pente : appliquer des réformes pour favoriser la résilience et la prospérité

### Réformes structurelles porteuses de transformations — synthèse des exemples (Géorgie, Maroc, Arabie saoudite)
- Objectif commun : accélérer la transformation structurelle par des réformes ciblées sur la gouvernance, l’environnement des entreprises, le capital humain, l’inclusion et la diversification économique.
- Mécanismes récurrents : volonté politique de haut niveau, renforcement de l’application des règles, simplification administrative, réformes fiscales et douanières, réformes du marché du travail et du capital humain, digitalisation des administrations et soutien à l’investissement privé.

### Géorgie : la lutte contre la corruption comme clé du changement structurel
- Contexte et mesures :
  - Politique de tolérance zéro vis-à-vis de la corruption après la Révolution des roses de 2003.
  - Réformes des grandes institutions publiques : appareil judiciaire, administration fiscale, douanes, distribution de l’électricité, enregistrement des droits fonciers et de propriété, enseignement supérieur.
  - Revalorisation des salaires du secteur public et affectation des nouveaux postes à des diplômés ayant réussi des examens de qualification.
  - Mise en place de tests normalisés à l’université pour homogénéiser la procédure d’entrée.
  - Allègement des formalités administratives pour améliorer l’environnement des entreprises.
  - Adoption en 2005 d’un nouveau code fiscal : simplification du système fiscal, baisse des taux d’imposition et suppression de la plupart des avantages fiscaux pour élargir l’assiette.
  - Réforme douanière en 2006 : élimination des 16 tranches de droits de douane, remplacées par un taux nul couvrant 86 percent des importations.
- Effets et enseignements :
  - L’élargissement de l’assiette fiscale, l’amélioration de la discipline fiscale et une application rigoureuse des règles ont compensé la perte de recettes liée à la baisse des taux d’imposition.
  - En cinq ans, la Géorgie est passée des derniers rangs dans les classements internationaux aux 30 premiers centiles pour les indicateurs relatifs à la corruption, à l’efficacité des pouvoirs publics et à la qualité de la réglementation.
  - Succès initiaux ont favorisé l’adhésion de la population et renforcé la confiance dans les institutions publiques.
  - Le maintien des réformes a été prolongé plusieurs années, mais un récent retour en arrière sur une partie des réformes de la gouvernance illustre le rôle déterminant de la fermeté et de la constance de la volonté politique.

### Maroc : les succès des différents programmes de réformes et du Nouveau Modèle de développement
- Objectifs du Nouveau Modèle de développement :
  - Stimuler l’investissement du secteur privé.
  - Augmenter l’accumulation de capital humain.
  - Accroître la participation des femmes à la vie économique.
  - Améliorer le système de protection sociale.
  - Renforcer la gouvernance des institutions publiques.
- Mesures et domaines d’intervention :
  - Réformes du système de santé pour étendre la couverture de l’assurance maladie à l’ensemble des Marocains et procéder à une refonte générale du régime.
  - Réforme du dispositif de protection sociale visant à mieux cibler les aides : réduction progressive des subventions existantes et augmentation du nombre de bénéficiaires des transferts monétaires conditionnels via le nouveau registre social unique.
  - Réforme du système d’enseignement visant à réduire le taux de décrochage scolaire en primaire, améliorer l’acquisition de compétences des élèves de primaire et élargir l’accès aux activités extra scolaires.
  - Mesures de soutien au développement du secteur privé : remaniement des entreprises publiques, introduction d’une nouvelle charte de l’investissement, création du Fonds Mohammed VI pour financer de grands projets d’infrastructure et apporter des fonds propres ou des quasi-fonds propres aux entreprises, et intensification de la concurrence.

### Arabie saoudite : le programme Vision 2030 en bonne voie
- Contexte et progression :
  - Lancement de Vision 2030 en 2016 ; transformation rapide malgré le ralentissement lié à la pandémie de COVID-19.
  - Diversification des secteurs extérieur et réel, augmentation du taux d’activité des femmes et généralisation du numérique.
- Réformes structurelles et résultats observés :
  - Améliorations de l’environnement réglementaire et économique, adoption de lois pour promouvoir l’entrepreneuriat, réduire le coût des activités économiques et rationaliser les droits des PME, contribuant à rehausser l’investissement du secteur privé et la contribution du secteur non pétrolier.
  - Renforcement de la base industrielle non pétrolière par l’attraction d’investissement, la stimulation de la compétitivité, la facilitation des échanges et le soutien aux politiques climatiques dans le cadre de l’Initiative verte saoudienne.
  - Mesures favorisant la compétitivité et le développement d’une infrastructure logistique : augmentation du nombre d’agréments accordés dans des secteurs stratégiques et amélioration du score de l’Arabie saoudite à l’indice de performance logistique de la Banque mondiale.
  - Réformes du marché du travail et du capital humain : progression dans le classement mondial de l’indice de capital humain de la Banque mondiale depuis 2016.
  - Taux d’activité des femmes : en 2022, proche de l’objectif de 30 percent défini dans Vision 2030, grâce aux réformes juridiques et du marché du travail et à l’application d’une budgétisation sensible à la dimension de genre.
  - Emplois très qualifiés : part des Saoudiens occupant un emploi très qualifié passée de 32 percent en 2016 à 42 percent en 2022, dépassant l’objectif à moyen terme fixé à 40 percent pour 2025.
  - Transformation numérique : depuis 2019, la stratégie TIC a permis à l’économie numérique d’atteindre des résultats supérieurs aux principaux objectifs établis à l’horizon 2023 ; progression dans les classements sur l’efficacité des pouvoirs publics et l’indice de développement de l’administration en ligne des Nations Unies.
  - Opérations sans espèces : représentaient 62 percent en 2022, contre 18 percent en 2016, signalant une maturité de la transformation numérique des administrations publiques.
- Résultats macroéconomiques :
  - Croissance hors pétrole : accélération depuis 2021 pour atteindre 5,3 percent en 2022, tirée par une forte demande intérieure.
  - Perspectives : la croissance hors pétrole devrait demeurer vigoureuse et supérieure à 4 percent à moyen terme, soutenue par des politiques macroéconomiques saines et la dynamique de réforme.

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_Source: https://www.imf.org/-/media/files/publications/reo/mcd-cca/2023/october/french/ch2.pdf_
