## weo1018f

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### Indicateurs de l’activité mondiale
- Croissance mondiale : s’est affaiblie au premier semestre de 2018, activité inférieure aux prévisions dans plusieurs grands pays avancés.
- Commerce mondial et production industrielle : ralentissement après forte accélération en 2017; indicateurs PMI et sous‑indices de production industrielle ont fléchi.
- Enquêtes et sous‑indices :
  - Commandes à l’exportation : affaiblissement en Chine, États‑Unis, Japon, zone euro (PMI).
  - Fabrication automobile : pessimisme accru en Allemagne et au Japon.
  - Production industrielle (États‑Unis, Japon, Allemagne) : modération marquée dans les biens d’équipement → diminution des dépenses d’équipement.
  - Allemagne : commandes de biens manufacturés −≈4% mensuel en juin; contribuant à −6½% au T2 sur base trimestrielle annualisée; recul d’environ 1% en juillet.
- Causes probables du ralentissement du commerce : contrecoup de la vigueur fin 2017, diminution des dépenses d’équipement, incertitudes commerciales accrues.

### Prix des produits de base et énergie
- Indice des prix des produits de base (FMI) : +3,3% entre février 2018 et août 2018, principalement dû à l’énergie.
- Sous‑indices (févr.–août 2018) :
  - Energie : +11,1%.
  - Alimentaire : −6,4%.
  - Métaux : −11,7%.
- Pétrole :
  - Plus de 76 dollars le baril en juin 2018 (plus haut depuis novembre 2014); autour de 71 dollars le baril en août 2018.
  - Cours moyen en 2017 : 52,81 dollars le baril.
  - Hypothèses marchés à terme : 2018 = 69,38 dollars; 2019 = 68,76 dollars; ≈60 dollars en 2023.
- Autres produits :
  - Charbon (moyenne australien + sud‑africain) : +9,8% (févr.–août 2018).
  - Minerai de fer : −12,4% (périodes de référence).
  - Aluminium : plus haut depuis sept ans en mai 2018, puis repli >10% en juin‑juillet.
- Facteurs d’évolution : effondrement de la production au Venezuela; interruptions au Canada et en Libye; anticipation de baisse des exportations iraniennes; forte demande de GNL en Chine et Inde; tensions commerciales (impact sur soja).

### Inflation et salaires
- Inflation globale : accélération au cours des six derniers mois (impact énergie).
- Inflation hors alimentation et énergie (exemples) :
  - États‑Unis : >2% depuis mars.
  - Zone euro : ≈1%.
  - Japon : 0,3%.
  - Chine : <2% environ.
  - Inde : ≈6%.
  - Brésil : ≈2½%.
  - Mexique : ≈3½%.
  - Russie : <2% en moyenne jusqu’à mai, légère hausse en juin.
- Salaires réels : croissance restée atone dans la plupart des pays avancés malgré marchés du travail tendus; aux États‑Unis et au Japon, salaires modérés en partie à cause de faible productivité.

### Conditions financières et marchés
- Politique monétaire / taux (points saillants) :
  - Fed : fourchette cible des fonds fédéraux 1,75–2% en juin 2018; signalé deux relèvements supplémentaires en 2018 et trois en 2019.
  - BCE : programme d’achats d’actifs prolongé jusqu’à fin 2018; achats mensuels réduits de 30 milliards € à 15 milliards € en octobre; engagement taux au moins jusqu’à fin été 2019.
  - BoJ : modification du pilotage de la courbe des rendements, objectif ≈0% pour rendement à 10 ans.
  - Banque du Canada : relèvement taux directeur de 25 points de base en juillet.
  - Banque d’Angleterre : relèvement de 25 points de base en août.
- Rendements et spreads (mi‑septembre) :
  - Rendement US 10 ans : ≈3,0%.
  - Rendement Allemagne 10 ans : ≈0,45% (baisse d’environ 25 pb).
  - Rendements britanniques : ≈1,5%.
  - Écarts souverains italiens : ≈250 pb à la mi‑septembre.
  - Écarts de taux entreprises : augmentés légèrement depuis avril (en particulier crédits hors premier rang).
- Marchés actions : indices US légèrement plus élevés; valorisations américaines un peu supérieures aux valeurs modélisées (S&P 500).
- Taux de change et pressions sur pays émergents :
  - Dollar : renforcé d’environ 6½% en valeur effective réelle (févr.–mi‑sept.).
  - Euro, yen, livre : affaiblis face au dollar; valeurs effectives réelles restées plus ou moins inchangées.
  - Argentine : hausse du taux directeur court terme de 2.000 points de base; réserves obligatoires relevées; peso déprécié >40% en valeur effective réelle (févr.–mi‑sept.); écarts souverains >700 pb.
  - Turquie : dépréciation ≈27% (févr.–mi‑sept.); relèvement de 625 pb du taux directeur de référence début septembre; mesures de liquidité et réserves obligatoires.

### Flux de capitaux vers pays émergents
- Flux : dynamique début 2018 puis affaiblissement considérable au T2 2018 et au‑delà.
- Investissements de portefeuille non‑résidents : vigoureux en 2017/début 2018 → devenus négatifs en mai–juin 2018; stabilisation en juillet; sorties reprises en août (lire turque, peso argentin).
- Séries analysées : flux nets dans fonds des pays émergents (milliards $); entrées/sorties (en % du PIB); variation des réserves (en % du PIB).
- Épisodes de volatilité récurrents cités : annonce Fed (retrait mesures non conventionnelles), ventes massives sur bourse chinoise, crise grecque, crise irlandaise, élection présidentielle américaine.

### Incidence des hausses des prix des produits de base
- Pétrole : hausse ≈30 dollars le baril ou 70% depuis juin 2017.
- Révisions de croissance liées au pétrole (PEM avril 2018 vs édition actuelle) :
  - Exportateurs de carburants (hors pays en difficulté) : révision à la hausse ≈0,1 et 0,3 point de % pour 2018 et 2019.
  - Reste du monde (importateurs) : révision à la baisse ≈0,1 à 0,3 point de %.
- Méthodologie : gains/pertes 2018–19 = moyennes simples des gains/pertes annuels pour 2018 et 2019; pays exportateurs en difficulté : Iran, Iraq, Libye, Soudan du Sud, Venezuela, Yémen.

### Investissement, commerce et perspectives de l’expansion mondiale
- Investissement mondial et commerce :
  - Croissance mondiale des importations et investissements ≈5% en 2017 (plus élevé depuis 2010–11).
  - Ralentissement prévu de l’investissement et du commerce en 2018–19 vs 2017.
  - Investissement dans pays émergents et en développement : devrait rester robuste aux environs de 5½% sur les cinq prochaines années; >1/3 de la croissance du PIB de ces pays.
  - Pays avancés : dépenses d’équipement appelées à ralentir sensiblement.
- Risques : hausse des tensions commerciales et incertitudes pouvant peser sur investissement et commerce.

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### Révisions des prévisions (avril 2018 → octobre 2018) et hypothèses de politique
- Révisions générales :
  - Prévision croissance investissement fixe 2018 : baisse ≈0,4 point de % dans les pays avancés vs PEM avril 2018 (notamment pays asiatiques avancés et Royaume‑Uni).
  - Révision baisse des exportations (>1 point de %) et des importations (1,4 point de %).
  - Inde : malgré hausse dépenses d’équipement, prévision croissance investissement 2018–19 inférieure à avril (contraction dans pays en difficulté comme Argentine, Turquie).
- Hypothèses générales :
  - Politique budgétaire : expansionniste dans pays avancés en 2018 (relance US), neutre en 2019; restrictive à partir de 2020 dans pays avancés.
  - Politique monétaire (moyens) :
    - US : taux des fonds fédéraux ≈2,5% fin 2018, ≈3,5% avant fin 2019 (prévision repose sur total de huit relèvements 2018–19); objectif retomberait à 2,9% en 2022.
    - Zone euro : taux directeurs négatifs jusqu’au milieu de 2019; Japon : proches de zéro jusqu’à fin 2019 puis très bas.
- Droits de douane incorporés (hypothèses) :
  - États‑Unis : 10% sur toutes importations d’aluminium (juillet/août); 25% sur acier; 25% sur 50 milliards $ d’importations chinoises; 10% (puis 25%) sur 200 milliards $ supplémentaires; représailles prises en compte; effets négatifs partiellement compensés par relance en Chine.
  - Prévision n’incorpore pas droits supplémentaires menacés mais non mis en œuvre.
- Conditions financières et produits de base :
  - Supposition : conditions financières mondiales se durcissent progressivement mais restent généralement favorables; volatilité faible; indice prix produits de base FMI : +≈18% en 2018 vs moyenne 2017 (≈36% cumulé vs 2016).

### Croissance mondiale et projections (chiffres clés)
- Croissance mondiale projetée :
  - 2018 : 3,7 percent.
  - 2019 : 3,7 percent.
  - 2020 : 3,7 percent.
  - 2022–23 : 3,6 percent.
- Pays avancés :
  - 2018 : 2,4 percent.
  - 2019 : 2,1 percent.
  - 2020 : 1,8 percent.
  - À plus long terme : 1,4 percent.
  - Révision 2018–19 : inférieure de 0,1 point de % vs avril 2018 PEM.
- Pays émergents et en développement :
  - 2018–19 : 4,7 percent (stable).
  - À moyen terme : ≈ un peu moins de 5 percent.
  - Révisions vs avril 2018 PEM : 2018 = −0,2 point de %; 2019 = −0,4 point de %; 2020–23 = −0,2 point de %.

### Scénario simulé : exacerbation tensions commerciales (GIMF)
- Effets simulés (extraits) :
  - PIB mondial : diminution de plus de 0,8 percent en 2020; reste en retrait ≈0,4 percent à long terme vs scénario sans tensions.
  - Pertes spécifiques :
    - États‑Unis : >0,9 percent en 2019.
    - Chine : >1,6 percent en 2019.
    - Partenaires ALENA : inférieur de >1,6 percent en 2020 vs absence de mesures tarifaires.
  - Niveaux d’intensification multipliant coûts ; ajout d’effets sur confiance, investissement et conditions financières amplifie pertes (ex. baisse d’investissement US de 1% suite +1 écart‑type d’incertitude politique).
- Limites : scénarios sous‑estiment probablement retombées si restrictions aux mouvements transfrontaliers de facteurs de production s’ajoutent.

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### Positions extérieures globales (PEG), soldes courants et trajectoires
- Tendances PEG 2017–23 :
  - Hausse position débitrice nette US ≈9 points de % du PIB par rapport à 2017, s’approchant de 50 percent du PIB.
  - Position créditrice nette Japon prévue à 75 percent du PIB.
  - Amélioration position extérieure nette pour groupe de pays débiteurs de la zone euro (Espagne, Italie) >20 points de % collectifs d’ici 2023.
- Soldes courants :
  - Hausse des prix du pétrole → amélioration du solde courant des exportateurs de pétrole d’environ 3 percent de leur PIB en 2018.
  - Croissance vigoureuse aux États‑Unis → hausse modeste du déficit courant américain.
  - À moyen terme : déficit courant américain se stabiliserait après atténuation relance budgétaire; excédents Chine et certains pays européens diminueraient quelque peu.
- Hypothèse de taux de change : stabilité des taux de change effectifs réels aux niveaux observés entre 17 juillet et 14 août 2018.

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### Dette publique et politiques budgétaires (PA G‑20 2017–23)
- Aperçu : dette publique devrait baisser dans la plupart des grands pays avancés (2017–23); augmenter dans certains grands pays émergents et en développement.
- États‑Unis : politique budgétaire expansionniste → augmentation déficit; recommandation accroître ratio recettes/PIB via impôts indirects.
- Royaume‑Uni : objectifs visant déficit corrigé cycle <2% du PIB et baisse dette publique d’ici 2020–21.
- Japon : nécessité d’un plan d’assainissement crédible; éviter durcissement prématuré.
- Zone euro : pays avec espace budgétaire (ex. Allemagne) : financer mesures augmentant potentiel via investissement public; pays avec espace limité : reconstituer marge en période de croissance > potentiel.
- Recommandations structurelles (extraits par pays) : réformes du marché du travail, éducation, assainissement des finances publiques, réforme retraites, incitation à l’investissement.

### Pays émergents et pays en développement — résilience et arbitrages
- Réponses observées face à normalisation US : ajustements taux de change, relèvements taux d’intérêt (Argentine, Indonésie, Mexique, Turquie), mobilisation financements officiels (Argentine), interventions change.
- Recommandations :
  - Resserrement monétaire pour réancrer anticipations si inflation élevée.
  - Monét. accommodante si chômage élevé et inflation proche objectif.
  - Surveiller effets dépréciation sur bilans privés/publics; interventions change limitées; freiner croissance excessive du crédit; assainir bilans bancaires.
- Reconstituer marge budgétaire : recommandations pays spécifiques (Chine, Inde, Indonésie, Brésil, Mexique, Argentine, Russie, Turquie, Afrique du Sud).

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### Énergie, demande et transition énergétique (points saillants)
- Demande d’électricité : a augmenté ≈300% entre 1971 et 2015; >40% de la demande d’énergie primaire et ≈55% hors pétrole.
- Relation énergie–revenu : relation en S ; point d’inflexion autour de 10.000 dollars (de 2011); revenu mondial par habitant en 2015 = 15.000 dollars (de 2011); élasticité‑revenu proche de 1 à ce niveau.
- Efficacité énergétique : amélioration ≈1% par an en moyenne (1971–2015); si gain d’efficacité continu 1%/an → point de saturation de la demande d’énergie ≈64.000 dollars par habitant (2011).
- Bouquet énergétique :
  - Pétrole : part diminue aux niveaux de revenu élevés; semi‑élasticité‑revenu positive aux revenus faibles/moyens, négative aux revenus élevés.
  - Gaz naturel : part globalement indépendante du revenu.
  - Charbon : relation faible avec revenu; être producteur/exportateur majorant la part du charbon.
  - Énergies renouvelables : augmentation nette dans pays à revenu élevé; projections d’accumulation de capacités d’ici 2040 :
    - Scénario prudent : >4.600 gigawatts.
    - Scénario de référence : >8.400 gigawatts (≈4× niveau 2015).
- Encadré 1.DS.1 (énergies renouvelables) :
  - Nouveaux apports au réseau : "1.733 millions de tonnes d’équivalent pétrole dans le réseau électrique".
  - Cet apport représente "50 %" et "117 %" de l’électricité produite avec des combustibles fossiles en "2015".
  - Auteur de l’encadré : Christian Bogmans et Lama Kiyasseh.
  - Sources : OCDE; EIA; Banque mondiale; calculs des services du FMI.

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### Diagnoses additionnelles et priorités politiques transversales
- Incertitude des politiques économiques : indice Baker–Bloom–Davis fortement augmenté depuis début 2018; pays plus exposés commercialement aux États‑Unis ont révisions de croissance 2019–20 plus négatives.
- Risques principaux : exacerbation tensions commerciales; hausse des prix de l’énergie; durcissement soudain des conditions financières; valorisations élevées sur certains marchés d’actions; endettement public et des entreprises élevé.
- Priorités politiques générales :
  - Reconstituer marge budgétaire pendant période d’expansion.
  - Politiques monétaires adaptées au cycle régional (resserrement progressif aux États‑Unis; accommodante pour zone euro et Japon).
  - Réformes structurelles pour accroître productivité et offre de travail (marchés du travail, produits, éducation, santé).
  - Renforcement cadre macroprudentiel, finalisation union bancaire zone euro, assainissement bilans bancaires, gestion du risque non bancaire, cybersécurité.
  - Coopération multilatérale : commerce multilatéral fondé sur règles, coopération fiscale, protection face aux chocs climatiques et migratoires.

*Fonds monétaire international | Octobre 2018 — weo1018f.*

### 4. Pays avancés5. Pays émergents

### 4. Pays avancés5. Pays émergents et pays en développement

### Indicateurs de l’activité mondiale
- La croissance mondiale s’est affaiblie au premier semestre de 2018, l’activité ayant été inférieure aux prévisions dans plusieurs grands pays avancés.
- Le commerce mondial et la production industrielle ont ralenti après une forte accélération en 2017 ; certains indicateurs à haute fréquence ont fléchi (enquêtes PMI, sous‑indices de production industrielle).
- Enquêtes et sous‑indices clés :
  - Les enquêtes menées auprès des directeurs d’achats en Chine, aux États‑Unis, au Japon et dans la zone euro indiquent un affaiblissement de la croissance des commandes à l’exportation.
  - Les indicateurs de confiance des fabricants automobiles en Allemagne et au Japon montrent un pessimisme accru.
  - Les sous‑indices de la production industrielle pour les États‑Unis, le Japon et l’Allemagne signalent une modération plus marquée dans les secteurs producteurs de biens d’équipement, suggérant une diminution des dépenses d’équipement.
  - Les commandes de biens manufacturiers en Allemagne ont diminué d’environ 4 % sur une base mensuelle en juin, contribuant à une diminution de 6½ % au deuxième trimestre sur une base trimestrielle annualisée; recul supplémentaire d’environ 1 % en juillet.
- Explications probables du ralentissement du commerce : contrecoup après la croissance très vigoureuse de fin 2017, diminution des dépenses d’équipement et incertitudes commerciales accrues.

### Prix des produits de base et énergie
- L’indice des prix des produits de base établi par le FMI a progressé de 3,3 % entre février 2018 et août 2018, essentiellement en raison de la hausse des prix de l’énergie.
- Sous‑indices entre février 2018 et août 2018 :
  - Sous‑indice de l’énergie : +11,1 %.
  - Prix de l’alimentation : −6,4 %.
  - Sous‑indice des métaux : −11,7 %.
- Pétrole :
  - Les prix du pétrole ont atteint plus de 76 dollars le baril en juin (niveau le plus élevé depuis novembre 2014), puis sont tombés aux environs de 71 dollars le baril en août après la décision de l’OPEP et de pays non membres d’accroître la production.
- Autres produits de base :
  - L’indice des prix du charbon (moyenne australien + sud‑africain) : +9,8 % entre février 2018 et août 2018.
  - Le prix du minerai de fer a baissé de 12,4 % entre les périodes de référence.
  - Les prix de l’aluminium ont atteint leur plus haut niveau depuis sept ans en mai (après sanctions contre Rusal), avant de reculer de plus de 10 % en juin et en juillet.
- Facteurs d’évolution : effondrement de la production au Venezuela, interruptions au Canada et en Libye, anticipations de baisse des exportations iraniennes, forte demande de GNL en Chine et en Inde, tensions commerciales (impact notable sur le soja).

### Inflation et salaires
- L’inflation globale s’est accélérée au cours des six derniers mois, portée par la hausse des prix de l’énergie.
- Inflation hors alimentation et énergie :
  - Reste modérée dans la plupart des pays avancés ; dépasse 2 % aux États‑Unis depuis mars.
  - Environ 1 % dans la zone euro et 0,3 % au Japon.
  - En Chine, inférieure à 2 % environ.
  - En Inde, montée à environ 6 %.
  - Au Brésil et au Mexique : environ 2½ % et 3½ %, respectivement.
  - En Russie : moins de 2 % en moyenne jusqu’à mai, légère hausse en juin.
- Salaires : la croissance des salaires réels est restée atone dans la plupart des pays avancés malgré des marchés du travail plus tendus et des écarts de production se comblant.
- Observations spécifiques :
  - Aux États‑Unis et au Japon, où les taux de chômage sont très bas, les salaires n’ont augmenté que modérément, en partie en raison d’une faible croissance de la productivité et de capacités excédentaires sur le marché du travail.

### Conditions financières et marchés
- Conditions financières mondiales : légèrement plus restrictives au cours des six derniers mois, avec des divergences importantes entre pays avancés et pays émergents.
- Politique monétaire et taux :
  - La Réserve fédérale américaine a relevé la fourchette cible du taux des fonds fédéraux à 1,75–2 % en juin; elle a signalé deux relèvements supplémentaires en 2018 et trois en 2019.
  - La Banque centrale européenne a prolongé son programme d’achats d’actifs jusqu’à la fin de l’année et réduit ses achats mensuels de 30 milliards d’euros à 15 milliards d’euros en octobre; engagement à maintenir les taux au moins jusqu’à la fin de l’été 2019.
  - La Banque du Japon a modifié son pilotage de la courbe des rendements, avec une fourchette plus large autour d’un objectif inchangé d’environ 0 % pour le rendement à 10 ans.
  - La Banque du Canada a relevé son taux directeur de 25 points de base en juillet; la Banque d’Angleterre a relevé son taux de 25 points de base en août.
- Rendements et spreads :
  - À la mi‑septembre, rendement des bons du Trésor américain à 10 ans : environ 3,0 %.
  - Rendements des obligations allemandes à 10 ans : environ 0,45 % (baisse d’environ 25 points de base).
  - Rendements des obligations britanniques : voisins de 1,5 %.
  - Écarts de taux sur la dette souveraine italienne : avoisinaient 250 points de base à la mi‑septembre.
  - Écarts de taux sur la dette souveraine d’autres pays de la zone euro : restés faibles.
  - Écarts de taux sur la dette des entreprises : augmentés légèrement depuis avril, en particulier pour les crédits hors premier rang.
- Marchés actions et valorisations :
  - Indices boursiers aux États‑Unis légèrement plus élevés; ailleurs globalement stables.
  - Cours des actions américaines apparennent un peu plus élevés que leurs valeurs modélisées selon plusieurs mesures (S&P 500).
- Taux de change et pressions sur pays émergents :
  - Dollar : renforcé d’environ 6½ % en valeur effective réelle entre février et mi‑septembre.
  - Monnaies comme l’euro, le yen et la livre se sont affaiblies vis‑à‑vis du dollar mais leurs valeurs effectives réelles sont restées plus ou moins inchangées.
  - Pays émergents particulièrement touchés :
    - Argentine : relèvement du taux directeur à court terme de 2.000 points de base et plusieurs hausses des réserves obligatoires; malgré cela, le peso s’est déprécié de plus de 40 % en valeur effective réelle entre février et mi‑septembre, les cours des actions ont baissé et les écarts de taux souverains ont dépassé 700 points de base.
    - Turquie : dépréciation de la monnaie de 27 % entre février et mi‑septembre en valeur effective réelle; autorités ont débloqué des liquidités en devises étrangères en réduisant les réserves obligatoires, limité la capacité des banques à octroyer des crédits et opérations à terme croisés; relèvement de 625 points de base du taux directeur de référence début septembre.

_Adapté du chapitre "Perspectives et politiques mondiales", Fonds monétaire international | Octobre 2018._

### 6. Coefficients de capitalisation

### 6. Coefficients de capitalisation

### Marchés monétaires et financiers — pays avancés
- Malgré un durcissement de la politique monétaire aux États-Unis, les conditions financières restent généralement favorables à la croissance dans les pays avancés.
- Depuis plus tôt dans l’année, les rendements des obligations publiques à long terme ont divergé :
  - Une trajectoire plus pentue des taux directeurs attendus a relevé de manière modeste les rendements des obligations américaines à 10 ans.
  - Les rendements des obligations allemandes et britanniques à long terme ont diminué.
- Données et dates clés :
  - Anticipations basées sur contrats à terme mises à jour le 17 septembre 2018.
  - Les données vont jusqu’au 17 septembre 2018.

### Taux d’intérêt, écarts souverains et marchés émergents — observations générales
- Plusieurs banques centrales (Inde, Indonésie, Mexique, Philippines) ont relevé leurs taux directeurs ces derniers mois en réponse à une hausse de l’inflation et, dans certains cas, à des pressions sur la monnaie.
- En Chine, la banque centrale a maintenu son taux directeur tout en abaissant le coefficient des réserves obligatoires des banques en deux étapes (certaines banques en avril, de manière plus générale en juillet) afin de soutenir le crédit.
- Conséquences observées :
  - Les rendements à long terme ont généralement augmenté.
  - Les écarts de taux sur la dette souveraine se sont creusés, du fait d’une réduction des flux obligataires vers les pays émergents.
  - Les marchés distinguent entre pays : les écarts de taux se sont creusés davantage pour les pays avec des besoins de financement extérieur plus élevés.

### Taux de change et performances des monnaies (février–septembre 2018)
- Le dollar américain s’est apprécié en valeur effective réelle d’environ 6,5 % depuis février, en raison du creusement des écarts de taux d’intérêt et de croissance.
- Évolutions des monnaies notables entre février et mi-septembre 2018 :
  - Le réal brésilien a perdu 14 % de sa valeur, en raison du ralentissement de l’activité intérieure et du durcissement des conditions financières extérieures.
  - Le renminbi chinois s’est déprécié d’environ 3,5 %, du fait d’une politique macroéconomique devenue plus accommodante et de tensions commerciales avec les États-Unis.
  - Le rand sud-africain s’est déprécié d’environ 14 %, en raison d’une activité plus faible que prévu et de la lenteur des réformes.
  - Le peso mexicain s’est apprécié de plus de 3½ % depuis février, après une atténuation des craintes liées à une réorientation de la politique économique post‑élection (effets partiellement compensés par les mesures douanières américaines et l’incertitude entourant l’ALENA avant l’accord d’août).
- Données des variations des taux de change effectifs réels : dernières données disponibles datent du 14 septembre 2018.

### Flux de capitaux vers les pays émergents
- Après un début d’année dynamique, les flux de capitaux vers les pays émergents se sont affaiblis considérablement au deuxième trimestre 2018 et au-delà.
- En particulier :
  - Les flux d’investissements de portefeuille de non-résidents, vigoureux en 2017 et au début de 2018, sont devenus négatifs en mai–juin 2018.
  - Ces sorties semblent s’être stabilisées en juillet, parallèlement à la valeur des monnaies, mais les sorties ont repris en août après la dépréciation de la lire turque et du peso argentin.
- Mesures et séries analysées :
  - Flux nets dans les fonds des pays émergents (en milliards de dollars).
  - Entrées et sorties de capitaux (en pourcentage du PIB).
  - Variation des réserves (en pourcentage du PIB).
- Épisodes de volatilité mentionnés : Annonce Fed (retrait des mesures monétaires non conventionnelles), ventes massives sur le marché boursier chinois, crise grecque, crise irlandaise, élection présidentielle américaine.

### Marchés d’actions et crédit dans les pays émergents
- Les indices boursiers des pays émergents et en développement ont globalement baissé, en raison de :
  - La montée des tensions commerciales.
  - Le durcissement des conditions financières extérieures.
  - Dans certains cas (p. ex. Chine), le durcissement de la réglementation nationale a contribué à la baisse des cours des actions.
- Crédit au secteur privé :
  - Le crédit est défini comme les créances des autres institutions de dépôts sur le secteur privé (selon IFS), sauf exceptions (Brésil, Chine) où des sources spécifiques ont été utilisées.
- Indicateurs présentés :
  - Indice des marchés d’actions (base 2007 = 100).
  - Ratio crédit/PIB et croissance réelle du crédit (variation en pourcentage sur un an).

### Incidence des hausses des prix des produits de base
- La plupart des produits de base hors alimentation ont vu leur prix augmenter depuis la mi‑2017.
- Hausse notable du pétrole :
  - Hausse d’environ 30 dollars le baril ou 70 % depuis juin 2017.
  - Cette hausse devrait en partie se dissiper à moyen terme en raison de l’augmentation de la production de gaz de schiste aux États-Unis et de l’offre de l’OPEP+, mais les courbes des contrats à terme sur le pétrole restent notablement plus élevées qu’il y a un an.
- Révisions des perspectives de croissance liées aux prix du pétrole (comparaison PEM avril 2018 vs édition actuelle) :
  - Révision à la hausse d’environ 0,1 et 0,3 point de pourcentage pour 2018 et 2019, respectivement, pour un groupe de pays exportateurs de carburants (hors pays en difficulté).
  - Révision à la baisse d’environ 0,1 à 0,3 point de pourcentage pour le reste du monde, dominé par les pays importateurs de carburants.
- Méthodologie et notes :
  - Les gains (pertes) pour 2018–19 sont des moyennes simples des gains (pertes) annuels pour 2018 et 2019, estimant la variation du revenu disponible résultant des fluctuations des prix des produits de base.
  - Pays exportateurs de carburant en difficulté inclus : Iran, Iraq, Libye, Soudan du Sud, Venezuela, Yémen.

### Investissement, commerce et perspectives de l’expansion mondiale
- L’augmentation de l’investissement dans les pays avancés et la fin de la contraction de l’investissement dans certains grands pays exportateurs de produits de base ont été des éléments clés de l’accélération de la croissance et du commerce mondiaux en 2017.
- Points chiffrés et projections :
  - La croissance mondiale des importations et des investissements, voisine de 5 %, a été la plus élevée depuis le rebond de 2010–11.
  - Ce rythme d’expansion de l’investissement devrait fléchir en 2018 et 2019 par rapport à 2017, avec un ralentissement plus marqué de la croissance du commerce.
  - La croissance de l’investissement dans les pays émergents et en développement devrait rester robuste au cours des cinq prochaines années, aux environs de 5½ %, représentant bien plus d’un tiers de la croissance de leur PIB pendant cette période.
  - Perspectives à moyen terme plus ternes dans les pays avancés : dépenses d’équipement appelées à ralentir sensiblement à mesure que la croissance se rapproche de son taux potentiel plus bas et que la relance budgétaire américaine prend fin.
- Risques à la baisse :
  - Montée des tensions commerciales et incertitude entourant les politiques économiques, pouvant peser sur l’investissement et le commerce mondial.

_Extraits et chiffres tirés du chapitre 1 ("PERSPECTIVES ET POLITIQuES MONDIALES") — données et graphiques mis à jour à la mi-septembre 2018._

### 3. Révisions des prévisions de croissance d’avril 2018 à octobre 2018

### 3. Révisions des prévisions de croissance d’avril 2018 à octobre 2018

### Révisions générales et effets sur l’investissement et le commerce
- La prévision pour la croissance de l’investissement fixe en 2018 a été révisée à la baisse dans les pays avancés d’environ 0,4 point de pourcentage par rapport à l’édition d’avril 2018 des PEM, particulièrement dans les pays asiatiques avancés et au Royaume-Uni.
- Cette correction s’est accompagnée de révisions à la baisse de la croissance des exportations (de plus de 1 point de pourcentage) et en particulier de la croissance des importations (de 1,4 point de pourcentage).
- La prévision pour la croissance de l’investissement et du commerce en 2019 est aussi plus basse.
- Pour les pays émergents et les pays en développement, la croissance du commerce a été légèrement revue à la baisse pour 2018 et davantage pour 2019.
- En Inde, malgré l’augmentation des dépenses d’équipement, la prévision de croissance de l’investissement pour 2018–19 est plus basse qu’en avril, du fait de la contraction de l’investissement dans des pays en difficulté, tels que l’Argentine et la Turquie.
- Le ralentissement de la production industrielle et du commerce mondiaux, la légère baisse des indices des directeurs d’achats dans l’industrie manufacturière et la diminution des commandes à l’exportation sont signalés comme facteurs influant sur les dépenses d’équipement et le commerce, mais leur impact précis reste à préciser.

### Investissement et commerce mondiaux — observations chiffrées et projections
- Le rythme d’expansion de l’investissement mondial devrait ralentir en 2018 et en 2019 par rapport à 2017, et la croissance du commerce devrait se contracter de manière plus notable.
- À moyen terme, la croissance de l’investissement devrait rester robuste dans les pays émergents et les pays en développement, pour représenter bien plus d’un tiers de la croissance de leur PIB.
- Dans les pays avancés, l’investissement devrait s’affaiblir notablement au cours des cinq prochaines années.

### Vents contraires structurels
- L’accélération cyclique de la croissance mondiale débutée au milieu de 2016, amplifiée par la relance budgétaire procyclique aux États-Unis, a temporairement masqué des vents contraires structurels pesant sur la croissance potentielle.
- Parmi les pays avancés, les perspectives ternes de la croissance potentielle tiennent largement à la croissance plus lente de la population active due au vieillissement.
- La montée du pouvoir de marché des entreprises dans les pays avancés est identifiée comme une tendance qui pourrait freiner le dynamisme des entreprises, l’investissement et la productivité.
- Environ 45 pays émergents et pays en développement, qui représentent 10 % du PIB mondial en parité de pouvoir d’achat, devraient connaître une croissance par habitant inférieure à celle des pays avancés sur la période 2018–23.
- Les prix des produits de base, malgré leur hausse récente, devraient rester inférieurs aux niveaux observés avant 2011–13, imposant aux pays exportateurs de produits de base un ajustement à des recettes structurellement plus faibles et la nécessité de diversifier leurs économies.

### Hypothèses générales de politique budgétaire et monétaire
- La prévision de référence des PEM repose sur une politique budgétaire expansionniste dans les pays avancés en 2018, du fait en grande partie de la relance budgétaire aux États-Unis, puis devenue neutre en 2019.
- À compter de 2020, la politique budgétaire devrait être restrictive dans les pays avancés.
- Les politiques monétaires devraient diverger parmi les pays avancés :
  - Aux États-Unis, l’objectif fixé pour le taux des fonds fédéraux devrait passer aux environs de 2,5 % d’ici la fin de 2018 et aux environs de 3,5 % avant la fin de 2019 (la prévision repose sur un total de huit relèvements du taux pendant la période 2018–19).
  - L’objectif devrait tomber à 2,9 % en 2022.
  - Les taux directeurs devraient rester négatifs dans la zone euro jusqu’au milieu de 2019 et proches de zéro au Japon jusqu’à la fin de 2019, puis augmenter progressivement mais rester très bas sur l’ensemble de l’horizon de prévision.
- Pour les pays émergents, la politique monétaire devrait varier en fonction de la position cyclique des différents pays.

### Hypothèses sur les droits de douane et tensions commerciales
- La prévision de référence incorpore l’impact des droits de douane annoncés par les États-Unis :
  - En juillet et en août, un droit de 10 % sur toutes les importations d’aluminium.
  - Un droit de 25 % sur toutes les importations d’acier.
  - Un droit de 25 % sur 50 milliards de dollars d’importations chinoises.
  - À la fin septembre, un droit de douane de 10 % (relevé à 25 % d’ici la fin de l’année) sur 200 milliards d’importations chinoises supplémentaires.
- Des mesures de rétorsion ont été prises par leurs partenaires commerciaux.
- La prévision suppose que les effets négatifs de ces mesures seront compensés en partie par une relance en Chine (et peut-être dans d’autres pays aussi).
- La prévision n’incorpore pas l’impact de droits supplémentaires menacés par les États-Unis mais non encore mis en œuvre, en raison de l’incertitude sur leur ampleur, leur calendrier et les mesures de rétorsion qui s’ensuivraient.

### Conditions financières et prix des produits de base
- La prévision de base suppose que les conditions financières mondiales se durciront progressivement tandis que l’expansion se poursuit en 2018–19, mais qu’elles resteront généralement favorables à la croissance.
- Il est supposé que la volatilité sur les marchés financiers restera faible et que l’augmentation des rendements des obligations souveraines à long terme dans les pays avancés entraînera un rééquilibrage des portefeuilles à l’échelle mondiale.
- L’indice des prix des produits de base établi par le FMI devrait progresser d’environ 18 % en 2018 par rapport à sa moyenne de 2017 (une hausse cumulée d’environ 36 % par rapport à 2016), puis baisser légèrement.

*Fonds monétaire international | Extrait de "3. Révisions des prévisions de croissance d’avril 2018 à octobre 2018" (Octobre 2018).*

### 2019. Les prix du pétrole devraient atteindre en moyenne

### 2019. Les prix du pétrole devraient atteindre en moyenne

### Prix du pétrole et matières premières
- Le cours moyen du pétrole en 2017 était de 52,81 dollars le baril.
- Hypothèses basées sur les marchés à terme : 69,38 dollars le baril pour 2018, et 68,76 dollars le baril pour 2019.
- Projection de l’évolution des prix du pétrole :
  - 2018 : 69,38 dollars le baril.
  - 2019 : 68,76 dollars le baril.
  - Environ 60 dollars le baril en 2023.
- Prix des métaux :
  - Progression d’environ 5,3 percent en 2018.
  - Fléchissement de 3,6 percent en 2019.
- Explication : l’offre mondiale de pétrole devrait augmenter progressivement sur l’horizon de prévision, ce qui ferait baisser les prix du pétrole; les effets des mesures douanières récentes et l’incertitude entourant les politiques commerciales pèsent sur la demande.

### Perspectives de la croissance mondiale
- Croissance mondiale projetée :
  - 2018 : 3,7 percent.
  - 2019 : 3,7 percent.
  - 2020 : 3,7 percent.
  - 2022–23 : 3,6 percent.
- Comparaison avec l’édition d’avril 2018 des PEM : la croissance mondiale pour 2018–19 est inférieure de 0,2 point de pourcentage.
- Pays avancés :
  - 2018 : 2,4 percent.
  - 2019 : 2,1 percent.
  - 2020 : 1,8 percent.
  - À plus long terme : chute à 1,4 percent.
  - Révision pour 2018–19 : inférieure de 0,1 point de pourcentage par rapport à l’édition d’avril 2018 des PEM.
  - États-Unis : prévision de croissance pour 2019 révisée à la baisse de 0,2 point de pourcentage.
- Pays émergents et pays en développement :
  - 2018–19 : 4,7 percent (stable).
  - À moyen terme : montée à un peu moins de 5 percent.
  - Révisions par rapport à l’édition d’avril 2018 des PEM :
    - 2018 : révisée à la baisse de 0,2 point de pourcentage.
    - 2019 : révisée à la baisse de 0,4 point de pourcentage.
    - Période 2020–23 : révisée à la baisse d’environ 0,2 point de pourcentage.
  - Principales causes des révisions à la baisse pour 2018–19 : impact attendu des mesures commerciales sur la Chine et d’autres pays émergents d’Asie, fléchissement notable de l’activité en Iran après la réimposition des sanctions américaines, ralentissement prononcé attendu en Turquie, assombrissement des perspectives pour l’Argentine, le Brésil et le Mexique.
  - Après 2019 : contributions compensatrices — ralentissement en Chine vers un rythme soutenable; accélération en Inde (réformes structurelles et dividende démographique favorable); accélération dans les pays exportateurs de produits de base et dans quelques pays sortant de tensions macroéconomiques en 2018–19.

### Perspectives de l’inflation
- Inflation globale :
  - Pays avancés : 2018 : 2 percent (contre 1,7 percent en 2017).
  - Pays émergents et en développement (hors Venezuela) : 2017 : 4,3 percent; 2018 : 5,0 percent.
- Inflation sous-jacente (hors alimentation et énergie) dans les pays avancés :
  - États-Unis (indice privilégié par la Réserve fédérale) : 2018 : 2,1 percent; 2019 : 2,3 percent (contre 1,6 percent en 2017).
  - Projection : inflation hors alimentation et énergie retombant progressivement à 2 percent par la suite.
  - Zone euro : indice harmonisé hors alimentation et énergie devant augmenter lentement à 2 percent d’ici 2022.
- Dispersion plus grande des taux d’inflation hors alimentation et énergie parmi les pays émergents et en développement, reflétant positions cycliques, ancrage des anticipations inflationnistes et objectifs d’inflation différents.
- Facteur majeur : accélération de l’inflation liée aux hausses récentes des prix des produits de base.

### Perspectives du secteur extérieur
- Soldes des comptes de transactions courantes :
  - Après stabilité en 2017, déficits et excédents devraient globalement augmenter légèrement en 2018 par rapport à 2017.
  - Explications notables pour 2018 :
    - Hausse des prix du pétrole devrait conduire à une amélioration du solde courant des pays exportateurs de pétrole d’environ 3 percent de leur PIB.
    - Croissance vigoureuse aux États-Unis devrait entraîner une hausse modeste du déficit courant américain.
  - Prévisions pour 2019 et au-delà :
    - Baisse progressive des soldes courants des pays exportateurs de pétrole (prix moyens du pétrole attendus en baisse).
    - Nouveau creusement initial du déficit courant américain en raison d’une politique budgétaire expansionniste.
    - À moyen terme : déficit courant américain devrait se stabiliser tandis que s’estompent les effets expansionnistes de la politique budgétaire; excédents de la Chine et, dans une moindre mesure, de pays européens devraient diminuer quelque peu.
  - Impact des mesures commerciales récentes et des mesures de rétorsion : effet limité sur les déséquilibres extérieurs.
- Déséquilibres courants excessifs :
  - En 2017, de nombreux pays présentaient des déséquilibres courants jugés trop élevés par rapport aux paramètres économiques fondamentaux et aux politiques souhaitables.
  - En 2018, les variations prévues des soldes courants devraient contribuer modestement à réduire ces déséquilibres excessifs; projections à moyen terme indiquent une poursuite modeste de cette évolution.
- Positions extérieures globales (PEG) :
  - Variations expliquées par flux financiers nets et réévaluations; hypothèse de stabilité des taux de change effectifs réels.
  - Tendances prévues 2017–23 :
    - Hausse de la position créditrice nette de certains pays européens avancés (excédents courants considérables prévus).
    - Hausse de la position débitrice nette des États-Unis d’environ 9 points de pourcentage par rapport à l’estimation pour 2017, s’approchant de 50 percent du PIB.
    - Position créditrice nette du Japon prévue à 75 percent du PIB.
    - Amélioration de la position extérieure nette d’un groupe de pays débiteurs de la zone euro (Espagne, Italie) de plus de 20 points de pourcentage de leur PIB collectif d’ici 2023.
- Remarque méthodologique :
  - Les prévisions supposent que les taux de change effectifs réels restent aux niveaux observés entre le 17 juillet et le 14 août 2018.
  - Moyenne simple des cours U.K. Brent, Dubaï Fateh et West Texas Intermediate pour le pétrole.

*Fonds monétaire international | Octobre 2018 (extrait de weo1018f)*

### 2. PEG nette, 2017, et variations prévues, 201723

### 2. PEG nette, 2017, et variations prévues, 2017–23

### Positions extérieures globales et tendances récentes
- Graphiques présentent une échelle allant de –40 à 40 (en pourcentage du PIB) pour la période 2005–2023.
- Les positions extérieures globales nettes des pays créditeurs et débiteurs devraient augmenter légèrement à moyen terme.
- Définitions et groupements régionaux utilisés (énumération extraite du texte) :
  - AL = Amérique latine (Argentine, Brésil, Chili, Colombie, Mexique, Pérou, Uruguay)
  - AMO = Afrique et Moyen-Orient (Afrique du Sud, Égypte, Éthiopie, Ghana, Jordanie, Kenya, Liban, Maroc, République démocratique du Congo, Soudan, Tanzanie, Tunisie)
  - Autres PA = autres pays avancés (Australie, Canada, France, Islande, Nouvelle-Zélande, Royaume-Uni)
  - ECO = Europe centrale et orientale (Bélarus, Bulgarie, Croatie, Hongrie, Pologne, République tchèque, Roumanie, Slovaquie, Turquie, Ukraine)
  - PAA = pays avancés d’Asie (Corée, province chinoise de Taiwan, RAS de Hong Kong, Singapour)
  - PEA = pays émergents d’Asie (Inde, Indonésie, Pakistan, Philippines, Thaïlande, Viet Nam)
  - PEC = pays européens créditeurs (Allemagne, Autriche, Belgique, Danemark, Finlande, Luxembourg, Norvège, Pays-Bas, Suède, Suisse)
  - PED = pays européens débiteurs (Chypre, Espagne, Grèce, Irlande, Italie, Portugal, Slovénie)
  - PEP = pays exportateurs de pétrole (Arabie saoudite, Algérie, Azerbaïdjan, Émirats arabes unis, Iran, Kazakhstan, Koweït, Nigéria, Oman, Qatar, Russie, Venezuela)
- Source des estimations mentionnée : estimations des services du FMI.

### Croissance : contributions intérieure et extérieure (Graphique 1.17)
- Observation centrale : la croissance de la demande intérieure a été plus rapide dans les pays créditeurs que dans les pays débiteurs en 2017 et en 2018.
- Pour 2017 :
  - Contribution extérieure nette à la croissance positive pour les pays créditeurs, portée notamment par la Chine, les pays créditeurs européens et le Japon.
- Pour 2018 :
  - Contribution extérieure nette légèrement négative pour les pays créditeurs : contributions positives des pays créditeurs européens, du Japon et d’autres pays asiatiques avancés compensées par contributions négatives de la Chine et des pays exportateurs de pétrole.
  - Parmi les pays débiteurs, contribution extérieure nette positive pour les débiteurs d’Amérique latine et demeurant négative pour les États-Unis en raison de leur politique budgétaire expansionniste.
- Groupes explicitement listés dans les graphiques de croissance créditeurs/débiteurs (extraits) : Créditeurs européens, Chine, Japon, PAA, Exportateurs de pétrole, États-Unis, Débiteurs européens, APA, Amérique latine, PEA, ECO, Tous les créditeurs, Tous les débiteurs.
- Source des calculs : calculs des services du FMI.

### Implications des déséquilibres extérieurs
- Les déséquilibres extérieurs excessifs dans les grandes économies et des actions susceptibles de les aggraver constituent des risques pour la stabilité mondiale.
- Effets observés et attendus :
  - Le relâchement de la politique budgétaire aux États-Unis conduit à un durcissement des conditions monétaires, à un affermissement du dollar et à une augmentation du déficit courant américain.
  - Ces tendances peuvent aggraver les tensions commerciales et accélérer le durcissement des conditions financières mondiales, avec des implications négatives pour les pays émergents, surtout ceux dont la position extérieure est fragile.
  - À moyen terme, une hausse des positions débitrices dans de grandes économies pourrait freiner la croissance mondiale et provoquer des ajustements prononcés et perturbateurs des taux de change et des prix des actifs.
- Recommandation sommaire de politique (extraits) :
  - Les États-Unis, dont l’économie opère déjà au-delà du plein-emploi, devraient mettre en œuvre un plan à moyen terme visant à inverser la hausse du ratio de la dette publique et l’accompagner de mesures budgétaires destinées à accroître progressivement les capacités intérieures.
  - Un recours accru à la croissance de la demande dans certains pays créditeurs disposant d’espace — comme l’Allemagne — faciliterait le rééquilibrage national et mondial tout en maintenant la croissance mondiale à moyen terme.

### Aléas et risques à court et moyen terme
- Facteurs susceptibles de revoir à la baisse la prévision de croissance mondiale à court terme :
  - Durcissement des conditions financières dans certaines régions.
  - Augmentation des coûts des échanges.
  - Lenteur de mise en œuvre des réformes recommandées.
  - Essoufflement de la dynamique de croissance (résultats plus mauvais que prévu dans plusieurs grands pays, érosion de la croissance de la production industrielle, léger repli de certains indicateurs à haute fréquence).
- Risques réalisés ou accrus depuis avril 2018 : relèvement des obstacles au commerce, retournement des flux de capitaux vers des pays émergents aux fondamentaux plus fragiles.
- Effets potentiels en chaîne : incertitude sur les politiques publiques, contraction des investissements, vulnérabilités financières révélées (dette publique et dette des entreprises proches de niveaux record dans de nombreux pays).

### Tensions commerciales et scénario simulé
- Constat : multiplication des mesures commerciales depuis janvier; droits de douane imposés par les États-Unis et mesures de rétorsion par leurs partenaires.
- Simulation (extrait) d’un scénario d’exacerbation des tensions commerciales :
  - D’après des simulations à l’aide d’un modèle :
    - Le PIB mondial diminuerait de plus de 0,8 percent en 2020.
    - Le PIB mondial resterait en retrait d’environ 0,4 percent à long terme par rapport à un scénario de référence sans tensions commerciales.
    - Pertes de PIB particulières :
      - Plus de 0,9 percent aux États-Unis en 2019.
      - Supérieures de 1,6 percent en Chine en 2019.
      - Inférieur de plus de 1,6 percent dans les pays partenaires commerciaux de l’ALENA en 2020 par rapport à l’absence de mesures tarifaires.
- Limite des scénarios : ces exemples sous-estiment probablement les retombées négatives si les politiques commerciales s’accompagnent de restrictions accrues aux mouvements transfrontaliers des facteurs de production.
- Effets additionnels possibles : perturbation des chaînes d’approvisionnement mondiales, ralentissement de la diffusion des nouvelles technologies, réduction de la productivité mondiale et du bien-être, hausse des prix des biens échangeables pénalisant disproportionnellement les foyers de condition modeste.

### Incertitude politique et effets sur la confiance
- Élections récentes et à venir augmentent la probabilité d’une réorganisation des priorités publiques, accroissant l’incertitude et pouvant décourager l’investissement privé.
- Exemples cités :
  - Italie : difficulté à former un gouvernement, risque d’annulation de réformes ou de mise en œuvre de politiques nuisant à la viabilité de la dette, provoquant un élargissement des écarts de rendement.
  - Turquie : craintes sur la crédibilité du programme d’action, fondamentaux sous-jacents, tensions politiques avec les États-Unis, forte dépréciation de la lire turque et élargissement des écarts de rendement en août.
  - Chine : politique macroéconomique plus accommodante récente augmente les difficultés de concilier croissance et stabilité.

### Tensions financières et vulnérabilités
- Après des années d’environnement financier accommodant, le monde reste exposé à un durcissement soudain des conditions financières.
- Signes de vulnérabilité :
  - Valorisation des actions tendues sur certains marchés.
  - Recherche de rendement poussant les investisseurs vers des actifs plus risqués.
  - Augmentation de la part des sociétés à faible note de crédit dans les indices obligataires des pays avancés.
  - Dette publique et dette des entreprises nettement plus élevées qu’avant la crise financière mondiale.
  - Dans certains pays émergents : accroissement des passifs conditionnels et asymétries de bilan.
- Mécanismes de contagion potentiels :
  - Surprise d’inflation aux États-Unis entraînant une révision des anticipations de relèvement des taux d’intérêt.
  - Diminution brutale de l’appétit pour le risque provoquant des ajustements de portefeuille déstabilisants, accélération du retournement des flux de capitaux des pays émergents, appréciation du dollar et pressions sur les pays à fort endettement ou à régimes de change fixes.
  - Exemple : hausse des rendements des obligations souveraines italiennes depuis mai.
- Risques réglementaires et opérationnels :
  - Mesures réglementaires ou manque de coordination (ex. en Chine) pouvant provoquer des réévaluations désordonnées des actifs financiers et des risques de refinancement.
  - Atteintes à la cybersécurité et cyberattaques contre des infrastructures financières comme source supplémentaire de risque pour les paiements internationaux et la circulation mondiale.

### Indicateurs d’incertitude et résultats des révisions
- Graphique 1.18 met en relation l’incertitude entourant les politiques économiques mondiales (PPA), l’incertitude sur la politique commerciale américaine et les révisions de la prévision de croissance pour 2019 et 2020 entre avril 2018 et octobre 2018.
- Régressions reportées (extraits du graphique) :
  - y = –0,010x + 0,028, R^2 = 0,011
  - y = –0,007x + 0,028, R^2 = 0,018
- Observations : les révisions de la prévision de croissance pour 2019 et 2020 sont un peu plus négatives pour les pays qui commercent énormément avec les États-Unis, suggérant un canal de transmission de l’orientation incertaine de la politique commerciale américaine.

*Source : Fonds monétaire international, PERSPECTIVES DE L’ÉCONOMIE MONDIALE : OBSTACLES À UNE CROISSANCE STABLE, Octobre 2018 (extraits fournis).*

### 2. Révision des prévisions de croissance

### 2. Révision des prévisions de croissance

### Incertitude entourant les politiques économiques
- L’indice mondial d’incertitude entourant les politiques économiques de Baker–Bloom–Davis est une moyenne pondérée par le PIB des indices d’incertitude de 20 pays : Allemagne, Australie, Brésil, Canada, Chili, Chine, Corée, Espagne, États-Unis, France, Grèce, Inde, Irlande, Italie, Japon, Mexique, Pays-Bas, Royaume-Uni, Russie et Suède.
- Moyenne de l’indice mondial d’incertitude entourant les politiques économiques de 1997 à 2015 = 100 ; moyenne de l’indice d’incertitude entourant la politique commerciale américaine de 1985 à 2010 = 100.
- L’incertitude entourant les politiques économiques menées à l’échelle mondiale a considérablement augmenté depuis le début de l’année.
- Les révisions des prévisions de croissance pour 2019 et 2020 sont légèrement plus négatives pour les pays qui sont davantage exposés aux États-Unis sur le plan commercial.

### Principaux facteurs pesant sur les perspectives
- L’exacerbation attendue des tensions commerciales mondiales est identifiée comme principale cause de détérioration du profil de risque, susceptible de peser sur l’investissement et la croissance.
- Une probabilité plus grande de hausse des prix de l’énergie accentue les risques pour la croissance.
- Les cours des actions américaines montrent un profil de risque détérioré qui incorpore déjà, au moins en partie, ces éléments.

### Analyse du graphique en éventail (incertitude des prévisions)
- Le graphique en éventail indique l’incertitude entourant la prévision centrale des PEM d’octobre 2018 avec des intervalles de confiance de 50 %, 70 % et 90 %.
- Les intervalles de confiance de 90 % pour les prévisions de l’année en cours et à un an par rapport aux PEM d’octobre 2017 sont indiqués.
- Les bâtons indiquent le coefficient d’asymétrie exprimé en unités des variables sous-jacentes. Pour l’inflation et le marché pétrolier, les valeurs ont le signe opposé, puisqu’il s’agit de risques de révision à la baisse de la croissance.
- Indicateurs utilisés :
  - PIB : dispersion moyenne pondérée par les parités de pouvoir d’achat des prévisions de croissance du PIB pour les pays du G-7 (Allemagne, Canada, États-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni), le Brésil, la Chine, l’Inde et le Mexique.
  - VIX : indice de volatilité implicite du S&P 500 du marché des options de Chicago.
  - Écart de taux : dispersion moyenne des écarts entre taux longs et courts implicites dans les prévisions des taux d’intérêt pour l’Allemagne, les États-Unis, le Japon et le Royaume-Uni.
  - Pétrole : indice de volatilité du pétrole brut du marché des options de Chicago.
- Sources citées pour cette analyse : Bloomberg Finance L.P. ; marché des options de Chicago (CBOE) ; Consensus Economics ; Haver Analytics ; estimations des services du FMI.

### Autres facteurs de risque et canaux de transmission
- Risques géopolitiques et conflits intérieurs (notamment au Moyen-Orient et en Afrique subsaharienne) pèsent sur les perspectives de plusieurs pays et peuvent aggraver les flux migratoires vers l’Europe.
- La croissance rapide et durable des crypto-actifs pourrait être à l’origine de nouveaux facteurs de vulnérabilité dans le système financier international.
- De nombreux pays restent exposés aux conséquences économiques et humanitaires des phénomènes météorologiques extrêmes et autres catastrophes naturelles, avec des retombées internationales via les flux migratoires.

### Priorités de politique publique
- Les politiques nationales et multilatérales doivent pérenniser l’expansion mondiale, renforcer la résilience et remédier aux difficultés de longue date pour soutenir une croissance solide et inclusive.
- Profiter de la période de croissance durable pour reconstituer la marge de manœuvre budgétaire et renforcer le potentiel de croissance à moyen terme.

### Politique monétaire : orientations par région
- Pays avancés : l’orientation doit être adaptée à l’arrivée à maturité de la position conjoncturelle.
- États-Unis :
  - La politique monétaire devrait faire l’objet d’un resserrement progressif à mesure que des tensions inflationnistes apparaissent sur fond de croissance solide et de chômage historiquement bas.
  - La relance budgétaire massive et procyclique exerce une pression supplémentaire sur la Réserve fédérale pour qu’elle relève les taux directeurs.
  - L’attachement de la Réserve fédérale à une politique formulée en fonction des données et à une communication transparente sera déterminant pour garantir un ajustement sans heurts.
- Royaume-Uni : un modeste durcissement de la politique monétaire peut se justifier, mais la politique devrait rester flexible en période d’incertitude accrue liée au Brexit.
- Zone euro et Japon :
  - Des politiques monétaires accommodantes restent pertinentes.
  - Dans la zone euro, les écarts de production positifs et le resserrement des marchés du travail devraient faire remonter l’inflation à terme, mais la hausse devrait être lente à l’horizon des prévisions.
  - Au Japon, où l’inflation ne devrait pas atteindre l’objectif au cours des cinq prochaines années, la poursuite d’une politique monétaire accommodante est indispensable. La Banque du Japon a renforcé son engagement en donnant des indications prospectives et en accentuant la souplesse des opérations sur le marché.

### Politique budgétaire : recommandations générales et cas des États-Unis
- Reconstituer une marge de manœuvre budgétaire et se préparer à la prochaine phase de repli de l’activité.
- Éviter et revenir sur la relance budgétaire procyclique (aux États-Unis par exemple).
- Les pays disposant d’un espace budgétaire et d’excédents extérieurs excessifs devraient prendre de nouvelles mesures pour améliorer le potentiel de croissance nationale et remédier aux déséquilibres mondiaux (par exemple l’Allemagne).
- Lorsque le rééquilibrage budgétaire est souhaitable, le rythme du durcissement devrait dépendre de la conjoncture pour éviter de freiner brutalement la demande.
- Redéfinir la composition des dépenses et recettes pour renforcer l’inclusion et protéger les personnes vulnérables ; privilégier les dépenses favorables à la croissance : infrastructures matérielles et numériques, actions pour accroître le taux d’activité et développer les compétences de la main-d’œuvre.
- Aux États-Unis, la réforme du code des impôts et l’augmentation des dépenses creuseront le déficit budgétaire, qui devait déjà se dégrader à long terme en raison des dépenses liées au vieillissement.

*Source : weo1018f - 2. Révision des prévisions de croissance (PEM, octobre 2018).*

### 1. PA G-20 : variation prévue de la dette publique (201723)

### 1. PA G-20 : variation prévue de la dette publique (2017–23)

### Aperçu principal
- La dette publique devrait baisser dans la plupart des grands pays avancés sur la période 2017–23, alors qu’elle devrait augmenter dans certains des plus grands pays émergents et pays en développement.
- Il n’existe pas de relation manifeste entre la variation prévue des ratios d’endettement et le niveau de dette observé en 2017.
- Source des estimations : calculs des services du FMI.

### Pays avancés — constats et orientations budgétaires
- États-Unis :
  - Une politique budgétaire expansionniste augmenterait le déficit, réduireait les ressources pour les réformes de l’offre et accentuerait les déséquilibres mondiaux.
  - Risques : inflation non anticipée, relèvement des taux d’intérêt plus rapide, durcissement des conditions financières mondiales et appréciation du dollar.
  - Recommandation : accroître le ratio recettes/PIB en misant davantage sur les impôts indirects.
- Royaume-Uni :
  - Objectifs budgétaires visant à ramener le déficit corrigé des variations cycliques en dessous de 2 % du PIB et à amorcer une baisse de la dette publique d’ici à 2020–21.
  - Ces objectifs constituent un ancrage à moyen terme avec une certaine souplesse à court terme.
- Japon :
  - Nécessité d’un plan d’assainissement crédible à moyen terme ancré notamment sur des hausses progressives du taux de l’impôt sur la consommation au-delà de l’augmentation de 2 points de pourcentage envisagée pour octobre 2019.
  - À court terme, éviter un durcissement prématuré de la politique budgétaire.
- Zone euro :
  - Pays à espace budgétaire limité (France, Italie, Espagne) : profiter de la croissance supérieure au potentiel et de la politique monétaire accommodante pour reconstituer la marge de manœuvre budgétaire.
  - Pays avec espace budgétaire (par ex. Allemagne) : financer des mesures augmentant le potentiel de production et facilitant le rééquilibrage extérieur, notamment via l’investissement public dans le capital physique et humain.

### Politiques structurelles pour stimuler la croissance potentielle
- Défis communs : faible productivité et vieillissement de la population active pèsent sur la croissance potentielle.
- Réformes recommandées :
  - Réformes des marchés de produits et du travail pour améliorer la productivité, l’offre de travail et le potentiel de croissance.
  - Renforcement de l’éducation et de la santé pour lutter contre la pauvreté et les inégalités et préparer les travailleurs aux technologies économes en main-d’œuvre.
- Priorités par pays (extraits) :
  - France : accroître la flexibilité du marché du travail, aligner compétences et besoins des entreprises, alléger la charge administrative des entreprises.
  - Allemagne : accroître l’offre de travail, l’investissement et l’esprit d’entreprise ; financer par l’espace budgétaire disponible.
  - Italie : préserver les réformes passées (retraites, marché du travail) et décentraliser les négociations salariales.
  - Espagne : relancer le programme de réformes pour l’emploi et réduire le cloisonnement du marché du travail.
  - Japon : réforme du marché du travail pour réduire la dualité (« un salaire égal pour un travail égal »), relever le taux d’activité des femmes et des travailleurs âgés.
  - États-Unis : réduction d’impôt sur le revenu d’activités professionnelles plus généreuse et revalorisation du salaire minimum fédéral ; réformes éducatives axées sur apprentissage et enseignement professionnel.
  - Royaume-Uni : assouplissement des contraintes d’urbanisme, amélioration des infrastructures de transport, développement du capital humain pour les moins qualifiés.

### Politiques du secteur financier
- Objectifs :
  - Consolider les systèmes financiers et éviter de revenir sur les réformes post-crise.
  - Développer et mettre en place des outils macroprudentiels ; reconstituer la marge de manœuvre macroprudentielle (volants de capitaux).
- Zones spécifiques :
  - Zone euro : finalisation de l’union bancaire, assainissement des bilans bancaires, amélioration du rapport coût–efficacité et de la rentabilité.
  - Japon : diversifier les sources de revenus des banques (commissions), assainissement.
  - États-Unis : surveiller l’endettement croissant, le relâchement des normes de souscription, la montée des produits gérés passivement et les risques numériques.
  - Chine : poursuivre le désendettement, renforcer la réglementation et la surveillance, meilleure comptabilisation des actifs compromis.
  - Inde : relancer le crédit bancaire en accélérant l’assainissement des bilans et en améliorant la gouvernance des banques publiques.
  - Russie, Turquie, Brésil, Mexique, Afrique du Sud, Arabie saoudite, Égypte : mesures variées pour renforcer résilience et inclusion financière selon les fragilités nationales.

### Pays émergents — gérer les arbitrages et renforcer la résilience
- Contexte : normalisation de la politique monétaire aux États-Unis, raffermissement du dollar, tensions commerciales — accroissement de la volatilité.
- Réponses observées : ajustements du taux de change, relèvements des taux d’intérêt (Argentine, Indonésie, Mexique, Turquie), mobilisation de financements officiels (Argentine), interventions sur le marché des changes (Argentine, Brésil).
- Recommandations macroéconomiques :
  - Resserrement monétaire pour réancrer les anticipations quand l’inflation reste élevée (Argentine) ou progresse après forte dépréciation (Turquie).
  - Politique monétaire accommodante lorsque le chômage est élevé et l’inflation proche de l’objectif (Brésil).
  - Surveiller étroitement effets de la dépréciation sur les bilans privés et publics.
  - Interventions de change limitées à la correction du désordre des marchés tout en protégeant les réserves (exemples : Afrique du Sud, Argentine, Brésil, Inde, Indonésie, Mexique, Turquie).
  - Freiner la croissance excessive du crédit, assainir bilans bancaires et réduire déséquilibres d’échéances et de monnaies.

### Reconstituer la marge de manœuvre budgétaire dans les pays émergents
- Tendances :
  - La dette publique s’est accrue au cours des dix dernières années dans les pays émergents et devrait continuer à augmenter dans bon nombre des principaux pays ces cinq prochaines années.
- Recommandations spécifiques :
  - Chine : assainissement progressif des finances publiques ; politique budgétaire qui facilite le rééquilibrage entre investissement et consommation ; éviter une relance par les infrastructures.
  - Inde : alléger la dette pour démontrer la crédibilité ; réduire les aides non ciblées ; mettre en place la taxe sur les biens et services.
  - Indonésie : réduire les aides non ciblées ; stratégie à moyen terme pour accroître le coefficient fiscal.
  - Brésil : réforme des retraites indispensable ; réduire la masse salariale publique ; harmoniser les régimes fiscaux des États ; protéger les programmes sociaux efficaces.
  - Mexique : objectif budgétaire plus ambitieux à moyen terme pour reconstituer l’espace budgétaire.
  - Argentine : rééquilibrage budgétaire prononcé et immédiat pour placer la dette publique sur une trajectoire clairement baissière.
  - Russie : poursuivre le rééquilibrage budgétaire conforme à la règle budgétaire ; envisager relève du taux principal de la TVA, renforcement du civisme fiscal et réforme paramétrique des retraites.
  - Turquie : assainissement budgétaire et quasi budgétaire dans le cadre du programme d’action ; réduire progressivement les garanties de prêt publiques.
  - Afrique du Sud : rééquilibrage budgétaire progressif en privilégiant l’épargne salariale et l’efficience des dépenses courantes.

### Réformes structurelles pour améliorer le potentiel de croissance (exemples)
- Chine : renforcer la réglementation financière, durcir la politique macroprudentielle, accentuer la progressivité de l’impôt sur le revenu des personnes physiques, augmenter les dépenses de santé, d’éducation et de transferts sociaux, réformer les entreprises publiques et libéraliser les marchés de services.
- Inde : poursuivre le renforcement du code de l’insolvabilité et de la faillite, libéraliser les investissements étrangers, réformer marchés du travail et du foncier.
- Indonésie : développer les infrastructures, simplifier les réglementations, améliorer l’enseignement, assouplir la réglementation du marché du travail.
- Brésil : améliorer l’intermédiation financière, investir dans les infrastructures, lutter contre le blanchiment des capitaux et la corruption.
- Argentine : renforcer la protection sociale pour partager les fruits d’une croissance durable.
- Russie : améliorer les droits de propriété et la gouvernance, réformer les marchés du travail, investir dans l’innovation et les infrastructures.
- Turquie : accroître la flexibilité du marché du travail et améliorer le climat des affaires.
- Afrique du Sud : améliorer la gouvernance, l’efficience des entreprises publiques, la flexibilité du marché du travail et l’enseignement de base.

### Pays en développement à faible revenu — priorités
- Malgré une légère progression de la croissance en 2017–18, nombreux risques subsistent : durcissement des conditions financières mondiales, tensions commerciales, risques non économiques (hausse des températures, catastrophes naturelles, conflits).
- Dette publique :
  - Pour les pays exportateurs de pétrole en Afrique subsaharienne, la dette publique libellée en monnaie étrangère s’est accrue de pas moins de 80 % entre 2010–13 et 2017.
  - Pour les pays pauvres en ressources naturelles, l’augmentation a atteint environ 18 % au cours de la même période.
- Recommandations :
  - Renforcer les finances publiques pour réduire la vulnérabilité de la dette.
  - Profiter de la reprise pour mettre en œuvre des réformes qui renforcent la résilience, améliorent le potentiel de croissance et l’inclusion, et avancent vers les objectifs de développement durable.
  - Pays exportateurs de combustibles : éviter de laisser la hausse des cours du pétrole retarder les réformes.

*Source : calculs des services du FMI.*

### 2013. L’augmentation des recettes non pétrolières et la

### 2013. L’augmentation des recettes non pétrolières et la poursuite de l’assainissement des finances publiques demeurent des objectifs primordiaux pour les pays exportateurs de pétrole

### Rééquilibrage budgétaire et finances publiques
- Objectifs prioritaires : augmenter les recettes non pétrolières et poursuivre l’assainissement des finances publiques.
- Recommandations de politique :
  - Privilégier un rééquilibrage budgétaire propice à la croissance.
  - S’orienter vers des dépenses productives et sociales.
  - Mobiliser des recettes intérieures concentrées en début de période, par exemple en élargissant l’assiette de l’impôt et en renforçant la gestion des recettes.
  - Accroître la résilience financière via :
    - Un contrôle bancaire en amont.
    - Garantir des provisions suffisantes pour les pertes des banques.
    - Améliorer les dispositifs de résolution pour éviter des plans de sauvetage publics onéreux.

### Développer des économies plus solides et diversifiées
- Constat :
  - Compte tenu des politiques actuelles, la croissance du revenu par habitant dans de nombreux pays à faible revenu devrait rester faible et inférieure aux moyennes antérieures.
  - De nombreux pays à faible revenu rencontrent des difficultés face à un accroissement rapide de la population en âge de travailler.
- Faits chiffrés :
  - D’ici 2035, il est estimé que la population en âge de travailler (15–64 ans) dans les pays à faible revenu sera plus importante que celle de l’ensemble du reste du monde.
- Recommandations de politique :
  - Créer suffisamment d’emplois pour absorber les nouveaux arrivants.
  - Diversifier l’économie vers des activités à forte intensité de main-d’œuvre en dehors de l’agriculture.
  - Mettre fin à une dépendance excessive à l’égard des produits de base pour les pays exportateurs riches en ressources naturelles.
  - Développer le secteur privé en consolidant les droits des investisseurs et l’État de droit, réduire le coût de l’exercice d’une activité, renforcer les infrastructures et l’ouverture au commerce.
  - Améliorer les niveaux d’instruction pour doter les travailleurs des compétences nécessaires.
  - Renforcer la résilience macroéconomique, notamment face au changement climatique, en créant une plus grande marge de manœuvre, des cadres de politique macroéconomique solides et des politiques facilitant la mobilité du travail et du capital.
  - Investir dans des stratégies d’adaptation au changement climatique : infrastructures climato-intelligentes, adoption de technologies et de réglementations adaptées, dispositifs de protection sociale bien ciblés.

### Stimuler une croissance inclusive
- Constat :
  - Les inégalités ont reculé depuis 2000 dans l’ensemble de l’Afrique subsaharienne, de l’Asie et de l’Amérique latine, mais les pays à faible revenu continuent d’enregistrer de profondes inégalités.
- Mesures recommandées :
  - Assurer la stabilité macroéconomique pour améliorer la viabilité de la croissance.
  - Investir dans des infrastructures matérielles, surtout dans les régions pauvres.
  - Créer un environnement propice à la concurrence et au commerce (réformes des marchés de produits garantissant une égalité de traitement).
  - Faciliter l’accès aux services financiers des ménages à faible revenu et des PME, notamment via les évolutions de la technologie financière.
  - Investir dans une éducation accessible et de qualité, y compris pour la petite enfance, et dans des soins de santé diversifiés.

### Politiques multilatérales : domaines prioritaires
- Commerce :
  - L’ouverture au commerce multilatéral fondé sur des règles a permis la diffusion de l’innovation et l’augmentation de la productivité.
  - Recommandations : réduire les coûts des échanges, régler les différends sans relever les obstacles tarifaires et non tarifaires, faciliter l’adaptation des personnes déplacées par le commerce et les technologies.
  - Renforcer les règles et engagements de l’OMC, notamment pour les services et le commerce électronique.
  - Notation d’événements encouragants : signature de l’accord sur la zone de libre-échange continentale africaine ; nouvel accord de partenariat économique entre l’UE et le Japon ; mesures visant à relancer les négociations sur l’accord global d’investissement UE–Chine.
- Stabilité financière dans le monde :
  - Priorités : achever la mise en œuvre du programme de réformes (par exemple la mise en place intégrale du ratio de levier et du ratio structurel de liquidité à long terme), élaborer des dispositifs de résolution efficaces, accentuer la surveillance pour les institutions financières importantes à l’échelle mondiale (notamment transfrontalière).
  - Renforcer les outils et la capacité des entités macroprudentielles.
  - Réduire le risque systémique découlant des institutions financières non bancaires via une vigilance permanente quant au périmètre de la réglementation et combler le déficit de données.
  - Coopération internationale requise pour nouveaux risques : importance systémique croissante des contreparties centrales, cybersécurité, lutte contre le blanchiment international de capitaux et le financement du terrorisme.
  - Préserver les relations de correspondant bancaire pour permettre aux pays à faible revenu l’accès à des paiements internationaux cruciaux ; remédier aux insuffisances en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme si nécessaire.
  - Nécessité d’un dispositif mondial de protection suffisamment financé pour un accès rapide et prévisible au financement international.
- Migrations :
  - L’immigration peut réduire les effets du vieillissement et contribuer à la productivité; elle peut cependant susciter des réactions politiques.
  - Pour les pays d’origine, l’émigration peut peser sur la croissance à long terme malgré les envois de fonds et les réseaux des diasporas.
  - Recommandation : coopération entre pays d’origine et pays d’accueil pour faciliter l’intégration rapide des migrants et appuyer les flux d’envois de fonds.
  - Collaboration internationale nécessaire pour améliorer la sécurité internationale, appuyer les efforts des pays à faible revenu pour atteindre les objectifs de développement durable, et résister et s’adapter au changement climatique.
- Déséquilibres excessifs :
  - Les pays déficitaires et excédentaires doivent mettre en œuvre des mesures pour rééquilibrer la composition de la demande mondiale et empêcher une nouvelle accumulation de déséquilibres mondiaux excessifs.
- Fiscalité :
  - Caractéristiques du système fiscal international favorisent l’évasion fiscale via le transfert des bénéfices des multinationales vers des pays à faible imposition.
  - Le « chalandage fiscal » dans les conventions fiscales peut permettre d’éviter ou de réduire l’impôt retenu à la source.
  - Recommandation : renforcer la coopération multilatérale en matière de fiscalité pour lutter contre le transfert de bénéfices, par exemple via l’initiative « Érosion de la base d’imposition et transfert de bénéfices » de l’OCDE et du G-20.
  - À plus long terme, des réformes fiscales plus profondes pourraient s’avérer nécessaires en raison de la mondialisation.
- Autres thèmes :
  - Nécessité d’une coopération internationale pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et limiter les répercussions négatives du changement climatique.
  - Les phénomènes climatiques catastrophiques nuisent de manière disproportionnée aux pays à faible revenu.
  - Les flux migratoires sont aggravés par les phénomènes climatiques et les conflits.
  - Besoin d’une opération d’envergure internationale pour endiguer la corruption.

### Encadré scénario 1 — Tensions commerciales mondiales : structure et hypothèses
- Outil : modèle monétaire et budgétaire mondial intégré (GIMF).
- But : simuler effets économiques des droits de douane instaurés entre les États-Unis et plusieurs partenaires, et de mesures annoncées ou envisagées.
- Cinq niveaux distincts du scénario :
  1. Mesures déjà appliquées et intégrées dans les projections de référence :
     - Droits estimés : un droit de 10 percent sur toutes les importations d’aluminium ; un droit de 25 percent sur toutes les importations d’acier ; un droit de 25 percent sur 50 milliards de dollars d’importations en provenance de Chine ; un droit de 10 percent sur 200 milliards de dollars supplémentaires d’importations de Chine, relevé ensuite à 25 percent.
     - Hypothèse de réplique par les partenaires des États-Unis sur un montant équivalent d’exportations américaines, sauf pour le droit de 10 percent sur 200 milliards de dollars d’importations chinoises (hypothèse alternative pour la Chine : droit moyen de 7 percent sur 60 milliards de dollars, porté à 17 percent quand le droit américain passe à 25 percent).
     - Droits sur acier et aluminium supposés frapper exclusivement les biens intermédiaires ; représailles ciblent produits finis et intermédiaires.
     - Taxes supposées permanentes ; prise d’effet au second semestre de 2018, sauf la taxe de 10 percent sur 200 milliards de dollars d’importations chinoises et mesures de rétorsion censées intervenir au quatrième trimestre de 2018. Passage de 10 percent à 25 percent sur 200 milliards de dollars et mesures de rétorsion supposés devenir effectifs en 2019.
  2. Hypothèse additionnelle :
     - Droit de douane américain de 25 percent frappant 267 milliards de dollars supplémentaires d’importations en provenance de Chine.
     - Réaction de la Chine : augmenter assiette et taux pour que toutes les importations de biens en provenance des États-Unis soient frappées d’un droit de 25 percent (environ 130 milliards de dollars d’importations en provenance des États-Unis).
     - Droits appliqués à divers produits intermédiaires et finis ; supposés permanents et prendre effet en 2019.
  3. Hypothèse additionnelle :
     - Les États-Unis imposent une taxe de 25 percent sur toutes les voitures et toutes les pièces automobiles importées (valeur d’environ 350 milliards de dollars).
     - Partenaires répliquent par des droits similaires sur exportations américaines et autres biens ; droits supposés permanents et prendre effet en 2019.
  4. Effet sur la confiance et l’investissement :
     - Utilisation de la mesure de l’incertitude globale relative aux politiques économiques (Baker, Bloom et Davis).
     - Une augmentation d’un écart-type de cette mesure (soit environ le sixième de la variation observée pendant la crise financière mondiale) se traduit par une chute estimée de 1 percent du niveau d’investissement aux États-Unis au cours d’une année.
     - Postulat : la moitié de cette baisse se produit en 2018 et le reste en 2019.
     - Effet du recul de l’investissement dans d’autres pays calibré selon leur ouverture commerciale relative aux États-Unis.
  5. Effet d’un durcissement des conditions financières :
     - Hypothèse fondée sur estimations d’opérateurs des marchés financiers de l’impact sur les bénéfices des sociétés américaines du pire scénario de guerre commerciale (pire scénario : les États-Unis imposent un droit de 25 percent sur toutes les importations provenant de Chine et la Chine applique la réciproque).
     - Baisse estimée des bénéfices de 15 percent mise en correspondance avec une hausse des écarts de taux sur les obligations d’entreprises américaines ; traduction en hausse des écarts pour d’autres pays selon leur note de crédit relative.
     - Augmentation des écarts de taux supposée se produire pour moitié en 2019 et pour moitié en 2020.
- Hypothèses macroéconomiques complémentaires :
  - Zone euro et Japon supposés incapables d’assouplir davantage leurs politiques monétaires conventionnelles (borne zéro).
  - Ailleurs, la politique monétaire réagit selon une fonction de réaction de type Taylor.
  - À court terme, substitution limitée entre intrants intermédiaires importés ; à long terme, substituabilité notablement meilleure.
- Limites méthodologiques soulignées :
  - Les modèles mondiaux comme le GIMF ne rendent pas pleinement compte des distorsions sectorielles (ex. automobile).
  - Les effets de la confiance sur l’investissement et du resserrement des écarts de taux sont très incertains.

### Résultats simulés et impacts chiffrés (extraits)
- Impact des droits déjà imposés (ligne bleue) : modeste mais significatif, coûts essentiellement supportés par les États-Unis et la Chine.
- Intensification hypothétique (ligne rouge : 25 percent sur 267 milliards de dollars et représailles) : coûts approximativement multipliés par deux.
- Si taxation américaine des voitures et pièces automobiles (niveau 3) : incidence négative sur l’économie américaine fortement accrue.
- Effet de la baisse de la confiance (niveau 4, ligne verte) : production pénalisée partout, en particulier dans les pays où la politique monétaire classique se heurte à certaines limites.
- Effet d’un resserrement des conditions financières (niveau 5, ligne grise) : baisses de production encore plus prononcées, pays émergents potentiellement davantage touchés.
- Impacts à long terme (barres en couleur) :
  - Production aux États-Unis : inférieure de presque 1 percent à celle d’un scénario de référence sans droit de douane.
  - Production en Chine : inférieure de juste un peu plus de ½ percent.
  - Partenaires des États-Unis au sein de l’ALENA : production inférieure de près de 1½ percent à la production de référence.
  - Japon : contraction à long terme d’un peu moins de 0,2 percent.
  - Zone euro : contraction à long terme de moins de 0,1 percent.
  - PIB mondial : recul d’environ 0,4 percent à long terme, les pays du G-20 étant légèrement plus touchés que les autres.

*Fonds monétaire international | Octobre 2018 — Extrait du chapitre 1 : Perspectives et politiques mondiales (texte fourni).*

### 2. Chine

### 2. Chine

### Constatations principales sur la puissance commerciale des entreprises
- Analyse basée sur des données concernant "un grand nombre d’entreprises cotées en bourse" couvrant 74 pays avancés, pays émergents et pays en développement.
- La puissance commerciale est mesurée par la marge bénéficiaire brute des entreprises (prix de vente de la production rapporté à son coût marginal).
- Dans les pays avancés, les marges bénéficiaires ont sensiblement progressé depuis les années 80, de 43 % en moyenne, et la tendance s’est accélérée pendant la décennie en cours.
- La hausse des marges bénéficiaires est moins évidente dans les pays émergents et pays en développement.

### Évidence sectorielle et hétérogénéité
- Les marges ont augmenté dans la quasi-totalité des secteurs pris au sens étroit, mais avec une forte hétérogénéité dans l’ampleur de l’évolution.
- Sous-secteurs ayant vu leurs marges plus que doubler : biotechnology, fonds de placement immobilier résidentiel, crédit à la consommation et logiciels.
- Sous-secteurs ayant vu leurs marges se réduire : pièces automobiles, matériel informatique et composants et équipements électriques.
- Les graphiques comparant marges en 1980 et en 2016 signalent de nombreuses observations au-dessus de la ligne à 45 degrés (hausse des marges).

### Répartition et concentration
- L’augmentation des marges dans les pays avancés est surtout portée par un petit pourcentage de « méga-entreprises » affichant des marges très élevées; la majorité des entreprises a vu ses marges progresser faiblement depuis 1980.
- L’accroissement des marges s’accompagne d’une répartition de plus en plus inégale, aussi bien au niveau global qu’au sein des grands secteurs économiques (documents illustrés par des densités par la méthode du noyau).

### Effets macroéconomiques observés
- Relation en U inversé entre concurrence et investissement/innovation : une élévation initiale des marges est associée à une intensification de l’investissement et de l’innovation, mais quand la puissance commerciale augmente trop, la relation devient négative.
- Les entreprises avec une part de marché modeste investissent pour se démarquer, tandis que les entreprises mieux positionnées et subissant une moindre pression concurrentielle sont moins incitées à investir (appui aux conclusions d’Aghion et al. (2005)).
- La montée en puissance commerciale semble s’accompagner d’un recul de la part du travail : "le pourcentage du chiffre d’affaires des entreprises qui va aux travailleurs diminue, contrairement aux bénéfices."

### Causes possibles et implications pour la politique économique
- Facteurs susceptibles d’expliquer la montée de la puissance commerciale : développement des actifs incorporels (brevets), effets de réseau dans l’économie numérique, obsolescence ou application moins rigoureuse de la législation antitrust.
- Les conséquences pour la formulation des politiques économiques dépendent des facteurs à l’origine de cette montée en puissance et restent matière à débat.
- Nécessité d’"entreprendre des recherches plus poussées pour démêler les différents facteurs à l’œuvre."

### Méthodologie et sources citées
- Marges calculées selon la méthode de De Loecker et Warzynski (2012) et de De Loecker et Eeckhout (2017) (référence aux travaux de Díez, Leigh et Tambunlertchai (2018)).
- Données : Thomson Reuters Worldscope ; calculs/estimations des services du FMI.
- Remarque méthodologique : marges bénéficiaires moyennes de sociétés cotées (pondérées en fonction du chiffre d’affaires).

*Sources : Thomson Reuters Worldscope ; calculs des services du FMI.*

### 7. Télécommunica-

### 7. Télécommunications

### Perspectives de croissance : pays avancés
- La croissance des pays avancés devrait progresser de 2,4 % en 2018 et de 2,1 % en 2019, puis baisser à 1,7 % en 2020 et à 1,5 % à moyen terme.
- États-Unis :
  - 2018 : 2,9 %
  - 2019 : 2,5 % (en recul de 0,2 point par rapport aux PEM d’avril 2018)
  - 2020 : 1,8 %
  - À moyen terme : retour temporaire sous le niveau potentiel à 1,4 %.
- Zone euro :
  - 2018 : 2,0 % (révision à la baisse de 0,4 point)
  - 2019 : 1,9 % (en retrait de 0,1 point par rapport aux prévisions d’avril)
  - Croissance à moyen terme : environ 1,4 %.
  - France : 2018 et 2019 à 1,6 % (soit 0,5 (0,4) point de moins que dans les PEM d’avril pour 2018 (2019)).
  - Allemagne : 2018 et 2019 à 1,9 % (révisions de 0,6 et 0,1 point respectivement).
  - Italie : 2018 à 1,2 %, 2019 à 1 %.
  - Espagne : 2018 à 2,7 % et 2019 à 2,2 % (recul de 0,1 point pour 2018 par rapport à avril).
- Royaume-Uni :
  - 2018 : 1,4 %
  - 2019 : 1,5 % (contre 1,7 % en 2017), baisse de 0,2 point pour 2018 par rapport aux PEM d’avril.
  - Croissance prévue à moyen terme : 1,6 %.
- Japon :
  - 2018 : 1,1 % (révision à la baisse de 0,1 point par rapport aux PEM d’avril)
  - 2019 : 0,9 %
  - Perspectives à moyen terme affaiblies par la démographie.
- Autres pays avancés :
  - Canada : 2018 à 2,1 %, 2019 à 2,0 %.
  - Australie : >3,0 % en 2018, puis 2,8 % en 2019.
  - Corée : 2018 à 2,8 %, 2019 à 2,6 %.

### Perspectives de croissance : pays émergents et en développement
- Croissance régionale attendue : stabilisation à 4,7 % en 2018–19 et augmentation modeste à moyen terme.
- Chine :
  - 2017 : 6,9 %
  - 2018 : 6,6 %
  - 2019 : 6,2 % (diminution de 0,2 point attribuée aux mesures tarifaires récentes)
  - À moyen terme : ralentissement progressif jusqu’à 5,6 %.
- Inde :
  - 2017 : 6,7 %
  - 2018 : 7,3 %
  - 2019 : 7,4 %
  - Perspectives à moyen terme : 7¾ % (légère diminution de moins d’un demi-point depuis avril 2018).
- ASEAN (Indonésie, Malaisie, Philippines, Thaïlande, Viet Nam) :
  - 2018 : 5,3 %
  - 2019 : 5,2 % (diminution de 0,2 point pour 2019 attribuable aux coûts des mesures commerciales).
- Amérique latine et Caraïbes :
  - 2017 : 1,3 %
  - 2018 : 1,2 %
  - 2019 : 2,2 % (reprise plus modeste que prévu en avril 2018).
  - Mexique : 2017 à 2,0 %, 2018 à 2,2 %, 2019 à 2,5 %.
  - Brésil : 2018 à 1,4 %, 2019 à 2,4 % (2017 : 1 %); croissance à moyen terme : 2,2 %.
  - Argentine : 2017 à 2,9 %; 2018 contraction de 2.6 %; 2019 contraction additionnelle de 1,6 %; croissance à moyen terme attendue : 3,2 % sous conditions de réformes.
  - Venezuela : 2017 chute de 14 %; 2018 contraction de 18 %; 2019 contraction additionnelle de 5 %.
- Communauté des États indépendants :
  - 2018 : 2,3 %
  - 2019 : 2,4 % (contre 2,1 % en 2017)
  - Russie : 2018 à 1,7 % (2017 : 1,5 %), croissance à moyen terme prévue à 1,2 % en l’absence de réformes.
  - Kazakhstan : 2018 à 3,7 %, 2019 à 3,1 %.
- Pays européens émergents et en développement :
  - 2017 : 6,0 %
  - 2018 : 3,8 %
  - 2019 : 2,0 % (nettement moins que les prévisions d’avril 2018).
  - Pologne : 2018 à 4,4 % (augmentation de 0,3 point depuis avril), 2019 à 3,5 %, moyen terme 2,8 %.
  - Roumanie : 2017 à 6,9 %; 2018 à 4 %; 2019 à 3,4 %.
  - Turquie : 2018 à 3,5 %; 2019 à 0,4 % (soit 3,6 points de pourcentage de moins en 2019 que les prévisions d’avril 2018).
- Afrique subsaharienne :
  - 2017 : 2,7 %
  - 2018 : 3,1 %
  - 2019 : 3,8 %
  - Nigéria : 2017 à 0,8 %, 2018 à 1,9 %, 2019 à 2,3 %.
  - Angola : 2017 contraction de 2,5 %, 2018 baisse de 0,1 %, 2019 hausse prévue à 3,1 %.
  - Afrique du Sud : 2017 à 1,3 %, 2018 à 0,8 %, remontée à moyen terme à 1,8 %.
- Moyen-Orient, Afrique du Nord, Afghanistan, Pakistan :
  - 2017 : 2,2 %
  - 2018 : 2,4 %
  - 2019 : 2,7 %
  - Iran : 2018 contraction de –1,5 %, 2019 contraction de –3,6 %.
  - Arabie saoudite : 2017 contraction de 0,9 %, 2018 augmentation de 2,2 %, 2019 augmentation de 2,4 %.
  - Égypte : 2018 à 5,3 %, 2019 à 5,5 %.
  - Pakistan : 2017 à 5,4 %, 2018 à 5,8 %, 2019 à 4,0 %, moyen terme ~3,0 %.

### Aperçu de l’inflation : régions et pays
- Moyennes :
  - Pays avancés : inflation prévue à 2,0 % en 2018 (contre 1,7 % en 2017).
  - Pays émergents et en développement (excluant le Venezuela) : inflation prévue à 5,0 % en 2018 (contre 4,3 % en 2017).
- Pays avancés (exemples) :
  - États-Unis :
    - Inflation générale : 2018 à 2,4 %, 2019 à 2,1 % (2017 : 2,1 %).
    - Inflation hors énergie et alimentation : 2018 à 2,1 %, 2019 à 2,3 % (2017 : 1,6 %).
  - Zone euro :
    - Inflation générale : 2018 et 2019 à 1,7 %.
    - Inflation hors énergie et alimentation : 2018 à 1,2 %, 2019 à 1,6 % (2017 : 1,1 %).
    - Indice hors énergie et alimentation : augmentation lente jusqu’à 2 % d’ici 2022.
  - Japon :
    - Inflation générale : 2018 à 1,2 % (2017 : 0,5 %).
    - Inflation hors énergie et alimentation : 2018 à 0,5 %, 2019 à 0,8 % (2017 : 0,1 %).
  - Royaume-Uni :
    - Inflation hors énergie et alimentation : baisse à 2,1 % en 2018 (2017 : 2,4 %).
    - Inflation générale : 2018 à 2,5 % (2017 : 2,7 %), convergence progressive à 2 % prévue en 2020.
- Pays émergents et en développement (exemples) :
  - Chine : inflation générale 2018 à 2,2 % (2017 : 1,6 %), ~3 % à moyen terme.
  - Inde : inflation ~3,6 % pendant l’exercice 2017/18 et 4,7 % pendant l’exercice 2018/19 (2016/17 : 4,5 %).
  - Mexique : inflation 2018 à 4,8 %, convergence vers 3 % en 2020.
  - Brésil : inflation 2018 à 3,7 %, 2019 à 4,2 %.
  - Argentine : inflation 2018 à 31,8 %; 2019 à 31,7 %.
  - Venezuela : hyperinflation attendue (aggravation rapide).
  - Russie : moyenne 2018 à 2,8 % (inférieure à l’objectif de 4 %), 2019 prévue à 5,1 %.
  - Turquie : inflation 2018 à 15 %, 2019 à 16,7 %.
- Afrique subsaharienne :
  - Inflation annuelle : 2018 à 8,6 %, 2019 à 8,5 % (2017 : 11 %).
  - Afrique du Sud : 2018 à 4,8 % (2017 : 5,3 %), 2019 à 5,3 %.
  - Nigéria : 2018 à 12,4 % (2017 : 16,5 %), 2019 à 13,5 %.
  - Angola : 2018 à 20,5 % (2017 : 29,8 %), 2019 à 15,8 %.

### Épisodes de fortes baisses du PIB par habitant : faits stylisés
- Définition : baisse du PIB par habitant d’au moins 20 % d’un sommet à un creux.
- Échantillon et incidence :
  - 133 épisodes de 1960 à 2017, touchant 92 pays (certains à plusieurs reprises).
  - Ces épisodes ont été concentrés dans les années 80 et au début des années 90.
- Causes principales des baisses : conflits (guerre, guerre civile, rébellion armée), chocs sur les produits de base, crises (bancaires, extérieures), transition d’une économie planifiée à une économie de marché; politiques macroéconomiques malencontreuses aggravantes (ex. hyperinflation).
- Statistiques d’ensemble (Tableau 1.5.2) :
  - PIB par habitant au début de l’épisode (moyenne) : 11.93 (dollars constants de 2010)
  - PIB par habitant au début de l’épisode (médiane) : 2.46
  - Variation en pourcentage du PIB par habitant entre le pic et le creux (moyenne) : –36
  - Variation en pourcentage du PIB par habitant entre le pic et le creux (médiane) : –32
  - Durée moyenne de l’épisode : 8 années (médiane : 6 années)
  - Variation en pourcentage du PIB par habitant au cours des cinq années suivant le creux (moyenne) : 14 (médiane : 11)
  - Nombre d’années précédant le retour au PIB par habitant antérieur à la baisse (moyenne) : 12 (médiane : 10, nombre d’observations : 70)
- Résultats empiriques :
  - Sur les 92 pays ayant enregistré une forte baisse du PIB par habitant, 45 avaient en 2017 un PIB par habitant encore inférieur à leur niveau antérieur.
  - Ces 45 pays représentaient plus de 5 % du PIB mondial à parité de pouvoir d’achat en 2017 et environ 7½ % de la population mondiale (surtout de petits pays). À l’exception de l’Iran, de l’Ukraine, du Venezuela et de certains pays du Conseil de coopération du Golfe, les pays encore sous leur sommet historique représentent environ 3 % du PIB mondial.
- Régressions (Tableau 1.5.3) — conclusions clés :
  - Le taux de croissance post-déclin n’est pas corrélé avec l’ampleur de la baisse précédente du PIB par habitant.
  - Le taux de croissance post-déclin présente une forte corrélation négative avec la durée du déclin.
  - Les reprises sont généralement plus faibles dans les petits pays.
  - Pour retrouver le niveau antérieur du PIB par habitant, il faut plus de temps après des baisses plus fortes et plus longues, et plus de temps dans les pays plus pauvres.

*Source: weo1018f - 7. Télécommunica- — https://www.imf.org/-/media/files/publications/weo/2018/october/french/pdf/weo1018f.pdf*

### 1. PA

### 1. PA

### Prévoir les récessions et ralentissements : constat général
- Les prévisions des Perspectives de l’économie mondiale (PEM) et de Consensus Economics montrent une forte sous-estimation des récessions effectives sur la période analysée.
- Pour un échantillon exclusif de 44 pays pendant la période 1991 à 2016, les PEM et Consensus Economics prévoyaient respectivement 16 et 13 récessions parmi 107 cas de croissance négative du PIB.
- En 2009, les prévisions anticipaient une récession pour un seul pays avancé, alors que, à la fin de l’année, la production avait diminué dans 32 pays.
- Pour les "nouvelles" récessions (pays n’étant pas déjà en récession l’année précédente), Consensus Economics n’a mentionné que 2 des 75 récessions dans ses prévisions.

### Ralentissements : meilleure performance relative mais limitée
- Les PEM prévoient un peu mieux les ralentissements (définis comme des baisses du taux de croissance du PIB réel) que les récessions, mais la performance reste décevante.
- Entre 1991 et 2016, des ralentissements ont eu lieu environ la moitié du temps, et environ la moitié d’entre eux a fait l’objet de prévisions exactes (les PEM prévoyaient une diminution de la croissance pour cette année-là).
- En 2009, les prévisions étaient meilleures : les trois quarts des 96 ralentissements ont été prévus avec exactitude.
- Pour les "nouveaux" ralentissements dans l’échantillon 1991–2016, le sens de la variation de la croissance est correctement anticipé seulement environ la moitié du temps.

### Ralentissements importants : définition et fréquence
- Les ralentissements importants sont définis comme des périodes pendant lesquelles la croissance du PIB réel chute de plus du 75e centile de la baisse de la croissance au cours de la période d’échantillonnage.
- Pour tenir compte des différences de volatilité, les seuils sont calculés en fonction de distributions propres à chaque groupe, excluant les baisses de croissance inférieures à 0,5 point de pourcentage dans les pays avancés et à 0,6 point de pourcentage dans les pays émergents et en développement.
- Au cours de la période 1991 à 2016, le pays moyen a été confronté à 9,3 ralentissements importants.
- Le nombre total de ralentissements importants dans l’échantillon s’élevait à 1.040.

### Prévisibilité des ralentissements importants
- Pendant les ralentissements importants, des baisses de croissance ont été prévues dans 54 percent des cas.
- De forts ralentissements (de 0,5 à 0,6 point de pourcentage ou plus) n’ont été prévus que dans 31 percent des cas.
- Une période de ralentissement marqué est considérée comme « anticipée » si la baisse de croissance prévue est d’au moins 0,5 point de pourcentage pour les pays avancés et 0,6 point de pourcentage pour les pays émergents et en développement.

### Erreurs de prévision pendant les ralentissements importants
- L’erreur médiane de prévision (croissance réelle moins croissance prévue) en période de ralentissement marqué est de –1,6 point de pourcentage, indiquant une erreur systématique par excès dans les prévisions pour ces années.
- Erreurs médianes pour d’autres catégories :
  - Ralentissements moindres ou légers : –0,2 point de pourcentage.
  - Toutes les observations : –0,2 point de pourcentage.
  - Années sans ralentissement : 0,5 point.
- Erreur médiane de prévision en cas de ralentissement important par groupe :
  - Ensemble des groupes : –1,4 point de pourcentage pour les pays avancés et –1,7 point de pourcentage pour les pays émergents et en développement.
- Dans les régions du dernier groupe, la médiane varie entre –2,5 points de pourcentage dans la Communauté des États indépendants et –1,3 point de pourcentage au Moyen-Orient, en Afrique du Nord, en Afghanistan et au Pakistan.
- Les moyennes et médianes des erreurs de prévision pour tous les groupes sont différentes de zéro au seuil de signification de 10 percent, à l’exception de la médiane pour les pays asiatiques émergents et en développement.

### Ralentissements synchronisés et transmission des erreurs de prévision
- Les ralentissements importants sont parfois synchronisés : en 2001, 2008, 2009 et 2012, plus de 20 pays avancés et 40 pays émergents et en développement ont enregistré une nette diminution de leur croissance.
- La baisse médiane de la croissance au cours de ces années s’élevait à 2,7 points de pourcentage, soit près de 1 point de plus que pour les ralentissements importants des autres années.
- Les erreurs de prévision pendant ces périodes synchronisées ont été plus grandes : –2,4 points de pourcentage, contre –1,3 point de pourcentage pour les autres ralentissements importants.
- Une régression probit suggère qu’une augmentation de 1 point de pourcentage dans la part des ralentissements importants correctement prévus pour les pays avancés est associée à une probabilité de plus de 29 percent de l’exactitude de la prévision des ralentissements importants dans les pays émergents et en développement.

### Fiabilité globale des prévisions (indicateurs)
- Ratios observés (graphique présenté) :
  - Ratio des ralentissements correctement prévus.
  - Ratio des récessions correctement prévues.
  - Ratio des ralentissements importants correctement prévus.
- Les ratios indiquent une fiabilité limitée des prévisions pour récessions et ralentissements importants sur la période 1991–2016.

### Évolution récente des marchés des produits de base et cours de l’énergie
- L’indice des prix des produits de base établi par le FMI a augmenté de 3,3 percent entre février et août 2018 (périodes de référence utilisées respectivement pour l’édition d’avril 2018 et la présente édition des PEM).
- Composantes de l’évolution récente :
  - Cours de l’énergie : progression de 11,1 percent, tirant la hausse globale.
  - Denrées alimentaires : baisse de 6,4 percent.
  - Métaux : baisse de 11,7 percent, en raison de tensions commerciales et d’une demande plus faible que prévu en Chine.
- Les cours du pétrole ont grimpé à plus de 76 dollars le baril en juin (niveau le plus haut depuis novembre 2014) puis se sont stabilisés à compter de juillet lorsque l’OPEP et d’autres pays exportateurs, dont la Russie, ont accepté d’accroître leur production.
- Les cours du charbon ont fortement progressé en raison d’une offre tendue.
- Les cours du gaz naturel ont augmenté en partie sous l’effet de la hausse des cours du pétrole et du charbon.

_Extrait : Encadré 1.6 et dossier spécial sur les marchés des produits de base, Perspectives de l’économie mondiale, Octobre 2018 (documents internes et graphiques cités)._

### 4. Indice des cours de métaux

### 4. Indice des cours de métaux

### Marché pétrolier et hypothèses des PEM
- Les PEM d’octobre 2018 ont été établies à partir des cours du 13 août 2018 (heure de clôture).
- Cours spot et contrats à terme :
  - Cours annuels moyens selon les hypothèses de référence : 69,3 dollars le baril en 2018 (hausse de 31% par rapport à 2017) et 68,8 dollars le baril en 2019.
  - Contrats à terme indiquent une baisse des cours à environ 60 dollars le baril en 2023.
- Facteurs d’offre et de demande :
  - L’Agence internationale de l’énergie anticipe une hausse de la demande de pétrole de 1,4 mbj en 2018 et de 1,5 mbj en 2019.
  - L’Energy Information Administration s’attend à ce que la production de pétrole brut des États-Unis atteigne 10,7 mbj en 2018 et 11,7 mbj en 2019.
  - La production du Canada devrait augmenter régulièrement.
- Risques à la hausse :
  - Dégradation plus rapide que prévu de la production au Venezuela.
  - Réduction plus importante qu’anticipé des exportations de brut de l’Iran.
  - Sanctions contre des producteurs et diminution des capacités inexplorées de l’Arabie saoudite.
- Risques à la baisse :
  - Production plus élevée de l’OPEP.
  - Production plus forte que prévu au Canada et aux États-Unis.
  - Tensions commerciales et autres risques pesant sur la croissance mondiale réduisant la demande de pétrole.
- Stocks et prix récents (première moitié de 2018) :
  - Stocks de pétrole de l’OCDE retombés à leur moyenne quinquennale.
  - Cours dépassant 76 dollars en juin 2018 (niveau le plus haut depuis novembre 2014).
  - En août 2018, cours autour de 71 dollars le baril.

### Évolution des cours des métaux
- Chronologie et amplitude :
  - Après un pic en février 2018, les cours des métaux ont baissé de 11,7% entre février et août 2018.
  - Le minerai de fer a diminué de 12,4% entre les périodes de référence.
  - Le zinc a chuté de 28,9% entre février et août 2018.
- Facteurs influents :
  - Recul de la demande en Chine dû à une réglementation environnementale rigoureuse et à un resserrement du crédit.
  - Tensions commerciales mondiales accentuant les pressions à la baisse et l’instabilité des marchés.
  - Droits de douane imposés sur l’acier par les États-Unis, utilisation de déchets par les producteurs chinois, réductions de production dans les aciéries chinoises (impact sur minerai de fer).
  - Cours du cuivre affectés par l’apaisement du risque de grève dans la plus grande mine chilienne.
  - Aluminium fortement instable sous l’effet des sanctions des États‑Unis contre United Company Rusal et des tensions commerciales.
  - Nickel a atteint des sommets pluriannuels début juin 2018 avant de retomber à son cours de février à cause des tensions commerciales.
- Projections de l’indice des cours des métaux établi par le FMI :
  - Augmentation de 5,3% en 2018 par rapport à la moyenne de 2017.
  - Diminution de 3,7% en 2019 par rapport à la moyenne de 2018.
- Risques :
  - À la hausse : sanctions contre les producteurs et assouplissement de la réglementation environnementale en Chine.
  - À la baisse : tensions commerciales, production plus élevée que prévu en Chine, ralentissement de l’économie chinoise (la Chine compte pour plus de la moitié de la consommation mondiale de métaux).

### Cours des denrées alimentaires
- Mouvements récents :
  - Indice des cours des produits agricoles établi par le FMI a diminué de 6,4% entre février et août 2018.
  - Cours du blé : augmentation de 22,6% entre février et août 2018 (mauvaises conditions atmosphériques en Russie au printemps et en Europe occidentale en été).
  - Cours du soja : baisse de 14,7% entre février et août 2018, chute marquée en juin-juillet après l’annonce par la Chine de droits de douane de 25% sur les importations en provenance des États-Unis et révision à la hausse des chiffres de la production US pour 2018.
- Projections :
  - Cours des denrées alimentaires : augmentation de 2,3% en 2018, puis de 1,7% en 2019.
- Risques :
  - Perturbations atmosphériques (ex. menace d’un retour d’El Niño estimée à 70% par la National Oceanic and Atmospheric Administration le 9 août 2018 pour l’hiver 2018–19).
  - Aggravation du conflit commercial entre les États‑Unis et plusieurs partenaires commerciaux, le risque majeur étant une dégradation de la situation.

### Demande mondiale d’énergie et relation avec le revenu
- Rôle de l’électricité :
  - La demande d’énergie tirée de la production d’électricité a augmenté de près de 300% entre 1971 et 2015, soit près de deux fois le taux observé pour toute l’énergie.
  - La production d’électricité représente aujourd’hui plus de 40% de la demande d’énergie primaire et environ 55% de celle hors pétrole.
- Contributions géographiques :
  - Pays émergents, la Chine en particulier et plus récemment l’Inde, ont été les principaux moteurs de la croissance de la demande d’énergie ces quinze dernières années.
  - Contribution des pays avancés restée minimale, entraînant une baisse de leur consommation mondiale.
- Relation énergie–revenu (relation en S) :
  - Spécification estimée (échantillon annuel 1971–2015, panel non cylindré de 136 pays) : la demande totale d’énergie (log) Eit est expliquée par le log de la population, un polynôme du troisième ordre du log du PIB par habitant, un vecteur de contrôle Xit, des effets fixes année λt et un terme d’erreur εit.
  - Résultats saillants :
    - La demande d’énergie évolue au même rythme que la population.
    - Être doté d’une grande superficie augmente la demande d’énergie d’environ 45%.
    - Être exportateur (producteur) de charbon accroît la demande d’énergie d’environ 33%.
    - Existence nette d’une relation en S entre consommation d’énergie et revenu par habitant.
    - Point d’inflexion (élasticité‑revenu maximale) autour de 10.000 dollars (de 2011) par habitant.
    - Revenu mondial par habitant en 2015 : 15.000 dollars (de 2011).
    - À ce niveau de revenu, l’élasticité‑revenu de l’énergie est proche de 1.
    - À des niveaux de revenu plus élevés, l’élasticité diminue ; saturation finale de la demande d’énergie estimée très loin selon les technologies actuelles.
- Impact des gains d’efficacité énergétique :
  - Amélioration de l’efficacité énergétique à l’échelle mondiale : environ 1% par an en moyenne sur l’ensemble de l’échantillon (exception 1990–92 liée à l’inclusion des pays de l’ex‑Union soviétique).
  - En supposant une augmentation continue de l’efficacité énergétique à 1% par an, le point de saturation estimé de la demande d’énergie tombe à environ 64.000 dollars par habitant (de 2011).
  - Exemple temporel : il faudrait 65 ans à un pays dont le revenu par habitant est aujourd’hui de 50.000 dollars et qui enregistre une croissance de 2% par an pour que ce revenu passe à ... (suite des calculs évoquée dans le texte source).

*weo1018f - 4. Indice des cours de métaux — https://www.imf.org/-/media/files/publications/weo/2018/october/french/pdf/weo1018f.pdf*

### 180.000 dollars.

### weo1018f - 180.000 dollars.

### Relation revenu–demande d’énergie (courbe en S)
- Il faudrait 13 ans à un pays dont le revenu par habitant est aujourd’hui de 50.000 dollars et qui enregistre une croissance de 2 % par an pour que ce revenu passe à 64.000 dollars.
- La relation en S estimée entre la demande d’énergie et le revenu prédit :
  - Une baisse initiale de la demande d’énergie lorsque les revenus sont faibles, liée à l’abandon de la biomasse (biocarburants solides, à l’exclusion du charbon de bois).
  - Des phases d’accélération de la demande aux niveaux de revenu intermédiaires.
  - Une phase de saturation aux niveaux de revenu élevés.
- Dans la plupart des pays à faible revenu, la consommation d’énergie diminue en premier lieu en réaction à la croissance des revenus en raison de la réduction de l’usage de biomasse.
- Les estimations indiquent que la saturation mondiale de la demande d’énergie est encore loin d’être atteinte, notamment dans les pays émergents.

### Déterminants et estimation statistique (spécification de référence)
- Variables significatives extraites du tableau 1.DS.1 (valeurs telles qu’affichées) :
  - Population : 1,079*** ; 0,965*** ; 0,959*** ; 1,161***
  - PIB par habitant (terme linéaire) : –7,103* ; –8,676** ; –5,068* ; –6,889***
  - (PIB par habitant)2 : 0,843* ; 1,044** ; 0,639* ; 0,865***
  - (PIB par habitant)3 : –0,0293 ; –0,0378** ; –0,0231 ; –0,0330***
  - Superficie : 0,0798 ; 0,0953*
  - Pays exportateur de pétrole : –0,0173 ; 0,00523
  - Pays exportateur de gaz : 0,0483 ; –0,0478
  - Pays exportateur de charbon : 0,378** ; 0,315**
  - Pays producteur de charbon : 0,251* ; 0,132
  - Latitude : 0,0138***
- Points et élasticités (tels que rapportés) :
  - Point de saturation statique : 401.087 ; 179.389 ; 323.516 ; 82.921
  - Point de saturation dynamique (gain d’eff. de 1 %) : 127.286 ; 63.590 ; 74.050 ; 17.831
  - Point de saturation dynamique (gain spéc. d’eff.) : 33.576 ; 38.410 ; 41.298 ; 25.281
  - Point d’inflexion : 14.447 ; 10.039 ; 10.184 ; 6.204
  - Élasticité maximum : 0,9723 ; 0,9416 ; 0,8280 ; 0,6660
  - Élasticité moyenne : 0,9721 ; 0,9233 ; 0,8177 ; 0,5888
  - R ² : 0,95 ; 0,96 ; 0,97 ; 1,00
- Méthodologie indiquée : modèles MCP (moindres carrés pondérés) et EF (effets fixes).
- Note : L’élasticité moyenne est calculée à 15.000 dollars de 2011. « Gain d’eff. » = gain d’efficacité. « Gain spéc. d’eff. » = gain spécifique d’efficacité, calculé en utilisant la croissance moyenne des variables muettes temporelles de chaque spécification.

### Bouquet énergétique : déterminants et évolutions par source
- Facteurs déterminants du bouquet énergétique : abondance relative des ressources, technologies, préférences sociales, coût relatif et efficacité d’emploi (avantage marginal).
- Observations historiques et implications :
  - La part du pétrole comme source d’énergie primaire a beaucoup diminué au fil du temps à mesure que d’autres sources devenaient moins onéreuses (charbon, nucléaire, puis gaz naturel et énergies renouvelables).
  - Les cours élevés et instables du brut sont liés au recul de la part du pétrole.
  - L’investissement en capital influence l’efficacité et permet d’exploiter le potentiel d’une source d’énergie (ex. énergie solaire, infrastructures de gaz naturel).
- Comportement par source selon le revenu :
  - Pétrole : la semi-élasticité–revenu de la part du pétrole est positive aux niveaux de revenu moyen et faible (développement du secteur des transports), puis devient négative à des niveaux de revenu plus élevés (parc automobile stable, rendement énergétique des véhicules, substitution par gaz naturel pour chauffage et électricité). Les régressions suggèrent que la demande de pétrole a peut‑être déjà atteint un pic dans certains pays avancés.
  - Gaz naturel : la part du gaz naturel semble pour l’essentiel indépendante du revenu.
  - Charbon : relation faible avec le revenu en raison d’une préférence pour des sources plus propres aux niveaux de revenu élevés et de taux d’électrification supérieurs. Pour les revenus moyens, le charbon a été abondant et bon marché, permettant de répondre à une demande d’électricité en croissance rapide ; être producteur ou exportateur de charbon majore la part du charbon de 10 et 18 points de pourcentage, respectivement.
  - Énergies renouvelables : augmentation nette dans les pays à revenu élevé, notamment pour la production d’électricité. Les pays émergents devraient voir leur taux d’électrification augmenter fortement à moyen terme, soutenant la demande d’énergies renouvelables.

### Électrification, technologie et trajectoire future des sources
- La montée de la voiture électrique et la croissance du secteur des services devraient élever le taux d’électrification dans les pays avancés.
- L’augmentation des taux d’électrification a des retombées importantes pour la demande d’énergie primaire : le point de saturation de la demande de pétrole précédera vraisemblablement celui de la demande totale d’énergie ; la part du pétrole diminuera dans le bouquet avant la hausse de la part du gaz naturel et des énergies renouvelables.
- Le prix des cellules solaires photovoltaïques a fortement baissé récemment, et le soutien public au développement des énergies renouvelables ouvre la voie à une croissance rapide de celles-ci.
- Pollution atmosphérique et préoccupations sanitaires ont contraint la Chine et l’Inde à accélérer le passage aux énergies renouvelables.

### Projections et scénarios pour les énergies renouvelables
- Estimation de tendance (modèle liant capacités renouvelables au PIB par habitant, population, variables de contrôle et une tendance) :
  - Coefficient de tendance estimé à 1,7 % par an pour l’échantillon complet (1990–2015).
  - Coefficient de tendance estimé à 3,9 % pour l’échantillon récent (2000–15).
- Prédiction hors échantillon (45 pays avec prévisions de PIB par habitant et de population) :
  - Scénario prudent : accumulation d’ici à 2040 de plus de 4.600 gigawatts d’actifs produisant des énergies renouvelables.
  - Scénario de référence : accumulation d’ici à 2040 de plus de 8.400 gigawatts d’actifs produisant des énergies renouvelables (soit quatre fois plus qu’en 2015).
- L’augmentation des capacités en énergies renouvelables selon le scénario prudent et celui de référence permettra d’injecter, respectivement, 732 millions et [texte coupé dans la source].

### Conclusions et implications politiques
- La consommation d’énergie devrait augmenter principalement dans les pays émergents, dont la demande d’énergie est approximativement au pic de son élasticité–revenu (environ un).
- L’élasticité de la demande d’énergie est proche de zéro pour les pays avancés, suggérant une contribution plus modeste, voire nulle, de ces pays à la croissance de la demande d’énergie.
- Le point de saturation de la demande d’énergie est encore loin dans les pays émergents, même avec des gains constants d’efficacité énergétique.
- La saturation est probablement beaucoup plus proche pour certaines sources comme le charbon et le pétrole, augmentant le risque de désaffection d’actifs pour des projets à coût élevé.
- Gaz naturel et énergies renouvelables devraient prendre de l’importance dans le bouquet énergétique à mesure qu’augmentent les taux d’électrification.
- Les déterminants des transitions énergétiques et les innovations technologiques sont difficiles à prévoir ; cependant, de grands investissements à long terme sont nécessaires pour modifier l’infrastructure énergétique (ex. durée de vie des centrales électriques et des avions ≈ 40 ans).
- Les problèmes climatiques, les politiques en matière d’énergie et les forces du marché façonneront les futurs marchés de l’énergie ; il revient aux responsables politiques d’exploiter ces interactions pour développer des économies écologiquement durables.

*Fonds monétaire international | Octobre 2018 — weo1018f - 180.000 dollars.*

### 1.733 millions de tonnes d’équivalent pétrole dans le

### Encadré 1.DS.1. L’offre et la demande d’énergies renouvelables

### Principaux constats
- Nouveaux apports au réseau électrique évalués à "1.733 millions de tonnes d’équivalent pétrole dans le réseau électrique".
- Ce flux représente "50 %" et "117 %" de l’électricité produite avec des combustibles fossiles en "2015".
- Si les nouvelles capacités devaient remplacer les combustibles fossiles dans la production d’électricité, "cela constituerait une étape importante dans la réduction des émissions mondiales de gaz à effet de serre."

### Décomposition de la croissance future des énergies renouvelables (scénario de référence)
- La croissance future est décomposée selon trois effets : "le revenu", "la population" et "l’effet tendanciel".
- Le graphique 1.DS.1.1 montre que l’investissement dans les énergies renouvelables est principalement tiré par l’offre (technologie), et non la demande (revenu et population).
- L’encadré souligne que cette dépendance à l’égard d’une persistance du "facteur tendanciel" rend incertaines les perspectives des énergies renouvelables.

### Facteurs déterminants et incertitudes
- Facteurs importants mentionnés :
  - "le taux d’intérêt",
  - "les différences entre les pays dans les ressources en capital humain",
  - "le potentiel brut des énergies éolienne, solaire et hydraulique (Collier et Venables, 2012)",
  - "le soutien des pouvoirs publics aux industries renouvelables (Zhang et al., 2013)."
- L’encadré indique que la transition énergétique passe par des innovations technologiques, notamment dans les domaines "de l’éolien et du solaire."

### Présentation des capacités (éléments graphiques)
- Le graphique 1.DS.1.1 décompose la croissance des capacités d’énergies renouvelables (unité indiquée : "Gigawatts").
- Légende graphique (éléments listés dans le texte) :
  - "Capacités existantes"
  - "Effet tendanciel"
  - "Effet du PIB par habitant"
  - "Effet de population"
  - "Énergies renouvelables : capacités (scénario prudent)"
  - "Énergies renouvelables : capacités (scénario de référence)"
- Sources citées pour les données et calculs : "Organisation de coopération et de développement économiques ; États-Unis, Energy Information Administration ; Banque mondiale, Indicateurs du développement dans le monde ; calculs des services du FMI."

### Auteur de l’encadré
- "Cet encadré a été rédigé par Christian Bogmans et Lama Kiyasseh."

*Fonds monétaire international | Octobre 2018*

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_Source: https://www.imf.org/-/media/files/publications/weo/2018/october/french/pdf/weo1018f.pdf_
